Author: tecnavia

  • Le Magic circus show pour rêver en famille

    Le Magic circus show pour rêver en famille

    C’est un spectacle rempli de couleurs, d’émotions et d’évasion grâce à la troupe de jeunes artistes de la compagnie HAP. En tant que parrain de la Maison de Nina, c’est avec un grand plaisir que je partage la scène avec eux. C’est un vent de fraîcheur », détaille Norbert Ferré. Marseillais d’origine, médaillé de la ville, habitué des tournées internationales dans des styles très différents comme le Crazy Horse ou encore les Folies Bergères, sans oublier ses participations au Plus grand cabaret du monde, présenté par Patrick Sébastien.

    Pour le Magic circus show, il est Monsieur Loyal et il réalise aussi quelques numéros de magie, notamment avec son compère Patrick Dessi. Ce dernier est aussi Marseillais et a fait la connaissance de Nobert au club de magie local, alors que ce dernier n’a que 14 ans. Une longue histoire… Sa motivation est pourtant toujours intacte pour « faire prendre conscience au public de l’importance du spectacle vivant. Apporter du plaisir en proposant des numéros de grandes qualités de cirque et de magie », confie ce dernier.

    « Une véritable
    histoire humaine »

    Et de poursuivre : « À Marseille, ce n’est pas très courant. Alors, quand j’ai découvert la compagnie Hap, lors de son dernier spectacle, j’ai été emballé. C’est la rencontre de plusieurs générations. Une véritable histoirehumaine. »

    La compagnie Hap signe avec le Magic circus show, son 3e spectacle. D’une vitalité sans pareille, Hap, c’est l’histoire de neuf artistes de 11 à 18 ans passionnés de cirque, tous élèves de la Maison de Nina, à Marseille. « Je les forme pour certains depuis tout petits, dès l’âge de 3 ans. Je les vois grandir, se muscler, se perfectionner. En 2023, j’ai alors créé la compagnie Hap, sur les conseils d’Aurélia Cats, consultante artistique de la Maison de Nina et artiste circassienne de renommée internationale. L’occasion pour les élèves de vivre leur rêve, celui d’être sur scène », détaille Sophie Ortiz, directrice de la Maison de Nina.

    Jonglerie, trapèze, mats pendulaires, anneaux, danse, voltige, magie, mais aussi mentalisme, durant deux fois 45 mn avec un entracte de 20 mn, c’est un véritable show que propose la compagnie HAP.

    Le cabaret l’Étoile bleue, 107bis, boulevard Jeanne d’Arc, 13005 Marseille.
    Complet tout le week-end.

  • Écarté, Hassen Hammou s’en va… puis revient

    Écarté, Hassen Hammou s’en va… puis revient

    Poursuivi pour corruption de mineur, écarté du chef de filât écologiste pour les municipales à Marseille et convoqué devant le conseil disciplinaire de son parti, Hassen Hammou a vu rouge. Déjà suspendu à titre conservatoire de son poste au bureau politique national, il a annoncé, vendredi en début d’après-midi, quitter les Écologistes… avant de se raviser deux heures plus tard. « J’ai réagi sous la colère », justifie ce dernier : « J’ai reçu des messages de soutien et je vais attendre le 16 décembre [le jour du délibéré de son procès]. J’aviserai en fonction des discussions au conseil disciplinaire, une procédure que je conteste et qui se fonde sur ma présence sur le site coco.fr, alors que je n’y ai été qu’à deux reprises, avant l’affaire Pelicot et au moment où le site était encore légal. »

    Jeudi, 18 mois de prison avec sursis ont été requis contre lui à la barre du tribunal correctionnel dans le cadre de l’affaire de corruption de mineur, révélée le 15 octobre par La Provence, au lendemain de sa désignation comme chef de file. « Il ne peut plus être notre candidat. Il ne nous avait rien dit sur ses visites sur le site coco. C’est contraire à une candidature », expliquait un peu plus tôt François Thiollet, chargé des régions au bureau et représentant de la tutelle.

    Hassen Hammou assure être tombé dans un traquenard, en juin 2024, après avoir pris contact sur internet avec deux personnes qu’il pensait être un homme et une femme majeurs. Sur un parking à Aubagne, l’écologiste s’est retrouvé face à deux jeunes de 16 ans qui lui soutirent de l’argent, son porte-cartes… Le tribunal pour enfants les a condamnés. C’est la plainte déposée par la mère de l’un des deux jeunes qui a déclenché l’ouverture du second dossier, dans lequel il est accusé d’avoir formulé des propositions sexuelles à un mineur.

    Jeudi, Sandrine Rousseau, avec qui il a été élu en binôme au bureau national d’EELV, assurait dans une boucle WhatsApp interne, lui avoir demandé « de démissionner du bureau politique », comme elle lui avait déjà réclamé mi-octobre, de se mettre « en retrait de ses désignations et mandats internes ».

    Hassen Hammou a été désigné chef de file, le 14 octobre, par un vote des militants. Les écologistes ont aussi entériné lors de ce vote une alliance au 1er tour avec le Printemps marseillais. Depuis sa propre mise en retrait, un comité de campagne avait été créé.

  • Après la sidération

    Après la sidération

    La proximité des commémorations du 13 novembre est là pour le rappeler. Face à l’horreur et l’injustice, le meilleur des remparts reste l’union. Après la sidération, état d’anéantissement soudain sous l’effet d’un violent choc émotionnel, vient le temps de la réaction. La sidération était l’état de Marseille en apprenant qu’un jeune qui avait rompu le silence sur les narcotrafics pouvait être ainsi menacé et attaqué en tuant son frère, un frère exemplaire à en croire les différents témoignages qui se sont exprimés. Un frère qui représentait la vie qu’Amine Kessaci voulait pour tous les jeunes des quartiers de Marseille, aujourd’hui trop souvent en coupe réglée des trafics de drogue.

    Réaction républicaine

    Vient maintenant le temps de la réaction. Et celle-ci, comme face aux attentats du 13 novembre, ne pourra qu’être collective. Entre les institutions avec un engagement à la hauteur de l’État à l’échelon municipal, de la police à la justice en passant par les services sociaux. Entre les élus de terrain qui doivent se rappeler, quand ils le sont, qu’ils sont avant tout des élus
    de la République. Que cela passe avant les querelles politiques, même quand celles-ci ont pourtant lieu dans l’arc républicain. Que cela ne permet plus les écarts anti-républicains. Que si la haine et la peur ont fait le terreau de l’extrême droite, elles nourrissent également des logiques mafieuses.

    De Paris à Marseille, du champ politique à celui de la justice, le mot « bascule » a été prononcé. Il n’a rien de définitif. Il contient une notion d’aller-retour qui permet d’espérer le meilleur. À Marseille, dans toutes ses composantes, d’appuyer sur la partie républicaine de la balance pour osciller vers un avenir libéré de la pègre.

  • Les forces de gauche concluent un accord pour les municipales

    Les forces de gauche concluent un accord pour les municipales

    De l’aveu de Bruno Leclerc, chef de file du NPA d’Arles, la gauche avait « regretté » d’être partie en ordre dispersé aux élections de 2020, consacrant la victoire de Patrick de Carolis (Horizons), qui avait remporté au second tour 57,2% des suffrages exprimés contre 42,8% pour Nicolas Koukas, le successeur désigné du maire communiste sortant Hervé Schiavetti. Pour les prochaines municipales, les forces progressistes ne referont pas la même erreur. Après des mois de travail de processus unitaire initié par l’Appel d’Arles, elles officialisent un accord électoral et présenteront publiquement leur candidat le 27 novembre.

    La future liste « l’Union pour Arles » intégrera des personnalités issues de toutes les formations politiques (PCF,
    PS, Génération écologie, Génération.s, Place publique, NPA, l’Après, Debout !, Gauche républicaine et socialiste) et de la société civile. La France insoumise a quant à elle quitté le navire, suite à des dissensions locales sur fond de politique nationale.

    Le programme dévoilé

    en février

    L’objectif est clair : « Proposer un programme de rupture avec la politique portée par Patrick de Carolis » et « faire tout ce qu’il faut pour que le Rassemblement national ne passe pas », expliquent Bruno Leclerc et Françoise Rouzies, la cheffe de file de Place publique. Pour le moment, l’extrême droite n’a désigné aucun candidat à Arles. Mais « les idées nauséabondes » du parti de Marine Le Pen « seront de la partie », assure le représentant du NPA, « que ce soit dans une liste à part entière ou en en intégrant une ».

    Depuis mars, des propositions ont déjà émané du travail de concertation mené par les forces de l’Appel d’Arles. Le programme sera dévoilé au début du mois de février 2026, mais certaines priorités sont déjà connues. « Les priorités sont le retour de la gestion des quartiers, l’aide à la culture populaire et associative qui a beaucoup fléchi pendant le mandat de Patrick de Carolis », détaille Françoise Rouzies.

    « Dans le cadre de la campagne qui va s’ouvrir, on va continuer à élaborer le projet à partir des rencontres qu’on va mettre en place dans les quartiers et les villages, précise Bruno Leclerc. Nos thématiques sont la culture, la jeunesse, les quartiers, la participation citoyenne, l’écologie et les services publics. On veut recoudre la ville qui a été fracturée socialement. Et il y a du travail. Le mandat en cours est à l’image de la politique macroniste actuelle : tout pour le pognon, rien pour le social. » Une dynamique à laquelle la gauche unie compte bien mettre un terme.

  • Peintures et mobilier de la Madeleine vers la restauration

    Peintures et mobilier de la Madeleine vers la restauration

    Après près de vingt ans de fermeture et plusieurs chantiers structurels, la Ville enclenche une nouvelle étape dans la renaissance de l’église Sainte Marie-Madeleine dite « la Madeleine », dont la façade donne sur la place des Prêcheurs. Fermée depuis 2006 en raison de « graves désordres structurels portant atteinte à la stabilité du bâtiment », ce bout de patrimoine a fait l’objet de plusieurs campagnes de confortement depuis 2008 et de restauration depuis 2012. Alors que la restauration de l’édifice se poursuit dans un autre marché (attribué au groupement Fabrica Traceorum), la Ville lance une maîtrise d’œuvre spécifiquement dédiée aux éléments artistiques et décoratifs intérieurs.

    Cette nouvelle opération doit mobiliser une équipe pluridisciplinaire pilotée par un architecte du patrimoine. Pour cause, le chantier s’attache désormais aux décors peints à des « époques variées », aux objets et aux boiseries qui composent l’intérieur de cette église, d’ailleurs classée Monument historique en 1988. Il concerne le baptistère et sa cuve, la chaire en pierre, les autels des bas-côtés et du transept, les ex-voto en marbre, les statues de Saint Jacques et Saint André, le groupe sculpté de Marie-Madeleine dans le chœur, mais aussi les murs et plafonds de la sacristie et le décor peint du chœur, (de Jean-Claude Cundier et décor XIXe de Labarrière).

    Cas particulier

    pour la sacristie

    À ces derniers s’ajoutent les stalles du chœur, la chapelle Sainte-Geneviève et l’ensemble des décors peints des chapelles Matheron, du Roi et Peiresc, et les boiseries de la sacristie, qui s’avère, d’ailleurs, présenter un cas particulier. Des « sondages stratigraphiques » menés en octobre 2025 dans la sacristie ont complété le diagnostic général réalisé en 2021 et révélé neuf états décoratifs sur les élévations, « dont deux sont vraisemblablement médiévaux », indique le marché de maîtrise d’œuvre. Le faux plafond, sondé lui aussi, a permis de découvrir un plafond à faux caissons peints qui semble s’articuler avec ces états médiévaux, mais « nous ignorons actuellement l’état structurel et sanitaire de ce plafond, qu’il conviendra de déterminer », précise le document.

    À cela s’ajoute une contrainte logistique et juridique : la pièce située au-dessus de la sacristie appartient au ministère de la Justice, les travaux devront donc être menés en tenant compte de cet espace voisin.

    Les travaux pourraient, débuter début janvier 2026 et il faudra quatre ans pour que l’ensemble de cette tranche soit effectuée. La date « prévisionnelle » de fin des prestations est quant à elle estimée à janvier 2030. Une enveloppe de 2 000 000 euros (hors taxe) a été allouée pour les « missions de base » de l’ouvrage.

  • Au lycée Raynouard, le non-remplacement d’une professeure absente suscite la colère

    Au lycée Raynouard, le non-remplacement d’une professeure absente suscite la colère

    Depuis la rentrée scolaire, les élèves de terminale ST2S1 du lycée Raynouard –dont les camarades de terminale ASSP avaient connu une situation similaire en fin d’année dernière– sont privés de leur enseignante de spécialité, en arrêt maladie jusqu’au 10 décembre (minimum). Depuis, malgré les relances incessantes des parents d’élèves, professeurs et du proviseur, aucune réaction du rectorat, alors que cette absence aurait pu être anticipée. « Le professeur en question a prévenu le rectorat au mois d’août, explique Sophie Zolla, déléguée FCPE et mère d’une élève. Ils n’ont réagi que quand on a menacé de contacter la presse. On nous a demandé un délai jusqu’au 10 novembre au soir. Nous n’avons rien eu. »

    « Il faut plus de places

    aux concours »

    Une situation difficile pour les élèves, privés de l’enseignement le plus important pour leur bac (coefficient 16, 8h/semaine), qui doivent aussi composer sans leur professeure de physique-chimie, en congé maternité : « Ça génère du stress car ils voient leurs camarades avancer sur le programme et pas eux. Ils ont peur de se planter », s’inquiète la déléguée FCPE, qui indique qu’une annonce pour trouver un remplaçant a été déposée sur les réseaux sociaux de la FCPE du lycée. « Ils sont tenaces, mais je les sens fatigués. Ils attendent toute la journée pour aller en cours et perdent du temps et leur motivation, même s’ils restent sérieux. Je suis optimiste, mais on craint la démotivation », met en garde Joël Beullier, leur professeur de philosophie.

    La professeure de spécialité de l’autre terminale ST2S prend le relais 2h par semaine, mais cela n’est pas suffisant : « Les élèves ont 50h et quatre chapitres de retard », déplore Sophie Zolla. « Ces remplacements courte durée (RCD) n’en sont plus. Ça ajoute du travail et cela dégrade nos conditions de travail », fustige Joël Beullier, qui pointe l’inaction du rectorat et des effectifs trop restreints pour assurer la continuité de l’enseignement : « Après avoir vécu ça l’an dernier, on est effaré de voir que ça se répète. C’est inquiétant car ça ramène à la crise du métier et de la vocation. On n’a plus assez de collègues. Tous les postes proposés sont pourvus, mais on n’a plus de titulaire en zone de remplacement. On est complètement à flux tendu sur ces disciplines. Il faut plus de places aux concours pour répondre à ces difficultés. »

    Contacté, le rectorat n’a pas pu être joint.

  • Le tennis, nouvel invité au pied des tours de la cité des Rosiers

    Le tennis, nouvel invité au pied des tours de la cité des Rosiers

    La cité des Rosiers a aussi le droit à ses cour(t)s de tennis hebdomadaires. Au pied des tours du quartier situé dans le 14e arrondissement, Guy Pinna, président de l’AS Time, a ouvert aux jeunes la possibilité de pratiquer le tennis. Dimanche 9 novembre, une première séance s’est tenue avec quelques habitants des environs et d’autres plus habitués à tâter la petite balle jaune.

    « Aux Rosiers, les gens n’ont pas de clubs de tennis autour. Les premiers sont à Saint-Jérôme ou à la Rose, mais ils sont chers. S’installer ici, c’était la priorité », décrit celui qui donne des cours dans les quartiers depuis la fin des années 1980. Frédéric Picarelli, adjoint à la maire des 13-14, était également présent pour afficher son soutien aux initiatives de Guy Pinna. « Je l’ai rencontré, un peu par hasard, il y a 3 ou 4 ans, et je me suis pris d’affection pour la personne. C’est formidable de donner un accès à ce type de sports dans des quartiers dits défavorisés. Il a tout notre soutien, ça fait plaisir de voir ce genre de projets. »

    De l’amusement

    à un prix inégalable

    Plusieurs familles ont répondu à l’appel, dont celle d’Adem Bakas, venue de la Viste. Ce jeune de 14 ans, maillot orange de l’OM sur les épaules, pratique le tennis depuis bientôt deux ans et va participer à l’Euro des quartiers, à Sarrebruck (Allemagne). Le départ pour la région de la Sarre est prévu le 4 décembre au soir. Cette petite délégation va traverser une bonne partie de la France en car pour participer à cet événement, organisé minutieusement par Guy Pinna et ses homologues d’outre-Rhin. Après ces 10 heures de trajet, place au jeu pour ces enfants ayant appris le tennis sur le tas. « Il a joué dans plusieurs clubs grâce à Guy, notamment à Gallia. Dans les quartiers, il y a du foot, du foot, du foot… C’est bien de voir autre chose », explique la mère d’Adem.

    Les installations des Rosiers sont sommaires. Les filets sont installés sur le city-stade placé derrière l’une des imposantes barres d’immeuble de la zone. L’un de ces filets est vieux, troué à de multiples endroits. Le second paraît sortir tout juste de l’usine. Il ressemble à l’un de ces modèles que l’on peut trouver chez une célèbre enseigne française d’équipements sportifs. Les terrains, eux, ne sont pas réellement délimités, l’objectif est déjà d’apprendre les bases aux enfants présents. Guy Pinna tente de montrer à une fillette de 9 ans comment taper dans la balle : « Fait rebondir la balle par terre et frappe devant toi », lui dit-il. Des échanges difficiles à lancer pour ces jeunes, mais de l’amusement et des sourires sur leurs visages poupons. Du 6e étage de la tour située au-dessus du court, une femme demande si son fils peut descendre jouer. Guy crie que « ce n’est que deux euros, qu’il vienne ! »

    Ces cours sont proposés à un prix défiant toute concurrence : 2 euros par séance pour les moins de 8 ans et 3 euros jusqu’à 16 ans. Une bouchée de pain par rapport aux tarifs pratiqués par un club de tennis plus traditionnel. Une habitante des Rosiers a, par exemple, inscrit son fils pour huit séances dominicales pour un total de 24 euros. Sans oublier que les balles et les raquettes sont prêtées. « Le Smuc m’a donné 200 balles. C’est vraiment énorme », souffle Guy Pinna.

    Entre les jeunes venus jouer au foot dans les cages jouxtant les filets et ceux raquettes en mains, ils étaient une dizaine présents pour cette première ensoleillée. Pas une ombre au bilan pour le coach de ces tennis (wo)men en herbe, qui espère voir les inscriptions grimper. « J’ai placardé des affiches un peu partout dans le quartier et je vais continuer à le faire près des écoles notamment. Puis, avec le bouche à oreille, d’autres parents vont bien venir me voir », espère l’entraîneur, casquette de la République tchèque vissée sur la tête. La prochaine évolution serait d’obtenir un court permanent. Guy Pinna n’a pas manqué de le signaler devant l’adjoint, Frédéric Picarelli.

    « Dans les quartiers, il y a du foot, du foot, du foot… C’est bien de voir autre chose »

  • Renversants, les Provençaux jubilent à Aurillac

    Renversants, les Provençaux jubilent à Aurillac

    Celle-ci, il a fallu aller chercher. Largement derrière après 60 minutes, Provence Rugby n’a jamais lâché l’affaire. Les hommes de Philippe Saint-André ont renversé Aurillac avec trois essais de suite pour l’emporter 32-31 en Auvergne.

    Cette fois, la pluie n’a pas été l’amie des Aixois. La première période fut compliquée, les éléments se déchaînant. L’indiscipline provençale s’est traduite par des pénalités converties par les locaux. Leur ligne de mire a été bonne avec une réussite totale au pied. La conquête a encore une fois été le point fort des Provençaux avec un ballon porté jusque dans l’en-but. Cet essai de Maohi Suta fut le seul en 40 minutes. Aurillac en mettra deux avant le retour aux vestiaires (21-7).

    Remontée incroyable

    Sans cet ovale glissant, le score aurait largement pu s’alourdir pour Provence Rugby. Le Stade Aurillacois a eu les opportunités pour se détacher d’une manière presque définitive. Leurs offensives se sont soldées par des pertes de balles, durant le carton jaune donné à Gambini.

    Les finisseurs provençaux ont ensuite offert un second souffle inespéré à leur formation. Coville, Pifeleti ou Julien ont notamment perforé la défense adverse pour revenir dans la partie. Mené 10-31, Aix-en-Provence a renversé Aurillac pour s’imposer 32-31 en Auvergne. Un match permettant de s’installer confortablement dans le top 4 de la Pro D2.

    11e journée de Pro D2

    Stade Jean-Alric

    Essais : Suta (20e), Julien (63e), Tui (67e), Drouet (78e) pour Provence, De Jong (33e), Delarue (39e), Coertzen (58e) pour Aurillac ; Pénalités : Salles (56e, 71e) pour Provence, Papunashvili (6e, 11e, 34e, 41e) pour Aurillac

  • Les Bleus face aux Fidji pour tenter d’effacer la claque des Boks

    Les Bleus face aux Fidji pour tenter d’effacer la claque des Boks

    Face aux Fidjiens, qui ne sont jamais un adversaire facile, la première mission du XV de France sera symbolique.

    À savoir éviter une cinquième défaite consécutive. Après avoir perdu le dernier match du Tournoi face au Pays de Galles (13 – 14), les hommes de Fabien Galthié ont enchaîné trois matches perdus contre la Nouvelle-Zélande, et un dernier revers, il y a tout juste une semaine, au Stade de France contre l’Afrique du Sud.

    Dans cette série, c’est sans doute la dernière défaite qui a été la plus dure moralement. Car concédée en supériorité numérique après avoir mené au score en première période. La réception des Fidjis est donc celle du rachat obligatoire. Fabien Galthié, le sélectionneur bleu, a mis ses joueurs en garde jeudi. Le défi face aux Fidjiens ne sera pas facile.

    « Nous sommes ambitieux. toujours ambitieux », a-t-il insisté devant la presse, « mais là, c’est une autre forme de joueurs de rugby, de grande qualité. Vous les avez en club, vous savez très bien quel est le niveau individuel de ces joueurs. Nous ne pouvons pas les sous-estimer. C’est une équipe à prendre très au sérieux ».

    Et Galthié de rappeler que si les Bleus les ont battus lors de leur dernier rendez-vous à Nantes avant le Mondial-2023 (34-17), « la dernière fois que les Fidji étaient venus au Stade de France, ils avaient gagné », en 2018 (21-14), pour la seule victoire des joueurs du Pacifique en onze duels face aux Bleus.

    Du XV de France titulaire samedi soir, seul le talonneur Julien Marchand était là lors de la défaite de 2018, entré à la 69e minute en remplacement de Guilhem Guirado. Et seuls huit seront reconduits après la claque contre les doubles champions du monde en titre sud-africains.

    Chamboulement

    Exit Fickou, le capitaine bleu contre les « Boks », remplacé dans ce rôle par le Rochelais Grégory Alldritt, à nouveau titulaire en 8. Nouvelle charnière, avec le Bordelais Lucu cette fois, pour accompagner le Toulousain Ntamack. Et nouvelle paire de centres donc, avec Barassi qui glisse en 12 au poste de Fickou pour céder son 13 à Nicolas Depoortere, aligné pour sa sixième sélection.

    Régis Montagne est maintenu au poste de pilier droit, le trident arrière Penaud – Ramos – Bielle-Biarrey est toujours là, mais la deuxième ligne a dû être chamboulée.

    Le vieux grognard toulonnais Charles Ollivon prendra place en deuxième ligne pour la première fois, en 4. Fabien Galthié a expliqué vouloir faire jouer « la compétition, la concurrence, l’émulation, sur le chemin qui va nous amener à la Coupe du monde 20275 » en Australie.

    France – Fidji

    2e test match d’automne.

    Stade Atlantique, samedi 21h10.

    Arbitre : Christophe Ridley.

    FRANCE : Ramos – Penaud, Depoortere, Barassi, Bielle-Biarrey – Ntamak ( o ), Lucu (m ) – Jégou, Alldritt ( c ), Jelonch – Méafou, Ollivon – Montagne, Marchand, Gros.

    Manager : F. Galthié.

    FIDJI : Rayassi – Ravutaumada, Ravouvou, Tuisova, Wainiqolo – Muntz ( o ), Kuruvoli ( m ) – Canakaïvata, Mata, Sowakula – Mayanavalua, Nasilasila – Doge, Ikanivere, Mawi.

    Manager : M. Byrne.

  • Carnoux a rendez-vous avec Piraé, l’ogre du Pacifique

    Carnoux a rendez-vous avec Piraé, l’ogre du Pacifique

    Le septième tour de la Coupe de France est une étape importante de la doyenne des compétitions françaises de football.

    C’est l’étape où les amateurs peuvent, enfin, se retrouver face à des professionnels, car la Ligue 2 fait son entrée dans la compétition. Mais c’est aussi le moment où sont intégrées les équipes des Ligues d’outre-mer. Pour cette édition, Carnoux a ainsi hérité d’un adversaire venu des îles, et quel adversaire, l’AS Piraé (ASP).

    Venue tout droit de Tahiti, cette formation, qui a vu passer dans ses équipes de jeunes l’ancien joueur professionnel Marama Vahirua, est l’ogre du football polynésien. Depuis 2020, l’ASP a engrangé quatre titres de champion de Tahiti, a participé à un Mondial des clubs à Abu Dhabi, en 2021.

    Il a aussi été demi-finaliste de la Ligue des champions d’Océanie en 2022 et finaliste de cette épreuve en 2024. En gagnant la Coupe de Tahiti cette année, l’AS Piraé va donc représenter l’archipel du Pacifique dans cette phase finale de la Coupe de France.

    Défense recomposée

    Côté Carnussien, c’est un peu un saut dans l’inconnu que s’apprêtent à effectuer les joueurs de Samir Tahrat. « Leur palmarès laisse à penser que c’est une équipe de qualité. C’est pourquoi nous abordons ce match avec une certaine humilité », confie l’entraîneur du CFC.

    Pour ce tour de Coupe, il a dû résoudre une équation à double inconnue. « J’ai deux suspendus et ce sont les gars qui composent ma charnière centrale habituelle », regrette-t-il. Sans Nasser Mbaé et Enzo Lanziani, « j’ai dû réfléchir à une nouvelle organisation. Et c’est le moment pour certains de se montrer », embraye-t-il.

    Les modifications de son axe défensif devraient être les seules retouches à son onze de départ habituel. « Nous avons la chance de jouer ce 7e tour chez nous. C’est, pour nous, l’occasion de faire aussi bien que l’an dernier, à savoir aller chercher un 8e tour. Et pourquoi pas, donner le coup d’envoi d’une belle épopée ? » Samir Tarhat aimerait bien que son groupe puisse ensuite croiser le fer avec une équipe professionnelle.

    Mais pour cela, il faut d’abord venir à bout d’une formation tahitienne qui reconnaît un handicap. « Votre vent ! Nous ne sommes pas habitués et il nous cause vraiment des problèmes. Si nous arrivons à nous adapter, je pense que nous pouvons réussir quelque chose, face à une très belle équipe de Nationale 3 », confesse Heimano Bourebare. Le capitaine de Piraé aimerait être celui qui qualifierait pour la première fois un club tahitien pour le 8e tour. « La pelouse est un vrai billard, cela pourrait aider à développer notre jeu. »

    Carnoux – Piraé

    7e tour de Coupe de France

    Samedi 19h

    Stade Marcel-Cerdan.

    Arbitre : Valentin Ougier.

    CARNOUX : le groupe : Koceilat, Jasserand (gardiens), Djamacouné, Sylva, Sahnoun, Touili, Coulomb, Lavigne, Bencheikh, Djourhi, Goguey, Benarbia, Vacher, Sahraoui, Gomis, Béhé, Mokhtari, Moirabou.

    Entraîneur : S. Tahrat.

    AS PIRAE : Teave, Courtois (gardiens), Avearii, Bennett, Salem, Tihoni, Tau, Pito, Teamotuautau, Barsinas, Bourebare, Tanetoa, Gitton, Labaste, Tave, Terai, Ka. Lenoir, Ke. Lenoir, Tepo, Diarra, Holozet.

    Entraîneur : V. Terai.