Author: tecnavia

  • Volotea ambitionne de prendre le leadership à Montpellier

    Volotea ambitionne de prendre le leadership à Montpellier

    En 2026, l’aéroport de la 7e ville de France va-t-il enfin prendre son envol ? En basant un avion en 2020, Transavia devait déjà faire entrer Montpellier dans la cour des grands. Mais la pandémie de Covid avait ralenti ses projets.

    Six ans plus tard, l’aéroport de Montpellier franchit un nouveau pas qui doit lui permettre d’atteindre les 3 millions de passagers, qu’il vise à terme contre 1,9 million actuellement. Mercredi 14 janvier, Volotea a officialisé sa volonté de faire de la capitale héraultaise sa 11e base en France. « Depuis 2012, nous avions 8 enfants (Ajaccio, Brest, Caen, Lille, Nantes, Rennes, Strasbourg et Minorque). Il était temps de se marier ! », se félicite Emmanuel Brehmer, président du directoire de l’aéroport Montpellier Méditerranée. « Il s’agit d’un mariage à l’ancienne sans divorce, ironise Carlos Muñoz. On va continuer à développer ce partenariat très longtemps », assure le fondateur et PDG de Volotea.

    La compagnie low cost ibérique va commencer par « faire dormir » un Airbus A320 (180 sièges) à Montpellier en attendant le second d’ici 2 ou 3 ans. « Cela signifie de la ponctualité puisque l’avion est sur place et aussi que nos collaborateurs connaîtront bien les clients car ils habiteront ici et feront vivre ce territoire », insiste Gilles Gosselin. Des recrutements vont être lancés afin de pourvoir les 30 emplois de pilotes, hôtesses de l’air et stewards créés à Montpellier.

    900 000 passagers visés d’ici 2030 au plus tard

    Dès novembre, Volotea proposera 4 nouvelles destinations : Bordeaux, Madrid, Tenerife Sud et Lanzarote. A la différence de son concurrent déjà installé, Volotea préfère développer les liaisons des villes telles que Montpellier. « 65% des Européens vivent dans des villes petites ou moyennes pas assez desservies », explique Carlos Muñez. Le PDG fait valoir un taux de réalisation des vols irréprochable (99,4%) et un indice de satisfaction en hausse (+24%) pour la compagnie à bas coûts. « Ça ne veut pas dire qu’on sert du caviar et qu’on propose des douches comme Émirates, mais 9 clients sur 10 nous recommandent ».

    Dans le courant de l’année, de nouvelles destinations vers l’Europe, le Maghreb ou les pays nordiques devraient être dévoilées à des « prix abordables » malgré l’impact de la taxe de solidarité (6,3 euros par billet). Certaines seront permanentes, d’autres saisonnières. « On s’adaptera à la demande et au succès des routes », promet Gilles Gosselin. Le directeur de la « première compagnie domestique en France » ne cache pas son ambition dans une Occitanie où Volotea est déjà implantée à Toulouse, Rodez, Lourdes/Tarbes. « On veut être la compagnie majeure de référence de l’aéroport de Montpellier ». En 2026, 400 000 sièges (+9%) sont espérés ici et 900 000 annuels sont visés d’ici 2 à 4 ans. Depuis 2012, Volotea a déjà transporté 2,8 millions de passagers depuis Montpellier.

  • Les soutiens pluralistes de Michaël Delafosse à Montpellier

    Les soutiens pluralistes de Michaël Delafosse à Montpellier

    A deux mois du 1er tour des municipales, dimanche 15 mars, le faux suspense est sur le point de s’achever à Montpellier. Après avoir « pris le temps de la réflexion en famille » durant les fêtes, Michaël Delafosse devrait révéler sa décision dans les tous prochains jours.

    C’est en tout cas le souhait de l’ensemble de ses compagnons de route du mandat qui s’achève ainsi que des nouveaux soutiens fraîchement ralliés. « Nous avons besoin de Michaël Delafosse pour nous mener à bon port. Nous l’appelons à se porter candidat pour un nouveau mandat », déclare, mercredi 14 janvier, l’adjoint Sébastien Cote qui sera son directeur de campagne.

    En réalité, tout est déjà dans les tuyaux. Depuis septembre, pendant que les opposants critiquent une ville en travaux, les partisans du maire distribuent des tracts et peaufinent le futur programme « apaisé » rassurent-ils. Ne manque à l’appel que le capitaine qui devrait s’exprimer en début de semaine.

    D’ici là, tous expliquent pourquoi ils poursuivent l’aventure. Le satisfécit autour du bilan en priorité. 5e ligne de tramway, 50 000 arbres plantés, police des transports et brigade du logement social créées… « Les engagements pris en 2020 ont été tenus », salue la présidente du groupe PS, Julie Frêche. Hervé Martin (PCF) n’oublie pas les mesures du bouclier social : « On a fait la gratuité des transports, la tarification sociale des cantines, le coup de pouces pour les inscriptions sportives et culturelles… C’est la preuve qu’on peut transformer la vie des gens ». Sans oublier la gratuité des 15 premiers m3 d’eau, la création d’une mutuelle communale ou d’une unité mobile pour le dépistage dans les quartiers. « En matière de santé, il y a un avant et un après. Montpellier a encore besoin de Michaël Delafosse », complimente Élodie Brun-Mandon. Issue de la société civile, elle assure que le maire est à l’écoute. « Ça m’horripile d’entendre qu’il déciderait seul ».

    Si les militants Verts ont majoritairement voté pour une liste du député Jean-Louis Roumégas, les élus écolos de la majorité soutiennent toujours Michaël. Delafosse. « Les gens ne veulent pas que les écologistes soient divisés. Ce bilan est une grande fierté. On n’a pas d’ennemi à gauche », affirme Marie Massart. Un temps fâché après le gazage de chauve-souris, Eddine Ariztegui (Parti animaliste) poursuit lui aussi, saluant le financement d’un « hôpital pour la faune sauvage ».

    Une campagne « digne »

    Attaché à la défense de la laïcité et au développement économique, Michel Aslanian (PRG) devrait lui aussi être sur la liste. De même que Radia Tikouk (Génération Écologie) et bien d’autres. Parmi les ralliés récents, Nelly Lacince (GRS) explique avoir été « bluffée par la construction de la ligne 5 en 5 ans ». Membre de l’Engagement d’Arnaud Montebourg, Olivier Andrieu estime que « Michaël Delafosse a une vision pour Montpellier » qui doit être « réindustrialisée ». Quant à Muriel Ressiguier, elle se dit prête à œuvrer pour le logement. L’ex-députée Insoumise, éjectée par Jean-Luc Mélenchon, a tourné la page LFI. « Laissons la haine aux haineux. Dans un monde qui change, essayons de faire de Montpellier une ville qui résiste à l’obscurantisme. On doit résister plutôt que discuter des virgules dans un tract. Je veux parler aux cerveaux et aux cœurs, miser sur l’intelligence et l’humanité ».

    Les listes devant être déposées le vendredi 26 février au plus tard, il reste quelques semaines pour constituer celle de la majorité sortante. « On va trouver un équilibre politique, chacun doit trouver sa juste place », promet Sébastien Cote.

    « On est fort d’un bilan »

    En charge des négociations avec les partenaires, le Christian Assaf se dit enthousiaste. « Cela n’a jamais été aussi simple, on est fort d’un bilan ». L’élu socialiste espère juste ne pas revivre les coups bas de 2020 lors de la campagne « la plus folle » de France. « On voit avec la colère des conchyliculteurs dirigés par le RN que le désordre du monde est aussi à Montpellier. L’heure n’est pas à la revanche ». Et S. Cote de souhaiter une campagne « digne ». « En 2020, Michaël Delafosse avait dû aller voter sous escorte policière. »

  • L’UD CGT 13 dénonce la « Une » de La Provence

    L’UD CGT 13 dénonce la « Une » de La Provence

    La « Une » de nos confrères de La Provence d ece 14 janvier, à propos des « grands procès de 2026 » et des « affaires qui feront la Une de l’actualité judiciaire cette année », fait réagir l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. Et il y a de quoi : le journal affiche Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT du Grand Port Maritime de Marseille (CGT GPMM) aux côtés de Félix Bingui, le « chef du clan Yoda jugé pour le trafic de la Paternelle » ou encore de l’affaire des « bars à filles de l’Opéra », à la Une comme dans les pages.

    « Une nouvelle fois, ce journal orchestre une mise en scène méthodique visant notre camarade », tempête l’organisation syndicale. Elle juge que « le placer sur la même ligne que des trafiquants, des tueurs d’enfants, des marchands de sommeil ou des proxénètes ne relève ni de l’information ni du hasard. Cela traduit un choix éditorial assumé, profondément partial et politiquement orienté ».

    L’UD CGT 13 revient aussi sur le passif entre la CGT du Port et le journal du milliardaire Rodolphe Saadé : « Deux plaintes ont été déposées en janvier 2025 visant “La Provence”. Elles sont actuellement en cours d’instruction : l’une pour violation du secret de l’enquête, l’autre pour diffamation. » Manière de rappeler que La Provence avait révélé le placement en garde à vue de Pascal Galéoté concernant des soupçons de détournement fonds du Comité social et économique du port avant même qu’il ne soit lui-même au courant. Lequel nie en bloc ces accusations. « Cette mise en parallèle scandaleuse vise à discréditer l’action syndicale et celles et ceux qui, chaque jour, défendent les droits des salariés », développe l’UD CGT 13. Avant de dénoncer une « tentative grossière de caricature ». Et de noter : « La stigmatisation et les amalgames ne feront jamais taire la contestation sociale ni les luttes portées par la CGT. »

    Précisons qu’au lendemain de la parution de cette Une et la diffusion du communiqué de presse de la CGT, le directeur de la rédaction de La Provence, Olivier Biscaye s’est justifié d’un mot « à nos lecteurs » apportant quelques éléments d’importance*. Ce dernier entame : « Une photo qui ne passe pas », avant de renvoyer à la communication de la CGT. Puis développe : « Cette Une peut en effet prêter à interprétation, nous entendons le point de vue de Pascal Galéoté, sa présence aux côtés des autres affaires peut se discuter ». Pour autant il précise ensuite : « Cependant, nous réfutons l’idée que nous ayons voulu porter à l’honneur du responsable CGT dont nous suivons l’actualité avec minutie et rigueur ». Les militants de l’organisation syndicale et le concerné apprécieront… Ou pas.

    *Article mis à jour le 15/01 dans la matinée

  • Une mobilisation inédite au conservatoire de Marseille

    Une mobilisation inédite au conservatoire de Marseille

    Mouvement social inédit au conservatoire de musique de Marseille ce jeudi. Enseignants des Beaux-Arts et agents d’accueil expriment leur colère quant à la gestion de l’Institut national supérieur d’enseignement artistique Marseille Méditerranée (INSEAMM).

    Ils se mobilisent à l’occasion d’un conseil d’administration après une fermeture totale du conservatoire Pierre Barbizet, mercredi, du fait de la grève des agents d’accueil soutenue par la CGT. « De mémoire c’est la première fois qu’il y a une aussi grosse mobilisation », glisse un agent.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Sébastien Delogu

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Sébastien Delogu

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Sébastien Delogu (LFI). Municipales, Marseille, niveau de l’extrême droite, rapport au Printemps marseillais, propositions… À vous la parole ⬇️

  • [Parcours] Robert Ménard, du gauchisme à l’extrême droite

    [Parcours] Robert Ménard, du gauchisme à l’extrême droite

    À moins de trois mois du scrutin, il est nécessaire de dresser le portrait du maire d’extrême droite de Béziers alors que la page Ménard pourrait se tourner en 2026 en dépit d’un sondage très controversé. La gauche s’est partiellement rassemblée au sein du Printemps de Béziers (PCF, PS, EELV, Place publique). Sa tête de liste Thierry Antoine (EELV) lance un appel à l’union au premier tour à LFI et Thierry Mathieu, conseiller régional de la majorité de Carole Delga. Si la droite LR apporte son soutien à Ménard, le RN présente une liste conduite par son secrétaire départemental, Julien Gabarron.

    Né à Oran, fils de pieds-noirs installés depuis un siècle, il est rapatrié en 1962 à l’âge de neuf ans pour aboutir dans un village de l’Aveyron avant de gagner le quartier de la Devèze, devenu l’un des plus chauds de Béziers depuis. Sa mère catholique et son père syndicaliste communiste devenu membre de l’OAS l’inscrivent dans un collège religieux. De quoi faire chavirer les esprits les mieux forgés.

    Il envisage un temps de poursuivre ses études au grand séminaire, avant de basculer à vingt ans dans la mouvance trotskiste de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Il y reste six ans avant de rejoindre le Ceres, le courant le plus à gauche du PS, qu’il quitte peu après l’élection de François Mitterrand en 1981. Nanti d’un CES en philosophie décroché à Montpellier, il se rêve journaliste et lance Radio Pomarède en 1978, à une époque où les radios libres sont pourchassées par le pouvoir giscardien. Au cours des poursuites judiciaires qui s’ensuivent, il trouvera un témoin de moralité : François Mitterrand. Embauché à Radio France Hérault en 1983, il quittera la station six ans plus tard.

    Et Rony Brauman découvre un « petit tyran domestique »

    C’est en 1985 que lui vient l’idée de fonder Reporter Sans Frontières avec trois de ses confrères de la presse locale et le soutien de François Mitterrand. S’y joignent Rony Brauman, figure de proue de Médecins sans frontières et Jean-Claude Guillebaud, grand reporter et prix Albert Londres. Ce qui devait être une agence de vente de reportages échoue et se mue en ONG de défense de la liberté des journalistes dans le monde. Ses deux cautions prestigieuses abandonnent quelques années après la fondation. Guillebaud en 1993 juge RSF trop proche de la presse anti-Chavez et aligné sur les États-Unis. Brauman suit en 1995 et s’en explique : « J’ai vu l’autre Ménard, le petit tyran domestique, sortir de sa chrysalide. Il a un ego exagérément enflé qui le pousse à être excessif. » Cinglant.

    Qu’importe pour Ménard, la marque RSF est lancée et son animateur avec elle. Cela lui vaut d’être appelé en 2008 par Cheikha Moza, épouse de l’émir du Qatar, à monter une structure identique à Doha. Dans un pays classé 80e pour la liberté de la presse, mais les trois millions de dollars (2,7 millions d’euros) alloués à l’organisation font oublier toute pudeur. L’aventure dure un an, jusqu’à ce que Ménard se rend compte que le pouvoir de l’émir al-Thani ne se discute pas.

    I-Télé le « remercie »

    Retour en France, il enchaîne les contrats dans les radios et télévisions avec une émission qui lui est dédiée. I-Télé (devenue CNEWS) le remercie en 2012 après avoir invité Bernard Lugan, un historien africaniste d’extrême droite qui ne fait autorité qu’auprès des militaires. En 2012, il trouve refuge auprès de Sud-Radio, moins regardante sur la nature des invités. L’année même où il est mis un terme à l’existence de la revue Médias qu’il dirige avec Emmanuelle Duverger, son épouse et dont RSF est actionnaire avec Stéphane Courbit, producteur de télévision. Tous deux jettent l’éponge après la perte par la revue de 80% de ses annonceurs après l’ouverture de ses colonnes à Jean-Marie et Marine Le Pen, Alain Soral (antisémite proclamé), Renaud Camus (théoricien du « grand remplacement »), entre autres.

    L’année 2012 est riche pour Ménard. Il rejoint le Comité consultatif de Channel 9, fondé par Bidzina Ivanichvili, oligarque géorgien totalement inféodé à Moscou. En parallèle, il lance avec son épouse le site Boulevard Voltaire, où se retrouve une brochette de collaborateurs de droite extrême, voire conspirationniste.

    Ils sont bel et bien plusieurs dans sa tête. Au premier tour de la présidentielle de 2007, il dit avoir voté Bayrou et Sarkozy au second. En 2012, c’est Dupont-Aignan au premier et Sarkozy (« en se bouchant le nez ») en finale. On note une inflexion en 2022, lorsqu’il appelle à faire bloc derrière Emmanuel Macron. Avec le secret espoir d’entrer au gouvernement ?

    Mais « l’apothéose » de sa carrière tient à la conquête de la mairie de Béziers. Une victoire à la Pyrrhus face à une UMP essoufflée et le manque de légitimité de son candidat, une gauche affaiblie qui a maintenu son candidat dans une élection triangulaire.

    Sacré maire, la veine populiste Robert Ménard se déchaîne par voie d’affiches ou de décrets plus ou moins loufoques. Les murs se couvrent d’appels à vilipender le Midi Libre ou Ginette Moulin, propriétaire des Galeries Lafayette, qui a eu l’outrecuidance de fermer son magasin biterrois. La police municipale, armée, est mise à l’honneur par un pistolet semi-automatique légendé « Désormais la police municipale a un nouvel ami ». Inscrit dans une logique droitière, il abaisse les impôts de 2 millions avant de s’en mordre les doigts : « Si c’était à refaire, je baisserais moins les impôts car ça pénalise la Ville. »

    Le fichage des chiens…

    Les arrêtés municipaux se multiplient. Il en est un qui impose le fichage de l’ADN des chiens de manière à remonter la piste des déjections. Un autre interdit de pendre du linge aux fenêtres ou interdit la floraison des paraboles. Vingt ans plus tard, il y a toujours autant de linge aux fenêtres et de paraboles sur les terrasses. Il en est un aussi pour verbaliser les crachats, qui ne fait que reprendre un décret du gouvernement de Vichy du 1942. Moins folklorique, il annonce en décembre 2015 la création d’une « garde biterroise » composée d’anciens gendarmes, militaires ou pompiers, qui a pour mission de signaler les actes suspects. L’existence de cette milice de bénévoles est retoquée par le tribunal administratif, comme le sont la plupart des arrêtés précédents. Autant d’échecs qui ont un coût pour la collectivité. On chiffre à 880 000 euros (dont 320 000 pour des affaires personnelles) les honoraires payés entre 2014 et 2019 aux très droitiers avocats parisiens Gilles-William Goldnadel et Jean-Marc Florand.

    Ramené sur les bancs de l’église par son épouse, il entreprend une croisade contre « l’islamisation de la France » et le « grand remplacement », chers à Renaud Camus et son épigone Éric Zemmour, qui passe par l’interdiction d’ouverture de nouveaux kebabs dans le centre-ville, accusés de contrevenir à la tradition judéo-chrétienne. Une tradition qui vire à l’obsession lorsqu’il installe une crèche dans l’enceinte de la mairie (contraire aux lois de la République et interdite à huit reprises par le tribunal administratif).

    L’inscription de Ménard dans la ligne de son ami Zemmour trouve pourtant ses limites. Lui qui a chiffré à 69,4% le nombre d’enfants musulmans en se fondant sur les prénoms a, lors d’un dîner parisien en sa compagnie, jugé « stupide » sa proposition d’interdire les prénoms musulmans. La rupture a été consommée lorsqu’il a accordé en 2022 sa signature à Marine Le Pen plutôt qu’à Zemmour.

    De Bayrou à Le Pen, en passant par Dupont-Aignan, Sarkozy et Macron, la girouette Ménard n’a pas fini de tourner au gré des vents venus de droite ou d’extrême droite.

  • Un centre de formation de chiens guides à Montpellier

    Un centre de formation de chiens guides à Montpellier

    Vasco, un labrador d’un an, fera sa rentrée le 15 janvier. Si tout va bien, dans 5 mois, il devrait être prêt à guider une personne déficiente visuelle dans ses trajets du quotidien.

    Début janvier, l’association France défi vision a ouvert le premier centre de formation pour chiens guides situé sur le territoire de l’ex Languedoc-Roussillon. « Jusqu’à présent, les bénéficiaires devaient se rendre à Toulouse ou à Marseille, où il y a deux ans d’attente pour recevoir un chien guide », explique Thierry Jammes, le président de l’association implantée dans le quartier du Millénaire.

    L’association cherche des familles d’accueil

    Prendre les transports en commun, contourner les obstacles, s’arrêter devant un passage piéton ou encore guider son maître dans un centre commercial bondé, les animaux seront formés par une éducatrice spécialisée dans le parc du centre, mais aussi dans les rues de la ville. « En plus de créer du lien social, le chien facilite grandement les déplacements et l’autonomie. Se déplacer avec une canne blanche est très stressant en comparaison. »

    Si les chiens seront formés du lundi au vendredi, ils ne passeront pas tout leur temps au centre pour autant. France défi vision cherche des familles pour accueillir les animaux, les soirs, les week-ends et pendant les vacances où ils pourront rencontrer de nouvelles situations de la vie quotidienne. L’association cherche aussi des familles d’accueil pour les chiots de 2 mois à 1 an, avant leur entrée au centre. « C’est une action bénévole mais tous les frais alimentaires, vétérinaires et d’équipement sont pris en charge. » Aucun prérequis pour les familles. Appartement, maison, animaux ou enfants, tous les profils sont les bienvenus.

    * Pour devenir famille d’accueil ou bénéficier d’un chien guide : presidence@francedefivision.fr.

  • Les deux maternités de Sète vont fusionner

    Les deux maternités de Sète vont fusionner

    En 2023, un rapport national rédigé par le professeur Yves Ville, de l’hôpital Necker à Paris, préconisait de réduire de 20% le nombre de maternités en France, visant notamment les structures avec une activité de moins de 1 000 naissances par an. L’épée de Damoclès qui menaçait déjà la maternité de la polyclinique Sainte-Thérèse et celle de l’hôpital Saint-Clair à Sète depuis 2023 vient de tomber. Au 1er juillet 2026, les deux plateaux techniques devraient fusionner et tous les accouchements auront lieu au sein de la structure hospitalière.

    « Une situation catastrophique » selon FO

    D’après l’ARS Occitanie, ce « rapprochement » est dû à la baisse des naissances ces dernières années sur l’Île singulière. Fin 2025, 470 et 414 naissances avaient été comptabilisées respectivement dans chaque établissement. Un chiffre qui n’est pourtant jamais passé sous la barre des 300 par an et par maternité, seuil sous lequel le code de la santé publique prévoit une fermeture.

    L’autre raison majeure de cette fusion est, bien sûr, budgétaire. Pour Sébastien Mazel, le secrétaire régional et départemental santé de Force ouvrière, « c’est une situation catastrophique qui traduit la politique économique nationale ». Il établit un lien entre la diminution de la natalité à Sète et une baisse d’activité dans les maternités et donc de bénéfices. « Mais ce raisonnement me gêne. On tente de faire de la rentabilité et de la gestion financière sur de l’humain. »

    Le syndicaliste s’inquiète pour une patientèle qu’il estime « lésée ». « Je n’ai rien contre l’hôpital public mais je pense que le citoyen devrait avoir le choix d’une institution ou d’une autre pour préparer une naissance. »

    La CGT optimiste

    Autre son de cloche du côté de Véronique Mauroy, la secrétaire générale de la CGT des hôpitaux du Bassin de Thau. « On ne voit pas ce rapprochement d’un mauvais œil. Actuellement, rien qu’avec le personnel de la maternité de l’hôpital, on est en capacité d’absorber 800 naissances par an [soit plus de 90% des naissances des deux établissements cumulés, Ndlr.]. Alors ce ne sera que mieux si du personnel arrive du privé. » D’après la secrétaire générale, la direction de l’hôpital serait en discussion avec les salariés de la polyclinique pour les replacer.

    « Une aubaine pour l’hôpital »

    « En plus, la maternité a été récemment rénovée, ce qui garantit de très bonnes conditions d’accueil pour les mamans et leur bébé », rassure Véronique Mauroy. Elle voit même cette arrivée de nouvelles naissances comme « une aubaine pour l’hôpital ». « L’établissement avait prévu des travaux dans quelques années pour rapprocher le bloc obstétrical du bloc opératoire. Avec ces nouvelles entrées, les financements seront certainement disponibles cette année. »

    L’ARS Occitanie se veut elle aussi rassurante et garantit des conditions d’accueil exemplaires à la maternité de l’hôpital Saint-Clair. Le service est équipé d’un plateau technique complet comprenant une salle de césarienne au bloc opératoire, trois salles de naissance, une salle physiologique et le matériel nécessaire à l’accueil des bébés prématurés.

  • Des balades artistiques à la découverte de l’Archipel de Thau

    Des balades artistiques à la découverte de l’Archipel de Thau

    Les « balades artistiques en Méditerranée » ont été impulsées en 2023, à l’occasion des 20 ans de l’agglomération sétoise. « L’idée était de matérialiser et de donner un sens poétique à cet anniversaire en réunissant les 14 communes qui forment ce territoire dans 4 parcours différents jalonnés de créations contemporaines », explique Salvador Garcia, directeur artistique du projet. 20 ans, 20 œuvres pour célébrer à la fois le dynamisme culturel d’un territoire où vivent et travaillent plus de 200 artistes et la beauté des espaces naturels et du patrimoine historique qui le constituent.

    Trois ans plus tard, 16 œuvres contemporaines, confiées pour certaines à des artistes du cru, ont fait leur apparition dans le paysage, en résonance avec l’environnement dans lequel elles s’inscrivent. Quatre sont encore à venir, dont deux seront installées ce mois-ci ou le prochain. « Ces créations, en dialogue avec des sites naturels ou architecturaux emblématiques, révèlent la beauté de notre patrimoine, accompagnent des projets urbains ou offrent un nouveau regard sur nos paysages », se félicite Loïc Linares, président de Sète Agglopôle Méditerranée. D’un montant de 2 millions d’euros, le projet a été financé par la collectivité à hauteur de 800 000 euros et a bénéficié d’une aide de 200 000 euros de l’État.

    Une application dédiée

    D’ores et déjà, les visiteurs peuvent se lancer à la découverte de ce musée à ciel ouvert à travers 4 parcours (« les versants de Thau » : Villeveyrac, Poussan, Montbazin, Gigean ; « les étangs » : Frontignan, Vic-la-Gardiole, Mireval ; « les rivages de Thau » : Marseillan, Mèze, Loupian, Bouzigues, Balaruc-le-Vieux, Balaruc-les-Bains ; et Sète, ville-île). Pour guider les curieux, l’office de tourisme intercommunal a conçu une application gratuite pour Android et Apple, intitulée « BAM » (pour « Balades Artistiques en Méditerranée »). Elle permet « de se situer dans les parcours, de repérer les différentes œuvres et d’écouter des entretiens avec les artistes tout en découvrant ou redécouvrant le patrimoine de l’Archipel de Thau. L’idée étant de parcourir ces circuits en modes doux, à vélo ou à pied », précise Salvador Garcia.

  • Cyclisme : reconnaissance, tests et derniers préparatifs avant le Grand Prix

    Cyclisme : reconnaissance, tests et derniers préparatifs avant le Grand Prix

    L’organisation du Grand Prix de Marseille – La Marseillaise prend un nouveau virage, à l’approche de l’événement. Ce lundi, un convoi de dix personnes a réalisé la reconnaissance du tracé de cette 48e édition. L’objectif ? Parcourir les 150 km et s’arrêter sur les points clés du parcours, tout en appuyant sur l’aspect sécuritaire.

    Au casting, Jean-Luc Corréard, directeur de course, Maryan Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise, plusieurs bénévoles et membres de l’organisation, dont Bernard Auguste, au volant de la voiture pilote, mais aussi Laurent Elleon, à la tête de la Mercan’Tour Classic Alpes-Maritimes, venu en appui sur le Grand Prix. Deux représentants de la Fédération française de Sauvetage et de Secourisme étaient également présents. Ils seront une dizaine, le 1er février, pour veiller sur les potentiels blessés.

    Ce groupe a d’abord pris la route depuis Plan-de-Cuques pour rejoindre Allauch. Les deux communes voisines sont les hôtes des départs, fictif et réel. 4 km à parcourir et les 19 équipes engagées seront lancées, pour de bon, au moment où elles passeront devant le clocher de l’église. Dans ce premier quart de course, Thierry, bénévole, énumère toutes les intersections où il y aura des signaleurs. « Ici oui, là non, ce seront les gendarmes. » Toutes les 30 secondes, un œil sur son carnet pour vérifier ses infos. « Au total, ils seront 300 signaleurs sur la course. Il y en aura la moitié rien que sur Marseille », explique l’homme présent aux côtés de l’organisation depuis quelques années. à titre de comparaison, il n’y a que 60 signaleurs sur la Mercan’Tour Classic de Laurent Elleon. Ce dernier évoque le rôle de ces acteurs indispensables d’une course cycliste : « Ils sont placés sur des points jugés dangereux et servent à conserver la sécurité sur le tracé. Au cas où une voiture veut entrer sur le parcours, par exemple. D’ailleurs, chaque signaleur doit être majeur et avoir le permis. »

    Les voitures se dirigent ensuite vers le Pas de la Couelle, appelé Petit Galibier en hommage au col alpin du même nom. Une première difficulté, mais une montée roulante, à 4,3% sur 7 km. Pas de quoi mettre à mal les favoris de l’épreuve, la descente technique étant « plus compliquée que la montée », d’après Bernard Auguste. Cet ancien marin, a l’habitude de tenir ce rôle, qu’il tient sur des courses amateurs et professionnelles de la région. « J’ouvre la course, j’ai un rôle de signalement. La règle me dit d’être au moins 500 mètres devant le peloton. Je préfère me mettre entre 1 et 2 km, car il y a toutes les motos suiveuses entre moi et les coureurs. C’est plus sûr », justifie t-il.

    Echanges autour des zones de ravitaillement

    Ce parcours 2026 traverse également le Var. Une bosse au niveau de Nans-les-Pins puis le col de l’Espigoulier, mais par le versant le plus facile. « C’est sinueux, mais peu pentu, contrairement à l’autre côté, plus dur, avec des lacets, mais aussi avec une plus jolie vue », détaille Bernard Auguste, en replaçant un ours en peluche vêtu d’un maillot vert au-dessus du tableau de bord. Le GPX, tracé numérique utilisé par les organisateurs, indique que nous sommes de retour dans les Bouches-du-Rhône pour la fin de course. Encore 70 bornes pour le peloton et les discussions se poursuivent à propos des zones de ravitaillement et de délestage des bidons.

    Les échanges sont plus vifs pour choisir le bon secteur car chaque course doit, désormais, avoir plusieurs espaces. Une obligation imposée par l’Union Cycliste Internationale (UCI). Une ligne droite, idéale pour garer les voitures des directeurs sportifs, a été choisie. Ensuite, la fin du Grand Prix est un retour droit vers Marseille. Cassis, le col de la Gineste, puis la descente jusqu’à la cité phocéenne. Aux alentours de 16h30, l’un des 133 coureurs au départ lèvera les bras devant le stade Vélodrome. Et deviendra le 48e vainqueur du Grand Prix cycliste.