Author: tecnavia

  • Un documentaire sur le Madrediosa, à Montpellier, pour France TV

    Un documentaire sur le Madrediosa, à Montpellier, pour France TV

    Réalisateur gersois originaire de Rodez et pas particulièrement lié à la communauté LGBTQIA+, rien ne destinait Adrien Cotonat à s’intéresser au Madrediosa et à sa clientèle. Ce bar ouvert en 2020 dans le quartier des Beaux-Arts s’est imposé au fil des ans comme le repère de la communauté LGBTQIA+ montpelliéraine. Cela n’a pas échappé aux scénaristes de France TV.

    « Le diffuseur avait repéré le Madrediosa comme un potentiel lieu de tournage d’un documentaire qui s’inscrirait dans sa collection ‘Week-ends avec la jeunesse française » explique Adrien Cotonat, le réalisateur. Le projet me tentait alors j’ai accepté. » La série en neuf épisodes réalisée par les antennes régionales de France télévisions dresse le portrait de la jeunesse d’aujourd’hui en suivant un groupe de jeunes, le temps d’un week-end. « Débarquer en tant qu’homme cisgenre (personne dont le genre correspond à celui attribué à la naissance, NDLR) et hétérosexuel n’a pas été un point fort pour légitimer ma demande. En rencontrant Sab et Audrey, les gérantes de l’établissement, nous avons beaucoup discuté sur la manière dont allait être traité la communauté LGBTQIA+ dans le documentaire, pour éviter la stigmatisation », se souvient-il.

    L’art comme moyen de lutte

    Durant treize jours, le réalisateur passe du temps au bar pour « saisir l’ambiance » et « rencontrer la clientèle ». « Je n’y avais jamais mis les pieds, je ne suis même pas de Montpellier, j’habite à Auch, dans le Gers. » Mais par l’intermédiaire des gérantes, il rencontre Hadir, stand-uppeuse, Lé, artiste drag, Julia, colleuse amatrice et Cécile, fan de couleurs et de maquillage. Alors que le documentaire prend place dans un contexte politique compliqué, après le premier tour des élections législatives de mai 2024 où l’extrême droite se positionne en tête, il documente leurs craintes, leurs histoires et leurs luttes. « Chacun·e, par un vecteur artistique différent, milite et s’exprime. Pour ces personnes perçues comme différentes dans la société, le Madrediosa est un repère, un lieu sûr dans lequel elles peuvent enfin être elles-mêmes. »

    Des élections à la Marche des fiertés, Adrien Cotonat découvre en immersion le lien qu’ont tissé Sab et Audrey avec leurs habitués. « Elles ont presque un rôle de “tatas”. C’est assez dingue de voir le nombre de personnes qui, instinctivement, vont entrer en cuisine pour discuter avec Audrey ou passer derrière le bar pour se confier à Sab, parfois même sur des histoires très lourdes. Elles agissent comme des éponges, comme si les gens entraient, se déchargeaient et quittaient le bar remplis d’énergie positive. »

    * Le documentaire est à visionner gratuitement sur France.tv

  • Une mosaïque pour la paix face à la Méditerranée

    Une mosaïque pour la paix face à la Méditerranée

    « Ce banc, c’est une invitation à la rencontre, à s’asseoir côte à côte, comme un premier pas vers la paix », sourit Laura Sahin, co-responsable de la section sud de l’association Les Guerrières pour la paix. Sur la corniche Kennedy, à côté de la plage du prophète, une cinquantaine de personnes se sont réunies, ce jeudi, pour inaugurer la mosaïque de l’association. Un banc de la paix qui a d’autant plus de sens qu’il fait face à la Méditerranée, « une mer témoin des conflits qui frappent ses rives, en Israël, en Palestine, en Ukraine, en Syrie, au Liban », insiste la responsable.

    Débuté en octobre, le projet a été porté par l’association Les Guerrières de la paix, fondée en 2022 par Hanna Assouline, qui rassemblent des femmes juives et musulmanes pour promouvoir un discours de paix et la place des femmes dans ces processus. C’est en partenariat avec l’artiste Paola Cervoni, qui réalise les mosaïques de la corniche, et les élèves de l’école de la Seconde chance que ce banc a été réalisé.

    Pendant 2 mois, tous les mardi, élèves et bénévoles de l’association se sont retrouvés pour discuter de la paix et créer ce dessin de pierre, qui représentent une femme qui souffle les colombes de la paix. « ça fait chaud au cœur de voir le résultat », sourit Fadela Omari, guerrière de la paix.

    C’est donc un message d’apaisement et de solidarité que les guerrières de la paix et Ali Abu Awwad ont voulu porté, ce jeudi, jour du 10e anniversaire des attentats de Paris. « Dans un moment de grande fracture, où le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie montent, on a voulu recréer un espace commun et de dialogue », insiste Hanna Assouline, fondatrice de l’association. Un message de paix partagé par le fondateur de l’association palestinienne Taghyeer : « il faut que l’on soit pro-solution, pour que les Israéliens et les Palestiniens puissent vivre libres, dignes et en sécurité. »

    L’inauguration de ce banc a été suivi par la projection du film Résister pour la paix, au musée d’art contemporain de Marseille. Un film co-réalisé par Hanna Assouline, avec Sonia Terrab, sur des hommes et des femmes qui résistent pour la paix en Israël et dans les territoire palestiniens.

    Le pacifisme comme solution

    Militant pacifiste palestinien, Ali Abu Awwad lutte pour une solution à deux états.

    Une des façons d’agir de manière la plus juste pour nous [les Palestiniens], c’est en faisant de la non-violence notre identité, car nous n’avons pas d’état et le monde entier nous critique si l’on résiste militairement. » C’est la conviction d’Ali Abu Awwad, fondateur de l’association palestinienne pacifiste Taghyeer. Né près de Hébron, en Cisjordanie, il y habite toujours « entouré de grillages et de checkpoints où personne ne peut se déplacer librement ou travailler ».

    C’est pour lutter contre cette réalité qu’il crée Taghyeer (changement en arabe), pour promouvoir une solution non-violente à la guerre Israélo-palestinienne. « Je ne veux pas résister à l’occupation, je veux y mettre fin. Pour cela, il faut une action stratégique qui donnera à mon peuple sa liberté. » Il défend donc une solution à deux états, avec une reconnaissance mutuelle et la libre circulation des populations « pour que les deux peuples puissent vivre libres et en sécurité sur cette terre ».

  • La France bat l’Ukraine à l’usure et s’assure son billet pour le Mondial

    La France bat l’Ukraine à l’usure et s’assure son billet pour le Mondial

    Après celui de Dortmund, les Bleus ont fait la connaissance d’un autre mur jaune.

    Si celui du Westfalenstadion est en tribune, au Parc des Princes, Serghy Rebrov en avait dressé dans la moitié de terrain de son équipe d’Ukraine. Et il s’est montré particulièrement efficace, tout au long d’une première période durant laquelle les hommes de Didier Deschamps ont été incapables d’en saper les fondations. Et même s’ils ont eu le monopole du ballon, que l’essentiel du jeu s’est déroulé aux abords de la surface seul Bradely Barcola est parvenu à obliger Anatolyi Troubine, le gardien ukrainien, à chauffer ses gants, quelques minutes avant la pause.

    En début de seconde période, le Parc des Princes a retenu sa respiration lorsque Slavko Vincic a demandé l’assistance vidéo sur une intervention limite de Dayot Upamécano dans la surface française. Finalement, l’arbitre Slovène n’accordait pas de penalty en faveur de l’Ukraine.

    Un penalty qu’il accordera aux Bleus, quelques secondes plus tard. Ce qui permettra à Kylian Mbappé de débloquer la situation. Le mur jaune était fissuré. Ce dont profitait ensuite Michaël Olisé pour doubler la mise, après que Hugo Ekitiké ait touché le montant ukrainien (71). Puis Kylian Mbappé et Hugo Ekitiké assuraient définitivement victoire et qualification.

    Tirage le 5 décembre

    Les Bleus iront donc en Amérique. Le 5 décembre, le tirage au sort de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 aura lieu à Washington, aux États-Unis. Les 48 nations seront réparties en quatre chapeaux de douze, basés sur le classement Fifa à l’issue de la fenêtre internationale de novembre. Actuelle troisième, la France a assez d’avance et est sûre de compter parmi les têtes de série si elle se qualifie, au même titre que les trois pays organisateurs.

    Le Mexique (co-organisateur) fera partie du groupe A et jouera le match d’ouverture à Mexico, le 11 juin. Les deux autres pays hôtes, le Canada (groupe B) et les États-Unis (groupe D) entreront en lice le lendemain.

    À noter que les quatre nations européennes issues des barrages et les deux pays vainqueurs du tournoi de barrage intercontinental ne seront connus qu’au mois de mars.

    France 4 (0)

    Ukraine 0 (0)

    5e journée groupe D

    Parc des Princes

    (43 000 spectateurs)

    Arbitre : S. Vincic (SLO).

    Buts : Mbappé (55 sp, 83), Olisé (76), Ekitiké (88).

    Avertissements : Koné (31) à la France, Mykhavko (54), Yarmolyuk (74) à l’Ukraine.

    FRANCE : Maignan – Koundé (Gusto, 89), Saliba, Upamécano, Digne – Kanté, Koné (Zaïre-Emery, 80)- Olisé (Nkunku, 89), Cherki (Akliouche, 67), Barcola (Ekitiké, 67) – Mbappé ( c ).

    Sélectionneur : D. Deschamps.

    UKRAINE : Troubine – Karavaev, Zabarnyi ( c ), Svatok, Mykhavko (Zhubkov, 75), Mykhaylych – Ocheretko (Shaparenko, 64), Yarmolyuk, Nazaryna – Gutsulyak (Vanat, 64), Yaremschuk (Tsygankov, 75).

    Sélectionneur : S. Rebrov.

  • Un rapport pour faire bouger la France et augmenter la performance

    Un rapport pour faire bouger la France et augmenter la performance

    Faire de la France une nation active et sportive et mettre la science au service de la performance et de l’activité sportive. Ce sont les deux axes mis en avant par le rapport « Science et sport », réalisé par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Cette étude de 219 pages a été portée par le sénateur de l’Essonne, David Ros (PS). Devant la presse, il a détaillé le contenu de ce compte-rendu lors d’un monologue de 40 minutes.

    « Après les Jeux olympiques de Paris, il y avait une volonté de faire ce rapport, qui a finalement été lancé en mars. Plus de 100 personnes ont été interviewées et une cinquantaine de fédérations nationales sont concernées », explique celui qui est au Sénat depuis deux ans. Ces JO 2024 ont également été une étape importante pour que la France revoit la place des sciences et de la technologie dans le sport. Au total, 11 projets de recherche ont été lancés en compagnie de 21 fédérations.

    L’étude « Science et sport » évoque notamment l’impact sur la pratique des sciences et technologies à travers différents sujets. Par exemple, les matériaux, la détection des potentiels chez les jeunes (âge biologique, capacités physiologiques) ou encore la préparation des athlètes ou la lutte contre le dopage. David Ros, rapporteur du projet, pointe du doigt le manque d’activité des Français. Un chiffre est révélateur : « Seulement 11% des hommes et 10% des femmes sont actifs et non-sédentaires. Les personnes dites actives ont une espérance de vie en bonne santé qui s’allonge de 7 à 10 ans, ce qui est considérable. »

    Dix recommandations pour progresser

    En conclusion, l’OPECST formule dix recommandations à travers les deux axes évoqués. Six concernent la pratique du haut niveau : renforcer l’expertise des fédérations et les moyens de l’Insep et de l’Agence national du sport, réglementer la préparation mentale dans le sport, charger l’ANS de représenter les fédérations dans les relations avec les fournisseurs de données. Quatre autres sont « grand public », avec notamment l’envie de redonner sens à l’activité physique au quotidien et à tout âge. Ces différents sujets devraient maintenant passer de ministère en ministère, pour mettre en place des mesures concrètes en faveur de la santé des Français et des athlètes de haut niveau aux six coins de l’Hexagone.

  • Provence Rugby veut enchaîner à Aurillac

    Provence Rugby veut enchaîner à Aurillac

    Provence Rugby a l’occasion de finir ce nouveau bloc de compétition d’une belle manière. Portés par leur victoire à Colomiers, les Aixois se déplacent de nouveau, ce vendredi (19h30), sur la pelouse d’Aurillac. Sauvés lors du match de barrages contre Chambéry la saison dernière, les Auvergnats vivent actuellement une année plus tranquille. Leur dizaine de points d’avance sur la zone de relégation leur donne de l’air et laisse penser qu’ils peuvent viser plus haut que leur 9e place actuelle. A domicile, ils n’ont été battu que par Vannes, leader de la Pro D2. Aurillac reste tout de même sur une lourde défaite sur le terrain de Valence-Romans (22-53), autre formation sensation de cette première partie de championnat.

    Quant aux Provençaux, la confiance est à son paroxysme. Ce succès, vendredi dernier, à Colomiers était un exploit, un coup de maître, comme nous l’avons titré la semaine passée. Cette victoire 12 à 10 dans la région toulousaine a offert aux joueurs de Philippe Saint-André un second succès à l’extérieur cette saison. Grenoble et Colomiers, deux gros de la Pro D2. En 2024-2025, Provence Rugby avait dû attendre le 10 janvier et la 16e journée pour enfin s’imposer hors de ses terres. « Le groupe a sans doute mûri, racontait Joris Cazenave la semaine dernière. Peut-être qu’on se déplaçait avec moins d’envie la saison dernière », ajoutera-t-il par la suite.

    Forte conquête

    et plusieurs absences

    Aix-en-Provence sait très bien que tout n’a pas été parfait à Colomiers, mais que son plan a fonctionné ce jour-ci. L’une des grandes satisfactions a été la mêlée. Un point sur lequel il faudra appuyer une nouvelle fois pour s’imposer en Auvergne. « La conquête nous a fait gagner le match, il faut féliciter les gros [les avants] » rappelait Joris Cazenave. L’indiscipline et les échecs au pied ont également rythmé cette partie en Haute-Garonne. Un mal profond depuis la saison dernière, même si les efforts offensifs sont toujours aussi conséquents.

    Trois absents majeurs sont à signaler avec les suspensions toujours en cours pour Guillaume Piazzoli et Teimana Harrison. Retours prévus à la fin du mois. Quant à Caleb Muntz, il est avec les Fidji pour affronter le XV de France, samedi soir, à Bordeaux. Lui aussi devrait être disponible pour la réception de Carcassonne, dans deux semaines.

  • Jean-Michel Leclercq accompagne l’élan sportif

    Jean-Michel Leclercq accompagne l’élan sportif

    Originaire du Pas-de-Calais, où il a effectué ses premières missions, Jean-Michel Leclercq a posé ses valises, à Marseille, le 1er mai dernier.

    Celui qui est désormais le délégué régional académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports, est passé par plusieurs étapes avant de s’installer dans ses locaux, face à la gare Saint-Charles. « Je suis d’abord passé par Mulhouse, puis un crochet par Montpellier, qui m’a permis de m’acclimater à la Méditerranée dans ce qui est une très grande ville de sport. » Le voilà désormais Marseillais, placé sous la direction du recteur Benoît Delaunay, où il vit une nouvelle mission, « celle d’accompagner le territoire qui va accueillir les Jeux olympiques d’hiver en 2030 ».

    Retrouver un territoire olympique est un peu un retour aux sources. « Quand j’étais dans le Pas-de-Calais, le territoire servait de base arrière des JO de Londres », se souvient-il. à Marseille, un de ses missions est donc « de mobiliser l’ensemble du territoire pour 2030, en se servant de l’héritage de Paris 2024 afin que les Alpes en bénéficient ».

    En tant que Drajes, des interventions sont programmées dans les établissements scolaires des six départements de la région Sud-Paca, « afin de faire découvrir ce que représentent les Jeux olympiques d’hiver pour notre pays, qui les accueillera pour la quatrième fois ». En rappelant que c’est à Chamonix, en 1924, qu’ont eu lieu les premiers Jeux hivernaux.

    Ces actions seront menées en collaboration avec Solidéo, la structure chargée de construire les lieux d’accueil de la manifestation. « Nous souhaitons accompagner une dynamique. Montrer que le mot héritage n’est pas utilisé au hasard. Et permettre à des personnes éloignées de la pratique sportive de s’en rapprocher. Utiliser le haut niveau pour qu’un grand nombre viennent sur l’événement. »

    Nager, c’est fondamental

    Au quotidien, d’autres initiatives sont mises en route, ou vont l’être. « Apprendre le savoir-vivre en montagne, dans un milieu particulier et fragile en faisant des Jeux un vecteur ludique d’apprentissage », en collaboration avec le Comité régional olympique et sportif.

    La Drajes était également présente sur le dernier Marseille – Cassis, « car la course pédestre est une belle rampe de lancement pour illustrer l’inclusion par le sport », insiste Jean-Michel Leclercq. Cette arrivée ancre sa délégation dans les activités de sport santé, où les établissements scolaires sont des acteurs majeurs.

    Une autre mission de la Drajes est de faciliter l’accès du plus grand nombre à la pratique sportive. à Marseille, une attention particulière est portée sur la nage et la pratique du vélo. « Acquérir l’aisance aquatique est fondamental, aussi important que savoir lire et écrire », insiste-t-il. D’où la mise en route du projet Bougainville, avec le soutien de l’état. Quant au vélo, « nous allons multiplier les interventions dans les écoles et collèges pour initier les jeunes aux fondamentaux », conclut-il.

    Les rendez-vous à venir sur Aix et Marseille

    Dans les semaines à venir, la Drajes sera partie prenante de deux événements majeurs.

    26 novembre : journée de sensibilisation à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le sport.

    En partenariat avec le CREPS et la MIPROF, la Drajes organise cet événement de 9h30 à 17h. Il réunira près de 300 participants sur la journée, issus de l’ensemble des publics du secteur sportif et associatif. Parmi les intervenants figurera Roxana Maracineanu, secrétaire générale de la MIPROF et ancienne ministre déléguée chargée des Sports.

    Mercredi 3 décembre : opération Stade vers l’Emploi.

    Le dispositif Stade vers l’Emploi vise à rapprocher le monde du sport et celui de l’emploi en réunissant, le temps d’une journée, des demandeurs d’emploi, des recruteurs et des partenaires autour d’activités sportives favorisant la valorisation des savoir-être.

    La Drajes a souhaité contribuer à l’objectif préfectoral de 50 événements d’ici la fin décembre et soutient 14 opérations en région, dont celle du 3 décembre à Marseille, dans le 3e arrondissement, quartier prioritaire.

    L’événement se tiendra au Centre de loisirs et d’animation de la Busserade, en présence de la Drajes, de la Dreets, de France Travail, de la Ligue d’Athlétisme, d’une représentante préfectorale et de Philippe Lamblin, précurseur du dispositif.

  • Musique et poésie soufflent sur la jeunesse à Martigues

    Musique et poésie soufflent sur la jeunesse à Martigues

    « Nuage, dis-moi ton âge. Vas-tu voyager ? Nuage, où sont tes bagages ? As-tu vu le Kilimandjaro ? », fredonne tout en allitérations le chansonnier Pierre Gueyrard dans Ce sont les arbres qui font le vent. à ses côtés, le mime Joël Gonzalia s’escrime à déployer un parapluie rouge au gré des aléas du vent, comme prêt a faire envoler les imaginaires des spectateurs les plus petits, au cours de ce spectacle poético-musical qui prend ses quartiers, samedi 15 novembre, au Théâtre des Salins. De « la Namibie et ses chutes d’eau » où l’on « survole ses champs et forêts, de Chine, du Japon, de Corée », un voyage susceptible d’émerveiller les minots, dès l’âge de 5 ans.

    Déceler la poésie

    Conçu à partir de l’un des derniers recueils en date de Pierre Gueyrard, Ce sont les arbres qui font le vent convoque « poèmes entraînants et émouvants » auxquels se mêlent « avec émerveillement, musique, chansons, théâtre, mime et aquarelles. Parce qu’il est grand temps de raviver les âmes d’enfants de chacun », indique le programme de la scène nationale de Martigues.

    « La poésie, c’est pour chacun et le monde entier », écrit Pierre Gueyrard. « C’est comme l’eau de l’océan, les lacs et les poissons de Méditerranée. La poésie nous sert à grandir mieux. C’est pour ça que tu dois dévorer les vers », conseille-t-il aux enfants. « En poésie, on dit des vers, pas des phrases. Le ver de terre vit caché. Pour voir sa frimousse, il faut le chercher. La poésie vit dans tout ce qui est caché et tout ce qui pousse. Tous les enfants savent la trouver. »

    Samedi à 18h. Entre 8 et 12 euros

  • Les femmes ont de belles voix au chapitre à Arles

    Les femmes ont de belles voix au chapitre à Arles

    Le Cargo de nuit s’apprête à embarquer ses passagers, vendredi 14 et samedi 15 novembre, direction la note bleue. Avec de sûres capitaines à la barre pour donner respectivement le la de ces deux soirées, en la personne de Robyn Bennett, puis Sandra Nkaké.

    Tout droit venue de Pennsylvanie, mais établie en France depuis une vingtaine d’années, Robyn Bennett a su développer son swing à partir des différentes comédies musicales dans lesquelles elle a officié. C’est d’ailleurs à Paris qu’elle fait partie, en 2007, du casting de Cabaret, canon du genre qui a fait florès aux Folies Bergères, mis en scène par le réalisateur hollywoodien Sam Mendes. Un goût pour la lumière et autant de préceptes scéniques qu’elle a fait siens jusqu’à aujourd’hui, poussant sa voix puissamment suave sur des albums amorcés en 2013. Après The wait, The song is you, puis Glow, la voilà de retour avec un triptyque musical intitulé Move, feel, love. Enivré par des cordes grassement funky, un opus dans lequel la soulwoman « affirme sa force d’avancer quoiqu’il arrive », l’importance de « garder le sourire et de partager les bonnes vibrations et l’amour », stipule la production.

    « Célébrer la force des créations féminines »

    Porté par la célébration de ses 30 ans d’existence, la salle de concert du Cargo de nuit, fondée à Arles en 1995 par l’association Andromède, met les petits plats dans les grands pour sa présente saison. C’est ainsi que, le lendemain de la prestation de Robyn Bennett, au tour de Sandra Nkaké de prendre son relais mélodieux.

    Native de Yaoundé, cette soulwoman franco-camerounaise, qui a démarré sa carrière musicale en 2008 avec l’album solo Mansaadi, viendra se produire au sein d’un trio acoustique, aux côtés de Paul Colomb au violoncelle et de Jî Drû à la flûte traversière. Un ensemble qui prend le nom de « Elles » dans le but de « célébrer la force des créations féminines ».

    Couronnée « Voix de l’année » lors des Victoires du jazz en 2024, après son dernier album en date, Scars, dans laquelle sa voix se prêtait à la thématique du déracinement, Sandra Nkaké s’est lancée dans ce projet où elle convoque cette fois la liberté. Une ambition matérialisée par « un hommage aux femmes qu’elle a croisées ou qui l’ont nourrie dans son parcours artistique », précisait le programme de la Philharmonie de Paris, où elle s’est produite à la rentrée 2025. Parmi ces figures féminines inspirantes, « Jeanne Added, avec qui elle a collaboré pour les Protest songs, Kate Bush ou Laura Cahen ».

    Robyn Bennett en concert au Cargo vendredi 14 novembre à 21h30. Et Sandra Nkaké, samedi 15 novembre à 21h30. Places entre 22 et 26 euros. www.cargodenuit.com

  • « Une première victoire », mais pas de terrains pour l’Orange Football Club

    « Une première victoire », mais pas de terrains pour l’Orange Football Club

    « C’est une première victoire, mais le chemin reste long », confie Amid Chouly, président de l’Orange Football Club (OFC), ce jeudi 13 novembre. Il évoque la décision du tribunal administratif de Nîmes d’annuler la décision de la préfecture de Vaucluse retirant l’agrément de son association sportive. Sauf que, dans le même temps, la municipalité orangeoise a attribué le stade Clapier au Rugby Club Orangeois.

    « L’arrêté était disproportionné », explique Simon Renault, avocat du club. L’agrément avait été retiré, en janvier, à la suite à des actes de « violence », mais la décision avait été suspendue par la justice, en mars. Ce qui avait alors permis aux jeunes de 4 à 13 ans de refouler les terrains jusqu’en été. « Nous avons pu montrer que 4% des rencontres avaient connu un trouble à l’ordre public. Les juges ont estimé que ce pourcentage était trop faible pour justifier une décision aussi lourde », précise Me Renault.

    Dialogue rompu

    Fin juillet, les dirigeants de l’OFC ont appris que le stade Clapier serait désormais occupé par le club de rugby local, à leurs dépens, alors que ce dernier dispose déjà d’un autre stade sur la commune. Une décision également contestée en justice.

    Le tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête en référé dans un premier temps, estimant « qu’il n’y avait pas d’urgence, la saison ayant déjà commencé », indique Simon Renault. Un recours en annulation est en cours devant la juridiction. Une procédure qui peut durer jusqu’à 18 mois. « C’était un coup de massue pour moi et les autres membres du bureau », lâche le président de la structure, qui demande désormais « à rouvrir le dialogue avec la mairie, car on n’a plus eu de réponses à nos prises de contact depuis, alors que l’on se pliait à toutes leurs demandes avant ces problèmes ».

    Avant cette affaire, le club comptait 300 licenciés. La plupart des jeunes footballeurs ont rejoint des clubs voisins, « mais on estime qu’environ 100 d’entre eux ne sont pas allés dans une autre structure », estime Amid Chouly. « Nous privilégions l’aspect social, car nous sommes situés dans une zone entourée de quartiers populaires. Beaucoup de mamans n’ont pas les moyens d’amener leurs enfants plus loin. Certains vont traîner dans la rue et on ne souhaite pas ça », poursuit le président du club.

    Contactée, la municipalité d’Orange n’a pas répondu à nos sollicitations.

  • Au salon des maires de Vaucluse, les élus locaux chargent encore l’État

    Au salon des maires de Vaucluse, les élus locaux chargent encore l’État

    C’est un passage obligé, chaque année, pour le préfet qui en ressort avec les oreilles qui sifflent. Pas sa propre personne, mais l’État qu’il représente en Vaucluse. Le salon des maires et la matinée consacrée à l’assemblée générale de l’association des maires de Vaucluse (AMV), tenue ce jeudi au parc des expositions d’Avignon, permet aux élus locaux de dresser un état des lieux de leur rôle.

    « Le navire des collectivités navigue dans un brouillard qui s’épaissit », campe Pierre Gonzlavez, à la barre de l’AMV depuis dix ans. Le maire LR de l’Isle-sur-la-Sorgue estime que les élus locaux tentent de « faire face, de porter des projets sur le pont de nos rafiots ». Pas de grande revendication cette année, là où il y a un an, Dominique Santoni, présidente LR du Département, appelait à « un nouvel acte de décentralisation ». Une thématique que n’a pas abordée Christian Mounier, vice-président LR du Département, chargé de représenter Dominique Santoni, retenue à Albi au congrès des Départements. Celui-ci a rappelé l’engagement de la collectivité auprès des villes, annonçant notamment que le fond de soutien à l’investissement des projets communaux (28,4 millions d’euros cette année) sera reconduit en 2026.

    Même tonalité chez Bénédicte Martin, vice-présidente (DVD) de la Région, dont « la mission est d’aller dans chaque recoin du territoire pour impacter la vie quotidienne [483 projets soutenus en Vaucluse depuis dix ans] ». Selon l’élue, face « à l’impéritie de ceux qui nous gouvernent, les territoires doivent être des pôles de stabilité, nous sommes la colonne vertébrale de ce pays ». Et d’implorer de « laisser les gens de bon sens travailler ». Pierre Gonzalvez cite en exemple la réforme de la perception de la taxe d’aménagement. Auparavant éligible à la délivrance des permis de construire, elle se fait désormais à l’issue des travaux sur déclaration du particulier. Résultat, de 8 millions d’euros perçus par 110 communes en 2022 (2 971 permis délivrés), on est passé en 2024 à 4,7 millions d’euros (2 427 permis).

    Pour le préfet, « la LEO

    est abandonnée »

    Les élus locaux seraient tous donc des parangons de vertus face à un État « qui crée les conditions de son asphyxie ». Magnanime, le préfet Thierry Suquet invoque l’histoire. « Tout ceux qui, comme moi, ont 40 ans de vie publique, ont déjà connu des crises », rappelle-t-il, admettant les termes de « sobriété, rigueur, austérité » pour qualifier le budget 2026. « On est au fond de la piscine, il faut donner l’impulsion pour repartir », image le préfet.

    Dans son long propos, il a aussi parlé sécurité, eau, transition écologique, gens du voyage, logement ou mobilité. Deux derniers thèmes où il a distillé quelques piques. Notamment sur le non respect de la loi SRU, abordée aussi par Pierre Gonzalvez, dont la commune était en 2024 la plus pénalisée financièrement en Vaucluse. « Il y a des gros efforts, mais on a du mal à voir les résultats », estime Thierry Suquet, invitant aussi le bailleur « GDH à se mouiller ».

    Enfin, le préfet a définitivement enterré la LEO (lire aussi brève ci-contre) : « Elle est abandonnée », rejetant la faute sur des « effets conjugués » de « raréfaction de crédits » et des « blocages locaux ». « Je vous invite à ne plus vous mobiliser pour sortir la LEO, mais à des solutions alternatives comme la liaison A7-A9 et le Serm [RER métropolitain] ». Des sujets à fort enjeu électoral.