Author: tecnavia

  • Un rapport confirme le risque grave pour les agents du bloc à Avignon

    Un rapport confirme le risque grave pour les agents du bloc à Avignon

    Un rapport d’expertise d’un cabinet agréé sur les conditions de travail au bloc opératoire de l’hôpital d’Avignon, communiqué ce mardi 27 janvier au personnel, a conclu « à l’existence d’un risque grave, identifié et actuel, pour la santé et la sécurité des agents du bloc opératoire, nécessitant une action urgente et concertée ».

    Une enquête commandée par la formation spécialisée santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT), à la suite d’une alerte pour danger grave et imminent déposée en novembre 2024 et du droit de retrait exercé en conséquence par les agents du bloc. Une étude dans laquelle 87 membres du personnel ont été interrogés, dont 19 ont évoqué des « idéations suicidaires en 2024 ». Le tout relaté dans un document de 121 pages que La Marseillaise a pu consulter. Il met en avant des « indicateurs alarmants », parmi lesquels un absentéisme de l’encadrement « critique » de 39,05% et de 15,10% au sein du bloc, soit « deux fois la moyenne de l’établissement ». Ou encore un turn-over de 40% au sein de l’encadrement, soit « un renouvellement complet en trois ans », de 43% chez les infirmiers en soins généraux (IDE) et de 25% chez les aides-soignants. En réponse, la direction organise une conférence de presse dans ses locaux ce mardi 3 février. Il y a deux semaines, suite à une alerte de la CGT, le directeur Pierre Pinzelli s’étonnait de l’engouement autour de l’audit, affirmant que l’enquête avait été lancée à son initiative. Assurant que c’était un « processus très concerté, très travaillé, très préparé », avec « l’objectif de ne pas créer de zones d’affrontements, de conflits ou de frottements, mais de travailler ensemble ». Et demandait « d’arrêter la personnalisation des choses », le bloc opératoire « n’est pas sous la gestion directe de la direction générale », lançait-il. Le tout alors que les équipes travaillent à la venue de la Haute autorité de santé (HAS) afin de tenter de récupérer la certification du centre hospitalier, perdue justement pour des défaillances liées au service.

    Impact financier

    Dans sa synthèse, le cabinet indépendant liste divers points de dysfonctionnement. Il décrit par exemple un « effondrement managérial », expliquant que « seul un cadre supérieur, arrivé en juin 2025, pilote désormais l’ensemble du bloc, assisté de coordinateurs “faisant fonction” qui cumulent missions d’encadrement et gardes opérationnelles ». Une situation qui « génère un vide managérial critique, empêchant toute régulation quotidienne efficace de l’organisation du travail ». Mais aussi des conditions de travail qualifiées d’« insoutenables », citant des agents qui « décrivent une cadence insoutenable avec des dépassements horaires quotidiens et une impossibilité structurelle de poser les congés ». Ainsi que des « risques pour la qualité des soins », évoquant des agents qui témoignent « des risques importants d’erreurs médicamenteuses, d’une vigilance altérée par l’épuisement et d’une hausse suspectée des infections nosocomiales ». Le tout avec un impact financier estimé entre 375 000 et 450 000 euros par an. Des recommandations sont également formulées en fin de document, telles que l’arrêt des réorganisations du service tant que les « problèmes ne sont pas réglés », la création d’un comité de pilotage, des recrutements « en urgence » ou encore l’octroi de moyens matériels supplémentaires.

  • L’OM nage en eaux troubles

    L’OM nage en eaux troubles

    Écarté de la course européenne, puis freiné dans son ascension en championnat samedi dans l’antre du Paris FC, l’Olympique de Marseille ne possède plus qu’une carte dans sa manche pour éviter de couler définitivement : l’épopée en Coupe de France qui pourrait apporter le premier titre, tant espéré par tous les Marseillais, après 14 ans de disette. Et sur le chemin menant au trophée, le Stade Rennais débarque ce mardi (21h10) au Vélodrome, pour les huitièmes de finale.

    Les Olympiens ont la ferme intention de rebondir après les derniers résultats décevants. « On travaille et on essaye de donner le maximum comme d’habitude », souligne Roberto De Zerbi. « Je prends mes responsabilités. Il faut essayer de tenir le coup dans les moments difficiles. C’en est un. Quand les choses vont bien, c’est facile. Mais il faut être fort dans les moments plus durs. C’est dans ce genre de moment que l’homme ressort, son professionnalisme et ses valeurs », poursuit le technicien italien. Il est notamment revenu sur le cas du défenseur Amir Murillo, rétrogradé en équipe réserve et qui était prié de quitter le club d’ici la fermeture du mercato, clôturé lundi soir à 20h en France.

    Selon De Zerbi, le Panaméen est coupable de plusieurs erreurs qui ont entraîné des buts cette saison. « La question est très simple : je pense que tout le monde voit des buts sur des touches, à la fin des matches… L’erreur footballistique je l’accepte mais il y a une chose que je veux voir : la faim. Je veux que tout le monde la voie », martèle l’entraîneur de l’OM, qui estime que cette rencontre face aux Rennais d’Habib Beye est « l’un des matches les plus importants de la saison », à l’instar de ceux joués à Bruges et au Koweït contre le PSG. Un retour au Vélodrome où les Marseillais vont probablement s’attendre à un accueil hostile, surtout vingt-quatre heures après la réunion entre les supporters, les joueurs, l’entraîneur et la direction à la Commanderie (lire ci-contre).

    « En ce moment, on est en tort. Quand tu es en tort, tu dois présenter tes excuses pour progresser. Le Vélodrome est un miroir. Un reflet de ce que tu donnes sur le terrain. Demain, il faut être prêt à recevoir des sifflets. […] Ça fait mal, mais il faut assumer et essayer de changer les choses », soutient De Zerbi, conscient que l’environnement olympien est unique. « La pression est plus élevée qu’ailleurs. C’est bien quand ça fonctionne et difficile quand ça va mal », résume-t-il avec justesse, tout en réclamant plus de temps pour parvenir aux résultats attendus par le peuple bleu et blanc.

    Le prometteur Nwaneri prend ses marques

    Il a débarqué dans un contexte sous tension, mais cela ne l’a pas empêché de montrer de bonnes choses sur le terrain. L’ailier international espoirs anglais Ethan Nwaneri, prêté par Arsenal et arrivé à l’OM la semaine passée en même temps que Quinten Timber, a vécu « une semaine très positive ». « Nous n’avons pas obtenu les résultats voulus mais nous allons dans la bonne direction. On est prêts à pousser et c’est très positif », souligne le natif de Londres âgé de 18 ans. Il s’est bien adapté aux consignes de son nouvel entraîneur, Roberto De Zerbi. « Il m’a juste donné quelques orientations tactiques pour prendre le ballon au bon poste et au bon moment. Il m’a donné beaucoup de liberté », ajoute celui qui veut « aider à marquer l’histoire du club ». « Marseille est un très grand club. Le coach, les joueurs, les supporters… C’est extraordinaire. C’était une grande expérience pour moi, je n’ai pas réfléchi longtemps. […] Le soutien est tellement formidable, le coach aussi… On sent une responsabilité. On veut faire au mieux », insiste Nwaneri.

  • Eric Feldman sur le drôle de divan de l’histoire à Marseille

    Eric Feldman sur le drôle de divan de l’histoire à Marseille

    Son spectacle aurait pu s’intituler « Freud et Hitler sont sur un bateau ». D’un côté, l’inventeur de la psychanalyse, « un savoir qui m’a sauvé la vie », campe Eric Feldman. De l’autre, « un assassin majuscule » qui a « tué un peuple, une culture et une langue, le yiddish ». Mais l’auteur et interprète de ce solo, qui prend ses quartiers au Théâtre des Bernardines du mardi 3 au samedi 7 février, a finalement opté pour le titre On ne jouait pas à la pétanque dans le ghetto de Varsovie. L’idée de son « stand-up théâtral », qui oscille entre l’humour et la gravité : évoquer « les effets traumatiques de la Shoah sur les enfants cachés survivants » – à savoir ses parents, oncles et tantes – « sur leurs propres enfants et particulièrement sur moi », rappelle Eric Feldman. Ses aïeux juifs « portaient l’étoile jaune infamante et ont miraculeusement survécu. Aujourd’hui, ils sont morts ou très âgés. Bientôt, il n’y aura plus aucun témoin direct de cette sombre période », alerte-t-il à propos cette « autofiction » qui, comme l’indique le programme des Bernardines, tire le fil rouge suivant : « Et si Hitler avait fait une psychanalyse avec Freud, aurait-il perpétré un tel génocide ? ».

    « Humour et dépression »

    Eric Feldman, lui, en a bien suivi une : « J’évoque aussi, par le biais de mon expérience psychanalytique, le thème essentiel de l’altérité, la question de l’étranger en soi, celle de la relation à l’autre, son éthique. »

    Sur un « plateau presque nu », Eric Feldman « nous parle de lui, mène le récit intime de ses névroses, qui sont nombreuses », résume Olivier Veillon. Mais, selon le metteur en scène de ce spectacle, « il mène aussi, par l’incarnation de lui-même, le récit d’un personnage auquel on s’attache, tout en flirtant avec une forme de danger souterrain, de folie douce et abysses où l’on sent qu’on pourrait plonger, sans jamais pourtant s’y abîmer tout à fait ». Se jouant des frontières entre le stand up et l’autofiction, Eric Feldman parle aussi bien d’Hitler et de psychanalyse que « d’avortement et de suicide », mais aussi de son « chat Milosh et du grand écrivain Isaac Bashevis Singer [auteur polonais en langue yiddish, Ndlr] ». Comme il le rappelle, « dépression et humour font souvent bon ménage ». Quant à l’origine du titre, On ne jouait pas à la pétanque dans le ghetto de Varsovie, « il ne vient pas de nulle part. Les spectateurs le comprendront à un moment », entretient-il le mystère.

  • Bo Widerberg, anti-Bergman à Aix-en-Provence

    Bo Widerberg, anti-Bergman à Aix-en-Provence

    Qui dit cinéma suédois fait forcément surgir la figure tutélaire d’Ingmar Bergman, cinéaste ayant collectionné tout au long du XXe siècle des prix à Cannes, Berlin et Venise. Un totem dont Bo Widerberg (1930-1997), qui fait l’objet d’un cycle du 5 février au 1er mars à l’École supérieure d’art d’Aix, s’est pourtant démarqué dès ses débuts, lui qui estimait que le public ne peut pas « se reconnaître dans les personnages de Bergman. Ils ne sont que des figures dans un théâtre mental ».

    « Cinéaste, romancier, scénariste et critique de cinéma », Bo Widerberg fait davantage dans le charnel et le sensible. « Considéré comme le chef de file d’une nouvelle vague suédoise. Il a ouvert la voie à un cinéma libre et hédoniste, teinté des couleurs de l’impressionnisme », plante le programme de l’Institut de l’image d’Aix, à l’initiative de ce cycle.

    « Le quartier du corbeau »

    Le premier film réalisé par Bo Widerberg, qui lorgnait plutôt du côté de la Nouvelle vague française, coïncide ainsi avec Le péché suédois (1963). Un drame autour de l’histoire de « Britt, ouvrière en usine et Björn, bourgeois cultivé, qui disparaît », tandis qu’elle « tombe enceinte de Robban, guitariste canaille ». Il faut dire que ce cinéaste, dont l’œuvre a été éclipsée par celle de Bergman, a le goût pour des films « empreints d’humanisme et de préoccupations politiques et sociales », comme pourront également l’illustrer les projections du Quartier du corbeau, dans les pas d’« Anders, qui vit avec un père alcoolique et une mère bourreau de travail. Pour dénoncer l’injustice sociale, il veut devenir écrivain », résume-t-on du côté de l’Institut de l’image qui proposera au total huit de ses films.

    www.institut-image.org

  • Quel encadrement juridique pour les drones ?

    Quel encadrement juridique pour les drones ?

    Face à une technologie en plein essor, l’université de Toulon ouvre à la réflexion ce vendredi à la faculté de droit de Toulon.

    Drones de loisirs, drones professionnels, drones militaires, drones maritimes ou sous-marins : en quelques années, leur usage s’est massivement développé, bouleversant les pratiques civiles, économiques et sécuritaires. Cette prolifération rapide soulève aujourd’hui de nombreuses questions juridiques, encore peu connues du grand public, mais essentielles pour les collectivités, les entreprises, les forces armées et les citoyens.

    C’est dans ce contexte que l’université de Toulon organise sa première journée d’études « Actualités de l’encadrement juridique des drones ». Entre activités maritimes, présence militaire, industrie de défense, innovation technologique et sécurité intérieure, le bassin toulonnais constitue un terrain d’observation privilégié pour analyser l’évolution du droit face à ces nouvelles technologies.

    Organisée par le Centre de droit et de politique comparés (CDPC) de l’université de Toulon, en partenariat avec le Centre de recherches de l’école de l’air (Crea), le pôle de compétitivité Safe et Hexadrone, entreprise spécialisée dans la fabrication de drones aériens, cette journée réunira neuf intervenants : enseignants-chercheurs, experts civils et militaires.

    Une approche transversale

    Tout au long de la journée, les échanges porteront sur l’état actuel de l’encadrement juridique des drones, en croisant plusieurs champs du droit : droit international, droit public et droit privé, mais aussi droit de l’entreprise et droit de la mer. Tout cela au regard des questions de stratégie et de Défense.

    Cette première rencontre vise à dresser un panorama aussi exhaustif que possible des règles existantes, mais aussi des zones d’incertitude juridique générées par l’évolution rapide des technologies. Et c’est là-dessus qu’il va y avoir à phosphorer.

    Au-delà de l’événement ponctuel, cette journée d’études marque le lancement d’un programme de recherches dédié au droit des drones à l’université de Toulon, appelé à se structurer dans la durée et à être reconduit annuellement.

    À suivre.

  • Femmes solidaires, 80 ans auprès des plus précaires à Avignon

    Femmes solidaires, 80 ans auprès des plus précaires à Avignon

    Dans un communiqué, elle confirme la relance de sa collecte de produits d’hygiène et de protection au profit du Secours populaire et des étudiantes. Jusqu’au mois de mai, le dépôt de produits ou de chèques se fait au local, 6 place Michel-Goutier à Avignon. Mais aussi, à nouveau, des ateliers de lecture les troisièmes mardis du mois, des ateliers d’écriture les vendredis 20 février et 20 mars, ou encore une discussion sur le thème du choc des générations le 7 février prochain. Actualité à suivre sur la page Facebook Femmes Solidaires Avignon.

  • [Entretien] Karima Boutayeb et Muriel Ré : « C’est la force des prud’hommes d’Arles que de travailler en collectif »

    [Entretien] Karima Boutayeb et Muriel Ré : « C’est la force des prud’hommes d’Arles que de travailler en collectif »

    Élue à l’unanimité du collège salarié, Karima Boutayeb reçoit le flambeau de vice-présidente du conseil de prud’hommes d’Arles de sa prédécesseure Muriel Ré. Elle sera présidente de la juridiction l’année prochaine, en alternance tour à tour avec le collège employeur.

    La Marseillaise : Comment appréhendez-vous vos fonctions ?

    Karima Boutayeb : Je suis honorée. Être la 2e femme à la présidence du conseil après Muriel a d’autant plus de sens au regard du parcours d’une femme engagée, ayant adhéré à la CGT en 2015 grâce à Claude Mas. J’aborde mon mandat avec engagement et humilité. Notre rôle est de rendre la justice. On a intérêt à être dans l’échange et l’écoute. Ce qui compte, c’est le justiciable, les divergences syndicales ne rentrent pas trop en compte. C’est ce que les conseillers prud’homaux CGT portent et nous avons une reconnaissance au sein du conseil. Je veux porter l’œuvre de Muriel, basée sur l’échange et le dialogue apaisé et permettre le travail commun. Pour avoir participé à des formations ailleurs, c’est la force d’Arles que de se mettre à table. On est nommé en tant que personne mais le travail est collectif, dans l’idée de l’échange, de la coopération et du respect entre toutes les composantes et toute l’équipe du conseil de prud’hommes. Je l’appréhende comme ça.

    Est-ce le début d’une nouvelle ère ?

    K.B. : Si on arrive à maintenir le bon fonctionnement du conseil, à prendre les dossiers en charge dans les délais et à rendre justice ce sera déjà beaucoup !

    Quelle évolution avez-vous pu constater dans la manière de rendre justice ?

    Muriel Ré : C’est un bouleversement. De moins en moins de justiciables vont aux prud’hommes alors qu’ils le pourraient, beaucoup préfèrent négocier directement avec l’employeur plutôt que de batailler. La procédure était auparavant axée sur l’oral mais glisse de plus en plus à l’écrit, ça peut expliquer les difficultés. Avant les justiciables venaient seuls, maintenant ce sont surtout des avocats qui les défendent. Ils pourraient être accompagnés d’un conseiller syndical mais on en manque. Mais ce n’est pas qu’il n’y a moins de problèmes !

    Est-ce plus difficile d’être une femme conseillère qu’un homme ?

    M.R. : Non ça n’est pas plus compliqué, après c’est mon caractère : je ne supporte pas les injustices. Cela dit, quand j’ai été présidente la première année en 2008, c’est allé jusqu’au pénal avec un homme en responsabilité. Il m’empêchait de prendre les dossiers, était tout le temps derrière moi… C’était la béquille des employeurs ! J’ai dû voir un médecin légiste pour qu’il apprécie mon ITT pénale. Mais je ne me suis pas laissée faire. Au final c’est lui qui est parti mais il a recommencé avec une autre conseillère. C’est pas pour rien toutes les dénonciations qu’on connaît aujourd’hui.

    K.B. : Ça s’est amélioré. Il y a eu du changement et une reconnaissance. On est attendu on reste vigilant mais on lâche pas.

    M.R. : Ce que je retiens c’est l’engagement pour la reconnaissance des droits des salariés et la justice. J’enrage de voir des gens qui ne se battent pas. Faut pas se laisser faire.

  • Le cinéma s’invite à l’école élémentaire au Rove

    Le cinéma s’invite à l’école élémentaire au Rove

    Grâce à un projet initié par leurs enseignantes en partenariat avec l’association ACA et le soutien de la municipalité dans le cadre des sorties financées par la municipalité, les élèves découvrent l’univers du 7e art.

    L’objectif de ce projet est double : faire découvrir l’histoire du cinéma tout en sensibilisant les élèves aux nombreux métiers liés à un tournage. Cette semaine, les élèves ont vécu un temps fort du projet avec une semaine de tournage. Tour à tour acteurs, réalisateurs ou cameramen, ils ont réalisé un film d’environ 15 minutes… Un visionnage est prévu en fin d’année scolaire en présence des parents et de la municipalité,

    Autre moment marquant : la visite, début janvier, de Malek Hamzaoui, directeur de production et comédien du réalisateur Robert Guédiguian. Il était accompagné de Romain Silvi, membre de son équipe, et accueilli en présence de Chantal Giraud, adjointe aux écoles.

  • Le théâtre comme espace de dialogue à Septèmes

    Le théâtre comme espace de dialogue à Septèmes

    La soirée théâtrale « Dressez l’oreille, on parle de vous ! » s’inscrit dans un travail de fond engagé depuis plusieurs mois avec l’association Espoir 18, en lien étroit avec des acteurs de terrain de Septèmes-les-Vallons et de Marseille, et plus particulièrement avec les centres sociaux et des femmes du Plan d’Aou.

    Ce partenariat a permis de construire, dans la durée, des espaces de dialogue et de sensibilisation autour de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, et plus largement de la promotion du vivre-ensemble et de la lutte contre toutes les formes de discriminations. L’objectif partagé était clair : créer des temps collectifs favorisant la rencontre, l’écoute et la compréhension mutuelle, au plus près des réalités vécues par les habitants.

    Le projet s’est décliné sous des formes variées : temps d’échange, projections, rencontres, repas partagés, interventions de spécialistes, ainsi qu’un travail de mémoire, notamment à travers la visite du site mémoriel du Camp des Milles. Ces actions ont permis d’aborder les mécanismes à l’œuvre dans les processus de stigmatisation, en interrogeant les idées reçues et les représentations construites, qu’elles concernent « les autres » mais aussi celles que chacun porte, souvent de manière implicite, au fil de son parcours de vie.

    Dans cette continuité, la soirée théâtrale a constitué une étape structurante de la démarche. Le choix du théâtre n’est pas anodin : par le récit, l’émotion et la mise en scène, il offre un cadre propice pour aborder des sujets sensibles sans les réduire à des formules simplificatrices, et pour ouvrir un espace de réflexion collective accessible à toutes et tous.

    Les deux propositions artistiques présentées, J’ai fait mon temps et le seul en scène de Farid Abdelkrim, ont interpellé les spectateurs sur leurs représentations, leurs préjugés et leurs responsabilités, à l’échelle individuelle comme collective. Le premier spectacle, proposé bénévolement, a donné voix aux habitants d’un quartier populaire confrontés à la perspective de devoir quitter leur logement. À travers des regards croisés et la mise en valeur des cultures de chacun, l’humour a servi de levier pour aborder des réalités sociales sensibles. Farid Abdelkrim a ensuite prolongé la réflexion, sur un registre décalé, en évoquant les questionnements des enfants issus de l’immigration autour de la double culture, de l’intégration et du sentiment d’appartenance, avec des références culturelles partagées, de Verlaine à Hugo.

    Cette soirée, placée sous le signe de l’humour, du respect et de l’apaisement, rappelle l’utilité de ces espaces de dialogue dans un contexte marqué par des tensions identitaires et des crispations sociales. Elle illustre concrètement l’intérêt d’actions culturelles inscrites dans un travail de terrain, co-construites avec les acteurs associatifs et les habitants, pour faire vivre, au quotidien, les valeurs de fraternité, d’égalité et de dignité.

  • Un festival d’idées à Marseille pour se nourrir ensemble

    Un festival d’idées à Marseille pour se nourrir ensemble

    Le festival a un slogan fort cette année : « Nourrir et relier les mondes ». Car, selon les organisateurs, « dans un contexte de bouleversements écologiques, géopolitiques et sociétaux aigus, il devient urgent de repenser notre rapport à la nourriture ». Le démographe Marc Véron anime mardi, à 18h, une conférence sur la prospective alimentaire jusqu’en 2050. Une prévision importante puisque d’après un rapport publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), près de 1,7 milliard de personnes vivent dans des régions où la dégradation des terres est une menace croissante pour la productivité agricole, la sécurité alimentaire et la résilience des écosystèmes. Des apéritifs sont organisés après chaque conférence : « On crée des moments d’échanges debout, verre a la main, où on sort des dynamiques de prises de parole assises, ce qui permet à des personnes qui ne s’expriment pas en temps normal de le faire », décrit Cécile Arnold, codirectrice de l’association Opéra Mundi.

    « Les conditions d’une démocratie réelle »

    Ces moments permettent de « recréer les conditions de démocratie réelle, on refait société en plus de placer le savoir dans les mains du citoyen », ajoute la codirectrice. Le biologiste Olivier Hamant sera présent ce samedi pour expliquer son concept de « robustesse ». « Une idée qui repose sur l’importance vitale d’entrer dans un nouveau modèle de société qui replace le vivant et sa fragilité au centre, en opposition totale au culte de la performance », explicite Cécile Arnold. « Quand on observe le vivant, on voit que tous les systèmes fonctionnent en sous-optimalité. C’est ce qui leur permet d’être durables, de continuer à vivre avec les fluctuations de leur environnement », développe le biologiste au micro de France Inter. Pour aussi s’alimenter de joie et d’espérance, une fête est organisée à la Fabulerie, samedi, pour cette dernière journée. L’occasion de danser sur le DJ set original de Milena Rousseau, qui samplera des extraits de conférences de la semaine.