Author: tecnavia

  • Effondrement d’une voûte de cave à Aix : les travaux de consolidation lancés

    Effondrement d’une voûte de cave à Aix : les travaux de consolidation lancés

    Le numéro 3 de la rue des Cordeliers, à Aix, est toujours vidé de ses habitants ce jeudi matin. Mardi, en fin d’après‑midi, la voûte de la cave de cet immeuble s’est effondrée, « en raison d’une fuite de canalisation », selon la Ville, contraignant les occupants à être évacués par les sapeurs‑pompiers par mesure de sécurité. L’immeuble est composé de trois étages et de deux commerces en rez‑de‑chaussée.

    Par principe de précaution, l’immeuble mitoyen, situé au numéro 11 de la rue de la Verrerie, a lui aussi été évacué, tout comme les numéros 16 et 18 de cette même rue. Dans le même temps, la maire Sophie Joissains s’est rendue sur place et a signé dans la foulée des arrêtés de mise en sécurité concernant les quatre immeubles.

    Selon les pompiers du SDIS 13, une vingtaine de soldats du feu sont intervenus pour les évacuations et la sécurisation des bâtiments, et 18 appartements étaient concernés par un éventuel relogement. L’Unité de sauvetage, d’appui et de recherche (USAR) était également mobilisée. Dans la soirée, et « à la suite des investigations », indique la municipalité, les habitants des numéros 16 et 18 ont pu regagner leur logement. En revanche, ce jeudi matin, ceux du 3, rue des Cordeliers, et du 11, rue de la Verrerie, n’avaient toujours pas pu revenir chez eux.

    Selon nos informations, ils ont toutefois été relogés chez des proches, sans que le CCAS n’ait, pour l’instant, eu à intervenir. « Pour les logements dont les occupants sont actuellement absents ou non identifiés, le numéro du CCAS a été affiché sur les portes afin qu’ils puissent, à leur retour, contacter les services compétents pour être accompagnés et orientés dans leurs démarches », précisait la Ville. Tôt ce mercredi matin, les pompiers indiquaient que « suite à l’évaluation, l’eau présente en sous‑sol n’a pas d’impact sur la façade des bâtiments » et que « des travaux doivent être réalisés avant que les occupants puissent regagner leur logement », soit dans une dizaine de jours environ.

    Des travaux en cours

    Si la rue des Cordeliers était fermée à la circulation automobile mercredi soir, celle‑ci est de nouveau ouverte ce jeudi matin, aussi bien aux piétons qu’aux voitures. Seul « le tronçon de la rue de la Verrerie, entre la rue des Marseillais et la rue des Cordeliers, soit environ cent mètres, reste accessible aux piétons mais pas aux véhicules », indique la Ville, qui rappelle que l’incident « n’est pas structurel à l’échelle du quartier, mais lié à une inondation dans une cave. Cela relève du domaine privé ».

    Au moment où nous écrivons ces lignes, le syndic de copropriété, l’Agence de l’Étoile, n’avait pas répondu à nos sollicitations. Des travaux de consolidation ont néanmoins débuté dès ce jeudi matin dans la cave du numéro 3, désormais barricadée. « Nous allons remettre une poutre de fondation et reconstruire un mur porteur, explique Emmanuel Alongi, de LA Constructions. Avec la fuite d’eau, le mur s’est entièrement effondré : l’immeuble est aujourd’hui sans mur porteur côté façade. Nous allons le reconstruire au maximum. Il faudra une bonne semaine de travail. »

  • [Boxe] Du bleu-blanc-rouge et de l’or pour l’Istréenne Shana Fernandez

    [Boxe] Du bleu-blanc-rouge et de l’or pour l’Istréenne Shana Fernandez

    Jimmy et James Colas se souviendront longtemps du dimanche 12 avril.

    À l’occasion d’un déplacement à Strasbourg, où se déroulait la finale des championnats de France amateur élite de la catégorie WBC, leurs protégés ont réussi un beau tir groupé. Avec le plus beau des trophées récolté par Shana Fernandez.

    « Shana a brillamment remporté son tournoi. Elle n’a laissé aucun répit à son adversaire en imposant son rythme dès les premières secondes de son combat », souligne Jimmy Colas. Résultat, elle termine sur la plus haute marche du podium, et ramène la ceinture à Istres. « Elle confirme tout son talent et a montré une fois encore sa détermination », poursuit son manager.

    Deux de ses coéquipiers ont réussi à se hisser dans le dernier carré. Yann a malheureusement craqué en finale. « C’est une grande frustration, car il avait le potentiel pour aller chercher la ceinture », regrette Jimmy Colas.

    L’Istréen avait déjà croisé les gants avec son adversaire du jour, qu’il avait dominé. Ce dernier a pris sa revanche. « C’est dur pour lui, mais cette défaite va lui servir pour la suite de sa carrière. Elle lui permet d’emmagasiner de l’expérience », se console le manger istréen.

    Pour lui, cette finale des championnats amateurs WBC à Strasbourg est largement positive. Son club avait qualifié trois boxeurs, tous reviennent à la maison avec une récompense. La ceinture pour Shana Fernandez, la deuxième et la troisième place du podium pour ses deux coéquipiers. Le travail de James Colas a payé.

  • À Nîmes, le cordonnier qui fait marcher la profession

    À Nîmes, le cordonnier qui fait marcher la profession

    Tablier noué, regard attentif et gestes précis, Olivier Sébastien incarne une certaine idée de l’artisanat. Dans sa boutique L’Émile Pompe, nichée rue Émile-Jamais à Nîmes, le cuir reprend vie sous ses mains. Mais derrière l’établi, le cordonnier est aussi devenu un porte-voix. Celui d’une profession longtemps discrète, aujourd’hui en quête de reconnaissance.

    À 47 ans, l’artisan nîmois ne s’est jamais contenté de réparer des semelles. Depuis plus de quinze ans, il défend un métier qu’il juge « essentiel au quotidien », à la croisée du savoir-faire traditionnel et des enjeux contemporains. « Quand je fais quelque chose, je ne le fais pas pour ma boutique, mais pour le métier », insiste-t-il. Son engagement lui a valu d’être distingué compagnon du mérite fédéral par la Fédération française de la cordonnerie multiservice en 2025. Une reconnaissance qui récompense moins une carrière qu’une énergie constante à fédérer.

    C’est dans cet esprit qu’est né le Printemps de la cordonnerie. Une campagne désormais nationale, organisée du 20 mars au 21 juin, qui invite les Français à « réparer plutôt que jeter ». Une idée simple, mais qui répond à plusieurs urgences : économique, écologique et sociale. Car la réalité du métier est rude : des périodes creuses au printemps, puis des pics intenses à l’automne.

    L’initiative repose donc sur un changement d’habitudes : déposer ses bottes en avril, ses sandales en juillet. Une anticipation bénéfique pour tous. « Plus tu mets la pression à un artisan, plus le travail sera médiocre », tranche-t-il. Derrière cette logique, une volonté : redonner du temps au geste, donc de la qualité au produit.

    Dans le Gard, ils sont plusieurs à suivre le mouvement. Mais il insiste : « Le but, c’est de mettre le métier en avant, pas les individus. » L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais en 2026, le Printemps de la cordonnerie franchit un cap. Grâce à des échanges noués sur les réseaux, l’initiative traverse l’Atlantique. À Montréal, un cordonnier québécois, Patrick Marleau, s’empare du concept. Là-bas aussi, la réparation retrouve du sens, à la fois économique et écologique.

    Réparer, résister

    Au-delà de l’organisation collective, le cordonnier porte un discours plus large sur la consommation. Face à la montée du jetable et à la baisse de qualité des produits, il défend la réparation comme un acte militant. « Aujourd’hui, on fabrique des chaussures qu’on ne peut plus réparer », déplore-t-il. À ses yeux, le cordonnier devient alors un acteur de la transition écologique, mais aussi un rempart contre une économie du gaspillage. Dans son atelier, les objets passent, mais les histoires restent. « Ma plus belle récompense, c’est quand un client m’envoie une photo de ses vacances. Là, je me dis qu’on a gagné », confie-t-il, ému.

    À Nîmes comme ailleurs, la cordonnerie n’est plus seulement un métier d’hier. Elle se réinvente, s’adapte, s’ouvre à la seconde main, au multiservice, à la transmission. Olivier Sébastien en est l’un des visages. « Ce n’est pas un vieux métier. Il repart à la hausse », affirme-t-il. Et si, du Gard au Québec, la campagne continue de s’étendre, c’est peut-être parce qu’elle repose sur une conviction simple : réparer, c’est déjà résister.

  • À Marseille, le festival de Flamenco confirme son succès

    À Marseille, le festival de Flamenco confirme son succès

    Cela fait plus de trente ans que Maria Pérez dirige le centre Solea situé rue Sainte. Passionnée de Flamenco, elle ouvre son école de danse en 1994 avec son mari Marc Bamoudrou pour transmettre la culture andalouse. En cette 8e édition, son festival reçoit, cette année, une attention particulière. « Le maire de la Union, en Espagne, Joaquin Zapata, animera la soirée de samedi. C’est un honneur ainsi qu’une grande marque de reconnaissance de l’accueillir en nos lieux », annonce-t-elle fièrement.

    Populaire et solidaire

    Le maire et directeur du Festival international espagnol du Cante de las Minas prendra la parole à 18h30, pour une conférence sur l’histoire, l’identité et l’évolution du Flamenco. Intervention qui sera suivie d’un concert du guitariste Joaquín Muñoz Fernández. Plus de place disponible pour cette soirée, qui promet d’être « explosive », selon la directrice.

    Un engouement qui s’accélère depuis trois ans et se confirme une fois de plus cette année. Une réussite due, selon Maria Pérez, aux « valeurs populaires et solidaires » que prône le Centre. « Nous avons à plusieurs reprises travaillé avec T’Cap 21, pour les jeunes trisomiques. Mais aussi pour A Pulso, un cycle d’ateliers de danse flamenca avec des femmes réfugiées ou en difficulté sociale, à Marseille et à Arles. » Une volonté donc d’unir à travers la danse, mais aussi de « combattre les préjugés », selon Claude Freissinier, directeur de la société Arts et Musiques. « La programmation de vendredi est aussi une manière de valoriser le Flamenco de nos quartiers. Mettre en lumière la communauté gitane de notre région avec, par exemple, l’intervention de Manuel Gomez, un guitariste de Martigues », confie-t-il.

    Quelques places sont encore disponibles pour la soirée de vendredi, qui s’ouvrira sur un bal sévillan à 19h. Au menu : des spectacles de Flamenco traditionnel puis la projection d’un film dédié au guitariste Yerai Cortés.

    Renseignements sur festivalflamenco-azul.com

  • [Football] Questions sur un épilogue pour Montpellier

    [Football] Questions sur un épilogue pour Montpellier

    Effet d’annonce garanti. La semaine passée, dans un long entretien à Midi Libre, le président Laurent Nicollin a préparé tout le monde à un bouleversement du sport à Montpellier. Plus d’un demi-siècle après avoir créé le club de la Paillade, il prépare le terrain à une retraite anticipée. Et surtout à un pas de retrait de la famille Nicollin dans le football montpelliérain et français. « S’il faut lâcher la barre, je la lâcherai » prévient-il, prêt à rompre, prêt à signer la fin d’un empire sportif.

    Un an après avoir ouvert le capital du Montpellier Hérault Sport Club via la banque d’affaires Case Cassiopea, le président montpelliérain, qui a pris la succession de son père en 2017, est proche de passer la main à un investisseur étranger. Pour l’heure, il étudie diverses propositions.

    De nature prudente et discrète, cet homme d’affaires (53 ans) mesure trop le poids des mots pour ne pas être engagé auprès d’un ou deux partenaires ou probablement acheteurs.

    Depuis longtemps, Laurent Nicollin alerte dans une relative indifférence. Il interpelle les pouvoirs publics, secoue l’apathie ambiante mais personne ne prend la mesure de l’enjeu, ni de la place du football dans l’environnement de la capitale languedocienne.

    Comment la famille Nicollin en est-elle arrivée à ce point de rupture ? Comment Laurent, à la tête du MHSC, et Olivier, PDG de l’entreprise, se sont-ils résolus à perdre la main sur ce formidable outil de marketing, qu’est leur club de football ? « Vu les droits télé, vu l’absence de nouveau stade, ça va nous coûter entre 10 et 20 millions d’euros par an. Et, il n’est pas question de mettre en péril l’entreprise familiale », résume-t-il auprès de Midi Libre.

    La crise couve depuis 2020. À cette époque, Laurent Nicollin gère son club en « bon père de famille ». Aux côtés de Philippe Peybernes, directeur général qui a pris sa retraite l’été dernier, il a un œil pointu sur les comptes. Saison après saison, il présente devant la DNCG, gendarme financier, des comptes à l’équilibre, voire positifs. Et possède des fonds propres pour faire face à un coup dur.

    Éternel optimiste, le président du MHSC se projette tout en confiance sur l’avenir à moyen terme. Il imagine injecter 14 à 20 ME supplémentaires sous l’effet de l’augmentation des droits TV. Le couple antinomique formé de Didier Quillot et Nathalie Boy de la Tour, à la tête de la LFP, vient de finaliser un accord avec Mediapro à hauteur de 1,15 milliard d’euros pour le renouvellement des droits TV (2020-2024). Du jamais vu. La LFP préfère ce diffuseur sino-espagnol plutôt que le partenaire historique Canal Plus, à la proposition un peu inférieure.

    Dans le même temps, la Ligue de rugby (LNR) effectue le choix contraire. Elle reste fidèle à Canal Plus malgré l’offre plus alléchante de BeIN Sports.

    Quelques mois à peine après cet accord, un tremblement de terre secoue la LFP. Et les clubs professionnels français. Mediapro renonce à son contrat. Jaume Roures, son patron, n’est pas en mesure de l’assumer. Quel opérateur peut-il donc récupérer la diffusion de la Ligue 1, l’un des cinq grands championnats européens ?

    Les clubs français font le choix de nommer Vincent Labrune, homme de médias et ex-président de Marseille (2011-2016), à la tête de la LFP aux dépens de Michel Denisot, ancien homme fort de Canal Plus. Un choix perdant.

    Pendant ce temps, Montpellier voit ses droits télé fondre. Et passer de 29,5 ME en 2019 à 8 ME en 2025. Cette dégringolade le contraint à vendre ses meilleurs jeunes comme Elye Wahi à Lens pour 30 ME ou Maxime Estève à Burnley (Angleterre) pour 11 ME. Ou plus tard à se séparer lors de l’hiver 2025 de ses trois attaquants : Nordin (Mayence), Tamari (Rennes) et Adams (FC Séville) et à précipiter la chute en Ligue 2.

    Parallèlement, Laurent Nicollin n’aboutit pas dans son projet de nouveau stade, susceptible de rapporter 10 ME par an. Les projets à Cambacérès, à Pérols ou au Parc des Expositions tombent à l’eau. La banque des territoires renonce à son prêt, les maires successifs ne répondent pas à son désir de déménagement de la Mosson, inondé en 2014.

    Philippe Saurel, l’ancien maire, suspend son projet peu avant le Mondial féminin. Son successeur Michaël Delafosse mène en 2020 une campagne pour un stade 100% privé et acte en octobre la rénovation de la Mosson.

    Pendant que Laurent Nicollin se démultiplie pour équilibrer son budget, son équipe phare, et notamment ses cadres, ne prend pas la mesure du déclassement du club. Peu à peu, les partenaires de Téji Savanier passent de l’antichambre de l’Europe au risque d’une relégation. Et, la saison passée, malgré leur expérience, ils perdent pied sans se débattre. Trois entraîneurs se succèdent en vain à la tête de l’équipe avant sa chute inexorable en Ligue 2. Pendant que Montpellier dérive sur le terrain, son président acte l’ouverture de capital. Premier pas vers la fin d’une histoire.

  • À Montpellier, Le Grain des mots déménage : cap sur une nouvelle page

    À Montpellier, Le Grain des mots déménage : cap sur une nouvelle page

    C’est acté. La librairie indépendante et généraliste Le Grain des mots, située sur le Jeu de Paume, va déménager prochainement à quelques encablures de son adresse actuelle, dans les locaux de l’ancien cinéma Diagonal Saint-Denis (fermé depuis 2007), situé face de la brasserie Le Dôme.

    Un heureux dénouement pour Romain et Tristan Demante, les deux frères cogérants du lieu, confrontés en août 2022 à un sérieux dégât des eaux qui les avait contraints à quitter leurs locaux historiques du 13 boulevard du Jeu de Paume pour s’installer, de façon provisoire, à quelques pas de là, au numéro 15, dans un local appartenant à la Ville.

    Cette solution prévue pour être transitoire aura finalement duré plusieurs années… « Ça fera 4 ans cet été qu’on a été contraints de déménager dans ce local. C’était bien pour 6 mois, mais ça a été dur et pénible de tenir aussi longtemps ici. On a eu 7 dégâts des eaux, le carrelage s’est effondré, sans compter qu’on n’a pas de vitrine, si bien qu’on est très peu visible », confie Tristan Demante, qui ne cache pas son soulagement de pouvoir enfin tourner la page de ce trop long chapitre. Non pas, comme c’était prévu, en réintégrant le local historique du Jeu de Paume ravagé par le sinistre de 2022, mais en acquérant un lieu tout proche.

    « Un pari sur l’avenir »

    Jusqu’ici locataire, le Grain des mots devient donc propriétaire. « C’est un pari sur l’avenir, mais on est confiants. On a une super équipe, une clientèle fidèle, un super lieu. Cette fois ce sera la bonne, on n’a pas vocation à déménager tous les 4 ans ! », plaisante Tristan Demante. « On ne remerciera jamais assez nos clients, qui nous ont aidés à tenir dans ces conditions difficiles. C’est la raison pour laquelle on a eu envie de les associer à l’annonce de la bonne nouvelle », poursuit le libraire.

    Ce dimanche 12 avril à 15h, tous ceux qui le veulent sont donc invités à participer, munis d’un carton symbolique, à une chaîne humaine reliant l’adresse actuelle à la nouvelle. « L’idée est de montrer qu’on ne va pas loin. Car c’est la grosse inquiétude qui est formulée quand on dit qu’on va déménager », relate Tristan Demante. Un clip vidéo de cette chaîne humaine sera réalisé, « qui nous servira le moment venu pour communiquer sur la date d’ouverture ». Elle reste en effet inconnue pour l’instant, même si on peut l’espérer pour la rentrée de septembre. Avant cela, des travaux, qui devraient débuter rapidement, doivent avoir lieu dans ces nouveaux locaux de 270 m², dont l’aménagement sera confié à un architecte. « On va être plus praticable, plus visible et lisible dans les rayons. » Davantage d’ouvrages seront également proposés, la librairie gagnant 50 m² sur son espace actuel. L’esprit, lui, restera le même, promettent les frères Demante : « celui d’Aline » [Aline Huille, leur mère, qui a fondé Le Grain des mots en 2003, Ndlr].

  • À Aix, les officiers de sapeurs-pompiers courent pour la bonne cause

    À Aix, les officiers de sapeurs-pompiers courent pour la bonne cause

    Derniers préparatifs avant le grand cross de ce mercredi. Pour la deuxième fois depuis sa création en 2024, le cross de l’École nationale des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP) se déroulera sur son site des Milles. Mercredi, des centaines de personnels et élèves vont courir sur le site des Milles. L’initiative, portée par la FILT (Formation initiale de lieutenant), soutenue, entre autres, par le Sdis 13, permet aussi aux 200 personnes qui travaillent sur site et les officiers stagiaires de se rencontrer, se mélanger. Le cross, est aussi ouvert aux divers autres corps de métiers de la société civile, métiers de l’uniforme, et aux écoles partenaires (IMPGT, AMU…). Autre volet de ce rendez-vous sportif : la bonne cause. D’abord mettre en lumière l’œuvre des Pupilles, « qui permet aux orphelins des pompiers d’avoir un soutien psychologique et financier, jusqu’à leur âge adulte », rappelle Pauline Estelle, chargée de communication pour l’Ensosp. Les dossards de course, distribués pour la somme de un euro, permettront de récolter des fonds reversés à l’association. La journée, qui débutera à 16h, sera aussi l’occasion de remettre un chèque 3 412,81 euros à l’AFM Téléthon. Une somme récoltée au gré d’actions, dont l’ascension solidaire de la Sainte-Victoire, en octobre dernier et un match de volley solidaire. « C’est dans l’ADN de la sécurité civile et des sapeurs-pompiers, résume le lieutenant Etienne Landrin. Tout le monde s’engage par altruisme pour aider les autres, cela ne se traduit pas seulement par les actions quotidiennes de secours mais aussi par des actions différées d’engagement associatif. »

  • À Martigues, les conseillers municipaux se partagent aussi des délégations

    À Martigues, les conseillers municipaux se partagent aussi des délégations

    Les nouveaux élus entrent dans le concret. Les conseillers municipaux de la majorité martégale ont eux aussi reçu leurs délégations.

    Chantal Habastida (PCF) s’occupe de la santé et de la sécurité du personnel communal. Nouvellement élue Joëlle Fabre, également conseillère métropolitaine (PCF), a les droits culturels en charge. Pour son premier mandat, Michel Millo est délégué au commerce, au cœur de ville, à l’artisanat et aux marchés d’approvisionnement.

    Carole Cahagne (PP), passée de l’opposition à la majorité, est conseillère municipale déléguée aux travaux du quotidien et à la plateforme « Allô Martigues ». Christian Deprez s’occupe des ports et de la pêche. Marc Beltran (PCF) de l’emploi, de la formation professionnelle, des centres sociaux et des maisons de quartier, de l’éducation populaire et de la participation citoyenne.

    Jean-Pascal Badji (PCF) est conseiller municipal délégué aux Centres d’initiation sportive. Hanane Touach à la vie associative. Bruno Pappalardo a le développement économique et l’économie circulaire à sa charge. Gwladys Saucerotte, qui vient de Maritima Médias, est conseillère municipale déléguée à la santé et à l’accès aux soins, ainsi qu’aux droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles. Lors du conseil municipal, elle a été élue au conseil de sécurité de l’hôpital public.

    Caroline Malatrait s’occupe de la lutte pour les droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, Marc Troulier de la communication et des animations, Samir Dahmani de la jeunesse et de la paix, Nina Betti de la place de l’animal en ville. Mélaine Del Baldo (PCF), benjamine du groupe, a la délégation à la commande publique et aux achats durables.

  • Un budget de consolidation pour l’intercommunalité de Forcalquier

    Un budget de consolidation pour l’intercommunalité de Forcalquier

    Le vice-président en charge des finances, Thomas Cherbakow, a présenté mardi soir les orientations budgétaires prévues pour la communauté de communes, avec une consolidation des projets lancés sur le mandat précédent, comme la crèche de Saint-Etienne-les-Orgues et la déchetterie. « Il sera aussi proposé, lors du vote du budget 2026, des enveloppes d’études pour la construction d’un pôle des arts et d’un centre aqualudique », a-t-il ajouté. « Le pôle des arts aurait vocation à récupérer l’école de musique intercommunale, qui est aujourd’hui à l’étroit », a précisé David Gehant, le président (DVD) de l’intercommunalité. Concernant le centre aqualudique, l’idée est que « les enfants puissent apprendre à nager, une nécessité vitale », souligne-t-il.

    Le maire réélu de Forcalquier a cependant renoncé à une mesure phare de son programme, celle d’une piscine couverte : « Le scénario de la piscine couverte ne sera pas retenu, parce qu’on n’aurait pas les moyens de la faire vivre, ou alors on mettrait en difficulté les finances de l’intercommunalité pour les 20 prochaines années… » En introduction, Thomas Cherbakow a tenu à rappeler le contexte budgétaire difficile, l’inflation et l’augmentation des prix de l’énergie, qui appellent à la « vigilance ».

    « Malgré ces éléments de contexte à l’échelle nationale, il n’est pas prévu de baisse significative des dotations globales de fonctionnement versées par l’État à destination des communes et des communautés communes », a-t-il rassuré. « On a aujourd’hui une situation budgétaire de transition : après une période de très forts investissements, forcément, on doit reconstituer nos capacités pour pouvoir investir », a expliqué David Gehant.

  • Dans le Var, la CGT Propreté dénonce la répression syndicale

    Dans le Var, la CGT Propreté dénonce la répression syndicale

    Depuis mars, quatre militantes CGT du secteur de la propreté ont été convoquées par les forces de l’ordre. La première, déléguée syndicale de l’entreprise Atalian, qui avait déposé une plainte contre une cheffe d’équipe, a été visée par une accusation de « harcèlement » envers l’encadrement de son entreprise. « La plainte a été classée sans suite, confirmant son caractère infondé », pointe la CGT de la propreté et des services associés du Var.

    « Criminaliser l’action syndicale »

    Les trois autres, salariées de la société Sud Service, ont été convoquées les 24, 25 et 31 mars, suite au dépôt de plainte de leur cheffe d’équipe. Elles avaient obtenu le retrait de cette dernière du site de la CAF, où elles travaillent, suite à des accusations de harcèlement. En ce qui les concerne, « le commissariat n’avait jamais voulu prendre leur plainte », dénonce Sébastien Bois, secrétaire général de la CGT Propreté Var, qui voit en « ces procédures, [qui] devraient aussi être classées sans suite », « une façon de criminaliser l’action syndicale. Le patronat cherche à masquer ses pratiques : management toxique, dégradation des conditions de travail… ». Lui aussi est engagé dans une procédure contre son employeur, GSF Jupiter, pour harcèlement en raison, selon lui, de ses activités syndicales.

    « On fait un métier très compliqué, avec de mauvais horaires de travail et du temps partiel subi », appuie Sébastien Bois, qui rappelle « le racisme systémique subi par les 80% de femmes issues de l’immigration que représente notre corps de métier. On ne se laissera pas faire ». Les dossiers sont entre les mains de l’avocat du syndicat, et une action de terrain pourrait également voir le jour.