Author: tecnavia

  • Pétanque : du travail en profondeur lors de l’assemblée générale

    Pétanque : du travail en profondeur lors de l’assemblée générale

    Après le discours d’accueil et de bienvenue du président Patrick Fara, qui allait remercier la direction de La Salle Jennifer, pour la mise à disposition de ce bel écrin, mais aussi les dirigeants et responsables de clubs pour leur présence, Paul Sabatino, le 1er Magistrat de la commune du Rove, s’est adressé à l’assemblée et s’est réjoui que l’instance départementale ait choisi une commune où le sport bouliste avec deux associations est bien implanté. Il était accompagné de son adjoint aux sports David Guevara.

    La séance s’est poursuivie avec Charles-Baptiste Agostini, ce Corse pour l’essentiel – ainsi se définit-il – fonctionnaire d’État, DTN adjoint au sein de la FFPJP, qui va aborder la première partie de cette assemblée avec à l’ordre du jour les problèmes qui résultent de sa mission au sein de l’instance nationale orientée sur le développement et la réglementation.

    Un exposé riche en découvertes pour bon nombre dans l’assistance. Il est évident que l’instance départementale en donnera les échos, car nombreux sont les points qui semblent échapper aux responsables des associations boulistes.

    Après ces exposés s’ensuit un riche débat au cours duquel chacun des intervenants, cherche à peaufiner son savoir.

    En fin de partie, la discussion s’engage sur les suites données au peu de réponses. Soit dit en passant, sur le questionnaire adressé aux clubs sur les sujets de leur préoccupation, il est vrai qu’avec seulement une vingtaine de réponses pour 155 groupes concernés, nous avons un ordre d’idée sur l’attachement et les compétences d’une grande majorité des dirigeants dans l’accomplissement et la fonction de leur tâche. C’est certainement plus facile pour eux de blâmer ou de critiquer sous cape.

    Après une matinée de débats bien instructifs, l’essentiel des participants était convié à un copieux et somptueux cocktail déjeunatoire.

    L’AG devait se poursuivre à 14h. Avec, dans un premier temps, la remise de trophées qu’il soit individuels ou collectifs. Vient ensuite le moment des rapports d’activité et financier énoncés respectivement par Manon Vincensini, et Christiane Calenzo. Deux comptes rendus qui vont recevoir l’approbation de l’assemblée.

    Booster l’effort

    vers les jeunes…

    On aura pu toutefois constater que si sur le plan effectif le comité des BdR est le plus important sur le plan national. S’il y a des effectifs en hausse en seniors, chez les féminines et chez les vétérans, hélas, c’est chez les jeunes que le bât blesse.

    Dans un sport où la pratique semble échapper de plus en plus à la jeunesse, le président Patrick Fara prend son bâton de pèlerin et lance une offensive vers les jeunes. Il veut les initier vers les deux pratiques : pétanque et jeu Provençal.

    Deux postes d’administrateurs sont à pourvoir au sein du comité directeur. Deux candidats sont en liste. Ils vont être élus à l’unanimité et vont rejoindre le pôle jeunes que tient à constituer le président. On aura pu s’apercevoir pourtant quelques instants auparavant – lors de la remise des trophées – qu’il y a chez les jeunes « treizistes » du potentiel. Et pour le président : « Il faut garder ces jeunes talentueux dans les BdR. » Le débat va se poursuivre avec l’aspect financier. Et là encore, les groupes qui n’effectueront pas les démarches qui s’imposent auprès des collectivités locales et départementales, n’auront rien à attendre de l’instance départementale.

    On aura pu le constater, avec la mise en application de nouvelles directives afin de booster l’effort pour le développement du sport bouliste chez les jeunes, le comité directeur autour du président Patrick Fara a du travail en profondeur…

  • Trophées des villes : Marseille sur la touche

    Trophées des villes : Marseille sur la touche

    Patrick Fara, président du Comité 13, était très déçu de cette non-sélection. « C’est la deuxième fois en cinq ans que nous sommes privés de cette compétition. On est plus dans une logique sportive mais dans celle d’un business. J’estime que Marseille a sa place dans ce Trophée, simplement de par son histoire avec la pétanque. » Le président ne dégage pas de colère mais se veut pessimiste sur le futur de la pétanque. « Je pense que les compétitions de clubs sont l’avenir de la pétanque, on y retrouve des valeurs aujourd’hui disparues avec les notions de solidarité et de plaisir. » Voilà qui est dit.

    Dans cette épreuve, on retrouvera bien sûr les grosses écuries comme Fréjus et son armada qui visera un triplé historique. Arlanc, récent vainqueur de la Coupe d’Europe, sera un candidat au titre, même si Philippe Suchaud sera absent des débats. Ajaccio et l’Île Rousse, qui voudront imiter Bastia, lauréat en 2008, ou Le Mans, peuvent également viser haut. À domicile, Nice voudra marquer de son empreinte l’édition 2026. D’autant que deux équipes seront en piste. C’est l’avantage de recevoir. Celle emmenée par Mickaël Bonetto, associé à Mayron Baudino, Ludovic Montoro et Mason Buche, puis la seconde composée de Basil Jackel, Joseph « Riba » Gimenez, Christophe Calissi, Joseph Gimenez.

    Pour la petite histoire, Nice a déjà accueilli le Trophée des villes en 2003 (victoire d’Angers- Christophe et Damien Hureau, Vilfroy et Kerouedan face à Bordeaux – Chagneau, Planton, Grandet et Vallejo). Une autre époque.

    On suivra la pépite de la pétanque française Dawson Herlemann (15 ans) sous les couleurs de Thonon. Il pourra compter sur Jason Giraud (17 ans), avec qui il a remporté le titre de champion de France juniors. Christophe Coletta et Didier Cailloce, deux fois vice-champion de France, complètent l’équipe. Attention à cette jeunesse insouciante.

    La pépite Reda Arramon

    Une autre pépite sera présente sous les couleurs d’Auch dans la cité niçoise. Il s’agit de Reda Arramon, 15 ans, champion de France de tir de précision chez les juniors en 2025. On n’oublie pas La Crau redoutable prétendant avec ses champions de France triplette Henri Lacroix, David Doerr et Laurent Matraglia. Le fiston de Laurent, Lenzo, complétera l’équipe. Gageons que les Matraglia voudront briller pour honorer la mémoire d’un papa et grand-père disparu récemment : le grand Bert Matraglia, figure emblématique du Var et du monde des boules.

    On aura un œil attentif sur Gap-Pelleautier le représentant alpin avec les talentueux Fabien Devezeaud, Mickael Arsac, Fabien Lepart, Nolan Combe. Fabien Devezeaud est le chef de file avec une grosse expérience. Il est également président du club de Pelleautier.

    La table est mise. Place au spectacle qui sera complété par un tir de précision haut de gamme. Il suffit de cocher les prétendants pour s’en apercevoir Bonetto (Nice champion d’Europe), Rocher (Fréjus), Le Boursicaud (Romans-sur-Isère), Lacroix (La Crau), Hajatiana Ratsimbazafy (Deuil-Enghien), Cyril Begon (Arlanc), Maison Durk (Canohes 66).

  • Un deuxième succès européen qui redonne des couleurs à l’OM

    Un deuxième succès européen qui redonne des couleurs à l’OM

    Après les contre-performances au Sporting Portugal (2-1, le 22 octobre) et contre l’Atalanta Bergame (0-1, le 5 novembre), l’Olympique de Marseille a réussi à sortir des sentiers battus, mardi soir au stade Vélodrome, en s’imposant face à Newcastle (2-1). Une grosse écurie anglaise qui s’était pourtant offert le cador Manchester City quelques jours avant. Cette deuxième victoire en Ligue des Champions permet aux Marseillais d’entretenir l’espoir d’une qualification pour les barrages, avant de se déplacer sur la pelouse de l’Union Saint-Gilloise, le 9 décembre.

    « À part les dix premières minutes, où on était dans les nuages, un peu perdu, après on a fait un gros match », s’est réjoui Roberto De Zerbi en conférence de presse d’après match. « On a bien joué, mais pas très bien. On a créé des occasions et peu subi. On a gagné un grand match, je suis vraiment très heureux, pour les joueurs aussi. C’est vraiment une belle soirée », a poursuivi le technicien italien, également ravi d’avoir titularisé le jeune Darryl Bakola (17 ans) pour la première fois de sa jeune carrière. Un pari qu’il a reconnu « risqué » sur le papier, mais qui s’est avéré gagnant sur le terrain. « Sa personnalité, son courage, la manière dont il a joué m’a plu, malgré quelques erreurs. Les joueurs, ce ne sont pas comme les abricots. Les abricots mûrissent sur l’arbre, les joueurs sur le terrain. Donc, il faut prendre des risques. C’était sa journée. Le Vel’ est un stade généreux pour les jeunes de son centre de formation, ça l’a aidé, même dans ses erreurs », estime l’entraîneur olympien, préférant le physique et la fraîcheur du minot à des joueurs plus expérimentés comme Matt O’Riley ou Angel Gomes. « Je lui ai demandé de jouer comme il l’aurait fait au parc avec ses amis, sans pression », a ajouté Roberto De Zerbi, conscient de posséder une pépite dans son effectif.

    Grandissime Aubameyang

    « C’est un jeune joueur avec beaucoup de talent », reconnaît Benjamin Pavard, auteur d’un match solide défensivement face aux Magpies. « Il avait déjà joué quelques matches et il l’a montré encore ce soir. À 17 ans, être titulaire en Ligue des Champions, ce n’est pas rien. Ça prouve ses qualités. Je ne lui ai pas beaucoup parlé, je lui ai juste dit de prendre du plaisir et de jouer avec ses qualités. Et on a vu qu’il a fait un gros match. C’était important de gagner, on devait réagir après la défaite contre l’Atalanta. Je ne vais pas revenir dessus, mais on a perdu des points. Il fallait gagner aujourd’hui (mardi) et c’est fait. On est très contents et on va vite se reposer avant le match contre Toulouse samedi », a insisté l’international tricolore. Ce succès n’aurait jamais vu le jour sans l’expérience et le second souffle de Pierre-Emerick Aubameyang. L’attaquant gabonais de 36 ans ne cesse de démontrer qu’il est capable d’être aussi clinique qu’auparavant.

    Grâce à son doublé inscrit mardi soir, 21 ans après celui de l’Ivorien Didier Drogba face à ce même adversaire en demi-finale retour de la Coupe de l’UEFA 2004, il compte désormais 59 buts en compétitions européennes (tours préliminaires inclus) et égalise ainsi le record d’un certain Thierry Henry. « Auba n’a rien à prouver à personne, il n’a juste qu’un défaut, c’est qu’il a 36 ans. En espérant qu’il pourra jouer 10 années en plus, car c’est vraiment un champion », a martelé Roberto De Zerbi, en ayant à l’esprit que l’ancien avant-centre de prestigieuses formations comme Arsenal, Chelsea, le Borussia Dortmund ou le FC Barcelone a officiellement dépassé les 400 buts en carrière. « C’est du Auba », a souri Timothy Weah, fils de l’illustre « Mister George ». « On sait que c’est un joueur de très haut niveau. On savait qu’il peut faire ça dans les grands matches. C’est un top joueur et on le voit sur le terrain. J’espère continuer à jouer avec lui et continuer à lui donner des passes décisives parce que c’est un kiff de jouer avec lui », a commenté le latéral américain, qui considère son aîné comme un exemple.

  • Les Minots disposent d’un complexe flambant neuf

    Les Minots disposent d’un complexe flambant neuf

    Au cœur du quartier Corot, dans le 13e arrondissement de Marseille, se cache désormais un trésor bien gardé. Celui d’un complexe sportif flambant neuf, nommé en hommage à Félix-Weygand, militant syndicaliste et Résistant, qui va profiter à l’association des Minots de Marseille. Cette dernière est née en 2020 de la fusion des clubs du CA Saint-Just et de l’USC Minots du Panier. L’association y dispose de son siège, son bureau administratif et son club-house, permettant d’accueillir chaque semaine ses 610 adhérents pour des rencontres et des entraînements.

    En plus du terrain de football à onze déjà existant, le site s’enrichit d’un nouveau terrain annexe, dédié à la pratique du football à huit, et d’un nouveau terrain de futsal en plein air, unique à Marseille. Il a été co-financé par la Ville de Marseille, la Fondation Treizième Homme de l’Olympique de Marseille représenté par le président Pablo Longoria, la Fondation CMA CGM et la Ligue Méditerranée de Football, représentée par Éric Borghini. Avec la rénovation des vestiaires, de la tribune et des deux terrains synthétiques, la Ville de Marseille a investi près d’1,5 million d’euros pour finaliser le complexe, comptabilisé parmi les 28 équipements sportifs rénovés ou reconstruits depuis 2020.

    « Les éducateurs

    nous comprennent »

    « On est très fiers d’être doté de telles infrastructures », se réjouit Guillaume Boina, président des Minots de Marseille, le club qui compte le plus de licenciés en futsal au sein de la cité phocéenne. « Notre objectif, aujourd’hui, est de pérenniser nos activités, parce qu’on a évolué très vite. Nous mettons un point d’honneur à être un acteur social important dans la vie de notre territoire via des actions que nous réalisons, comme des forums pour l’emploi avec des acteurs du monde sportif », souligne le dirigeant, animé par le désir de permettre aux jeunes des quartiers avoisinants de devenir « de bons citoyens ».

    « Le sport est le meilleur vecteur d’insertion sociale pour nos jeunes, surtout quand on connaît la délinquance présente dans notre ville », martèle Salim, éducateur socio-sportif en charge de la catégorie U9 (moins de 9 ans), conscient que le football a permis à certains de connaître une autre vie et, ainsi, « s’éloigner du mauvais chemin ».

    « Le football, ça commence petit et ça commence dans de la dignité. On y apprend la vie, mais on doit l’apprendre dans de bonnes conditions. Pour nous, les conditions dans lesquelles on apprend le football sont essentielles », développe Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille, fier de « refaire ce qui avait été laissé comme ça, de manière un peu indigne », pour la jeunesse phocéenne.

    « Pendant des années, ce côté social s’est éteint et, aujourd’hui, les clubs de foot arrivent à raviver cette flamme-là. C’est important d’utiliser ce sport populaire et aimé de tous pour pouvoir aider un maximum de jeunes et les tirer vers le haut », ajoute Salim, lucide sur le fait qu’une association comme les Minots de Marseille dépasse les frontières du sport. Le club s’investit au quotidien dans de nombreux projets sociaux comme l’aide aux devoirs, des formations d’encadrement et d’arbitrage, des actions solidaires, ou encore à travers des opérations de sensibilisation pour la lutte contre le harcèlement et la violence dans le sport. « Les éducateurs nous comprennent », insiste Jawad, 13 ans, reconnaissant du travail qu’accomplissent les éducateurs au quotidien. Salim était son entraîneur, il y a quelques années, et a eu un impact dans sa vie. « C’est comme mon grand frère », lance le jeune homme.

  • [Entretien] Aurélie Trouvé : « Pas d’autre alternative que la nationalisation d’Arcelor »

    [Entretien] Aurélie Trouvé : « Pas d’autre alternative que la nationalisation d’Arcelor »

    Ce jeudi, l’ordre du jour de l’Assemblée nationale est consacré à la France insoumise, qui porte huit textes : une résolution sur le Mercosur, l’égalité d’accès au service public postal en Outre-mer, la nationalisation d’ArcelorMittal, la défiscalisation des pensions alimentaires perçues, la gratuité totale des parkings des établissements publics de santé, une résolution pour faire respecter le droit international à Gaza, l’exonération des apprentis de la CSG et enfin l’abrogation de la retraite à 64 ans. Le texte sur ArcelorMittal, soutenu par la CGT, sera particulièrement scruté.

    La Marseillaise : Comment abordez-vous cette niche parlementaire durant laquelle vous défendrez la nationalisation d’ArcelorMittal

    Aurélie Trouvé : De manière combative, optimiste et déterminée. Il y aura 500 travailleurs d’ArcelorMittal devant l’Assemblée, c’est quand même leur outil de production mais aussi notre souveraineté industrielle qui est en jeu. Il n’y a pas d’autre alternative, ce qui fait que cette nationalisation est légale. Personne n’a avancé une autre solution, à part d’espérer peut-être un jour qu’ArcelorMittal accepte d’investir, aucun élément probant permet de le penser. La stratégie de la famille Mittal, depuis qu’elle a récupéré Arcelor en 2008 est d’étouffer la production européenne, le principal concurrent de leur propre production en Inde, au Brésil et aux États-Unis.

    Le PDG d’ArcelorMittal France estime que la nationalisation « ne changera en rien les problèmes structurels ». Que répondez-vous

    A.T. : Cela ne peut pas expliquer tout le désinvestissement parce que les difficultés elles sont partout, pas seulement en Europe. Par ailleurs, il y a des perspectives de demandes importantes. ArcelorMittal a fortement diminué sa dette et augmenté sa trésorerie. La productivité en Europe qui est à peu près équivalente à celle des États-Unis. Il n’y a aucune raison qu’ArcelorMittal sous-investisse à ce point-là en Europe alors qu’il investit bien davantage dans les autres pays.

    Cette nationalisation est estimée à 3 milliards d’euros ?

    A.T. : Ce montant de 3 milliards d’euros n’a pas été démenti en commission des Finances, puisque même M. Ferracci, l’ancien ministre de l’Industrie, a dit qu’il se reposait sur l’Institut de La Boétie qui a chiffré cette nationalisation à 4,4 milliards. Je lui ai répondu qu’effectivement, j’avais participé à ce chiffrage. Sauf qu’ici, évidemment, on est plutôt sur 2/3 de la production qu’on avait chiffrée, puisqu’ArcelorMittal France, c’est 2/3 de la production française. Donc c’est tout à fait cohérent avec les chiffres de La Boétie. Ces trois milliards, ce n’est rien à côté du coût de la suppression de 15 000 emplois directs et 80 000 indirects. Ce n’est rien à côté de la perte d’un actif aussi stratégique que l’acier car tout est fait d’acier quasiment autour de nous. Cette perte signifierait une dépendance énorme à tout risque, à toute rupture d’approvisionnement, à toute envolée des prix des marchés internationaux. C’est une dépendance aux pays tiers qui est inacceptable pour l’économie française, et qui serait catastrophique.

    En commission des Finances, les macronistes et la droite ont voté contre ce texte, l’extrême droite s’est abstenue, ce qui a permis son adoption. Ces stratégies ont changé ?

    A.T. : Pour les macronistes, non. Ils continuent à s’y opposer avec leurs arguments dogmatiques qui ont mené à la situation économique qu’on connaît en France, c’est-à-dire une chute des investissements productifs, de la balance commerciale et une productivité du travail en berne. Que les macronistes continuent dans leur logique mortifère pour la production française, soit. Là, par contre, les masques tombent pour le RN parce qu’ils se sont abstenus en commission des Finances. Comme ils n’osent pas voter contre, ils ont décidé de nous empêcher de voter, tout simplement. Ils ont déposé 285 amendements sur les 335, pour ce qui concerne RN et UDR. C’est une vengeance en jouant avec la vie des salariés d’ArcelorMittal. En réalité, je pense qu’ils sont très gênés par ce texte. Parce qu’il se trouve que, par exemple, Frédéric Weber, qui est député RN, a défendu la nationalisation de Florange il y a 10 ans, alors qu’il était à la CFDT d’ArcelorMittal. La question est de savoir s’ils sont définitivement sur la ligne Bardella, qui est « vive les grands patrons, vive la grande finance, quitte à brader notre production française », ou pas. Donc, ils nous empêchent de voter, ce qui est une façon de trancher.

    Quels autres textes pourraient obtenir une majorité ?

    A.T. : La résolution sur le Mercosur peut être adoptée car c’est une manière de s’opposer fermement à la position actuelle du président de la République, qui est en train de trahir le monde agricole et l’économie française. Le président de la FNSEA a lui-même parlé d’une rupture du contrat avec l’agriculture française. Le texte sur les colis aux Outre-mer, pourrait trouver une majorité car c’est une anomalie hallucinante. C’est-à-dire que nos concitoyens d’Outre-mer payent des colis à des prix faramineux, la mission de service public postal ne s’y applique pas, c’est une discrimination honteuse. Et cela risque d’empirer vu que le gouvernement a décidé de couper encore dans les budgets de La Poste.

  • Un « Andromak » revisité à Port de-Bouc

    Un « Andromak » revisité à Port de-Bouc

    « Hé ! Dans cette pièce, je vais peut-être vous le spoiler, il n’y a aucun héros », interpelle sur scène, en direction du public, un jeune comédien de
    la compagnie Kourtajmé. D’Andromaque, tragédie en vers écrite par Racine en 1667 à la langue et la vie d’aujourd’hui, il n’y a qu’un pas et quelques lettres, que Cyril Cottinaut franchit en mettant en scène Andromak, qui prend ses quartiers jeudi 27 novembre au théâtre le Sémaphore de Port-de-Bouc. Dans un espace quasiment nu, « les acteurs entrent en scène comme on entre sur un ring : pour en découdre, par la parole assénée, par les punchlines dont Racine a le secret, par l’incarnation la plus concrète qui soit », explique-t-il dans sa note d’intention.

    « Sens avant la lettre »

    Si l’histoire reste la même, « Oreste aime Hermione, qui aime Pyrrhus, qui aime Andromaque, qui aime Hector, qui est mort », les huit comédiens de Kourtrajmé -compagnie créée en 2022 par l’association artistique éponyme pour une « représentativité plus juste au sein des arts »- injectent une part de leur propre vécu dans l’antique tragédie. Intemporelle mais dépoussiérée, Andromak fait jaillir son « sens avant la lettre ». Une pièce irriguée par des « personnages en proie à leurs désirs violents, leur impuissance et leurs échecs » qui « prennent chair dans la réalité du présent ».

    Jeudi 27 novembre à 20h.
    Entre 4 et 14 euros. www.theatre-semaphore-portdebouc.com

  • Mobilisation pour l’égalité sur les primes au Grand Avignon

    Mobilisation pour l’égalité sur les primes au Grand Avignon

    « Certains sont dans le même service, font le même travail et ne touchent pas la même prime. Ce n’est pas normal », confie Jean-Philippe Quiot, agent autonome au Grand Avignon et représentant du syndicat PFA. Quelques heures plus tôt, lui et une vingtaine d’autres agents de l’intercommunalité avaient interpellé les élus sur cette « rupture du principe d’égalité », rappelant que sur 650 agents, 350 ne bénéficient pas de la prime annuelle de 900 euros.

    Dans un tract distribué le matin même, ils renvoient le président de la communauté de communes, Joël Guin, à sa déclaration lors de son élection en 2021 où il promettait de « gommer les inégalités de prime entre agents ». « Or, aujourd’hui, ce n’est toujours pas le cas. Dans le contexte actuel, c’est dommage », regrette le représentant syndical.

    Pas cette année

    Déjà mobilisés en juillet dernier, leur demande de mise à égalité n’avait pas été acceptée par le Grand Avignon. Contactée par La Marseillaise à l’époque, l’intercommunalité assurait que, « soucieuse des conditions de travail et de vie de ses agents », elle privilégiait « des dispositifs améliorant le pouvoir d’achat de tout son personnel en augmentant, par exemple, la valeur faciale des tickets-restaurants et la prise en charge de la part employeur ».

    « C’est un choix politique et on sait qu’on ne l’aura pas cette année, mais il faut rester mobilisés », constate Jean-Philippe Quiot, qui demande à ce que soient mises en place des mesures compensatoires. « On nous dit que ce n’est pas possible, mais cela a déjà été fait pour 132 agents. Et c’est possible financièrement », ajoute-t-il, en chiffrant la mesure à environ 330 000 euros.

  • L’Après prend les devants et s’engage avec David Fournier à Avignon

    L’Après prend les devants et s’engage avec David Fournier à Avignon

    Deux mois après leur appel au rassemblement à gauche pour les élections municipales de mars, l’Après (Alliance pour une République écologique et sociale) rallie le candidat socialiste David Fournier.

    Une décision qui « n’est pas sortie du chapeau », assure Frédérique Boyer, cofondatrice de l’Après 84, qui évoque des discussions « de plusieurs mois » avec plusieurs candidats. Elle estime « que c’est le seul qui répond à un désir d’union » et insiste sur le fait qu’ils rejoignent « David Fournier et pas le Parti socialiste ». Yves-Marie Cardine, co-référent de l’Après 84, parle d’une « étape importante », d’un « moment charnière » ou encore d’un ralliement qui n’est « pas un accord d’appareil ». Notamment face à « l’extrême droite qui menace la vie commune », poursuit-il.

    Tandis que David Fournier se réjouit d’une décision qui entre « dans la volonté commune du rassemblement des forces de gauche », tout en annonçant fièrement que plusieurs autres organisations politiques allaient également se joindre à eux, dans les prochaines semaines. Il tiendra son premier grand meeting le vendredi 5 décembre à la salle polyvalente de Montfavet.

    Tout en évoquant la volonté « de rassembler le plus largement possible » car « Avignon mérite une équipe de gauche engagée », l’actuel adjoint à l’administration générale insiste particulièrement sur des aspects programmatiques « en direction des plus faibles et des plus fragiles pour une meilleure justice sociale ». Yves-Marie Cardine ajoute : « On n’est fort que s’il y a un programme clair et solide », avant de présenter les « 10 mesures emblématiques de l’Après ». Parmi lesquelles on retrouve la sécurité sociale de l’alimentation, des cantines bio locales plus poussées, des assemblées de quartier décisionnelles, un moratoire sur les projets climaticides et les bureaux trop nombreux, ou encore la pédagogie, la tranquillité publique et la sécurité. Une manière de répondre au candidat Place publique, Benoît Belvalette, qui estimait que la question du leadership prenait le dessus sur le programme.

    « On a la dynamique »

    Ce ralliement ne réduit toutefois pas le nombre de candidats à gauche en Cité des Papes, avec toujours en lice Joël Peyre (PRG), Paul-Roger Gontard (la Convention), Mathilde Louvain (la France insoumise) et donc Benoît Belvalette (Place publique). « Mais à gauche, la dynamique est de notre côté », lance Maryline Croyet, secrétaire de la section PS d’Avignon, avant que le candidat ajoute avoir « la dynamique tout court ». Il précise que les liens avec les autres candidats « ne sont pas rompus », avec des discussions encore « en fin de semaine dernière et en cette fin de semaine ». Mais aussi avec Farid Faryssy, ancien co-chef de file des insoumis pour les municipales, qui a annoncé quitter LFI après
    la nomination de Mathilde Louvain comme tête de liste.

  • Le Préfet du Var dévoile le dispositif de mise à l’abri hivernale

    Le Préfet du Var dévoile le dispositif de mise à l’abri hivernale

    Ces deux dernières semaines, le froid a fait son retour dans le Var. Localement, le mercure est parfois descendu sous les 0°C et quelques flocons sont tombés à très basse altitude, tandis que les reliefs du Haut-Var ont légèrement blanchi. Une première offensive hivernale qui rappelle que le soleil et la chaleur ne sont pas un apanage annuel. Et qui, surtout, marque le début d’une période particulièrement difficile pour les personnes précaires et sans-abri. En France, depuis le début de l’année, 614 d’entre elles sont décédées.

    C’est pourquoi comme chaque année, la préfecture du Var met en place son dispositif de mise à l’abri hivernal. Piloté par la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) sous l’autorité du préfet, avec le soutien des associations de terrain et du Siao 115, celui-ci est en place depuis le 1er novembre.

    Un plan à deux niveaux

    Un dispositif complémentaire aux 955 places d’hébergement d’urgence mises à disposition toute l’année par les services de l’État et les associations, et qui doit permettre « d’offrir un accueil pour toute personne qui demande à être à l’abri en cas de températures ressenties négatives », affirme la préfecture. Deux niveaux d’alerte sont ainsi établis : le niveau 1 pour les températures comprises entre -1°C et -4°C, et le niveau 2 pour les températures inférieures ou égales à -5°C.

    Le niveau 1 implique l’ouverture de deux accueils de nuit (7 places en file active sur l’agglomération de Hyères et 10 places à destination des femmes seules à Toulon), de 5 salles paroissiales et associatives (44 places) en plus des 8 places déjà ouvertes sans condition climatique sur les agglomérations de Hyères et Saint-Raphaël, des huit accueils de jour avec des extensions horaires, mais aussi des mises à l’abri hôtelières complémentaires au sein de 11 établissements partenaires, et la mise en place d’un tiers-lieu alimentaire pour les familles à la rue ou hébergées à l’hôtel. Le niveau 2 consiste en un renforcement de l’alerte, via l’intensification des maraudes effectuées par les équipes mobiles et les bénévoles. Au total, ce dispositif permet d’accueillir 955 personnes par jour.

    Pour encadrer ce dispositif, le Siao-115 du Var mobilise ses équipes sur le terrain et dans les centres d’appels et informe la DDETS du Var en temps réel de l’évolution des demandes. Un médecin est disponible sur Toulon pour coordonner le parcours de soins des personnes vivant à la rue, avec des interventions du Smur dans le cadre de la régulation médicale du centre 15 suite à un signalement au 15, 18 ou 112. Si une personne refuse la mise à l’abri alors qu’elle semble en danger, il appartient aux agents d’user de toute leur persuasion et, en cas d’échec, de prévenir le Service d’aide médicale urgente (Samu) qui activera les moyens de secours adaptés. La préfecture invite à multiplier les dons matériels (vêtements, nourriture, kits d’hygiène…) et pécuniaires auprès des associations, et à appeler le 115 en cas de repérage d’une personne sans-abri en difficulté ou en danger.

  • Allauch à gauche lance sa campagne

    Allauch à gauche lance sa campagne

    « Les gens de gauche ont décidé de se rassembler pour faire barrage au danger de l’extrême droite sur la ville et à la gestion conservatrice du maire sortant », campe le communiste Frédéric Dutoit. Composée par « toutes les forces de gauche »*, insiste-t-il, la liste, Allauch à gauche « appelle tous les citoyens attachés à nos valeurs à nous contacter, sur Facebook, Instagram (…) pour travailler le programme avec nous », énonce-t-il. Frédéric Dutoit, 69 ans, n’est pas un novice de la politique. Il a été maire (PCF) des 15e et 16e arrondissements de Marseille de 2001 à 2008 et député de la 4e circonscription d’alors entre 2002 et 2007. Cet habitant d’Allauch depuis quinze ans, ancien directeur d’une entreprise de services à domicile, ne fait pas mystère que ses « camarades et forces de gauche sur Allauch sont venus le chercher ».

    Défaut de logement social

    Pour lui, le danger de l’extrême droite à Allauch, ville de 22 000 habitants est bien réel. « Ce parti a été majoritaire à toutes les dernières élections. » Frédéric Dutoit et ses trois premiers colistiers, Dorothée Sudan (LFI), Vincent Coulomb (PS), Denise Triscari (les Écologistes) étrillent « la gestion conservatrice du maire sortant Lionel de Cala (LR) ». Même si eux-mêmes disent vouloir protéger l’environnement et les collines allaudiennes, ils dénoncent le fait que le maire s’arc-boute sur son refus de logement social. Avec pour conséquence : « La jeunesse ne peut plus se loger et doit s’expatrier », souligne Frédéric Dutoit. Sa liste entend faire vivre la démocratie autrement, le vivre ensemble. La culture doit s’ouvrir aussi dit-il « à ce qui intéresse les jeunes ».

    * Les Écologistes, Génération. s,
    la France insoumise, le Parti socialiste, le PCF, Place publique, le Mouvement des progressistes.