Author: tecnavia

  • Grotte Cosquer, une seconde entrée révélée

    Grotte Cosquer, une seconde entrée révélée

    La Marseillaise : C’est en 1985 qu’Henri Cosquer dit découvrir la grotte dont il déclare officiellement l’existence en 1991. Une seule entrée semble exister. Quand et comment pressentez-vous la possibilité d’un autre accès ?

    Thierry Betton : Quand j’ai écho de la découverte de cette grotte, je ne sais pas qu’il y a des dessins à l’intérieur, mais ça pique mon intérêt de spéléologue. Je connais très bien l’anse de la triperie. Je pratique l’escalade depuis mon adolescence et j’y ai ouvert une voie d’escalade en 1976. Dès ma première plongée en solo, j’ai tout de suite l’intuition qu’il existe un deuxième réseau, dans le haut. Je cherche d’abord une ouverture terrestre. Je ne la trouve pas. Je plonge. Après une dizaine de tentatives, je découvre en mars 1992 ce deuxième accès, immergé dans seulement 3 mètres au lieu des 36 mètres. Une courte plongée me donne accès à une cavité dans laquelle je sens un courant d’air. En remontant, je découvre une chatière de 60 cm de diamètre sur 1,5 mètre de long, que j’arrive à franchir. Je débouche sur une galerie concrétionnée, féerique. Je la suis et ça me mène au sommet de la cathédrale qui donne accès au puits noyé. Ce qui confirme mon intuition : la présence de cette deuxième ouverture permet à la grotte de se maintenir en surpression.

    Que permet cette nouvelle porte d’accès ?

    T.B. : Elle a été utilisée par les équipes de recherche, mais aussi pour mettre en place toute la logistique qui a permis la construction de la via ferrata finalisée à l’automne 1998. La cheminée à l’extrémité de la galerie qui plonge sur le puits de la dernière salle est une partie dangereuse. Elle implique une progression spéléo technique. Mais, l’avantage de ce passage, c’est que la partie en immersion est bien plus courte. Cet aménagement inédit de via ferrata en milieu sous-marin a permis à des scientifiques non aguerris à la plongée, comme le préhistorien Jean Clottes, d’accéder au site. Une première mission d’expertise avait été menée, en 1991, par le ministère de la Culture. En 1994, avec Luc Vanrell, qui a découvert l’épave du P-36 de Saint-Exupéry, nous participons en tant que plongeurs à l’indication de Jean Courtin du CNRS à la mission scientifique pour effectuer les relevés topographiques. à ce moment, l’entrée haute n’est pas utilisée, car Cosquer avait dit que l’accès était quasi impraticable. Quand on fait les plongées et que je vois le matériel qui est amené et la logistique que ça demande, parce qu’il faut imaginer que là, il a fallu tirer l’électricité, un câble sur 150 mètres de long, à 36 mètres de profondeur, ce qui veut dire que tout le matériel qu’on passe est conditionné dans des caissons qui peuvent supporter la pression… Du coup, nous, on parle donc de l’accès haut, on dit qu’il est utilisable. à l’époque, je suis pompier volontaire à Cassis, membre du Groupe de recherche et d’intervention en milieu périlleux (Grimp) et je mesure le risque. En juin 1995, Courtin me recontacte pour sortir la centrale météo de la grotte. Elle avait cessé d’émettre. à cette époque, les crédits de l’état avaient été engloutis dans les recherches menées en parallèle sur la grotte Chauvet. On a le feu vert en proposant de réaliser l’opération de sauvetage moyennant quelques sandwichs et le plein d’essence. On peut sortir la centrale, la réparer et la remettre en place et on fait la démonstration qu’on peut accéder à la grotte par cette entrée.

    Pourquoi a-t-elle été mise au secret si longtemps ?

    T.B. : Quand je trouve l’entrée, passée l’émotion, il y a cette question : à qui en parler ? La découverte avait déjà fait l’objet d’une polémique et les doutes sur une galéjade marseillaise avaient été écartés. Mais ce sont surtout la sécurité et le souci de préservation du site qui ont fait foi sur ce choix du silence. Car il y avait eu la noyade des trois plongeurs grenoblois en 1991. Et révéler cet accès risquait aussi d’attiser les curiosités. Or, le site, dangereux, venait d’être interdit, mais ça, on l’a appris plus tard. Aujourd’hui, il y a des grilles, le site est inviolable. Dans un tout premier temps, je parle de l’accès haut à Bernard Dinacera, le fondateur de l’Atelier de la Mer, à la Pointe-Rouge. On y retourne ensemble et on prend le temps d’explorer. C’est là qu’on voit le panneau des mains, les bisons… Puis j’avais besoin de communiquer et j’en parle aussi à mon frère Régis et à Luc Vanrell, qui prendra la suite de Jean Courtin, en 2001, à la direction des recherches scientifiques.

    Pourquoi la révéler aujourd’hui ?

    T.B. : J’avais déjà posé des jalons dès 2022. Il y a eu des articles sur « les oubliés », puis « les effacés » de cette histoire… Mais si j’y reviens, c’est parce que j’ai acheté pour mon petit-fils la BD qui vient de sortir sur « la rencontre de Barbu dans la grotte ». Elle est très belle, bien scénographiée et didactique. Mais il y a une page en particulier qui m’a interpellé, avec un encadré où il est dit qu’une autre entrée est découverte par Henri Cosquer. Or, cette publication ne peut ignorer les conditions de découverte du second accès. Ce que je souhaite surtout, c’est rétablir des faits, rendre leur place à tous les acteurs de cette aventure qui sont près de 80 en réalité à avoir œuvrer durant 30 ans pour que la réplique de la grotte puisse être réalisée. Ceux sans qui rien n’aurait été possible. S’ils sortent enfin de l’ombre, ce n’est pas pour polémiquer ni par intérêt financier, c’est juste pour dire que c’est une aventure collective, pas le fait d’un héros solitaire. Non seulement elle est collective, mais elle n’est que collective. Mieux, elle est paritaire dès les premières heures. Ils étaient quatre plongeurs, dont deux femmes, Cendrine Cosquer, la nièce d’Henri, et Pascale Oriol. Puis, il y a eu Sylvie Gouirand, Anne Delhomme, Orsane Vanrell, toutes les plongeuses, les chercheuses qui ont joué un rôle très important. Or, le rendu muséal met un seul homme sur un piédestal, tel un super héros. C’est dommage, car parler de tout ce travail d’équipe permettrait aussi à une petite fille de s’identifier, de rêver d’un destin de plongeuse, d’archéologue.

    L’histoire de ces « oubliés » et de ces « effacés » de la découverte a-t-elle vocation à intégrer la version officielle ?

    T.B. : C’est mon souhait de rendre visible la partie immergée de l’aventure pour qu’on saisisse toute la complexité de l’immense opération… Mais cette décision ne m’appartient pas. Je ne demande rien, pas plus que les quatre plongeurs à l’origine de la découverte, ni que les 80 personnes qui ont travaillé à la mise à jour des vestiges. C’est compliqué, car la grotte porte le nom de quelqu’un. Il y a des droits sur les entrées… Simplement, dans la narration, il serait bien d’ajouter quelques noms, des photos d’autres visages.

  • La vérité sur la grotte Cosquer

    La vérité sur la grotte Cosquer

    L’histoire de la découverte de la Grotte Cosquer à Marseille est désormais complète et fait avancer nos connaissances. La révélation publique de l’existence d’une deuxième entrée par le haut du site abritant des peintures rupestres remarquables parachève un récit d’une des plus belles aventures humaines de ces trente dernières années. C’est Thierry Betton qui a l’intuition de ce second accès qu’il découvre en mars 1992. Il ne s’agit pas ici de polémiquer et de mettre en concurrence cette trouvaille avec le périple incroyable du premier découvreur de la grotte, Henri Cosquer, qui donnera son nom à l’ensemble. Simplement, l’existence de cette autre entrée, par le haut, va être décisive pour étudier et dater les fabuleux dessins et gravures vieux de 33 000 à 19 000 avant notre époque !

    Mettre à jour le récit

    Car l’accès au site par le « chemin » du bas est plus que difficile pour qui ne maîtrise pas à la perfection la spéléologie sous-marine. Or, les paléontologues ont pu accéder à la grotte grâce à cette entrée par le haut, aménagée par Thierry Betton et ses équipiers. Les scientifiques ont travaillé in situ et daté précisément l’origine des dessins et les périodes d’occupation du site par nos ancêtres. Les préhistoriens Jean Courtin et Jean Clottes, qui ont mené ce long et précieux travail, ont relaté dans des ouvrages, d’une clarté totale, les secrets de la Grotte Cosquer. Sa réplique parfaite à Marseille offre au public un voyage sensible dans le temps et dans les entrailles de la Grotte. Il est plus que souhaitable de mettre à jour le récit officiel en l’enrichissant de l’histoire de la seconde entrée.

  • [Justice] Six mois ferme pour le pédophile à la poupée

    [Justice] Six mois ferme pour le pédophile à la poupée

    Il chuchote au micro, droit, figé dans le déni le plus parfait. « Je n’avais aucune intention sexuelle. Je suis non violent, en particulier envers les enfants. Je cherchais juste un mannequin pour l’articuler de manière à l’asseoir sur une table, car j’avais dans l’idée de simuler des cours scolaires pour faire une autoévaluation de ma manière d’être et de m’exprimer, car ça fait longtemps que je rêve d’enseigner. C’était une démarche à but thérapeutique car j’ai totalement perdu confiance en moi », brode David, 56 ans, électromécanicien qui vit à Bouc-Bel-Air, condamné en 2005 pour l’agression sexuelle de sa fille de 4 ans.

    « Vous avez commandé une poupée enfantine avec un vagin destiné à être pénétré », lui rappelle la présidente Charlotte Joubert, qui décrit l’objet de 20 kg pour 1,32 m aux traits enfantins. Un modèle baptisé « Teen Sex Doll » vendu 539 dollars sur une plateforme chinoise. « Ça a sauté aux yeux du livreur d’UPS qui a donné l’alerte en voyant, au travers du colis endommagé, une poupée d’apparence de 6 ans ! », lance Me Joanny Moulin, avocat de l’association Parole d’enfant, partie civile qui lui fait confirmer que devant les gendarmes, il a reconnu s’être masturbé avec cette poupée.

    Quand la présidente rappelle au prévenu la découverte un an avant les faits, sur son ordinateur, de « sept images de gosses qui font des fellations », il nie encore. « Avez-vous un double maléfique qui télécharge malgré vous ? » – « J’ai jamais voulu les télécharger, ce sont des fichiers corrompus, indésirables. » Devant les gendarmes, il a bien admis regarder des « vidéos sur l’inceste ». à la barre, ce père aux cheveux blancs justifie : « J’ai été agressé sexuellement dans ma famille quand j’étais enfant et adolescent. C’est quelque chose dont je n’arrive pas à me débarrasser. Mon père ne s’est jamais aperçu de rien, mais je suis persuadé que ma mère le savait. »

    Une expertise psychiatrique antérieure aux faits décrit « une personnalité de type pervers dans le déni absolu ». « Non, je ne suis pas pervers », réfute encore le prévenu. Même déni sur la plainte récente d’une autre de ses filles, qui s’est souvenue qu’il l’avait fait venir deux fois dans son lit alors qu’il était tout nu.

    « Nous voulons que par votre décision, vous protégiez les enfants de l’extrême dangerosité que représente l’achat de ce type d’objet et que vous donniez un signal ferme à l’ensemble des pédocriminels », demande Me Moulin, partie civile qui obtiendra l’euro symbolique demandé. « à l’heure de l’invasion chinoise de notre économie, ces poupées pédocriminelles font le buzz. Elles ne sont pas un substitut pour ne pas passer à l’acte, sinon l’état en vendrait ! Tout au contraire, une personne sur deux qui ont procédé à cet achat passe à l’acte. »

    « Le danger est là et prévisible de passer à l’acte », confirme le procureur adjoint, Olivier Poulet, devant ce prévenu « dans le déni absolu de sa déviance avec des histoires à dormir debout ». « Ce n’est rien d’autre qu’une poupée sexuée destinée à un pervers sexuel déjà condamné en 2005 pour agression sexuelle par ascendant ». Il requiert 12 mois avec sursis probatoire pendant 2 ans avec obligation de soins psychiatriques et une interdiction d’exercer toute activité en lien avec l’enfance.

    « C’est un procès honteux, la relaxe s’impose ! » tonne Me Nicolas Perrin, pour qui « on a voulu faire du médiatique, on a pris le premier malheureux venu avec la polémique Shein. On met des bûches dans le feu pour alimenter l’étiquette de pédophile qu’on veut lui coller. Rien ne relève d’un caractère pénal. Il a acheté légalement et pas sur le darknet une poupée qui n’a rien d’enfantine ». Son client écope de 18 mois de prison, dont 6 ferme sous bracelet avec 2 ans de soins psychiatriques, et 5 ans d’interdiction d’activité en lien avec les mineurs.

    « Une poupée sexuée destinée à un pervers sexuel déjà condamné »

  • La direction de l’hôtel reste sur ses positions

    La direction de l’hôtel reste sur ses positions

    Suite à l’annonce d’un licenciement économique de six salariés et non plus sept comme prévu initialement de l’hôtel Marseille Saint-Charles, une grève a débuté lundi. C’est dans ce contexte que la directrice des ressources humaines (DRH) du groupe Alboran, qui possède l’établissement, a rencontré quatre de leurs représentants, ce vendredi. La direction n’est pas revenue, lors de ce rendez-vous, sur ces six licenciements, qu’elle qualifie d’économique, d’après les syndicats. La grève est donc reconduite ce samedi, devant l’hôtel.

    Depuis lundi, les casseroles et les sifflets se font entendre dès que l’on s’approche de l’ex-hôtel Holiday Inn, face à la gare Saint-Charles, à Marseille. Accompagnés par leur syndicat, CNT-SO, les six salariés, qui ont appris leur licenciement le lendemain de Noël, réclament l’annulation de cette procédure. Karima Malagouen, coordinatrice de petit-déjeuner depuis 15 ans au sein de l’hôtel, a été la première à être au courant. C’est l’incompréhension pour la syndiquée à la CNT SO : « On nous jette sans prendre en compte notre ancienneté, sans nous proposer de solutions dans d’autres hôtels du groupe, ou des formations. » Pour le moment, seule elle et son collègue équipier Toufik Ghodbane, délégué syndical à la CNT SO, ont été officiellement informés de leur licenciement.

    Alors que la direction affirme qu’il s’agit de licenciement économique, les concernés refusent d’y croire et réclament l’accès aux dossiers comptables, qui justifierait ces licenciements. Malgré la réunion avec la DRH, aucun document comptable ne leur a été transmis. « Ils disent qu’il n’y a plus d’argent, mais ils font des travaux dans l’hôtel pour 5 millions d’euros », affirme Toufik Ghodbane, délégué syndical et équipier. Le 8 janvier doivent commencer ce chantier de plusieurs mois pour permettre à l’hôtel, propriété du groupe Alboran depuis janvier 2023, de devenir un quatre étoiles.

    Pour Karima Malagouen, c’est d’autant plus incompréhensible que l’hôtel est souvent complet. « Je participe aux réunions toutes les semaines. On est souvent complet, et les clients sont très satisfaits de notre travail ! » Danila Gomes, femme de chambre depuis 2019, ne comprend pas non plus cette décision : « Je ne vois pas comment ils vont faire pour nettoyer toutes les chambres sans nous, alors que l’on fait plein de choses : les chambres, mais parfois, on est équipier ou gouvernante. »

    Pour la coordinatrice de petit-déjeuner, c’est un moyen pour l’hôtel de baisser les salaires. « Ils me licencient car je coute cher, et ils réembaucheront quelqu’un a un salaire beaucoup plus bas », suppose-t-elle. La grève est donc reconduite ce samedi. « On n’arrêtera pas la grève, parce que c’est le seul outil qu’on a », affirme Toufik Ghodbane, délégué syndical.

    Contacté, le groupe n’a pas donné suite à nos sollicitations.

    Caisse de grève : we-solidaire.com (solidarité grévistes hôtel Marseille centre gare Saint-Charles)

  • En 2026 « La Marseillaise » augmente son engagement, pas ses tarifs

    En 2026 « La Marseillaise » augmente son engagement, pas ses tarifs

    C’est une décision volontariste : en 2026, malgré l’augmentation des coûts de production et de distribution, La Marseillaise n’augmentera pas ses tarifs.

    C’est d’abord le souhait de rester un journal populaire, accessible à tous, qui a dicté ce choix. C’est ensuite la conviction que la hausse de nos ventes et de nos abonnements, constatée depuis 5 ans, ne doit pas être interrompue.

    Il s’agit d’un pari : continuer à vous satisfaire et conquérir un lectorat encore plus large pour trouver les moyens de notre développement.

    Le mercredi, deux journaux pour 1,50 euro !

    Pour le réussir, nous avons besoin de vous. C’est le sens de l’appel à la souscription lancé à l’occasion de la nouvelle année pour permettre à La Marseillaise de continuer à exister, de se développer et de conquérir les Alpes, où un comité des Amis de La Marseillaise s’est constitué dans cet objectif.

    Vous pouvez aussi soutenir la démarche de votre journal en participant à sa diffusion bénévole, en abonnant vos proches et en faisant connaître autour de vous son contenu qui sera particulièrement riche à l’occasion des municipales.

    Vendue en kiosques seulement 1,50 euro en semaine, La Marseillaise est le journal le moins cher de la région. Le mercredi, pour le même prix, le journal culturel Zébuline vous est offert. Et le week-end, avec le supplément détente, loisirs, découvertes La Marseillaise week-end, et le programme TV Diverto, votre journal de deux jours reste aussi à 3 euros. Côté abonnements mensuels, tarifs inchangés également. 9,90 euros pour accéder à tous nos contenus numériques. 14,50 euros pour accéder au numérique et recevoir votre journal du week-end ou votre hebdo d’Occitanie. Et enfin, 34,50 euros pour accéder au numérique et recevoir votre journal quotidiennement.

    Là encore, dans le but de toujours mieux vous satisfaire, un travail est en cours pour élargir les zones desservies par le portage qui vous permet d’être livré dès le petit matin.

    Bref, vous l’aurez compris, en 2026, versez à la souscription, achetez La Marseillaise en kiosques, abonnez-vous, offrez la à vos proches et faites-en la promotion !

  • [Entretien] Frédéric Dabi : « Les élections municipales à l’ombre de la présidentielle »

    [Entretien] Frédéric Dabi : « Les élections municipales à l’ombre de la présidentielle »

    La Marseillaise : Est-ce que ces élections municipales de 2026 vont, selon vous, présenter des caractéristiques, une tonalité spécifique, qui les rendraient assez différentes des précédentes ?

    Frédéric Dabi : Oui, très clairement. D’abord parce que, sauf dissolution, ce sera le dernier scrutin avant la présidentielle de 2027. Comme en 2001, ces municipales pourront être lues comme une répétition générale, moins par leurs résultats que par la lecture politique qui en sera faite. En 2001, on avait mis en avant les victoires de la gauche à Paris, Lyon et Dijon, en occultant le nombre de villes perdues ailleurs. En 2026, il y aura une vraie bataille d’interprétation, et toutes les forces politiques peuvent se retrouver fragilisées : un PS perdant de grandes villes, une droite LR en recul, un RN qui ne perce pas, ou une France insoumise cantonnée à gêner les socialistes sans gagner de municipalités, y compris à Roubaix.

    Ces élections seront donc plus politiques que les précédentes. Elles s’inscrivent aussi dans un contexte inédit, que j’appelle l’éclipse du politique à l’échelle nationale. Les Français ont le sentiment que le politique ne les écoute plus et ne parvient plus à améliorer leur situation, ce qui pourrait avoir des effets importants sur la participation. À mes yeux, ce seront des municipales très particulières.

    Vous évoquez ce contexte. Est-ce que l’on sait déjà quelles sont les préoccupations des Français à la veille de ces élections ? Et est-ce qu’elles ont, elles aussi, évolué depuis 2020 ?

    F.D. : Les enquêtes récentes montrent une hiérarchie des préoccupations totalement inédite pour des municipales. La première, c’est la sécurité des personnes et des biens, un niveau que l’on n’avait plus vu depuis les régionales de 2015 ou la présidentielle de 2002. À cela s’ajoute le narcotrafic, désormais clairement identifié par les Français. Viennent ensuite l’accès aux soins et la santé, puis la dette. Ce sont des enjeux nationaux, presque régaliens, qui, faute de réponses au niveau national, redescendent vers le local et s’invitent dans les campagnes municipales. La question de l’accès aux soins ne connaît pas d’opposition simple entre métropoles et petites communes. Ces trois enjeux inédits peuvent fragiliser les maires sortants, notamment dans les petites communes, et montre que ce qui se joue au niveau national pèse directement sur le vote municipal. Les sortants peuvent néanmoins valoriser leur bilan, leur présence sur le terrain et leur capacité d’écoute, et mettre en avant d’autres sujets très appréciés localement, comme le logement, les mobilités ou le cadre de vie. Les campagnes mêleront ainsi une forte dimension nationale – sécurité, santé, dette – et des enjeux locaux, avec une homogénéisation des préoccupations sur tout le territoire.

    Vous avez souligné la proximité de l’élection présidentielle,
    en faisant le parallèle avec 2001. Quelles conséquences cela peut-il avoir, notamment sur la stratégie du Rassemblement national et de la France insoumise
     ?

    F.D. : Les deux forces dites radicales s’engagent fortement dans ces municipales, ce qui n’était pas le cas en 2020. Cela confirme que ce scrutin est perçu comme important, presque comme une répétition générale avant la présidentielle.

    Mais le RN et LFI n’y vont pas avec les mêmes atouts. Pour LFI, c’est une véritable première : elle a très peu de sortants, à l’exception du maire de Faches-Thumesnil, ce qui limite ses gains potentiels, même s’il existe des possibilités à en Seine-Saint-Denis ou à Roubaix avec David Guiraud. Cela tient au fait que LFI reste une force très nationale, encore en décalage avec l’imaginaire municipal. Elle dispose néanmoins de points d’appui, notamment les scores élevés de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, et d’un possible rôle d’arbitre au second tour dans plusieurs grandes villes. Mais un mauvais scrutin municipal aurait des conséquences, y compris sur la dynamique présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Le RN, lui, est dans une autre logique : il dispose déjà de nombreux sortants et cherche à prolonger son implantation locale, dans la continuité de législatives réussies, y compris dans des départements où il était jusque-là faible.

    Ce que certains appellent « l’ancien monde », soit le PS et LR se partageant l’essentiel des collectivités locales, pourrait-il être chamboulé en 2026 pour se rapprocher du rapport de force national ? Peut-on aller vers une forme de tripartition territoriale ?

    F.D. : L’hypothèse est séduisante, mais je n’y crois pas. Il existe une étanchéité jamais vue entre le national et le local, encore renforcée par la fin du cumul des mandats. Les forces dominantes au niveau national restent faibles à l’échelle locale. Dans les communes de plus de 10 000 habitants, entre 80% et 90% des villes sont toujours tenues par le PS, le PCF, les Écologistes, LR ou l’UDI. Je ne vois pas pourquoi cela changerait fondamentalement. Il peut y avoir des ajustements à la marge. LR est en difficulté et ne dominait plus guère que Nîmes parmi les grandes villes. Le PS peut perdre une grande ville. Mais il est très difficile d’imaginer que LFI, le RN ou Renaissance émergent au point de reproduire localement la tripartition nationale. Aux municipales, le dégagisme reste limité.

    Est-ce que, justement, les maires sortants bénéficient toujours de cette prime au sortant ?

    F.D. : Oui, elle existe toujours, même si elle se fragilise. On observe une forme de défiance qui touche le local, notamment parce que des enjeux nationaux irriguent les campagnes municipales. Les maires font face à des exigences citoyennes inédites, et à des polémiques symboliques qui s’invitent dans la fin de mandat. Pour autant, dans les villes de plus de 10 000 habitants, les municipales restent un scrutin de stabilité. Même en 2014, année de forte alternance, environ 70% des maires sortants ont été reconduits. Mais c’est aussi un scrutin de récit : si des villes majeures comme Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Nice ou Bordeaux changeaient d’étiquette, l’impact symbolique serait considérable.

    En Occitanie, est-ce que le scrutin va obéir aux mêmes logiques que dans le reste du pays ? Peut-on déjà identifier des configurations ou des villes emblématiques ?

    F.D. : Oui, globalement. Les enjeux de sécurité, de trafic de drogue et de santé y sont très concrets, et je ne vois pas pourquoi la région ferait exception. Comme ailleurs, il y aura des villes symboles. À Montpellier, Michaël Delafosse apparaît bien placé. À Nîmes, une division possible de la droite pourrait profiter à d’autres forces notamment à l’association de gauche et des écologistes autour de Vincent Bouget. À Castelnau-le-Lez, un jeune élu proche de la majorité présidentielle pourrait l’emporter. Reste le cas de Toulouse : Jean-Luc Moudenc parviendra-t-il une nouvelle fois à s’en sortir, ou la force de la gauche aux élections nationales, combinée à une possible division à gauche, peut-elle rebattre les cartes ? Comme ailleurs, il y aura des configurations locales fortes, mais sur les grandes thématiques, l’Occitanie s’inscrit dans une logique d’homogénéité avec le reste du pays.

  • Alès : un Cratère hors les murs dans un théâtre éphémère

    Alès : un Cratère hors les murs dans un théâtre éphémère

    Durant deux saisons, le temps des travaux de rénovation ambitieux qui ont débuté cet automne sur son site historique, le Cratère, scène nationale d’Alès, délocalise ses équipes et ses spectacles dans un théâtre éphémère mis à disposition par Alès Agglomération.

    Située dans le quartier de la Prairie, au sein du complexe sportif du même nom (face au centre nautique Le Toboggan), la structure, ouverte depuis le mois de septembre, peut accueillir selon la configuration entre 480 et 650 spectateurs dans une salle chauffée avec des places numérotées. De quoi assurer, le temps de ces longs travaux, la continuité de l’activité du Cratère.

    D’un montant de 12 millions d’euros, le chantier devrait durer 18 à 20 mois. La livraison du théâtre rénové est prévue en septembre 2027, pour pouvoir lancer la saison 2027/2028 dès le mois d’octobre 2027. Ces importants travaux visent à rénover et mettre aux normes la scène nationale du Cratère, construite en 1972. « On va refaire toute la partie scénique et technique de la salle, assez obsolète ; on va gagner 60 places au parterre [la jauge passera de 880 à 940 places, Ndlr] ; le hall va également être profondément réformé, on va aller vers quelque chose de plus moderne ; enfin la rénovation énergétique du bâtiment sera également au cœur du projet », détaille le directeur du lieu, Olivier Lataste.

  • Le règlement du Mondial La Marseillaise à pétanque

    ARTICLE 1 – La Mondial La Marseillaise à pétanque est un concours organisé par l’association Mondial La Marseillaise à pétanque, en collaboration avec le comité bouliste départemental des Bouches-du-Rhône.

    Le concours est agréé par la Fédération Française de pétanque et jeu provençal (FFPJP). En 2026, le concours débutera le dimanche 5 juillet et se terminera le mercredi 9 juillet. Il se disputera au parc Borély et sur d’autres terrains annexes à Marseille.

    ARTICLE 2 – La compétition est ouverte à tous, licenciés et non-licenciés, hommes et femmes, sans distinction d’âge. Elle se dispute en triplette, à pétanque, sur le principe de l’élimination directe. Toutes les parties, cadrages compris, se disputent en 13 points. Les règlements de la FFPJP sont impérativement applicables.

    ARTICLE 3 – Tout engagement est ferme et définitif et ne peut faire l’objet d’un remboursement pour quelque motif que ce soit.

    Une inscription unique par équipe, les X étant interdits. Les contrevenants seront disqualifiés et aucun remboursement ne sera effectué.

    Un « bureau des mutations » situé au Parc Borély est à disposition pour effectuer tout changement de joueur non inscrit dans une autre équipe et compléter sa fiche d’identification. Toute fiche d’identification doit être intégralement remplie et tout changement doit être impérativement exécuté avant le coup d’envoi de la compétition. Après la fermeture du « bureau des mutations », plus aucune modification ne peut être apportée. Aucun remplacement ne peut être autorisé dès que le début du concours est prononcé.

    ARTICLE 4 – En cas d’accident, les joueurs sont couverts par l’assurance qu’ils ont contractée en signant leur licence FFPJP. Les non licenciés bénéficient le dimanche de la RCO de l’organisateur. L’assurance générale du concours couvre tous les autres cas non prévus.

    ARTICLE 5 – Les joueurs licenciés FFPJP sont tenus de le signaler lors de leur inscription en précisant leur numéro de licence.

    Les non-licenciés devront se déclarer auprès de l’organisation à l’issue de la troisième partie (dimanche soir). Ils devront se rendre au « bureau des licences » pour remplir un formulaire et se faire établir une licence leur permettant de disputer la quatrième partie le lundi matin.

    Le dépôt des licences se fait à partir des 128e de finale sous peine de disqualification.

    Tout joueur suspendu par la FFPJP, ne peut s’inscrire. Si un joueur suspendu passe outre ce point du règlement, son équipe sera immédiatement disqualifiée.

    ARTICLE 6 – Pour chaque partie, un carton de jeu indiquant son numéro d’équipe et celui du terrain désigné, est remis à chaque équipe. Il sert à identifier les deux équipes et le terrain qui leur a été désigné. En cas de litige, l’équipe qui n’aura pas joué sur le bon terrain sera disqualifiée.

    – A la fin de chaque partie, le carton de jeu de l’équipe gagnante est visé par l’arbitre désigné sur le terrain de jeu. L’arbitre inscrit le résultat et tamponne le carton. Il est le seul à être habilité à remplir cette formalité sur le carton de jeu de l’équipe gagnante. Celle-ci doit obligatoirement se rendre au « bureau des jeux » du parc Borély, dans les délais les plus brefs pour procéder au tirage au sort de la partie suivante.

    – A partir de la deuxième partie, les perdants doivent faire tamponner leur carton de jeu avec la mention perdant.

    – A partir du cadrage, un carton d’arbitrage sera établi pour être remis à la deuxième équipe tirée au sort sur chaque terrain de jeu. Ce carton d’arbitrage sera remis à l’équipe gagnante et signé par l’arbitre désigné pour qu’elle puisse effectuer le tirage au sort.

    – La falsification du carton de jeu et/ou d’arbitrage entraînera la disqualification immédiate de l’équipe en cause.

    La direction du concours est seule habilitée à prendre la décision d’établir après contrôle un duplicata des cartons de jeu.

    ARTICLE 7 – La désignation des arbitres est faite par les instances FFPJP. Seul l’arbitre désigné sur le terrain de jeu est habilité à homologuer un résultat. L’arbitre est souverain dans sa décision prise en application du règlement fédéral.

    Toute réclamation doit obligatoirement être faite avant la fin de la partie.

    ARTICLE 8 – Le programme officiel du concours doit être scrupuleusement respecté par les participants.

    Les gagnants des premières parties doivent avoir tiré au sort impérativement le dimanche avant 13h30 sous peine de disqualification.

    A partir du lundi les pénalités s’appliquent à compter du premier quart d’heure de retard. Les forfaits une demi-heure après.

    Le jury de concours peut interrompre une partie n’étant pas terminée avant la tombée de la nuit. Elle reprendra le lendemain à une heure fixée avec le même score au moment de l’interruption.

    Toutes les parties, finale comprise, peuvent être renvoyées au lendemain.

    Le jury du concours se réserve le droit de modifier le programme et de décaler l’horaire de certaines parties pour les besoins des retransmissions à la télévision ou sur les réseaux sociaux du diffuseur officiel de l’événement.

    ARTICLE 9 – Les terrains de jeux sont désignés par tirage au sort. Les joueurs doivent y disputer leur partie mais le jury de concours avec le comité d’organisation garde pouvoir d’en changer le lieu.

    Il peut désigner des parties à disputer sur des terrains de réserves et/ou des terrains destinés à la retransmission télévisée.

    ARTICLE 10 – La tenue homogène de l’équipe est obligatoire dès la première partie du lundi sous peine d’être disqualifié immédiatement.

    Les quatre triplettes qualifiées pour les demi-finales sont habillées par l’organisation. Les joueurs ne sont pas autorisés à porter sur leur tenue une ou plusieurs publicités autres que celles décidées par l’organisation. Le non-respect de ce point entraînera une disqualification par le jury de concours.

    Les joueurs évoluant devant les caméras sur le stade d’honneur le dimanche ont l’obligation d’avoir une tenue du haut identique. En cas de refus d’un joueur ou d’une équipe, la disqualification de l’équipe sera prononcée immédiatement.

    ARTICLE 11 – Les prix de la deuxième à la dernière partie, ne sont remis aux ayants droit qu’en échange de la fiche d’identification (délivrée aux équipes lors de leur engagement, elle comporte le numéro d’inscription) et du carton de jeu délivré avant chaque partie et enregistré comme perdant (le tampon spécial faisant foi) par le bureau des jeux, à partir de la 2e partie.

    ARTICLE 12 – Chaque participant (joueurs et spectateurs) autorise les organisateurs ainsi que leurs ayant droits, tels que partenaires et médias à utiliser les images fixes ou audiovisuelles sur lesquelles il peut apparaître, prises à l’occasion de leur participation au Mondial La Marseillaise à pétanque, sur tous supports, y compris les documents promotionnels et/ou publicitaires, dans le monde entier et pour la durée la plus longue prévue par la loi, les règlements, les traités en vigueur (article 370 et suivants du code pénal, loi n° 70-643 du 17 juillet 1970, article 23).

    ARTICLE 13 – En retirant son carton de jeu, tout joueur inscrit reconnaît avoir pris connaissance du présent règlement, en accepte toutes les clauses et s’engage à le respecter.

  • Le règlement du Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes

    ARTICLE 1 – Le Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes – La Marseillaise est un concours officiel organisé par l’association Mondial La Marseillaise à pétanque, en collaboration avec la commission des jeunes du comité bouliste des Bouches-du-Rhône. Le concours est agréé par la Fédération française de pétanque et jeu provençal (FFPJP). En 2026, il débutera le vendredi 3 juillet et se terminera (finale de chaque catégorie) le dimanche 5 juillet.

    ARTICLE 2 – La compétition est ouverte aux catégories jeunes, filles et garçons, nés entre 2009 et 2020, licenciés ou non-licenciés. Tout joueur fraudant sur son âge sera exclu et son équipe disqualifiée.

    Les joueurs licenciés FFPJP sont tenus de le signaler lors de leur inscription en précisant leur numéro de licence. Les joueurs non-licenciés devront présenter une pièce d’identité avec photographie pour justifier de leur identité et de leur date de naissance. La régularisation des joueurs non-licenciés se fait pendant la compétition.

    Le concours est organisé en trois épreuves.

    – Une épreuve est réservée aux jeunes âgés de 6 à 11 ans dans l’année (catégorie benjamin/minimes).

    – Une épreuve est réservée aux jeunes âgés de 12 à 14 ans dans l’année (catégorie cadets).

    – Une épreuve est réservée aux jeunes âgés de 15 à 17 ans dans l’année (catégorie juniors).

    Les équipes dont les joueurs ne font pas partie de la même catégorie d’âge, seront engagées dans celle du joueur le plus âgé.

    ARTICLE 3 – Les trois épreuves de la compétition se disputent en triplette par poules, à pétanque. Toutes les parties, cadrages compris, se disputent en 13 points. Le règlement de la FFPJP est souverain.

    ARTICLE 4 – Tout engagement est ferme et définitif. Inscription unique par équipe, les X sont interdits. Les contrevenants seront disqualifiés.

    Un « bureau des mutations » situé au parc Borély est à disposition pour effectuer tout changement de joueur(s) non inscrit(s) dans une autre équipe et compléter sa fiche d’identification. Toute fiche d’identification doit être intégralement remplie. Tout changement doit être impérativement exécuté avant le coup d’envoi de la compétition. Après la fermeture du « bureau des mutations », plus aucune modification ne peut être apportée. Aucun remplacement ne peut être autorisé dès que le début du concours est prononcé.

    ARTICLE 5 – En cas d’accident, les joueurs sont couverts par l’assurance qu’ils ont contractée en signant leur licence FFPJP. Les non-licenciés bénéficient de la RCO de l’organisateur. L’assurance générale du concours couvre tous les autres cas non prévus.

    ARTICLE 6 – Les terrains de jeux sont désignés par tirage au sort. Les joueurs doivent y disputer leur partie mais le jury de concours avec le comité d’organisation garde pouvoir d’en changer le lieu. Il peut désigner des parties à disputer sur des terrains de réserves et/ou des terrains destinés à la retransmission télévisée. Les joueurs évoluant devant les caméras ont alors obligation d’avoir une tenue du haut identique. En cas de refus d’un joueur ou d’une équipe, la disqualification de l’équipe sera prononcée.

    ARTICLE 7 – Les six équipes qualifiées pour les finales sont habillées par l’organisation. Les joueurs ne sont pas autorisés à porter sur leur tenue une ou plusieurs publicités autres que celles décidées par l’organisation. Le non-respect de ce point entraînera une disqualification immédiate.

    ARTICLE 8 – Les prix en nature ne seront remis aux équipes qu’en échange de leur carton de jeu et de leur fiche d’identification délivrée lors de l’engagement de l’équipe.

    ARTICLE 9 – Chaque participant (joueurs et spectateurs) autorise les organisateurs ainsi que leurs ayant droits, tels que partenaires et médias à utiliser les images fixes ou audiovisuelles sur lesquelles il peut apparaître, prises à l’occasion de leur participation au Mondial La Marseillaise à pétanque, sur tous supports, y compris les documents promotionnels et/ou publicitaires, dans le monde entier et pour la durée la plus longue prévue par la loi, les règlements, les traités en vigueur (article 370 et suivants du code pénal, loi n° 70-643 du 17 juillet 1970, article 23).

    ARTICLE 10 – En retirant son carton de jeu, tout joueur inscrit reconnaît avoir pris connaissance du présent règlement, en accepte toutes les clauses et s’engage à le respecter.

  • Avec près de 900 000 visiteurs, les musées de Marseille surfent sur les records

    Avec près de 900 000 visiteurs, les musées de Marseille surfent sur les records

    « La gratuité, c’est la démocratie », affirme sans ambages Christine, devant les vestiges de Massalia sous vitrine. Cette habitante de la Belle de Mai se souvient de l’ouverture du musée d’Histoire de Marseille « dans les années 70, avec des escaliers en bois ». Elle y revient régulièrement, comme ce 31 décembre, avec Vénus et Julien, ses amis libanais, qui découvrent « la collection largement enrichie et mise en valeur par une superbe muséographie ».

    « On croit que c’est tranquille ce job, eh bien non ! », s’amuse l’agent de sécurité, à l’entrée du musée. En ce jour de Saint-Sylvestre, les visiteurs affluent, de tous âges, de tous lieux. La faute, ou plutôt le mérite, à la politique culturelle de la Ville. Depuis 2020, les musées marseillais sont gratuits. « Je suis allé à la Vieille Charité ce matin et je passe l’après-midi ici, pour pas un euro. C’est magnifique ! Un voyage dans le temps », apprécie Joachim, géologue allemand à la retraite, qui écume les musées d’Europe « dont certains, très chers ». La gratuité, même pour les expositions temporaires chaque premier dimanche du mois, est un argument de vente nécessaire, mais pas suffisant, pour Christine, qui profite également « des conférences, top et en accès libre ».

    Dans la file d’attente pour les tickets, un groupe de jeunes parisiens se réjouit d’avance. « J’adore les vieilles pierres, explique Schams à son frère cadet. Mais on va faire du deux en un avec l’expo photo des Detaille. Tu connaîtras Marseille comme si tu y étais né ». Plus loin, devant l’épave reconstituée du navire romain de la Bourse, un couple de mal-voyants attendent les audio-guides. « Je suis déjà venu avec l’école », précise leur fils Antonin, 9 ans, qui réclame également « un casque, parce que c’est plus marrant ». Une poignée d’enfants, le nez collé à la guide conférencière, ne rate pas une miette de l’histoire de Protis et Gyptis. « Ils ont eu le coup de foudre ! » s’écrie l’un d’eux en se retournant vers son père.

    Dehors, au calme, posée sur un banc du jardin des vestiges, Manon, 27 ans, avoue « venir souvent profiter de ce décor qui a traversé les âges, en plein cœur du centre-ville, c’est un vrai luxe pour prendre ma pause sandwich ».

    Pas de doute, la fréquentation des musées s’installe dans une dynamique positive. Un succès que ne boude pas Jean-Marc Coppola. « La gratuité en est un des éléments. Mais elle permet aussi de valoriser nos musées », considère l’adjoint (PCF) au maire en charge de la culture.

    Les œuvres sortent

    de leur réserve

    L’élu évoque également la politique culturelle menée en direction des crèches et des écoles, « avec le programme d’éducation artistique et culturelle où les parents sont accompagnateurs, en particulier avec le Préau des Accoules. Et un choix des sujets d’expositions, comme “C’est pas bêtes’’ sur la représentation animale dans les œuvres, qui valorise les pièces exposées ».

    La Ville a également enrichi ses expositions permanentes de pièces sorties des réserves. « De quoi offrir de nouveaux récits de Marseille et donner envie de revenir », argumente l’élu. D’autant plus facilement que les expos jouent les prolongations. Et dans la liste des ingrédients qui font recette, il faut encore ajouter l’événementiel, avec « les festivals qui accrochent, les femmes mises à l’honneur, les partenariats avec d’autres musées comme le Louvre, la formation des agents par le recrutement externe… »

    Marseille offre une bulle d’air au festival de BD d’Angoulême

    L’annulation de l’édition 2026 du festival d’Angoulême ne signera pas un sacrifice total pour les artistes. Le rendez-vous se décline en mini-festivals de BD, disséminés sur le territoire. Dont un à Marseille, prévu fin janvier. « La Ville de Marseille a été sollicitée pour accueillir l’un d’eux, du 30 janvier au 1er février », se félicite Jean-Marc Coppola. L’adjoint au maire en charge de la culture précise : « Nous sommes en train de l’organiser dans un lieu loué et préempté, l’ancienne enseigne de chaussure André, sur la Canebière, où nous accueillerons une dizaine d’autrices de BD, dont quelques Marseillaises. Ce sera l’occasion d’un partenariat avec la bibliothèque de l’Alcazar, qui dispose d’un fond très ancien de BD ».

    À savoir

    884 000 visiteurs

    Ce chiffre marque une hausse historique de la fréquentation de l’ensemble des musées en 2025. En 2024, ils étaient 670 026 visiteurs à passer le seuil. Chacun des douze mois affiche une fréquentation en hausse par rapport à l’année précédente, avec un jalon inédit de 101 306 au mois d’août.

    Au top

    La Vieille Charité dépasse les 270 000 visiteurs, battant son record de 249 447 en 2018. Le Musée d’Histoire de Marseille franchit pour la première fois la barre des 100 000. Le Préau des Accoules en a accueilli plus de 37 000, contre 32 017 en 2024. Le Mémorial des déportations dépasse les 28 000.

    Du jamais vu

    D’autres musées atteignent leur plus haut niveau de fréquentation depuis plusieurs années : le musée des Beaux-Arts avec plus de 99 000 visiteurs, le Musée des arts décoratifs, de la faïence et de la mode, à Borély, décroche 44 000 entrées, et 68 000 pour Cantini, son meilleur résultat depuis 2017.