Author: tecnavia

  • Syndicalistes et élus veulent encore plus pour l’hôpital

    Syndicalistes et élus veulent encore plus pour l’hôpital

    L’hôpital va mal et ceux qui le font vivre aussi », dénonce Laure Privat, secrétaire du syndicat CGT de l’hôpital de Martigues à la table ronde organisée par l’union locale jeudi soir. Le plan immobilier de 60 millions d’euros bouclé par l’Agence régionale de santé (ARS) et l’établissement mercredi matin (voir notre édition du jeudi 22) ne suffit pas aux syndicalistes, associations et élus regroupés depuis 3 ans dans la campagne pour le renforcement de l’hôpital.

    Car ce projet immobilier s’accompagne d’un plan d’efficience budgétaire. Laure Privat affirme que ce plan est synonyme de « 90 postes en moins à horizon 2030 », contrairement à ce qu’affirmait le directeur de l’établissement mercredi en parlant de « mettre en perspective » les personnels avec l’agrandissement du bâti. « Ils justifient ce plan d’efficience sur 10 ans par le retour à l’équilibre budgétaire pour permettre le projet immobilier de se faire », détaille Nathan, infirmier délégué du personnel CGT et représentant au conseil de surveillance de l’hôpital.

    Un avis majoritaire

    Manifestement, le plan ne fait pas l’unanimité au-delà de la CGT. « Pour la première fois le conseil de surveillance a émis un avis défavorable à majorité » sur le plan d’efficience d’après le délégué du personnel, en plus des « réserves de la commission médicale d’établissement » composée des médecins. « Ça prouve l’éveil des consciences quand 90 personnes vont être mises au chômage », conclut-il.

    C’est aussi en ce sens que Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues parle d’une « bonne nouvelle » quant au projet immobilier, mais « qui incite à ne pas lâcher le combat » quand « la mutation du territoire va augmenter les besoins », avec 170 000 habitants dans l’aire de l’hôpital. « On va ouvrir dès demain d’autres sujets avec l’ARS car la cardiologie est en train de mourir à l’hôpital », tance l’édile, de même à propos « des souffrances dans les Ehpad de notre territoire ».

    Pour Laure Privat, la solution est simple : « On revendique 90 postes statutaires, pas précaires, et 170 millions d’euros d’investissement. C’est ensemble avec les travailleurs, les usagers et la population qu’on imposera nos conditions. »

  • Les vœux des juges face au narcotrafic

    Les vœux des juges face au narcotrafic

    Le président du tribunal judiciaire de Marseille, Olivier Leurent, a redit jeudi lors de l’audience de rentrée son inquiétude devant « les atteintes graves et répétées à l’État de droit à travers la mise en cause de la légitimité des magistrats » et alerté sur « l’embolie programmée de la justice criminelle face à la montée de la criminalité organisée ».

    Les effectifs du Siège ont certes progressé de 138 à 146 magistrats avec l’engagement d’atteindre 151 magistrats en 2026, « décision prise par le garde des Sceaux lors de sa venue en novembre dernier à la suite de l’assassinat de Mehdi Kessaci, drame qui révèle l’urgence d’une réaction forte de l’État dans la lutte contre le narcotrafic », a souligné le président toujours préoccupé par l’état de son greffe : 40 postes seront vacants dans quelques semaines, dont 7 de greffiers ou cadres greffiers et 24 postes d’adjoints administratifs et techniques.

    La prégnance du narcotrafic se lit dans « l’explosion du nombre d’ouvertures d’informations en lien direct avec le narcotrafic » au sein des sections « délinquance organisée » et « Jirs ». « Quatre cabinets de la délinquance organisée gèrent en moyenne chacun 90 dossiers et une soixantaine de détenus ce qui génère un épuisement chez les greffiers et juges d’instruction, outre des risques procéduraux accrus en matière de détention », déclare Olivier Leurent qui a rendu un hommage appuyé aux « 11 collègues qui mènent cette guerre acharnée, parfois au péril de leur vie, souvent au détriment de leur équilibre personnel et familial ». Le quartier de sécurité annoncé à Luynes et dédié au haut du spectre de cette criminalité, est « attendu avec impatience ».

    Organiser l’exfiltration

    de mineurs victimes

    Le narcotrafic irrigue jusqu’au tribunal pour enfants qui a connu une augmentation de 18% des mineurs poursuivis. « Cette délinquance est marquée par des passages à l’acte de plus en plus violents, par le recrutement de mineurs dans les réseaux de narcotrafic, mineurs qui deviennent souvent victimes d’actes de torture et de barbarie, de séquestration voire d’assassinats. » En février, seront jugées les premières affaires criminelles Jirs pour des assassinats reprochés à des mineurs de moins de 16 ans, avec des modalités inédites de recrutements sur les réseaux sociaux et d’utilisation d’armes de guerre. Des mineurs victimes aussi de ces réseaux et parfois exposés à des menaces de mort. Une convention « pour organiser leur exfiltration et celle de leur famille, en lien avec la Ville de Marseille et les bailleurs sociaux », est en cours d’élaboration, a-t-il révélé.

    Le procureur de la République, Nicolas Bessone, a réaffirmé la stratégie globale d’attaque systémique pour enrayer le narcotrafic et « la contre-société qu’il veut imposer », soulignant le taux de 66% d’affaires élucidées, d’où par ricochet la baisse du nombre de narchomicides : 49 en 2023, 24 en 2024, 16 en 2025. « Nous sommes la juridiction la plus saisissante » : 50 millions d’euros d’avoirs criminels ont été saisis en 2025 et 15 millions d’euros confisqués par jugement. La cellule anti-corruption créée l’an dernier instruit actuellement 21 dossiers.

  • À Malpassé, les locataires demandent des comptes

    À Malpassé, les locataires demandent des comptes

    Nous avons eu une réunion le 8 octobre dernier, mais nous n’obtenons pas de réponses satisfaisantes et ça traîne en longueur », déplore Nadia Zaimeddine, responsable de l’Aclo, et référente CGL à Malpassé. Avec une quinzaine de locataires des grands ensembles les Lilas, les Mimosas, les Oliviers de A à E, les Cyprès, les Bleuets, les Églantiers, du 13e arrondissement gérés par PML (ex-HMP), l’amicale est venue chercher des réponses directement auprès de la direction du bailleur social.

    Armés de pancartes décrivant « l’insalubrité des logements. Les façades sont jolies, mais derrière, les problèmes sont toujours là », résume Nacera Marif, responsable du collectif des locataires des Mimosas, les locataires ont dressé une liste revendicative à la Prévert. « Des ascenseurs en panne, des infiltrations de façades, des incohérences sur les relevés de chauffage du prestataire Prox-Hydro, des contrôles facturés sur nos charges, des travaux sur l’amiante en 2014 qui ont été abandonnés aux Mimosas, aux Églantiers et aux Cyprès, alors que nous n’avons pas les documents des expertises, aux Oliviers il n’y a même pas de prise de terre, le numéro d’urgence ne répond qu’une fois sur dix… »

    Un locataire en voie d’expulsion

    Ils sont aussi venus soutenir un cas plus personnel. Antoine Camparell, 73 ans, doit rendre les clés du T4 qu’il occupe aux Lilas le 31 mars. « J’y habite depuis 50 ans, avant le bail était au nom de ma mère, puis à celui de ma sœur, mais elle est décédée et PML refuse le glissement de bail à mon nom », explique le monsieur qui assure être à jour de ses loyers. Il y habite avec sa nièce de 30 ans et son neveu de 3 ans, les enfants d’un autre frère, également décédé. Sur ce point la direction de PML invoque le cadre légal de la procédure : « Les glissements de baux ne peuvent se faire que dans le cadre d’une ascendance ou descendance directe. La situation administrative est en cours de régularisation. » Cependant, « le locataire ne pourra pas se maintenir dans cet appartement, nous ne pouvons pas bloquer un T4 quand 30 000 demandes restent sans réponse chaque année ». Mais elle assure « rechercher une proposition adaptée à la situation de ce locataire », précisant toutefois qu’au « 14 octobre dernier, les neveux n’étaient pas domiciliés à cette adresse ».

    Pour les dysfonctionnements signalés, le bailleur social reconnaît « avoir déjà détecté le problème avec la plateforme d’urgence, nos services ont également eu du mal à joindre le numéro d’astreinte et une amélioration est en cours de traitement. Ce problème a provoqué des retards dans la remise en fonctionnement après une coupure électrique le 9 janvier à Villecroze ». Quant aux Oliviers, « la panne du 1er janvier sur une des deux chaudières a été réparée le 2 ».

    Quant aux relevés de Prox-Hydro ils « sont communiqués aux locataires sous contrat et ces questions sont traitées dans le cadre de réunions régulières avec nos responsables d’agences », précise-t-on. Enfin, la problématique de l’amiante a été soulevée « il y a 20 ans des travaux de désamiantage ont été engagés avec des relogements tiroirs, se défend PML, mais le coût était explosif et au regard de la pression sur le logement nous avons renoncé au désamiantage intégral, il n’y avait pas d’obligation ». Si la direction assure que la situation ne présente pas de danger pour les locataires aujourd’hui, elle reste attentive à tout signalement.

    Jeudi, à leur demande, les locataires ont été reçus. « Sans réponse satisfaisante, nous engagerons des procédures en justice », ne désarmait pas Nadia Zaimeddine.

  • Des vœux revendicatifs pour les portuaires CGT

    Des vœux revendicatifs pour les portuaires CGT

    Des portuaires de Marseille mais aussi de Fos-sur-Mer ont assisté nombreux ce jeudi 22 janvier aux vœux de la CGT. L’occasion pour leur secrétaire général, Pascal Galéoté, de contextualiser ce traditionnel exercice. D’abord, la situation internationale qui concerne au premier chef un port ouvert sur le monde.

    Santé, paix, solidarité, « ces mots peuvent paraître simples mais ils prennent aujourd’hui une résonance toute particulière dans un monde traversé par l’instabilité, les conflits et les dérives autoritaires » pose-t-il. Et de revenir sur un « Donald Trump qui se pose en arbitre du monde et en tuteur autoproclamé des nations ». Il rappelle à quel point le « discours politique s’est décomplexé, glissant sans retenue d’une droite conservatrice vers une extrême droite agressive, autoritaire et prédatrice ». Déplorant la multiplication des interventions militaires, en dehors « du droit international, du rôle de l’ONU et de la souveraineté des peuples », le syndicaliste souligne le cas du Venezuela, revient sur les velléités de Trump de capter les ressources fossiles du Groenland.

    La domination par la force. Une logique « que nous retrouvons en France » décline Pascal Galéoté déplorant « la concentration des pouvoirs, l’arrogance et l’autoritarisme » qui entraîne le pays vers « l’impasse démocratique ». Jusqu’à user du 49-3 faute de pouvoir voter un budget, après avoir « refusé de nommer un Premier ministre issu du Nouveau front populaire pourtant arrivé en tête aux dernières législatives ».

    Remise en cause du 1er mai

    Et de dénoncer le creusement des inégalités, les aides aux entreprises qui atteignent des sommets « sans aucune contrepartie sociale, salariale, environnementale ou industrielle ». Il enchaîne sur la remise en cause des « repères sociaux, des droits collectifs et de nos symboles ». Il entend par là le détricotage du 1er mai avec une proposition de loi LR, soutenue par les macronistes et le RN, pour autoriser ce jour-là le travail de certains secteurs, restaurants, fleuristes ou culture, en débat ce jeudi à l’Assemblée nationale. Pas question pour lui de « s’attaquer aux droits sociaux et à l’histoire ouvrière ».

    En matière de dérive, il revient aussi sur cette Une du journal La Provence le 14 janvier, sur les « grands procès de 2026 », le mettant au même niveau notamment que le chef du clan Yoda. Si depuis, le directeur de la rédaction, Olivier Biscaye, s’est fendu d’une adresse aux lecteurs, réfutant « l’idée d’avoir voulu porter atteinte à l’honneur » du responsable CGT, une rencontre a eu lieu ce jeudi matin indique Pascal Galéoté, entre « notre fédération, l’Union départementale » et « la numéro 2 de CMA et le directeur du pôle média ». « Profondément attaché à la liberté de la presse », il estime qu’elle « implique des responsabilités ».

    Fort de 42 500 emplois portuaires pour 54 métiers, soit « des dizaines de milliers de familles », il s’inquiète aussi de l’avenir, alors que la campagne des municipales bat son plein. « L’espace portuaire n’est pas un espace de loisirs », assène-t-il. Sans industrie, le port deviendrait « une coquille logistique fragile, soumise à la volatilité des trafics et à une concurrence internationale féroce », prévient-il, « la transition écologique ne peut se résumer à une opposition simpliste entre la fin du monde et la fin du mois ». Malgré un chiffre d’affaires en hausse de 245 millions d’euros, le bilan d’activité reste contrasté analyse-t-il, « le port doit beaucoup à ses activités passagers, à la réparation navale et à la fourniture de ses services essentiels comme l’eau et l’électricité ».

    « Une conjoncture instable », qui ne doit pas faire oublier que ce résultat est celui d’une « capacité collective à produire de la richesse » martèle Pascal Galéoté, fier de revendications qui ont permis la création de 37 emplois supplémentaires en 2025, « dont 4 négociés hier soir pour l’activité voyageurs », de « 87 nouvelles adhésions en 2025 pour atteindre les 867 syndiqués ».

    « L’espace portuaire n’est pas un espace de loisirs »

  • Terre de liens creuse son sillon de propositions

    Terre de liens creuse son sillon de propositions

    Très loin de l’agitation et des problématiques actuelles des agriculteurs, l’association Terre de liens mise sur le local. Quoi de plus logique donc de se pencher sur les municipales, élection locale par excellence. Ce jeudi matin, à la ferme de la Durette à l’entrée sud d’Avignon, une vingtaine de candidats et ou leurs représentants à Avignon, Apt, Orange, Morières, Cadenet, dont les membres du système de sécurité alimentaire ou même Tavel (Gard) a répondu présent à l’invitation de Terres de lien, qui aide à l’acquisition de terres agricoles en soutenant les installations paysannes. « Parler des municipales est une grande première, campe Serge Bastet, co-trésorier de Terre de liens Paca. On est convaincus que le travail commence en local, or, dans la région, on ne consomme que 12% de ce que l’on produit. »

    Pendant plus de deux heures, les échanges ont alterné entre boîte à outils, exemples concrets et partage d’informations. Les candidats ou certains déjà élus, avaient des questions techniques ou pratiques. « Peut-on toucher des aides à l’installation pour les agriculteurs si la commune porte un projet ? », demande par exemple Céline Celce, candidate d’union de la gauche à Apt. « Oui, il faut faire un bail à ferme », lui répond un bénévole de Terre de liens.

    Élue à Tavel, Flavie Cayol vient, elle, chercher des conseils pour porter le projet d’une ferme municipale capable d’alimenter la restauration scolaire. Jean-Pierre Cervantès (Les Écologistes), soutien de David Fournier (PS), ou Julien De Benito (PCF), adjoint au maire en charge de l’alimentation durable, appui de Mathilde Louvain (PCF), ont soulevé l’enjeu d’une régie municipale agricole. Même si le modèle de ferme pilote agro écologique de la Durette est difficilement duplicable à l’infini, il démontre que quand les collectivités s’emmêlent « on s’en sort bien, avec un chiffre d’affaires cette année de 160 000 euros, qui permet de vivre de notre activité », souligne Julien Ronzon, un des quatre agriculteurs installés.

    Parmi les cinq mesures de Terre de liens, figurent la lutte contre la précarité alimentaire ou la protection de la ressource en eau. « Depuis peu, les communes ont le droit de préemption autour des zones de captage d’eau pour installer des agriculteurs », insiste Mylène Maurel, administratrice à Terre de liens. Notons que si l’association n’avait pas convié le RN, la quasi-totalité des candidats ayant répondu présents représentaient la gauche.

  • La gauche unie salonaise étoffe ses propositions

    La gauche unie salonaise étoffe ses propositions

    À Salon, la gauche unie pour les élections municipales ne compte pas que sur un seul homme pour agir. Réunis jeudi soir autour de Patrick Chini (PS), tête de la liste Demain Salon pour présenter leurs vœux, plusieurs colistiers sont d’ores et déjà à pied d’œuvre pour élaborer et diffuser le projet encore non terminé de l’équipe.

    C’est le cas de Nicolas Maury, fonctionnaire trentenaire encarté au PCF. Celui-ci indique que « le programme fait déjà 40 pages chiffrées et est en cours de finalisation ». Parmi les mesures phares, le militant relève « le gros chantier que nous voulons mettre en place dans la ceinture verte salonaise, consistant à y développer une agriculture saine, de proximité, qui approvisionne les écoles et les services municipaux dans une logique autre que le productivisme à tout prix ». Sa colistière Michelle Blanc (PS) abonde : « Ce seront des fermes municipales qui permettront à la Ville de soutenir l’installation de nouveaux agriculteurs qui nourriront les Salonais. »

    La campagne est d’ailleurs bien entamée depuis l’inauguration de la permanence fin novembre. « C’est tranquille sur le terrain », avance Nicolas Maury, parlant de « retours positifs avec la liste ». Quant aux thèmes de la campagne, le candidat considère que « ce qui ressort de nos porte-à-porte sont surtout de vraies attentes quant au logement, notamment social ». « Certaines personnes demandent à être relogées dans des logements salubres et n’ont pas de réponse… D’autres, après le départ des enfants, gardent un appartement trop grand et veulent en changer pour un plus petit, surtout quand les charges augmentent », détaille le communiste.

    Des attentes

    aussi sur le logement

    Des propositions en ce sens existent déjà. « Nous voulons mettre en place une bourse de mobilité pour échanger les logements, comme à Paris », détaille Nicolas Maury, mais aussi « renforcer le logement social au vu de la forte demande » de 3 000 dossiers en attente en 2024. Également, le candidat veut « favoriser l’habitat collectif, intergénérationnel et accessible, mélangeant retraités et étudiants pour créer un bassin de vie solidaire ». Il faut des crèches aussi. Michelle Blanc (PS) affirme qu’« il est indispensable pour nous qu’il y ait une crèche par quartier », particulièrement « au quartier populaire des Canourgues » et ses plusieurs milliers d’habitants. La colistière affirme que « le maire en place casse la dynamique de la petite enfance en privatisant les mini crèches dont on sait la mauvaise qualité de service », « pareil pour le relais assistance maternelle qui est laissé à l’abandon faute d’embauches », selon la candidate.

  • Devoir de secours

    Devoir de secours

    Ce qui se déroule actuellement en Syrie est d’une extrême gravité. Les Kurdes et leurs alliés, vainqueurs de Daech, sont attaqués militairement par le nouveau pouvoir islamiste installé à Damas avec le soutien des puissances occidentales.

    C’est un abandon inacceptable alors même que l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie, en plus d’avoir mis fin à la barbarie de Daech, a installé une expérience démocratique, de progrès social, fondée sur l’égalité femme-homme.

    Aujourd’hui, plus de 134 000 personnes ont été déplacées dans le nord-est de la Syrie, estime l’ONU. Des combattants et des combattantes kurdes ont été massacrés, des jihadistes détenus depuis la fin de Daech ont été libérés.

    Ne pas détourner le regard

    Donald Trump qui semble déterminé à déstabiliser le monde entier, réaffirme son soutien au président par intérim syrien. Quant à l’Europe, elle le reçoit comme un chef d’État démocratique.

    C’est dans ce contexte qu’une grande manifestation s’est déroulée ce jeudi à Marseille pour dénoncer la situation.

    Des casseurs masqués ont troublé la fin de cette initiative. Qui étaient-ils ? Quel but réel poursuivaient-ils ? La lumière doit être faite par les autorités. Les représentants du peuple kurde de notre région ont fermement condamné leurs agissements.

    Ils sont en effet inacceptables et nuisent très directement à la cause que les manifestants étaient venus défendre.

    Des dispositions doivent être prises pour l’exercice serein du droit de manifester à l’avenir.

    Cela ne doit pas détourner les regards du sort fait aux Kurdes de Syrie et de l’urgence qu’il y a à leur porter secours.

  • Les organisateurs condamnent les dégradations en marge du cortège

    Les organisateurs condamnent les dégradations en marge du cortège

    Ce jeudi après-midi, la grande manifestation organisée en soutien au peuple kurde du Rojava (nord-est de la Syrie) a été entachée par des débordements. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté et sans ambiguïté ce qui s’est passé en marge de la manifestation », martèle Salih Azad, responsable du Centre démocratique kurde de Marseille (CDK-M). Pour lui, il s’agit d’« éléments infiltrés qui ont provoqué », ne prenant pas part à la manifestation déclarée. « Nos services d’ordre ont été dépassés », concède-t-il.

    Les premières tensions sont apparues devant la préfecture de police, point d’arrivée du cortège, après une déambulation sans accrocs au départ des Réformés. « Au moment de la dispersion de la manifestation en soutien au peuple kurde, cet après-midi, dans le centre-ville de Marseille, les forces de l’ordre ont été la cible de tirs de mortiers d’artifice et autres projectiles », indique le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, qui « condamne fermement ces violences et les dégradations commises. Les forces de sécurité intérieure protègent tous ceux qui souhaitent manifester pacifiquement mais aucune atteinte à l’ordre public ne sera tolérée ». La préfecture de police qui fait par ailleurs état de deux interpellations et de dix policiers blessés.

    Rue Saint-Ferréol, puis sur la Canebière, des stations de tramway ont été saccagées, des poubelles incendiées, du mobilier urbain renversé et des projectiles jetés sur le bureau de la police municipale, provoquant quelques instants de panique. « J’exige la vérité sur ce qui s’est passé », assène la maire GRS des 1er et 7e arrondissements Sophie Camard dans une série de messages postés sur X.

    « Provocations extérieures »

    Rapidement, les images captées ont été relayées par les médias d’État turc sur les réseaux sociaux, présentant ces personnes comme des « partisans du groupe terroriste YPG/FDS », soit les forces armées kurdes qui combattent l’État islamique dans le Rojava. Puis, la fachosphère s’en est emparée et a instrumentalisé ces vidéos pour vomir sa haine anti immigrations. « Les Kurdes combattent au quotidien le terrorisme de Daech dans le silence assourdissant de la communauté internationale. Cette situation suscite une émotion légitime et doit nous indigner. Néanmoins, je rappelle avec force qu’à Marseille comme partout ailleurs, aucune cause ne peut justifier de s’en prendre aux personnes ou aux biens », tempère le maire DVG de Marseille Benoît Payan.

    « Ces dégradations ne servent que ceux qui attaquent la cause du peuple kurde, qui tentent de le faire taire. J’ai peur que cela salisse l’image de la communauté kurde », regrette Salih Azad qui hésite à maintenir le rassemblement prévu ce samedi sur le Vieux-Port. « Nous ne sommes pas à l’abri des provocations extérieures », estime-t-il.

  • À Avignon, Cécile Helle officialise son soutien à David Fournier

    À Avignon, Cécile Helle officialise son soutien à David Fournier

    Depuis un peu plus de deux semaines, la chose était entendue. Il ne manquait plus que le jour et la forme de l’officialisation : à Avignon, la maire sortante Cécile Helle (PS), qui a renoncé à briguer un 3e mandat, a officialisé son soutien à David Fournier (PS), pour tenter de lui succéder. « Celui qui incarne aujourd’hui le rassemblement et surtout la continuité de l’action qui a été conduite, c’est David Fournier », annonce la première magistrate dans La Provence. Un appui en forme presque de service minimum, qui s’est décanté en ce début d’année. « Ce mois-ci, il y a eu une clarification dans mon camp », expose Cécile Helle. À savoir le renoncement de Joël Peyre (PRG), élu aux finances.

    Ce revirement dans la campagne à gauche laisse le champ libre à David Fournier dans la majorité. Déjà, au lendemain de l’annonce de Joël Peyre, Cécile Helle avait – sans encore le nommer – désigné David Fournier. « Je suis membre du PS, il n’y aura pas de surprise dans la manière de me positionner », nous confiait-elle à l’issue de sa première cérémonie de vœux.

    « Intérêt général et loyauté »

    « C’est un soutien important, dont je suis très fier et me donne encore plus de responsabilités à aller dans le sens du rassemblement », réagit David Fournier, auprès de La Marseillaise. L’actuel adjoint à l’administration générale n’a aucun souci à assumer le bilan : « Je suis comptable des actions de la majorité, fier qu’on ait rétabli les finances de la Ville, instauré la gratuité de la garderie, des activités périscolaires ou des rénovations d’école. »

    Lors d’un conseil municipal, en décembre 2023, il avait salué le travail de Cécile Helle, « bienfaitrice d’Avignon ». Si, aujourd’hui, ce soutien sonne comme une évidence, cela ne l’était pas au départ. Dans La Provence, Cécile Helle admet qu’elle aurait pu appuyer « un autre candidat s’il avait incarné le rassemblement à gauche ». Notamment Joël Peyre, « qui avait assurément les qualités pour incarner ce rassemblement », reconnaissait-elle début janvier.

    Si David Fournier aime à confier qu’il connaît Cécile Helle depuis les années lycées, « quand en 1986, elle à Aubanel et moi à Mistral, on manifestait contre la loi Devaquet », les deux socialistes ont aussi été en concurrence. Michèle Fournier-Armand, mère de David, alors députée, s’était positionnée pour briguer la Ville aux municipales 2014 avant de soutenir Cécile Helle. « Loyauté et intérêt général nous ont toujours guidés », conclut David Fournier.

  • Dégradations en marge d’une manifestation en soutien au peuple kurde à Marseille

    Dégradations en marge d’une manifestation en soutien au peuple kurde à Marseille

    Ce jeudi après-midi, la grande manifestation organisée en soutien au peuple kurde du Rojava (nord-est de la Syrie) a été entachée par des débordements. «Nous condamnons avec la plus grande fermeté et sans ambiguïté ce qui s’est passé en marge de la manifestation», martèle Salih Azad, responsable du Centre démocratique kurde de Marseille (CDK-M). Pour lui, il s’agit d’«éléments infiltrés qui ont provoqué», ne prenant pas part à la manifestation. «Nos services d’ordre ont été dépassés »,concède-t-il.

    Les premières tensions sont apparues devant la préfecture de police, point d’arrivée du cortège, après une déambulation sans accroc. «Au moment de la dispersion de la manifestation en soutien au peuple kurde, cet après-midi, dans le centre-ville de Marseille, les forces de l’ordre ont été la cible de tirs de mortiers d’artifice et autres projectiles», indique le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, qui «condamne fermement ces violences et les dégradations commises. Les forces de sécurité intérieure protègent tous ceux qui souhaitent manifester pacifiquement mais aucune atteinte à l’ordre public ne sera tolérée».

    La préfecture de police qui fait par ailleurs état de deux interpellations et de dix policiers blessés. Sur la Canebière, des stations de tramway ont été saccagées, des poubelles incendiées, du mobilier urbain renversé et des projectiles jetés sur le bureau de la police municipale, provoquant quelques instants de panique. «J’exige la vérité sur ce qui s’est passé », assène la maire GRS des 1er et 7ème arrondissement Sophie Camard sur X.

    Rapidement, les images captées ont été relayées par les médias d’Etat turc sur les réseaux sociaux, présentant ces personnes comme des «partisans du groupe terroriste YPG/FDS», soit les forces armées kurdes qui combattent l’Etat islamique dans le Rojava. «Les Kurdes combattent au quotidien le terrorisme de Daesh dans le silence assourdissant de la communauté internationale. Cette situation suscite une émotion légitime et doit nous indigner. Néanmoins, je rappelle avec force qu’à Marseille comme partout ailleurs, aucune cause ne peut justifier de s’en prendre aux personnes ou aux biens», tempère le maire DVG de Marseille Benoît Payan. «Ces dégradations ne servent que ceux qui attaquent la cause du peuple kurde, qui tentent de le faire taire. J’ai peur que cela salisse l’image de la communauté kurde», regrette Salih Azad qui hésite à maintenir le rassemblement prévu ce samedi sur le Vieux-Port. «Nous ne sommes pas à l’abri des provocations extérieures », estime-t-il.