Author: tecnavia

  • Provence Rugby s’impose dans un match irrespirable

    Provence Rugby s’impose dans un match irrespirable

    Une pluie au sens propre du terme puis une pluie d’essais sur le synthétique du stade Maurice-David. Provence Rugby était proche de connaître sa seconde défaite à domicile de la saison… sans avoir été mené du match. Les Aixois se sont finalement imposés 35-34 contre une vaillante équipe d’Oyonnax, toujours aussi compliqué à gérer. Dans un final irrespirable, les locaux ont su garder leur avantage pour enchaîner un 5e succès de rang.

    Ce sont pourtant les Oyonnaxiens qui ont ouvert la marque dans cette partie. Une pénalité plein axe, du pain béni pour le buteur visiteur qui a permis de directement porter le score à 3-0. Cette tendance au tableau d’affichage fut très brève. Toujours dans son style, en puissance, Guillaume Piazzoli est venu inscrire le premier essai de la rencontre. Ensuite, les deux formations ont abusé du jeu au pied, tapant chandelle sur chandelle, sous cette pluie battante. Le score n’évoluait plus et l’arrêt de l’averse a permis aux équipes de rejouer cuir en main.

    Les événements se sont accélérés en fin de période avec un ballon porté sur 30 mètres des Provençaux. Sur cette action en plusieurs phases, Kapeliele Piefeleti a terminé dans l’en-but pour donner de l’air aux hommes de Philippe Saint-André. Ce dernier s’est par la suite montré furax quand l’arbitre principal a annulé un essai sur la sirène à Adrien Lapègue pour un en-avant plus qu’obscur. De 23-3 à 16-3, Provence est rentré aux vestiaires avec un avantage loin d’être définitif.

    Le point du bonheur pour les locaux

    Peu à l’aise en mêlée, Oyonnax a aussi subi dans les rucks, se faisant contester et renverser à plusieurs reprises par les soutiens aixois. Des munitions perdues pour les Aindinois et, encore une fois, deux formations se répondant à l’entame de la seconde période. Deux essais de chaque côté ont gonflé la marque pour arriver à 28-20 l’heure de jeu passée. Une dernière partie de match offensive, prolifique, incertaine aussi, avec la pression de visiteurs efficaces. « Oyo » s’est remis dans le droit chemin pour assurer un suspense complet en fin de rencontre.

    Ce point entre Provence et Oyonnax a tenu, tant bien que mal, alors que la décision aurait pu tourner dans les deux sens. L’USO encore une fois malheureux face au top 3 de Pro D2 et une victoire cruciale pour les hommes en noirs dans la lutte pour les premières places. Le coach d’Oyonnax, Fabien Cibray, a salué une « fierté d’avoir une équipe solidaire, qui a redoré son blason ». « On s’en sort bien sur la première période et énervé sur la seconde, sur le contenu. On s’est engouffré dans le négatif, avec une équipe qui se déconcentre et ça aurait bien pu être une défaite » a enchaîné le coach des avants provençaux Sébastien Fouassier.

    Provence 35 (16)

    Oyonnax 34 (3)

    20e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David

    Arbitre : Thomas Charabas

    Essais : Piazzoli (10e), Pifeleti (38e), Suta (43e), Bituniyata (49e), Colombet (65e) pour Provence, Morland (48e), Guilly (53e), Auradou (55e, 61e), Miquel (68e) pour Oyonnax

    Carton jaune : Corso (37e) pour Oyonnax

    Provence : Drouet – Lapegue, Bituniyata, Colombet, Tui – Muntz, Coville – Suta, Gambini, Piazzoli – Rodda, Van Eerten – Vernet, Pifeleti, Wegrzyn

    Entraîneur : Philippe Saint-André

    Oyonnax : Bogado – Reybier, Sawailau, Rabut, Qadiri – Bouraux, Solinas – Guilly, Hermet, Lebreton – Corso, Battye – Vaotoa, Couly, Bordenave

    Entraîneur : Fabien Cibray

  • Top 14 : les Jaunards veulent reprendre des couleurs

    Top 14 : les Jaunards veulent reprendre des couleurs

    Défaits lors de leurs six derniers déplacements, les pensionnaires de l’ASM Clermont Auvergne débarquent à Mayol, ce samedi à 21h, avec pour objectif de rompre le sort. « Il faut déjà être beaucoup plus précis sur le plan défensif, car on a pris des essais trop facilement à Castres », reconnaît Frédéric Charrier, entraîneur des trois-quarts et de l’attaque clermontoise. « Cela va être un premier point à régler. Il y aura un autre point à régler, lié à la prestation offensive et être capables d’être plus efficaces. Il y a des choses qui n’ont pas fonctionné à Castres et on a été déçus du résultat. Il y avait moyen de faire autre chose qu’un point de bonus », ajoute-t-il, conscient du niveau de son adversaire. « Toulon est une grosse équipe. Il n’y a pas de matches simples en Top 14. Cela va être un match compliqué face à une équipe qui est au-dessus de nous au classement et qui bataille aussi pour la qualification. Ce sera un bon morceau à jouer. »

    Malgré des absences de marque, la formation toulonnaise continue d’impressionner. « Ils ont fait rêver des jeunes comme moi quand j’étais gamin ou comme Clermont aujourd’hui », souligne Selevasio Tolofua, le troisième ligne international français passé par la maison varoise entre 2023 et 2025. « Quand ce sont des grands clubs, il y a forcément de la tension. Je sais qu’il y a beaucoup de ferveur dans les deux clubs. Je suis très content d’aller rejouer là-bas ce week-end. J’espère qu’on va faire un gros coup là-bas », poursuit le natif de Saint-Laurent-du-Var.

  • Top 14 : le RC Toulon en quête de discipline face à l’ASM Clermont Auvergne

    Top 14 : le RC Toulon en quête de discipline face à l’ASM Clermont Auvergne

    Avec 181 pénalités concédées depuis le début de saison (soit huit par match), le RC Toulon est le troisième club le plus sanctionné du Top 14 derrière l’Usap (185) et le Racing (183). Une fâcheuse habitude largement mise en évidence face à Pau, il y a deux semaines, avec 16 fautes qui ont coûté cher. « Les choses vont changer », a promis Pierre Mignoni après la rencontre.

    Une dizaine de jours après, la teneur du discours de l’entraîneur toulonnais n’a pas changé : « Il y a des choses qui vont changer. Il y a eu des réajustements sur le court terme. Les joueurs ont besoin de monter le curseur, le staff aussi. » Car il le sait : si le RCT, relégué à huit longueurs du dauphin palois, et dont la place dans le top 6 est menacée, veut croire en son objectif de top 2, il faut arrêter de se saborder : « J’en ai marre qu’on montre un double visage. Sur le match, pendant 48 minutes, on est là. Je pense que c’était plus à Pau de douter sur les 30 dernières, mais ça a été nous. »

    Alors, aux grands maux les grands remèdes : « Ceux qui font des fautes ne joueront pas. On fait toujours des fautes dans un match, mais quand on en fait 18 ou 20… Quand tu donnes le bâton pour te faire battre, c’est beaucoup trop pour gagner à l’extérieur. C’est de la stupidité. Il y a des fautes auxquelles tu ne peux pas échapper. Mais quand tu es en retard, que tu grattes un ballon pour rien, ça montre que tu manques de lucidité, d’intelligence et que tu n’es pas dans le match. Et ceux qui sortent du match pénalisent l’équipe. »

    Ferté à la mêlée

    Pour endiguer le problème, Pierre Mignoni en appelle à ses leaders, mais pas que : « C’est un phénomène de contagion. Tu fais une faute, tout le monde suit. Il faut montrer l’exemple, les leaders doivent se reconnecter, refaire des choses simples. Mais ça ne suffit pas : il faut une prise de conscience individuelle. »

    Parmi eux, malgré son jeune âge, Mathis Ferté, qui sera aligné au poste de 9 samedi, fidèle à son statut de couteau suisse. « Il est vraiment polyvalent, capable de dynamiser et d’être dangereux, autour des rucks, mais pas que. Il va très vite. Son jeu au pied est en progrès. Il peut nous emmener le peps dont on a besoin », veut croire le technicien varois, qui a foi en la propension de son joueur le plus utilisé à performer directement à un poste auquel il n’a pas évolué cette saison. « Ce sont des joueurs rares qui ont une capacité d’adaptation rapide. Il joue au rugby, il connaît les rôles. Il peut se tromper, en 9, il aura forcément un peu plus de déchet, mais je ne suis pas très inquiet. » Et sa grinta ne sera pas de trop pour enchaîner un neuvième succès en autant de matches à Mayol, cette saison : « C’est un compétiteur incroyable, il déteste perdre. Un garçon qui a vraiment la rage et qui l’emmène sur le terrain. On va me dire qu’il n’est pas très costaud, mais quand vous l’avez en face-à-face, il n’est pas marrant. »

    TOULON – CLERMONT

    17e journée de Top 14

    Samedi 14 février, à 21h.

    Stade Mayol, à Toulon

    Arbitre : Benoit Rousselet

    TOULON : Jaminet – Tuicuvu, Sinzelle, Cowie, Villière – Albornoz, Ferté – Coulon, Mercer, Ludlam – Alainu’uese, Ribbans (cap) – Gigashvili, Baubigny, Priso.

    CLERMONT (compo probable) : Hamdaoui – Delguy, Loaloa, Simone, Jurand – Plummer (cap), Zamora – Hemery, Tolofua, Dessaigne – Ratuva, Simmons – Ojovan, Fourcade, Lotrian.

    Repères

    De l’amour dans l’air

    À l’occasion de la Saint-Valentin, le match RCT-Clermont sera aussi placé sous le signe des rencontres et du partage. Avec la Tribune des Célibataires, le Rugby Club Toulonnais invite ses supporters à vivre une expérience unique autour de la passion du RCT. Avant le coup d’envoi, les participants sont conviés à récupérer leur bracelet en Fan Zone, point de départ d’une soirée conviviale et festive. Une boisson offerte au stade viendra accompagner les premiers échanges, avant de vibrer ensemble en tribune.

    Dans l’atmosphère incomparable de Mayol, ce rendez-vous s’annonce comme « le moment idéal pour célébrer l’amour du rugby et peut-être faire une rencontre ».

  • OM : le pompier « Pancho » est là

    OM : le pompier « Pancho » est là

    Que faire à l’OM lorsque le capitaine quitte le navire en cours de croisière ?

    Le recours est le même. Trouver le pompier de service. Sous la présidence de Vincent Labrune, le rôle incombait à Franck Passi, qui a endossé le costume à trois reprises. Avec Pablo Longoria, c’est Pancho Abardonado qui se retrouve, pour la seconde fois, en première ligne pour éteindre l’incendie.

    « C’est vrai que j’ai déjà vécu cette situation. Mais cette fois, je suis prêt ! » a rassuré l’ancien défenseur. Il y a deux ans, il avait dû succéder au pied levé à Marcelino, la veille d’un déplacement à Amsterdam. « J’avais préparé l’Ajax la veille du match. » Cette fois, il a disposé d’un peu plus de temps, car il a su dès mercredi qu’il serait sur le banc contre Strasbourg. « Et j’ai quelqu’un avec moi », complète-t-il.

    Cette fois, il peut compter sur le soutien de Romain Ferrier. « Il m’a beaucoup épaulé durant les entraînements. Il a été mes yeux sur ce que je ne pouvais pas voir et m’a ainsi permis de corriger certaines choses. » L’entraîneur de l’équipe réserve a été un allié précieux. « Nous avons beaucoup discuté et partagé », admet Pancho Abardonado.

    Discuté, il l’a également fait avec ses joueurs. « Avec certains, car j’ai senti que d’autres avaient besoin d’être laissés tranquilles », détaille-t-il. Sa priorité, lors de sa première séance, a été « de laver les têtes, chercher à faire sortir le positif de ce qui s’est passé jusque-là et aller au plus simple ».

    Pour lui, ce retour sur le terrain, au Vélodrome, doit se résumer à deux choses : « Nous devons être revanchards et conquérants. Le championnat n’est pas fini, nous ne sommes qu’à trois points de la troisième place. Nous avons la Coupe de France à aller chercher. »

    Pour cela, il a besoin de l’adhésion totale de ses joueurs, le temps qu’arrive celui qui devra éviter que la saison ne vire au fiasco total. « Le moment est venu d’une remise en question. Les joueurs savent que les supporters attendent plus. Et que nous sommes tous responsables de la situation et que le moment est venu d’aller de l’avant », continue Pancho Abardonado.

    Pour lui, face à Strasbourg qui reste aussi sur une contre-performance avec une défaite au Havre, le moment de tourner la page est arrivé : « Il ne faut plus penser à ce que nous avons pu faire. Maintenant, il nous faut réagir ! J’ai un bon groupe qui doit le montrer sur le terrain. »

    Repères

    Virages vides

    Au coup d’envoi, les deux virages du Vélodrome seront vides. Côté sud, le bas (CU84) est fermé pour cause de huis clos partiel.

    Mais le reste des virages sera déserté par les associations de supporters, qui manifesteront de la sorte leur colère. Ces derniers ont prévu d’entrer dans le stade au quart d’heure de jeu.

    Leo Balerdi souffrant

    Leo Balerdi est le seul Olympien forfait pour le match de samedi. « Il a un problème d’oreille et souffre de vertiges », a expliqué Pancho Abardonado pour justifier l’absence de l’Argentin.

    Encadrement

    Si les supporters strasbourgeois sont autorisés au Vélodrome, seuls ceux venant dans le convol officiel pourront accéder au stade.

    OM-Strasbourg, le match de tous les dangers

    Le football va reprendre ses droits, ce samedi, avec la réception de Strasbourg.

    Néanmoins, pour un OM encore choqué par la déroute au Parc des Princes et le départ de Roberto De Zerbi, il n’est pas certain que les Alsaciens soient l’adversaire idéal pour regonfler le moral. « Il me faudra des gars à 150% », a confessé Pancho Abardonado.

    Si, depuis le début de saison, Strasbourg alterne les hauts et les bas, elle est une des équipes les plus difficiles à jouer. C’est d’ailleurs la seule à être allé prendre un point face au PSG au Parc des Princes.

    « De par la qualité de son jeu, Strasbourg n’est pas à sa place », confirme l’entraîneur intérimaire de l’OM. Actuellement septième, avec trente points, les Alsaciens, s’ils restent sur une défaite surprenante au Havre (2-1), ont fait récemment chuter Monaco (3-1) et sont allés s’imposer à Lille (4-1). Ils ont su digérer un changement d’entraîneur, Gary O’Neil ayant pris le relais de Liam Rosenor, rappelé à Chelsea.

  • [Patrimoine] Immersion avignonnaise au XIXe siècle

    [Patrimoine] Immersion avignonnaise au XIXe siècle

    Organisée par la plateforme Epok’Tour qui propose « des visites vivantes et insolites », découvrez l’histoire d’« Avignon la Rouge » aux côtés d’un guide incarnant pour l’occasion l’un des personnages important de l’histoire de la ville, en costume d’époque afin de plonger à son époque et ainsi redonner vie au patrimoine. « C’est une immersion totale que l’on propose aux visiteurs. On oublie très rapidement la casquette de guide mais aussi que l’on est au XXIe siècle pour embarquer direction 1860 à Avignon », explique Séverine Baud, fondatrice d’Epok’Tour.

    Ici, Madame Pernod, épouse de Gaspard Pernod venu de l’Ain s’établir comme teinturier en soie et en indiennes en Avignon et mère de Jules-François Pernod, lui aussi dans les affaires familiales. Cette dernière doit remettre un courrier à Jean-Henri Fabre de la part de son fils. Tous deux recherchent une amélioration du procédé d’extraction des pigments de la garance, une plante qui donne une teinture rouge vif permettant de teindre les pantalons de l’armée. « à travers des anecdotes, des récits de la vie quotidienne sur l’adaptation industrielle de la ville, Madame Pernod raconte sa petite histoire dans la grande histoire. Un peu comme si elle racontait une histoire à des amis », poursuit la fondatrice.

    Vous l’accompagnerez donc dans sa mission qui débutera à l’angle de la rue des Teinturiers et de la rue Guillaume Puy. Elle vous guidera ensuite dans les ruelles de la ville pour vous faire profiter de cette visite à la fois historique et patrimoniale.

    Une histoire dans l’Histoire

    « Ce que l’on a voulu faire avec ce genre de visites c’est utiliser le patrimoine encore existant et visible pour raconter une partie de l’histoire d’une ville ce qui fonctionne très bien avec Avignon », ajoute-t-elle.

    Remontez le temps et découvrez ou redécouvrez l’activité industrielle et les grandes transformations d’Avignon en 1860, au rythme de l’industrie textile et au fil d’anecdotes sur ceux qui, comme son fils, ont contribué au succès de la Cité des Papes et de ses teintureries. Période à laquelle les « roues » de la rue du Cheval Blanc (actuelle rue des Teinturiers) tournent à plein régime…

  • Sébastien Lecornu est incité à autoriser l’abattage de davantage de loups

    Sébastien Lecornu est incité à autoriser l’abattage de davantage de loups

    Pour l’instant la loi autorise le « prélèvement » de loups à 19% de la population lupine dans tout le pays. À l’hiver 2023-2024, ils étaient entre 920 et 1 125 d’après un rapport de l’Office français de la biodiversité.

    80% des attaques de troupeau dans l’arc alpin

    À mi-2025, le préfet des Alpes-Hautes-Provence avait rapporté 87 attaques signalées pour 336 victimes et constatait des améliorations dans les mesures de protection des troupeaux, malgré la progression du loup dans le département. « Nous vous demandons instamment de valider le principe d’un prélèvement significatif dès 2026 à hauteur de 30% », écrivent, dans la lettre à Sébastien Lecornu les présidents des conseils départementaux de la région.

    Ce qui ferait passer pour 2026 le nombre autorisé de 205 loups tués en France à 325. L’immense majorité de la population lupine se concentre dans l’arc alpin, où sont répertoriées plus de 80% des attaques de troupeaux en France. « Ce fléau impacte durement nos troupeaux et engendre une vraie détresse morale et psychologique parmi les bergers », s’émeuvent les élus qui réitèrent une demande formulée de manière récurrente depuis 2023 mais restée sans réponse de la part des gouvernements successifs. « Loin de nous l’idée de vouloir préparer l’extinction de l’espèce lupine sur notre sol ! », plaident les élus des Départements, mais simplement de « tirer les conséquences » du déclassement récent du loup par l’Union européenne, d’« espèce strictement protégée » à « espèce protégée ».

  • Le film dédié aux cheminots projeté dans une salle des Rotatives comble

    Le film dédié aux cheminots projeté dans une salle des Rotatives comble

    « Ça nous a permis d’exprimer quelque chose de fort en nous », explique avec émotion Charles Élie, conducteur de train depuis dix ans. Le documentaire Tous Cheminots a été projeté par l’association Casi dans la salle des Rotatives de La Marseillaise, vendredi, devant un public venu en nombre pour débattre dans la foulée. Parmi les spectateurs, des cheminots, mais aussi des citoyens, représentants de travailleurs, des membres associatifs ou des élus.

    Ce documentaire retrace le « drame humain » qu’a représenté la mise en concurrence, à savoir la politique permettant à diverses sociétés de commercialiser leurs services de transport ferroviaire, mettant progressivement fin au monopole de la SNCF. Ici, le regard est porté sur la région Paca.

    Pour les cheminots, la libéralisation et la mise en concurrence ont détruit toute « l’âme » de la SNCF au profit d’une pure rentabilité. « Le pire, c’est que le train n’est même pas rentable de base », note l’un des cheminots présents. Ils expliquent comment l’État a tout fourni aux entreprises privées : trains, rails et matériel sous prétexte de mise en concurrence. « C’était un choix politique et l’incitation de l’Union européenne a été une aubaine. » Les cheminots racontent avoir été dépossédés de leur travail dans le service public. Les réactions fusent dans la salle : « La Poste, ça a été pareil ; France Télécom aussi ; EDF, pareil ! »

    « Des histoires familiales »

    La SNCF, ce sont « des histoires familiales », raconte un petit-fils de cheminot, qui ajoute : « On s’entraidait et un puissant tissu social existait. » « Regardez les autres pays européens, comme l’Angleterre, qui reviennent en arrière et refondent aujourd’hui leur service public de train », souligne un cheminot. Les voyageurs sont eux aussi concernés, confient les cheminots : « Ça complexifie tout d’avoir plein d’entreprises privées dans les mêmes gares, en termes de communication, de correspondances, etc. »

    L’ennemi reste le même pour tous les travailleurs présents dans la salle : le libéralisme. Avec un idéal commun, celui du service public fédérateur.

    Réservations : billetweb.fr

  • [Cinéma] « L’étoile du Nord » se met à briller à Marseille

    [Cinéma] « L’étoile du Nord » se met à briller à Marseille

    « Quand je distribue mes flyers aux passants, ça donne tout de suite des frissons », s’amuse Kirsten Blom, à propos de l’image d’un homme se baignant au milieu d’un paysage finlandais enneigé. « Finalement, on propose une rencontre entre le Nord et le Sud », résume celle qui a fondé le festival L’Étoile du Nord, il y a une dizaine d’années dans le Limousin, avant de le faire déménager dans son sillage à Marseille. Dédié au cinéma et à la culture nordique, une manifestation qui s’élancera samedi 14 février dans la salle du Gyptis, dans le quartier de la Belle de Mai où cette Danoise a posé ses valises il y a deux ans.

    Top départ avec la projection d’Islande, un jour sans femmes. Un documentaire qui revient sur la grève historique des Islandaises d’octobre 1975, suivie par 90% des femmes du pays, aussi bien « travailleuses à l’usine que fonctionnaires ou mères au foyer ». Les réalisatrices Hrafnhildur Gunnarsdottir et Pamela Hogan font témoigner les leaders du mouvement de l’époque, parmi lesquelles « une est devenue juge et une autre, première femme présidente en Islande », situe Kirsten Blom.

    « Drôle et humain »

    Derrière la pointe émergée de l’iceberg du cinéma nordique, symbolisée par le réalisateur suédois doublement palmé à Cannes, Ruben Ostlund, se cache une production foisonnante que le festival entend faire découvrir. « Des films souvent assez drôles, enthousiastes et très humains », estime Kirsten Blom, pointant entre autres la projection en avant-première de The last viking. Réalisée par le Danois Anders Thomas Jensen, une comédie autour d’un braqueur qui, à sa sortie de prison, cherche à retrouver son frère (incarné par Mads Mikkelsen), « le seul à savoir où est caché le butin ».

    Des animations pour les enfants sont aussi prévues, à travers la diffusion du film jeunesse Gros-pois et Petit-point. À l’issue de cette séance, des petits gâteaux en forme de pois seront distribués au cours d’un « goûter en musique » assuré par une chorale d’habitants de la Belle de Mai chantant en Suédois, autour de la Sainte-Lucie, fête célébrée dans les pays scandinaves. Sans oublier une dégustation de smorrebrod, ces « tartines sur pain de seigle » répandues au Danemark. « On voit des films, on parle, on mange un bout ensemble. Aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin de tous se rencontrer », affirme Kirsten Blom.

  • [Grand entretien] Cœur de pirate : « L’anxiété est très stigmatisée »

    [Grand entretien] Cœur de pirate : « L’anxiété est très stigmatisée »

    La Marseillaise : Vous êtes de retour avec votre album Cavale sorti en 2025, il signe la fin de 3 ans d’absence. était-ce un besoin pour vous de remonter sur scène ?

    Cœur de Pirate : C’est toujours un besoin. J’ai une belle histoire avec le public en France depuis maintenant 19 ans, ce qui n’est pas négligeable. Donc je suis toujours heureuse de repartir en tournée et de les retrouver.

    Justement 19 ans de carrière en France, aux États-Unis mais aussi au Québec, c’est quoi
    le secret de cette longévité selon vous
     ?

    Cœur de Pirate : Je pense que je suis arrivée dans le milieu à un moment où les gens achetaient encore des disques, en 2008, donc l’impact que l’on avait en sortant de la musique était fou. J’ai eu la chance d’avoir un grand succès dès le début de ma carrière, ce dont beaucoup se souviennent. Il y en a qui me suivent depuis le début donc je pense que quand ils viennent me voir en spectacle c’est pour l’ensemble de ma carrière et pas juste les nouvelles chansons. Bien sûr qu’au passage ils peuvent découvrir une nouvelle chanson qui leur parle mais je ne pourrai pas dire exactement ce qui fait que ça marche encore (rires) !

    C’est un album très intime où vous avez écrit la grande majorité des textes ainsi que la musique. Que raconte cet album ?

    Cœur de Pirate : Le sujet principal de l’album c’est l’anxiété. Je pense que pendant longtemps j’ai voulu éviter ce genre de sujet en me demandant si ce n’était pas trop personnel ou si les gens allaient se retrouver dans ce que j’avais à dire. Finalement j’ai réalisé que l’anxiété est un sujet qui est universel sans compter qu’en ce moment c’est un truc de fou, les gens sont vraiment très stressés… Donc j’ai décidé de l’aborder car même si c’est très personnel c’est très général à la fois. Il y a beaucoup de stigmatisations sur les diverses formes que peut prendre l’anxiété.

    C’était important pour vous de vous raconter et de dire aux personnes qui vivent la même chose que vous qu’ils ne sont pas seuls ?

    Cœur de Pirate : Absolument. Je pense que je l’ai toujours fait dans mes albums même si je parlais d’amour autour de thématiques complexes comme les relations toxiques, certaines violences, etc. Là je ne voulais pas parler d’amour relationnel parce que je l’avais beaucoup exploré. En ce qui concerne le fait de libérer la parole je pense qu’on le fait tous un peu quand on est musicien parce que faire de l’art ça reste être engagé et être politique. Parler d’anxiété alors que c’est quelque chose qui a encore le dos large, que les gens ont tendance à rabaisser énormément ou alors de déresponsabiliser les personnes qui en souffrent… Et je ne parle pas que d’anxiété je parle de santé mentale en général. C’est important pour moi que les gens puissent se reconnaître, se retrouver dans mes chansons.

    Peut-on dire que « Cavale » est une introspection sur fond de journal intime que vous partagez avec le public ?

    Cœur de Pirate : C’est aussi une forme de thérapie. Quand j’écris une chanson ça me permet de comprendre aussi ce qui m’est arrivé c’est pour cela que je me sens très chanceuse d’avoir ce médium pour pouvoir parler de certaines choses mais c’est encore mieux si ça peut aider les gens.

    C’est un album mélancolique mais qui n’en est pas pour autant triste. Le fil rouge de « Cavale » est-il aussi celui de votre vie ?

    Je fais une musique en règle générale où il y a une dichotomie entre la musique en elle-même et les paroles de la chanson. C’est d’ailleurs ce qui me plaît parce que je pars du principe que l’on ne peut pas traverser les épreuves difficiles de la vie si on ne ressent que de la joie tout le temps. Je pense qu’il faut vivre une certaine tristesse pour progresser en tant qu’être humain. Selon moi c’est important de vivre ces émotions-là et de ne pas être dans le déni.

    Vous participez au Festival Avec le Temps, un événement engagé en faveur de l’inclusion notamment. C’est important pour vous de participer à un festival qui a du sens au-delà de l’aspect culturel ?

    Cœur de Pirate : Faire de l’art c’est politique et prendre position en tant qu’artiste via les plateformes c’est politique donc j’ai beaucoup de respect pour les festivals qui non seulement programment des gens qui sont ouverts et ont une parole libérée sur certains sujets et le line-up est très bon. Sans compter que j’adore Marseille, c’est ma ville de cœur puisque j’y passe tous mes étés et j’ai hâte de retrouver le public marseillais.

  • Sublimer son extérieur en favorisant la biodiversité

    Sublimer son extérieur en favorisant la biodiversité

    Un nouveau service public est mis à disposition des habitants des communes faisant partie du Parc naturel régional de la Sainte-Baume et des deux communes voisines à savoir Auriol, Ceyreste, Cuges-les-Pins, Roquefort-la-Bédoule ou encore Roquevaire et Trets.

    Un paysagiste conseil sera donc présent pour des permanences ouvertes au grand public six mercredis à partir du 25 février, dans le cadre de la récente adhésion du Parc au Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Bouches-du-Rhône (CAUE 13). Un organisme public qui, depuis 45 ans, accompagne les particuliers les collectivités mais aussi les professionnels dans leurs projets d’aménagement tout en favorisant la qualité architecturale, urbaine et paysagère. Dans le département, pas moins de 112 communes sur les 119 totales ont adhéré au CAUE 13.

    Des conseils gratuits pour les particuliers

    Les particuliers auront donc l’opportunité de bénéficier de conseils à la fois neutres et indépendants adaptés au budget de chacun sur la façon de concevoir, aménager et entretenir les espaces extérieurs de manière esthétique et durable tout en favorisant la biodiversité. Et ce, que vous ayez un jardin, un balcon, un grand terrain ou une terrasse, le paysagiste prendra les spécificités de l’environnement du projet mais aussi les enjeux écologiques du territoire en choisissant des plantes locales, en créant des habitats pour la faune mais aussi en sélectionnant des végétaux adaptés au climat méditerranéen et à la nature au sol. Le tout en favorisant un jardin résilient, facile d’entretien qui soit économe en eau.

    Peu importe la taille de l’espace dont vous disposez, le spécialiste pourra vous aider à transformer le lieu en un espace de vie agréable, fonctionnel et bien pensé qui vous permettra aussi de rafraîchir naturellement votre intérieur limitant ainsi l’effet d’îlot de chaleur.

    Les permanences pour le parc naturel régional de la Sainte-Baume se tiendront au sein du service urbanisme et la mairie de Roquevaire les mercredis après-midi.

    Ce service gratuit sera également proposé aux habitants des 17 communes du Parc naturel régional des Alpilles à partir du 25 mars, pour neuf rendez-vous les mercredis matin au sein de la Maison du Parc naturel régional des Alpilles qui se trouve à Saint-Rémy-de-Provence.

    Pour participer aux permanences il est nécessaire de prendre rendez-vous
    au 04.96.11.01.20
    pour la Sainte-Baume
    et au 04.90.90.44.13
    pour les Alpilles.