Après une vague de mobilisations avant-hier, une délégation du Mouvement départemental des parents d’élèves des Bouches-du-Rhône (MPE13) a été reçue au rectorat, à Aix-en-Provence, ce mercredi (voir notre édition du 8 avril). « On espère sauver quelques écoles et quelques établissements du secondaire de cette baisse drastique de moyens, résume Letizia Vignone, administratrice MPE13. On va essayer de défendre un maximum d’enfants et de familles qui sont impactés par la baisse de dotations globales horaires (DGH). » En d’autres termes, empêcher des fermetures de postes prévus dans plusieurs écoles, « récupérer des heures de DGH pour les collèges et lycées », atténuer des fermetures d’options pour les groupes dédoublés, des CPE supplémentaires dans certains établissements, mais aussi demander « plus de moyens » pour les AESH et AED qui, selon le MPE13, ne sont pas remplacés, ou peu nombreux. « Dernière étape, ce sera la préfecture, avant l’envoi la signature, vendredi, de l’arrêté budgétaire à Paris, décidé par le Dasen et le Rectorat sur les fermetures de classes et l’adjudication du budget pour le secondaire », poursuit Letizia Vignone. « Pour l’instant ce ne sont que des propositions et c’est pour ça que nous avons une marge de négociation. On nous parle de démographie qui baisse, mais cela ne justifie pas les dotations », poursuit Julie de César, parent adhérent du MPE13. À l’issue de la rencontre, la délégation rapporte avoir eu un « échange très constructif. On garde espoir. La DGH actuelle reste provisoire. Pendant deux heures, nous avons pu échanger sur les particularités de plusieurs établissements. La décision sur ce reliquat de DGH se fera d’ici le début des vacances [d’été] ». Sollicité, le rectorat n’a pas pu nous répondre avant notre bouclage.
Author: tecnavia
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Le service de psychiatrie de La Seyne-sur-Mer demande des renforts
Un poste sur quatre vacant dans 40% des hôpitaux publics, un patient sur deux soumis à des délais d’attente trop longs, et des demandes qui, en parallèle, augmentent (32% pour la pathologie, 25% pour les addictions) : la situation dans les services de psychiatrie se dégrade et les moyens n’augmentent pas, selon des chiffres de la Fédération hospitalière de France datés de 2024. Celle du Centre hospitalier de Toulon – La Seyne (CHITS) en est un exemple concret. Avec trois psychiatres sur le départ (mutation, retraite…), l’inquiétude grandit au sein du service qui ne compte à l’heure actuelle que quatre, deux stagiaires et un médecin généraliste pour trois unités d’hospitalisation (dont une sous contrainte) et sept unités ambulatoires.
En 2025, le service, basé à l’hôpital George-Sand de la Seyne, revendique 16 000 journées d’hospitalisation, un taux d’occupation de 90%, 1 100 patients suivis en extra hospitalier dont 349 à domicile, pour près de 5 000 consultations. Et si aucun recrutement n’était effectué, cela mettrait « en péril la prise en charge » ainsi que « la continuité et la sécurité des soins » dénonce l’intersyndicale CGT – CFDT – SUD.
Aucune mesure annoncée par la direction« Malgré plusieurs réunions avec la Direction aucune mesure concrète n’est annoncée », dénonce cette dernière. Une situation qui « laisse planer un doute inquiétant sur l’avenir de ces services », d’autant plus « incompréhensible » que « le gouvernement déclare pour une deuxième année la santé mentale comme Grande Cause Nationale. » L’intersyndicale demande ainsi « des recrutements en urgence » pour que « l’établissement devienne une référence, un lieu où les psychiatres ont envie de venir et rester. »
Le service a reçu le soutien de patients, regroupés au sein du collectif « Patients en Danger », et qui se sont mobilisés mardi devant l’établissement. Mais aussi celui du groupe d’opposition municipale « Alternative progressiste », pour qui « la psychiatrie publique ne peut être la variable d’ajustement des politiques hospitalières. Défendre ce service, c’est défendre une conception humaine, solidaire et ambitieuse de la santé. »
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Le secteur de l’aéronautique et de la défense recrute
C’est à deux pas de l’enceinte d’Airbus Helicopters, premier employeur privé du département, que se tenait le Forum aéronautique, emploi et sécurité ce mercredi 8 avril. Plus de cinquante entreprises, allant des leaders mondiaux, tels que Safran, Segula ou Sabena, aux PME locales ont répondu présentes à cette 15e édition.
« Il y a de vrais besoins, affirme Sophie Nguyen Thanh Dao, directrice de l’agence France Travail de Marignane. On a la chance d’être sur un territoire qui a une histoire liée à l’aéronautique, avec un bassin d’emploi de l’étang de Berre qui abrite des donneurs d’ordre et des sous-traitants avec de réelles opportunités : on a 700 offres qui sont proposées, qui vont du CAP jusqu’à l’ingénierie, avec des postes à pourvoir dans les prochains mois. »
Parmi les profils les plus recherchés, les techniciens de maintenance. « C’est le graal », assure Véronique Pinotti, directrice emploi au sein de l’Union des industries et métiers de la métallurgie Côte d’Azur. « C’est un métier en tension, on a du mal à être attractif alors que c’est super intéressant, on fait de la maintenance prédictive, c’est très moderne. »
Si les carnets de commandes sont pleins, c’est en partie dû au « contexte international » qui « nécessite de la production et donc par répercussion de l’emploi », souligne Sophie Nguyen Thanh Dao.
Le secteur devrait poursuivre son développement dans les années à venir, avec l’implantation de nouvelles industries à l’instar d’Hynaero à Istres. « Ces projets sont encore autant d’opportunité d’emplois dans l’aéronautique avec, à terme, pour 2027-2030, bon nombre de postes, poursuit la directrice d’agence. Tous les partenaires de l’emploi et de la formation s’organisent pour préparer ces arrivées. »
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Rue de Tivoli : l’hommage aux victimes avec l’amertume sur l’accord-cadre oublié
« Nous nous réunirons pour ne pas oublier l’explosion effroyable qui a eu lieu à cet endroit et qui a coûté la vie à huit personnes, Anna, Anne-Marie, Antonietta, Marion, Nicole, Jacky, Jacques et Michael, pour nous remémorer cet instant qui a aussi démoli deux immeubles, entrainé le délogement de plus de 300 personnes, délogement encore d’actualité pour certain-es d’entre nous – et modifié à jamais le visage de tout un quartier », déclare le Collectif Tivoli 9 Avril dans un communiqué.
L’information judiciaire est toujours en cours. Trois immeubles impactés par l’explosion n’ont pas encore vu débuter des travaux, deux immeubles et une maison de fond de cours sont en attente d’une totale reconstruction et plusieurs immeubles alentour sont encore en travaux partiels ou en attente de travaux.
Ses membres remercient les marins-pompiers, les associations et les commerçants, les solidaires qui leur ont tendu la main, leur ont offert aides psychologiques et financières, recherches de logement, dons et matériels. Ils saluent aussi les agents municipaux dans l’accueil des 350 évacués, la mairie de Marseille « toujours présente dans notre combat pour l’élaboration d’un accord-cadre avec les assurances, qui permettrait d’indemniser les victimes à hauteur des préjudices réels », mais aussi les différents préfets, avocats qui les accompagnent et les soutiennent. Depuis le débarquement des deux coordonnateurs nommés en 2023 par la Première ministre, Élisabeth Borne, ce renoncement des autorités à aboutir à un accord-cadre avec les assurances « pour encadrer des dépenses exceptionnelles dues à un accident exceptionnel », ne passe pas.
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Cette fois, le RN est représenté dans les vice-présidences du Grand Avignon
Pas de coup de Trafalgar cette fois dans l’élection des 15 vice-présidents du Grand Avignon. En 2020, puis en 2022 lorsque le Pontet avait changé de premier magistrat, les deux maires RN de l’agglo avaient été mis au ban de l’exécutif, permettant à Annick Dubois (PS) et Jean-Firmin Bardisa (DVD), respectivement élus d’opposition à Morières et au Pontet, de damer le pion à Grégoire Souque et Patrick Suisse, éphémère maire du Pontet.
Ce mercredi, les deux vice-présidents sortants, battus aux municipales par le RN, ont de nouveau candidaté, offrant une alternative aux votes RN. Mais en vain. « Aucune ambition ne justifie une alliance avec l’extrême droite », plaide Jean-Firmin Bardisa, rappelant son bilan et se posant en candidat de « la responsabilité » quand, par exemple il y a deux ans lors du fiasco du nouveau délégataire des déchets, Joris Hébrard, maire du Pontet, « avait joué sur les peurs » plutôt que d’être constructif. Même tonalité un peu plus tard pour Annick Dubois, sollicitant à nouveau « la confiance » de ses pairs les appelant à un « choix clair pour faire barrage à l’extrême droite ». Joris Hébrard moque un adversaire « désavoué par les urnes » qui « s’acharne ». Quant à Grégoire Souque, il ne veut plus « d’une combine qui ne respecterait pas la démocratie ». Messages entendus puisque les maires RN ont largement été élus 2e et 4e vice-présidents, leurs opposants ne récoltant que 11 et 15 voix sur 73.
« La question de rupture démocratique est résolue »« Je me réjouis de cette unité du territoire, cela dénote une conscience aiguë pour avancer », applaudit Olivier Galzi, à l’issue de l’élection des 15 vice-présidents. « La question de rupture démocratique est résolue, à partir du moment où les habitants d’une commune ont voté pour un maire, parfois même au premier tour, je ne vois pas quelle serait la légitimité d’une assemblée communautaire à expliquer que celui qui doit siéger à la vice-présidence sera celui qui a perdu les élections », assume le nouveau président, visiblement très suivi par l’ensemble de l’assemblée communautaire. Pour le reste, tous les autres candidats proposés, venus des 13 autres communes, ont été élus à la quasi-unanimité : Pascale Bories (Villeneuve les Avignon), Martine Durieu (1ère adjointe de Vedène), William Bouquet (Entraigues), Paul Mély (Les Angles), Patrick Sandevoir (adjoint Rochefort), Philippe Inderbitzin (adjoint Roquemaure), Claude Morel (Caumont), Lionel Fischer (adjoint Saint-Saturnin), Sandrine Soulier (Pujaut), Philippe Armengol (Velleron), Yvan Bourelly (Saze), Jacques Demanse (Sauveterre) et Dominique Ancey (Jonquerettes). Leurs délégations sont en cours d’attribution, des arbitrages seront nécessaires entre ceux souhaitant garder leurs missions du mandat précédent et ceux désirant en changer.
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Une nouvelle cuvée pour les Carreaux du cœur du Mondial
L’opération Les Carreaux du cœur fait son retour en 2026 à l’occasion du Mondial La Marseillaise à pétanque (3 au 8 juillet). Reconduite pour une nouvelle édition, cette initiative solidaire transforme les moments spectaculaires des parties télévisées en gestes concrets de soutien au monde associatif. Le principe originel : chaque carreau réalisé à l’écran est primé. À l’issue de la compétition, la somme récoltée est répartie entre plusieurs associations partenaires. L’occasion est surtout le prétexte à une mise en avant des associations et de leurs actions.
Depuis sa création, l’opération a permis de soutenir près d’une vingtaine de structures engagées dans les domaines de la solidarité, de la santé, de l’inclusion et de l’aide humanitaire dont la Ligue contre le cancer, le Secours populaire, Vaincre la mucoviscidose, Électriciens sans frontières, l’Unicef, Gefluc, ou Féminité sans abri. Autant d’acteurs dont l’action s’est trouvée renforcée par la ferveur populaire du Mondial.
En 2026, trois nouvelles associations intègrent le dispositif : Massajobs, Handident Paca et Maison Dacor. À leurs côtés, une quatrième structure bien connue du Handi Mondial, le Ramh, sera également présente dans le parc Borély à leurs côtés.
MassajobsImplantée au cœur des quartiers prioritaires de Marseille, Massajobs agit depuis dix ans pour rapprocher les habitants du monde professionnel. Active à travers sept antennes dans la ville dont une à la Belle de Mai, à Malpassé et à Kallisté, l’association mise sur une présence de terrain : porte-à-porte, cafés de rue, accueil sans condition et accompagnement personnalisé, sans limite de durée. En créant des passerelles avec les entreprises et en s’appuyant sur plus de 100 professionnels bénévoles, Massajobs entend redonner confiance et perspectives. En 2024, 450 personnes ont été accompagnées, avec 219 réussites vers l’emploi.
Handident PacaHandident Paca œuvre pour l’accès aux soins buccodentaires des personnes en situation de handicap et des personnes âgées dépendantes. Grâce à une offre mobile composée d’un bus de soins, de véhicules dédiés et de cabinets éphémères en Ehpad, l’association pallie les difficultés de mobilité et de suivi médical. En 2026, de nouvelles conventions avec le Centre hospitalier d’Arles et le conseil départemental des Bouches-du-Rhône viendront renforcer son réseau, illustrant une approche inclusive et territoriale de la santé.
Maison DacorCréée en 2014, Maison Dacor (Développement des apprentissages, des compétences et des réalisations) lutte contre l’isolement des personnes en situation de handicap en favorisant l’accès aux loisirs, à la culture et aux rencontres. L’ouverture, en janvier 2025 à Aubagne, de la Maison Dacor marque une étape clé : un tiers-lieu chaleureux proposant ateliers artistiques, activités de bien-être et temps de répit pour les aidants. Des initiatives ouvertes au grand public viennent compléter cette démarche inclusive.
RamhPartenaire historique du Handi Mondial, le Relais d’aide matérielle aux handicapés (Ramh) transforme depuis 22 ans le recyclage en solidarité. Une mobilisation hebdomadaire portée par des bénévoles, pour qui chaque geste compte. Bouchons, lunettes, matériel informatique ou radiographies collectés ont permis de financer plus de 320 000 euros d’aides directes et matérielles. En 2025, avec 430 kilos de bouchons plastiques, métal et liège, le Mondial La Marseillaise figurait dans le top 10 (8e position) des plus grosses collectes de l’année. L’ambition, cette année sera de viser le top 5.
Avec les Carreaux du cœur, le Mondial La Marseillaise rappelle que la pétanque peut aussi être un jeu de générosité.
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![[Festival de Pâques] Le feu au bout des doigts](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/04/f7171553431a0700ce858aa29ae05bf4.jpg)
[Festival de Pâques] Le feu au bout des doigts
Bertrand Chamayou semble habitué aux exploits pianistiques. Le public du Festival de Pâques se souvient avec émotion de son intégrale de la musique pour piano de Ravel, la saison dernière. Il a renouvelé l’exploit dimanche au Grand Théâtre de Provence en alignant dans une seule soirée les deux monstres de difficultés pianistiques que sont les deux concertos de Franz Liszt.
Cela revient un peu, pour un alpiniste, à enchaîner deux sommets himalayens. Gageure qui exige un monstrueux travail en amont, une discipline de fer et, sur le moment, une forme physique hors du commun. Cela ne serait rien sans un pouvoir de concentration qui dépasse l’entendement ordinaire. Sans, bien entendu, perdre cette part de sensibilité nécessaire à l’artiste pour dépasser le simple exploit digital, la simple esbroufe de concert. Non, il y a, certes, chez Bertrand Chamayou ce goût du dépassement, mais il est nourri d’une profonde intelligence sensible de la lecture des œuvres. Reste une fascinante aisance, une virtuosité à la fois tellurique et céleste, qui submerge l’auditeur, l’emporte dans un courant océanique de musique. L’Orchestre Les Siècles, que dirige Jakob Lehmann, joue le romantisme échevelé à fond. Le programme mettait Liszt entre les parenthèses de la musique de Wagner, Tristan et Parsifal. Les deux hommes sont liés d’une profonde amitié. Wagner a épousé Cosima, la fille de Liszt, et ce dernier s’est fait le pèlerin infatigable du génie de Bayreuth. Le concert se clôt sur L’Enchantement du Vendredi Saint, extrait de Parsifal. Enchantement, c’est bien le mot juste pour qualifier cette soirée exceptionnelle ; à n’en pas douter, l’acmé de ce 13e festival.
Le public qui a salué debout et longuement mardi soir au GTP la soprano américaine Nadine Sierra. Soufflait, ce soir-là, sur le Festival de Pâques une vraie chaleur musicale. Il faut avouer que la diva possède un sacré sens de cet « entertainment » cher aux Américains ; contact direct avec le public, confidences, plaisanteries. Une soirée bon enfant. Il fallait compter sur le pianiste canadien Bryan Wagorn, complice efficace et malicieux. En première partie, des standards ; Summertime de Gershwin, Bernstein ou My Fair Lady. Les Américains adorent revendiquer leurs racines.
La Diva est bonne enfantNadine Sierra se souvient de ces grands-mères en évoquant le Mexique de Manuel Ponce ou l’Espagne de Turina. Et pour la « nona » napolitaine, O sole mio, bien entendu. Sans oublier le Brésil de Villa-Lobos et la belle Melodia Sentimental. Nadine Sierra c’est avant tout une colorature impeccable, agile, sans vibrato, ample, des graves parfaits aux aigus cristallins. C’est aussi une immense générosité d’artiste. Elle s’essaie au Vissi d’arte de Tosca, pas son répertoire, avoue-t-elle. Et puis c’est une Violetta fulgurante. Une Sonnambula de Bellini pleine de délicatesse. La pyrotechnie vocale, pour spectaculaire qu’elle soit, n’en reste pas moins au service du chant. Quand elle s’attaque à la Juliette de Gounod on est saisi par la qualité de son articulation du français. Le public réclame ; elle offre. Mimi et Musetta, Rodolphe, même ! Deux heures de chant et elle prend encore le temps de dédicacer ses disques dans le hall du Grand Théâtre de Provence. Une star !
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Les JO 2030 sur la voie royale après la décision du Conseil d’État
Les travaux d’aménagement des JO 2030 dans les Alpes ne sont pas chantier global, mais plusieurs ouvrages « éloignés géographiquement les uns des autres, (…) de natures diverses, avec des finalités variées ». C’est la conclusion à laquelle est parvenu le Conseil d’État ce vendredi 3 avril. Une décision qui dispense donc les autorités d’organiser un débat public sur le projet global, comme l’exige la charte de l’environnement, pour tout chantier ayant un fort impact environnemental.
La Solideo promet
des consultationsLe 26 janvier dernier, le Tribunal administratif de Marseille avait pourtant enjoint le Comité d’organisation des Jeux (Cojop) et la Solideo (Société de livraison des ouvrages olympiques), à organiser un débat public sur le projet. Ce revirement du Conseil d’État a été accueilli avec satisfaction par les trois entités. La Solideo s’est toutefois engagée à une « démarche de concertation sur l’ensemble des ouvrages ». Une promesse qui ne rassure guère les opposants. « Les mécanismes de consultation organisés ne permettent aucunement d’avoir voix au processus décisionnel », critique Delphine Larra, juriste membre de JOP, collectif citoyen d’opposition aux JO 2030. Pour elle, « le Conseil d’État vient entériner la technique du saucissonnage, avec un argument qui ne tient pas la route juridiquement ». À la fin du mois, la France doit encore présenter ses arguments devant les instances de l’ONU devant lesquelles elle est accusée de ne pas respecter la convention d’Aarhus, traité qui exige la tenue d’un débat public pour tout projet d’aménagement ayant une incidence sur l’environnement.


