Author: tecnavia

  • Septèmes-les-Vallons maîtrise son budget

    Septèmes-les-Vallons maîtrise son budget

    La première séance du conseil municipal de Septèmes-les-Vallons faisant suite à la réélection du maire (PCF) André Molino a eu lieu ce jeudi avec notamment la présentation et le débat sur les orientations budgétaires.

    Une séance conséquente puisque ce sont 54 rapports qui ont été présentés tout au long de la soirée, un record puisque qu’habituellement, une vingtaine de rapports sont au menu. Des délibérations importantes, comme la composition des commissions de travail, ou encore le vote du Compte financier unique(CFU), qui remplace depuis 2024 le compte administratif et le compte de gestion, qui se présente dans un seul et unique document pour l’exercice budgétaire 2025.

    Aides aux associations

    Une soirée non dénuée de surprises, puis le conseil municipal a acté le départ d’Adrien Douché, tête de liste d’extrême droite (UDR). « Je suis étonnée par sa démission soudaine ainsi que celles d’autres élus de leur liste. Quand on prend un engagement devant les lecteurs, il peut sembler essentiel de l’assumer jusqu’au bout, mais Monsieur Duché doit avoir ses raisons », commente Audrey Cermolacce (PCF), adjointe au maire.

    Cette soirée a surtout permis de donner des réponses concernant la situation des finances de la ville. Les recettes de fonctionnement progressent de 12% tandis que les « dépenses de l’année ont été maîtrisées », ce qui permet de dégager davantage d’épargne. « Parce que, ce que nous devons aux habitants, ce ne sont pas seulement des intentions, c’est de la cohérence et de la sincérité avec une action publique qui tient ses engagements toujours dans le sens de l’intérêt général », déclare Audrey Cermolacce. Ces résultats permettent également de stabiliser les subventions aux associations qui resteront inchangées pour l’année à venir. L’opposition, composée de cinq élus UDR et d’une représentante de LFI n’est pas intervenue lors de cette séance, même sur le chapitre des finances.

  • Lecornu recule sur l’attaque contre le 1er-Mai

    Lecornu recule sur l’attaque contre le 1er-Mai

    Travailler le 1er-Mai, le patronat en rêvait, bientôt une réalité ? C’est en tout cas la crainte des syndicats après une magouille du bloc central à l’Assemblée nationale, le 10 avril. En ligne de mire, l’élargissement des professions autorisées à travailler le 1er-Mai. Le texte devrait permettre aux fleuristes, boulangers et aux établissements culturels de faire bosser leurs salariés durant la fête des travailleurs. Provoquant la colère d’une intersyndicale (presque) au complet [la CFDT étant absente mais excusée, Ndlr.]. « C’est une grave atteinte aux travailleurs. Le 1er-Mai est le seul jour qui existe qui soit payé et chômé, le seul jour faisant référence aux luttes sociales », souligne Serge Ragazzacci, secrétaire de la CGT héraultaise. Une initiative qui montre que rien n’est immuable, y compris les symboles forts que peuvent représenter un jour férié comme le 1er-Mai. « Ce n’est pas une simple date sur un calendrier. Il y a eu des événements, des morts. Cela montre que le combat n’est jamais gagné », observe Élian Bourgade, secrétaire de l’Unsa 34.

    D’autant que les justifications avancées par les tenants du projet peinent à convaincre les syndicats. Notamment le fait que des salariés demandent eux-mêmes à travailler les jours fériés. « Si certains accepteraient de travailler le 1er-Mai, c’est parce que les salaires sont trop bas et que le travail ne permet plus de vivre décemment. Les richesses créées par les travailleurs ne sont plus réparties entre le travail et le capital mais vont au capital, il n’y a qu’à voir l’explosion des prix du carburant », fait valoir Christine Saint-Joanis, secrétaire de la FSU 34.

    Le texte en 2027 ?

    Une demande du patronat qui fait peser des risques sur les salariés, à l’instar de la généralisation du travail le dimanche. « Aujourd’hui, il n’y a plus de liberté pour aller travailler le dimanche dans un supermarché : ça a été généralisé et personne n’est payé double. On est dans le même type de processus sur le 1er-Mai, c’est dangereux », redoute Serge Ragazzacci. « C’est une nouvelle attaque contre les femmes car elles constituent la majorité des travailleurs des dimanches et jours fériés », rappelle, de son côté, Diane Guénot, de Solidaires 34.

    Adoptée par le Sénat, la proposition s’est retrouvée sur les bancs de l’Assemblée nationale le 10 avril. Face aux amendements déposés par la gauche, les macronistes ont préféré voter une motion de rejet contre leur propre texte, combine politicienne pour éviter les débats, déjà utilisée avec la loi Duplomb ou encore l’A69. Le texte aurait dû se retrouver en Commission mixte paritaire (CMP) avant que – face à la gronde syndicale qui montait – Sébastien Lecornu ne renvoie le projet en 2027, tout en promettant une « solution » pour que les boulangers et fleuristes puissent ouvrir ce 1er-Mai.

  • L’OM doit remplir le chalut

    L’OM doit remplir le chalut

    Malgré les vicissitudes, l’OM est toujours dans la course au podium. Avec les trois points récoltés face à Metz, lors de la dernière journée au Vélodrome, les hommes de Habib Beye ont fait ce qu’il fallait. De plus, ils ont assorti une certaine manière à la victoire, ce qui leur a permis de se rapprocher de leurs supporters. Avant le voyage en Bretagne, l’entraîneur marseillais revient sur cet aspect, qui sera capital pour une fin de saison réussie : « Ce que nous avons vécu contre Metz nous amène à penser que si cette équipe donne ce qu’elle doit donner, si elle montre de l’envie, de l’ambition dans ses matches, les supporters seront avec nous. »

    Il a encore en tête la dernière sortie : « Ils ont été là lors du déplacement contre Monaco. Il y a eu de la déception, mais ils ont été là pour nous. Ils seront encore à Lorient, pour nous. Il faudra que nous soyons capables de leur donner ce qu’ils veulent voir, c’est-à-dire une équipe conquérante qui gagne des matches. Et je suis sûr que ce soutien va continuer à grandir d’ici la fin de saison. »

    La sortie au Moustoir, samedi à 17h, apparaît donc comme un instant charnière. Celui qui peut permettre à l’OM de faire la bonne bascule et mettre la pression sur Lille. Les Dogues devancent les Olympiens d’un point. Ils joueront dans leur stade et connaîtront le résultat des Marseillais à Lorient au coup d’envoi de leur duel face à Nice, à 21h05.

    L’OM doit donc prolonger sa série positive en Morbihan (invaincu sur les cinq dernières visites) pour montrer aux Nordistes qu’ils sont toujours accrochés à leurs basques. Et prêts à les doubler au moindre faux pas de leur part.

    Habib Beye reste optimiste sur la possibilité de renverser la situation sur les cinq dernières journées. « Lorsque j’arrive au club, Nous sommes à cinq points de la troisième place. Aujourd’hui, nous sommes à un point », souligne-t-il. Tout en reconnaissant que tout n’a pas été parfait dans la gestion sportive ces derniers temps : « Nous avons eu des contre-performances qui nous ont coûté dans les résultats et qui nous auraient peut-être permis d’être déjà installés à cette troisième place. Mais je considère que c’est un long marathon. Et ce marathon se finira le 16 mai. »

    Pour réussir dans la quête de la troisième place, il va compter sur la dynamique retrouvée du fait d’une nouvelle organisation offensive. L’association Gouiri-Aubameyang a fait des étincelles face à Metz, alors qu’Igor Paixão apparaît comme l’Olympien en forme de cette fin de saison. à Lorient, il faudra réussir une belle pêche pour maintenir cette efficacité retrouvée.

    « Je considère que c’est un long marathon qui se finira
    le 16 mai »

  • À Lunel-Viel, deux classes sur la sellette

    À Lunel-Viel, deux classes sur la sellette

    Nos enfants ne sont pas des moutons, arrêtez de les compter ! » La pancarte trône devant l’école élémentaire Gustave-Courbet à Lunel-Viel, le 14 avril. Dans cette commune de 4 500 habitants, les premières esquisses de la future carte scolaire mettent en colère profs, parents et enfants, venus manifester en cette matinée ensoleillée. « Deux classes devraient fermer. Une à l’école maternelle Les Thermes, conduisant à des classes de 18 élèves, ce qui est difficilement contestable. En revanche, une autre classe de l’école élémentaire Gustave-Courbet fermerait, mais la démographie n’a pas suffisamment baissé pour que ça n’ait pas d’impact numérique sur les classes », avance Julien Domergue, délégué parents d’élèves.

    De 13 classes pour 310 élèves, l’élémentaire ne compterait, à la rentrée prochaine, que 12 classes pour 295 élèves, induisant mécaniquement une augmentation du nombre d’élèves par classe, passant de 24,5 à 26 élèves. « Dans la commune, il y a 20% de familles monoparentales, 16% de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Des difficultés depuis plusieurs années sont remontées par les enseignants sur le rapport à l’autorité des élèves, de plus en plus de protocoles pHARe [dispositif de lutte contre le harcèlement, Ndlr.] sont déclenchés et des actes d’incivilité des élèves sont plus fréquents », énumère Julien Domergue. Des problèmes de comportement que l’on retrouve dans les niveaux CM1 et CM2, formant le gros du bataillon des écoliers, « avec 28 ou 29 élèves par classe l’an prochain. » Face à cette problématique liée à la précarité, cette fermeture viendrait ajouter une épine dans le pied d’une communauté éducative on ne peut plus fatiguée. « Le système éducatif doit être une priorité et la baisse du nombre d’élèves doit permettre de meilleures conditions d’apprentissage », insiste Julien Domergue. Une pétition* a été lancée – recueillant 349 signatures à l’heure où La Marseillaise mettait sous presse – et un courrier a été envoyé par les enseignants au Dasen, lui demandant de revoir sa copie « au moins sur les deux ans à venir », le temps que le nombre d’élèves baisse vraiment.

  • Les salariés de Fibre Excellence mobilisés

    Les salariés de Fibre Excellence mobilisés

    Les engagements de l’État sur le rachat du prix de l’électricité n’ont pas suffi, pour l’heure, à enrayer la dégradation financière du groupe Fibre Excellence, qui possède deux usines, à Saint-Gaudens en Haute-Garonne et à Tarascon dans les Bouches-du-Rhône. La direction du groupe a indiqué, lundi 13 avril, se retrouver « dans l’obligation légale de déclarer l’état de cessation de paiements auprès du tribunal de commerce de Toulouse ». Le juge disposera alors d’une semaine pour se prononcer sur le placement de l’usine en redressement judiciaire.

    D’ici là, à Tarascon, la lutte des salariés « pour sauver l’emploi continue », précise Laurent Quinto, délégué CGT du site, mobilisé devant l’usine à papier avec l’intersyndicale, ce mardi 14 avril. Quelque 670 emplois, dont 270 à Tarascon, ainsi que la filière bois de la région Occitanie, sont en jeu. En cas de fermeture de l’usine, cela pourrait entraîner des pertes de « près d’un million et demi d’euros » de taxes foncières pour la communauté de communes du pays d’Arles, estiment les organisations syndicales. De même, « l’usine étant équipée d’un réseau ferré pour l’approvisionnement en bois », précise le syndicaliste, c’est tout le réseau de transport fluvial et ferroviaire de la région qui se verrait largement mis à mal.

    Depuis 2025, le groupe, dernier producteur de pâte à papier en France, mais également producteur d’électricité à partir de bois, a cumulé un déficit de 30 millions d’euros. Les actionnaires ont jusqu’ici refusé de renflouer les comptes, alors que des solutions restent envisageables. Très inquiète pour la filière, la commission régionale de la forêt et du bois avait voté une motion, en mars, pour demander aux pouvoirs publics de finaliser les discussions avec le groupe pour sortir de la crise. La secrétaire de la CGT, Sophie Binet, s’est quant à elle prononcée pour une nationalisation de l’entreprise.

    Le groupe prend « acte » des propositions de l’État formulées le week-end dernier, où il s’est engagé à réévaluer le prix du rachat de l’électricité. Une demande forte de la direction et des syndicats pour remettre à flot l’entreprise. L’entrée de la Région Occitanie au capital de la société a aussi été mise sur la table des discussions par sa présidente (PS), Carole Delga a été reçue le 9 avril par le Premier ministre Sébastien Lecornu. « Le Premier ministre et le ministre délégué chargé de l’Industrie ont constaté que les solutions viables et sérieuses portées par la Région Occitanie méritaient d’être prises en compte pour sauver l’entreprise. Il est désormais essentiel que les parties prenantes passent à l’action afin de concrétiser ces engagements », a salué Carole Delga. Mardi, lors du rassemblement, les syndicats ont réitéré leur demande d’audience auprès de Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud.

    Une procédure de redressement judiciaire pourrait donc être ouverte. « Ces propositions constituent un signal encourageant pour l’avenir du groupe. Elles sont actuellement en cours d’analyse et de modélisation afin d’évaluer leurs impacts réels sur le modèle économique », souligne Fibre Excellence dans son communiqué.

    « La lutte pour sauver l’emploi continue »

  • Fibre Excellence est lâchée par son actionnaire

    Fibre Excellence est lâchée par son actionnaire

    Nous ne sommes pas en mesure d’octroyer un financement additionnel au groupe. » Dans une lettre adressée au ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin, en date de ce jeudi 16 avril, l’un des dirigeants de Paper Excellence, qui a pris le nom de Domtar, propriétaire de Fibre Excellence, scelle, ou presque, l’avenir des usines françaises de pâte à papier. Après des mois de négociations entre le groupe et l’État sur des mesures de sauvetage de l’entreprise, puis un dépôt de bilan, ce mercredi 15 avril, voilà que la maison-mère annonce de mauvaises nouvelles.

    Pour rappel, en grande difficulté financière, Fibre Excellence réclamait un vaste soutien du gouvernement pour remettre ses comptes dans le vert, notamment une revalorisation du prix de vente de l’électricité produite sur ses sites, notamment à Tarascon dans les Bouches-du-Rhône. Un point sur lequel l’État s’était engagé à procéder à une « réévaluation des tarifs de rachat de l’électricité, jusqu’à +20% », en complément d’un premier « paquet de soutien », d’un ordre de 150 millions d’euros. Le tout face à l’urgence d’un potentiel redressement judiciaire et suite à une déclaration en cessation de paiements, cette semaine.

    « Nous tenons à vous remercier de votre courrier ainsi que des mesures de soutien que vous y exposez », débute le courrier de Peter Wardhana, l’un des directeurs de Domtar. Lequel note positivement que l’État « prenne en considération le niveau de consommation de trésorerie des sociétés du Groupe Fibre Excellence et reconnaît la nécessité d’une révision à la hausse du tarif d’achat de l’électricité ». Des politesses qui ne masquent pas le terrible constat de l’actionnaire : « Toutefois, au vu des projections financières, qui intègrent l’effet de l’ensemble des mesures de soutien envisagées par l’État (…), le Groupe continuerait d’enregistrer des pertes annuelles très substantielles. »

    Des salariés « dévastés »

    Jean-François Guillot, président du groupe Fibre Excellence, est d’ailleurs en copie de ce courrier. Concrètement, l’actionnaire principal de Fibre excellence lâche sa branche française : « En l’absence de démonstration de l’existence d’une trajectoire crédible vers une rentabilité durable, nous ne sommes pas en mesure d’octroyer un financement additionnel au Groupe. »

    Une position qui a été confirmée directement par Jean-François Guillot aux représentants des salariés, lors d’une réunion, ce vendredi après-midi. « Le PDG nous a confirmé que c’était fini avec l’actionnaire, qu’il nous lâche, il ne mettra pas un sou de plus dans le groupe », relate Laurent Quinto, représentant de la Filpac-CGT sur l’usine tarasconnaise. Puis par l’entreprise directement, dans un communiqué de presse : « Il n’a pas été trouvé de solution permettant d’éviter au groupe Fibre Excellence la procédure de mise sous protection du Tribunal de commerce. »

  • Grand Avignon : voici les délégations des 15 vice-présidents

    Grand Avignon : voici les délégations des 15 vice-présidents

    Le conseil communautaire du 8 avril dernier a élu Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon comme président du Grand Avignon. Dans la foulée, 15 vice-présidents, maires ou adjoints des autres communes de l’agglo, ont aussi été élus. Ce vendredi 17 avril, un arrêté vient attribuer leurs délégations :

    1ère vice-présidente : Pascale Bories, maire de Villeneuve lez Avignon ; aménagement du territoire, habitat et gens du voyage

    2e vice-président : Joris Hébrard, maire du Pontet ; bâtiments et voiries

    3e vice-présidente : Martine Durieu, Première adjointe au maire de Vedène ; ressources humaines et modernisation de l’action publique

    4e vice-président : Grégoire Souque, maire de Morières-lès-Avignon ; collecte des déchets et économie circulaire

    5e vice-président : William Bouquet, maire d’Entraigues-sur-la-Sorgue ; emploi, insertion et formation

    6e vice-président : Paul Mély, maire des Angles ; mobilités et infrastructures de transport

    7e vice-président : Patrick Sandevoir, conseiller municipal délégué de Rochefort-du-Gard ; eaux et assainissement

    8e vice-président : Philippe Inderbitzin, conseiller municipal de Roquemaure ; finances, stratégie budgétaire et évaluation des politiques publiques

    9e vice-président : Claude Morel, maire de Caumont-sur-Durance ; spectacle vivant et enseignement artistique

    10e vice-président : Lionel Fischer, Premier adjoint au maire de Saint-Saturnin-lès-Avignon ; développement économique et innovation

    11e vice-présidente : Sandrine Soulier, maire de Pujaut ; tourisme et attractivité

    12e vice-président : Philippe Armengol, maire de Velleron ; environnement, climat et biodiversité

    13e vice-président : Yvan Bourelly, maire de Saze : gestion des milieux aquatiques – prévention des inondations Gemapi) et gestion des risques

    14e vice-président : Jacques Demanse, maire de Sauveterre ; agriculture et transition énergétique

    15e vice-présidente : Dominique Ancey, maire de Jonquerettes ; commande publique et achats durables

    Olivier Galzi conserve en direct la gestion du projet NPNRU (Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain) et la politique de la ville.

  • La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    Après les menaces de mort à l’encontre de l’UL CGT de Toulon et celle de son secrétaire Patrice Moulun, découvertes mercredi 1er avril sur des panneaux et des tableaux électriques d’urbanisme, près du pont de la Gare de Toulon, les soutiens du monde syndical se multiplient.

    Après les unions départementales CGT du Var et des Bouches-du-Rhône, ainsi que la Fédération CGT des services publics notamment, c’est au tour de la CFDT du Var d’apporter « son plein soutien » et « son entière solidarité » aux cégétistes toulonnais, comme elle l’a fait savoir dans un communiqué diffusé ce vendredi 17 avril.

    « De tels agissements sont inadmissibles. Ils constituent une attaque intolérable contre un homme, mais aussi contre l’ensemble de celles et ceux qui s’engagent, souvent avec courage et désintéressement, dans l’action syndicale au service des salariés, de leurs droits et de leur dignité, indique la CFDT. La menace, l’intimidation et la violence ne sauraient avoir leur place dans le débat démocratique et social. Dans une société de droit, les désaccords, même profonds, ne peuvent jamais justifier que l’on s’en prenne à des militants en raison de leur engagement. S’en prendre à un syndicaliste, c’est chercher à faire taire une voix légitime du monde du travail et viser la liberté syndicale elle‑même. »

    La CGT Var en attente de nouvelles

    Une condamnation et une solidarité sans réserve malgré les divergences qui peuvent parfois exister entre les deux syndicats :

    « Au-delà des appartenances syndicales, il est des circonstances où l’essentiel doit nous rassembler. Lorsqu’un militant est menacé de mort pour son engagement, c’est l’ensemble du mouvement syndical qui est concerné. Dans un tel moment, la solidarité n’est pas une option : elle est un devoir. La CFDT du Var réaffirme donc son attachement indéfectible à la liberté syndicale, à la protection des militants, au respect du pluralisme et au refus absolu de toute forme de haine ou de violence politique, sociale ou idéologique. Elle adresse à la CGT du Var, à son militant visé, ainsi qu’à l’ensemble de ses adhérents et responsables, son soutien fraternel et sa vigilance résolue. »

    Le syndicat appelle ainsi « les autorités compétentes à tout mettre en œuvre pour identifier les auteurs de ces menaces, afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice. » Contactée, l’UD CGT Var, qui a déposé une plainte, dit attendre des nouvelles de la procédure.

  • Recul des macronistes sur la loi Yadan

    Recul des macronistes sur la loi Yadan

    En moins d’un mois, pas moins de 700 000 Français ont exprimé – via une pétition – leur rejet de la proposition de loi sur les « formes renouvelées de l’antisémitisme », portée par la députée macroniste de la 8e circonscription des Français de l’étranger (Israël, Italie Turquie entre autres), Caroline Yadan, qui devait être débattue à l’Assemblée nationale depuis le 16 avril.

    Le texte fait l’objet de nombreuses critiques de la part de l’opinion publique – en témoignent les nombreux rassemblements organisés ces derniers jours, dont un à Montpellier le 11 avril – et de parlementaires de gauche, qui ont appelé à voter contre – à l’exception des socialistes François Hollande et Jérôme Guedj, cosignataires du texte. « Ce texte liberticide amalgame les critiques de la politique de l’État d’Israël à de l’antisémitisme », observe Jean-Louis Roumégas, député Les Écologistes héraultais. En effet, la proposition de loi stipule qu’une « haine de l’État d’Israël [qui] est aujourd’hui consubstantielle à la haine des Juifs. L’appel à la destruction de cet État, parce qu’il forme un collectif de citoyens juifs, est une manière détournée de s’attaquer à la communauté juive dans son ensemble ».

    « Dérives dangereuses »

    « Sous prétexte de lutter contre l’antisémitisme, le texte criminalise celles et ceux qui dénoncent la politique génocidaire de Netanyahu. Il présente des dérives dangereuses, n’a que des mauvais effets puisqu’il vise à faire taire ceux qui défendent le droit international et il ne lutte pas contre l’antisémitisme », soutient Nathalie Oziol, députée LFI de l’Hérault. Le groupe a notamment demandé d’inscrire la pétition à l’ordre du jour de l’Assemblée avant l’examen de la loi, « ce qui permettra de montrer que le peuple français n’en veut pas. » Sauf que la pétition ne sera pas débattue, la commission des lois estimant que le débat aura lieu lors de l’examen du texte.

    Des « dérives dangereuses » que l’on retrouve notamment dans le préambule du texte puisque ce dernier reprend la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah (IHRA), décriée par de nombreux observateurs du fait de son parallèle entre critique d’Israël et antisémitisme. « Cette loi ouvre un flou juridique dangereux. Son premier article prévoit l’extension du délit de provocation au terrorisme aux « provocations implicites ». Mais en droit, « implicite » ne veut rien dire. Le manque de clarté de cette formule peut porter atteinte à l’État de droit », se désole Fanny Dombre-Coste. La députée socialiste de l’Hérault appelle au retrait du texte et à la mise en place d’une commission spéciale transpartisane, estimant que « l’Assemblée, à un an de la Présidentielle, n’est pas en capacité de travailler sérieusement, d’avoir un débat serein. »

    Et les risques juridiques que fait porter ce flou sont grands. « Ce texte va laisser la place à l’arbitraire. Selon les juges sur qui on tombe, toutes les interprétations seront possibles », fait valoir Jean-Louis Roumégas. Le texte pourrait ainsi représenter un danger pour une opinion publique acquise à la cause palestinienne. Sans oublier les Juifs français, assimilés de facto par le texte à des partisans de la politique coloniale de Netanyahu. Les débats s’annonçant enflammés – les partis de gauche ayant déposé nombre d’amendements – les macronistes ont finalement décidé de retirer la proposition de loi, le 16 avril, et annoncent que le gouvernement s’est engagé à un dépôt de projet de loi en juin prochain.

  • Dans le Gard, 59 classes fermées en septembre ?

    Dans le Gard, 59 classes fermées en septembre ?

    « Une gifle. » Voici comment le syndicat Unsa a qualifié l’annonce jeudi 9 avril du Dasen qui prévoit de fermer 59 classes sur tout le département. Nîmes, Alès, la ruralité, les maternelles, les primaires, l’éducation prioritaire, aucun secteur n’est épargné. Face à cette présentation, les syndicats ont évidemment voté contre cette carte scolaire alors qu’une manifestation réunissant enseignants, parents et syndicats se tenait devant le siège du Dasen.

    Dans le détail, le Dasen prévoit 14 ouvertures de classes dont dix à Nîmes (neuf en éducation prioritaire) mais aussi à Saint-Ambroix, Beaucaire (éducation prioritaire), Milhaud et Redessan. Le Dasen a aussi consenti à revenir sur trois fermetures prévues à Nîmes (à Georges-Bruguier, Mont-Duplan et Rangueuil). Mais il reste tout de même 59 classes menacées de fermeture dont 17 à Nîmes, six à Alès ou encore deux à Saint-Gilles.

    « La baisse démographique est réelle mais on n’améliore pas les conditions d’enseignement. Il y a des points comme Bessèges par exemple où on avait sauvé la classe l’an dernier mais il prévoit à nouveau de la fermer sauf que ça va faire des classes en maternelle à 25 ou 26 avec des cas pas possibles et une misère sociale importante… C’est une catastrophe. On fait tout peser sur la maternelle alors que c’est le début de la scolarité », fustige Myriam Vermale, co-secrétaire du Snuipp-FSU du Gard.

    Mais ces arguments n’ont pas influencé le Dasen. « Le Dasen, il est honnête, il nous l’a dit, s’il ouvre une classe, il doit en fermer une. S’il ne ferme pas une classe, il en fermera une autre ailleurs. Aujourd’hui, aucune école n’est tranquille parce que la carte scolaire n’est pas arrêtée », avertit Myriam Vermale. D’ailleurs, dix classes sont « sous surveillance » des syndicats dont des classes à Barjac, Vénéjean ou Lassalle qui pourraient avoir de mauvaises surprises.

    Sur ces 59 fermetures, toutes ne sont pas non plus à défendre. Les syndicats ont contacté les écoles concernées et tentent d’influer sur celles qui affirment avoir des effectifs suffisants pour s’opposer aux fermetures.

    Nouvelles négociations

    le 17 avril

    La FSU du Gard regrette également les suppressions de postes d’enseignants : « Le Dasen appuie les directives ministérielles donc il crée des postes mais hors de la classe avec les pôles d’appui à la scolarité pour la gestion des élèves en difficulté. Il dit que ça va tout révolutionner mais il pompe neuf postes d’enseignants sur le premier degré. On part avec une dotation de moins 27 postes. »

    Le Dasen a aussi prévu de créer à nouveau trois classes Ulis, poursuivant la dynamique de déploiement de ces Unités localisées pour l’inclusion scolaire dans le département. Mais ces ouvertures pèsent aussi sur le nombre d’enseignants puisque ces postes sont ponctionnés dans les effectifs des enseignants. « Puisqu’il crée des Ulis dont on a besoin, il crée aussi un poste de coordonnateur Ulis ce qui nous fait encore perdre un poste d’enseignant », s’agace Myriam Vermale.

    Une nouvelle réunion s’est tenue jeudi 16 avril mais la nouvelle véritable négociation se déroulera vendredi 17 avril en conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN). L’occasion de voir si les nombreuses mobilisations à Aimargues, Nîmes, Bagnols-sur-Cèze, Bessèges, Moulézan, Tornac, les Salles-du-Gardon, Cavillargues, Saint-Julien-de-Peyrolas ou encore Vers-Pont-du-Gard influeront sur les choix du Dasen.