Author: tecnavia

  • La France fête ses athlètes et se projette vers les JO 2030

    La France fête ses athlètes et se projette vers les JO 2030

    Des Alpes italiennes aux Alpes françaises. Moins de 24 heures après la cérémonie de clôture des JO 2026 dans les arènes de Vérone, l’ensemble de l’équipe de France était réuni à Albertville, lundi soir, pour célébrer ces Jeux réussis pour la délégation tricolore. Un record passé de 15 à 23 médailles et de nouveaux visages découverts, à l’image des triples médaillés Océane Michelon et Mathis Desloges.

    34 ans après la fin des Jeux olympiques d’Albertville, l’olympisme était de retour dans la cité savoyarde. Entre les massifs des Bauges et du Beaufortain, une fête était organisée devant plus de 6 000 spectateurs dans la halle olympique utilisée en 1992. Cette salle est devenue une sorte de Club France gigantesque pour quelques heures, ce lundi.

    « C’est chouette de voir cette cérémonie en terres savoyardes », disait la snowboardeuse de Val Thorens et porte-drapeau Chloé Trespeuch. Quentin Fillon Maillet, l’un des héros français des Jeux, a ajouté que cela « permet de valoriser la réussite des Bleus et de retrouver le public tricolore ».

    La bannière olympique placée à 53 mètres de haut

    Dès 18h30, des membres de toutes les disciplines sont montés au compte-goutte sur la scène de cette halle. Le biathlon (13 médailles dans ces JO), entré en dernier, s’est aussi imposé à l’applaudimètre. Cette cérémonie servait aussi à accueillir le drapeau olympique, obtenu dimanche lors de la « passation de pouvoir » entre l’Italie et la France. L’olympiade française débute et doit mener les athlètes vers le 1er février 2030, date de l’ouverture des 26e Jeux olympiques d’hiver de l’histoire. Les deux présidents de régions, Fabrice Pannekoucke et Renaud Muselier, ont brandi le drapeau aux cinq anneaux, à Albertville.

    Le clou du spectacle était un show son et lumière mettant en avant les trois dernières éditions des Jeux en France avec Chamonix 1924, la pionnière, Grenoble 1968 et donc Albertville 1992. Ensuite, le drapeau olympique a été monté en haut d’un mât de 53 mètres. Sept membres du 13e Bataillon de Chasseurs Alpins ont fait culminer cette bannière loin au-dessus du sol. Cette dernière y restera jusqu’à l’ouverture des prochains JO en Haute-Savoie, en Savoie, dans les Hautes-Alpes et dans les Alpes-Maritimes.

  • Athlétisme : Djouhan, Entresangle et Hollander, trois brillants provençaux

    Athlétisme : Djouhan, Entresangle et Hollander, trois brillants provençaux

    Le mois de février se trouve au cœur de la saison hivernale d’athlétisme. Les premiers championnats se tiennent et les grands meetings continuent de se succéder. Ce week-end, plusieurs Provençaux se sont mis en valeur par leurs performances.

    À commencer par l’inusable Lolassonn Djouhan. Le pensionnaire du Martigues Sport Athlétisme s’est emparé d’un 17e titre de champion national au lancer du disque. Les championnats de France hivernaux de lancers se sont déroulés ces derniers jours au stade Charles-Ehrmann, à Nice. Le numéro 1 tricolore a envoyé son disque à 58 m, soit 35 centimètres de mieux que Willy Vicaut.

    Du côté de Cannes, dimanche, l’athlète de Cavaillon Clara Entresangle a réalisé une très grosse prestation. Lors de ce 5 km organisé sur la Côte d’Azur, la fondeuse de 21 ans a couru en 15 minutes et 32 secondes. Record abaissé de 39 secondes, meilleure performance européenne de l’année chez les moins de 23 ans et 11e chrono mondial toutes catégories confondues. Un excellent début de saison pour celle qui compte déjà plusieurs sélections en équipe de France.

    Hollander top 5 mondial

    Val-de-Reuil (Eure) était l’hôte des championnats de France U20, ce week-end. L’un des résultats marquants de ces deux jours de compétition a été produit par Jade Hollander, athlète du Pertuis. La sauteuse en hauteur de 18 ans est allée chercher le record de la compétition et le titre national en passant aisément une barre à 1m86. La junior réalise par la même occasion la 5e performance planétaire en 2026 dans sa catégorie d’âge.

  • Les chantiers marseillais durant le stage à Marbella

    Les chantiers marseillais durant le stage à Marbella

    De Brest à Marbella, il n’y a qu’un seul pas. Après sa défaite en Bretagne vendredi, l’Olympique de Marseille est rentré au bercail avant de s’envoler pour l’Andalousie. Un stage dit « de cohésion » se tient tout au long de la semaine. De lundi à ce vendredi, les Olympiens effectuent un travail global pour se remettre d’aplomb alors que la période de crise s’éternise à la Commanderie.

    Plusieurs chantiers vont occuper les Marseillais, ces prochains jours. Parmi eux : la défense. Encore une fois, elle a été problématique face au Stade Brestois avec de gros oublis et des occasions créées facilement par les locaux. L’objectif est de retrouver de la solidarité, de l’entraide et amener une plus grande rigueur pour arrêter de se faire peur constamment. Une sérénité trop absente ces derniers temps, qui profite aux adversaires. Habib Beye va devoir se choisir une charnière. Aguerd et Pavard sont en dedans, Balerdi revient désormais de suspension et quid de CJ Egan-Riley ? L’Anglais n’a été que peu utilisé par Roberto De Zerbi, voyons si le nouvel entraîneur en place va lui donner sa confiance.

    Les incertitudes sont aussi fortes autour du milieu de terrain, puisque les possibilités sont nombreuses. Relancé à Brest, Vermeeren n’a pas vraiment convaincu. Timber apporte son envie, mais son jeu est encore rempli de déchets. Pierre-Emile Hojbjerg, promu capitaine, sera suspendu la semaine prochaine, en Coupe de France, contre Toulouse. Reste donc à voir à quoi ressemblera l’organisation sans lui.

    Lyon dans le viseur

    Habib Beye a répété depuis son arrivée qu’il avait écouté le staff en place pour préparer Brest, afin de ne pas trop bousculer les principes de jeu appris par les joueurs cette saison. Mais, maintenant, place au travail, avec cette semaine au calme, sous le soleil andalou. C’est désormais à lui d’apporter sa patte et de développer un projet de jeu cohérent. Car l’objectif est clair : gagner vite pour se redresser et finir la saison le plus haut possible. La pression est déjà forte sur ses épaules, alors que l’ancien international sénégalais vient tout juste de poser ses valises à l’OM.

    Le groupe doit aussi retrouver de la cohésion, véritable but de ce stage. Passer du temps ensemble, à l’image des « ritiros » de la saison dernière, en Italie notamment, qui avait été bénéfique pour l’effectif. Des liens s’étaient tissés entre les joueurs, mais aussi avec le staff. Amener du plaisir finalement, car, depuis quelques mois, cela ne transpire plus lorsque l’on voit l’Olympique de Marseille jouer. Les réseaux sociaux ont parfois de mauvais côtés, mais les fans reprochent un manque de combativité – assez légitime – de leur équipe depuis début 2026. Moins d’envie et moins de hargne, globalement.

    La finalité de ce stage est bien de se préparer au mieux pour la réception de l’OL. Dimanche soir, au Vélodrome, Marseille y verra plus clair pour la suite de sa saison en L1. Une victoire et ils se retrouveraient à deux points des Lyonnais. Une défaite, par contre, éliminerait presque toutes les chances de podium. Une semaine plus que cruciale pour les Olympiens.

    Première historique pour Les Marseillaises

    « Un acte fondateur à vivre. Une première symbolique à partager. Un moment d’histoire à écrire. » L’annonce a été faite tôt dans la matinée de lundi. Pour la toute première fois depuis la création de sa section féminine, l’OM jouera un match au stade Vélodrome. Cette rencontre d’Arkema Première Ligue face à Montpellier se déroulera dans l’antre du boulevard Michelet, le samedi 28 mars prochain, à partir de 18h30.

    L’accès à ce match sera totalement gratuit. Il suffit, dès à présent, de s’inscrire sur le site om.fr pour obtenir sa place pour ce OM-MHSC. Les Marseillaises réussiront-elles à battre le record des Nantaises, 15 décembre 2025, à la Beaujoire (17 000 spectateurs) ? Réponse dans un mois.

  • [Salon de l’agriculture] La Confédération Paysanne dit non à l’abattage

    [Salon de l’agriculture] La Confédération Paysanne dit non à l’abattage

    Pour la première fois en 62 ans, aucun bovin n’est présent au Salon de l’agriculture, en raison de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC). « Cela traduit la crise profonde de l’élevage. Il y a l’idée de ne pas prendre de risque, mais aussi de faire quelque chose sur les problématiques, et ce n’est pas en venant faire semblant que tout va bien au SIA que tout va s’arranger », affirme Stéphane Calais, porte-parole de la Confédération Paysanne.

    Les politiques gouvernementales s’appuient sur trois piliers : la limitation des mouvements de bovins, l’abattage total des élevages infectés et la vaccination de tous les bovins dans la zone touchée. Le ministère de l’Agriculture affirme que la situation est plus stable, l’hiver ayant décimé les populations de mouches vectrices de la maladie et le taux de vaccination approchant les 100% dans les foyers de contamination. « On veut connaître l’éthologie, où le virus a passé l’hiver, comment va-t-il revenir au printemps », s’inquiète le syndicaliste.

    « La maladie du libre-échange »

    L’incompréhension est toujours grande quant au troisième pilier, considéré comme « une stratégie mortifère et inhumaine », dénonce Stéphane Calais. « Des pistes sont possibles, autres que ces stratégies qui répondent à des directives administratives et européennes pour protéger un modèle économique qui arrive à bout. C’est la maladie du libre-échange. On n’est pas contre le commerce, mais cette crise doit permettre de porter une analyse sur les stratégies de nos filières. »

    L’absence d’écoute et de communication claire pèse sur les éleveurs. À l’image de la proposition d’expérimentation de l’ensemble des syndicats ariégeois et de la Chambre départementale d’agriculture (n’abattre que les animaux infectés et tester le reste du troupeau toutes les 4 à 6 semaines), pour sortir de l’abattage total, qui « avait été balayée par la ministre de l’Agriculture et qui devait être étudiée par le Cirad. À l’heure actuelle, on n’a toujours pas de réponse », déplore le syndicaliste.

    Marie-Pierre Répecaud, éleveuse iséroise, pousse elle aussi dans ce sens, et même un peu plus loin : « La DNC n’étant pas une zoonose, elle ne devait pas être soumise à l’abattage total dès le premier cas. Elle n’est pas contagieuse. Le “C” mis par le ministère est là pour faire peur et amener les gens de leur côté. Nous voulons voir la maladie circuler. Des animaux en bonne forme, avec de bons nutriments, saura faire face aux difficultés. »

  • [Salon de l’agriculture] Le Var et les Alpes Maritimes demandent à l’Union Européenne une IGP sur le mimosa

    [Salon de l’agriculture] Le Var et les Alpes Maritimes demandent à l’Union Européenne une IGP sur le mimosa

    Lundi matin, avant même l’inauguration de leurs stands respectifs, responsables politiques maralpins et varois se sont retrouvés pour une conférence commune dédiée à la question du mimosa. « L’or de la Côte d’Azur, cette fleur que nous partageons avec les Alpes-Maritimes » a introduit Guillaume Décard, président de Var Tourisme, qui n’a pas manqué de mentionner l’inévitable Route du mimosa et « ses 130 km de route entre Bormes et Grasse en huit étapes », avec, pour paysage, « cette fleur hivernale qui perce notre forêt et illumine nos massifs ».

    Un élément essentiel du « tourisme 4 saisons, qui est aussi un tourisme 4 couleurs : l’or du mimosa l’hiver, le vert du printemps, le vin rosé de l’été et le rouge des vignes à l’automne », décrit le président du Département Jean-Louis Masson (LR). Une idée à laquelle adhère le président de la Route du mimosa, Florian Raoux : « La route a été créée en 2001 pour faire de l’hiver une saison à part entière et non pas une simple parenthèse. C’est une stratégie pour changer une période en une vraie destination. »

    Mais, quand on parle de cette fleur, « on parle autant de tourisme que d’agriculture », rappelle ce dernier. Ainsi, « lancer la Route du mimosa au Salon de l’agriculture a beaucoup de sens », car la filière « vit bien au-delà de sa période de floraison », avec « des produits dérivés, bougies, parfums, aliments, des opportunités économiques si les choses sont bien faites ».

    Un document pour porter une IGP à Bruxelles

    Pour ce faire, « la coordination portée par la Route du mimosa est décisive, en recensant ce qui existe avec les acteurs de la filière, identifier les dérives et renforcer notre marque. Et cela ne pourra se faire qu’au travers d’une Indication géographique protégée (IGP) », soutient Florian Raoux. « Nous sommes une filière de niche. C’est important que les Départements nous soutiennent car au niveau national, on n’a rien. Il faut venir en aide aux jeunes et on va continuer à travailler sur cette IGP », plussoie Michel Lovera, président de la filière à la Chambre d’Agriculture du Var.

    L’échange, débuté sur le stand du Var, s’est poursuivi sur celui des Alpes-Maritimes, pour symboliser le trait d’union qu’incarne cette route. Jean-Louis Masson et son homologue Charles-Ange Ginesy, président (LR) du Département des Alpes-Maritimes, accompagnés de Guillaume Décard et d’Alexandra Borchio Fontimp, sénatrice (LR) des Alpes-Maritimes et présidente du comité régional du tourisme Côte d’Azur France, ont ainsi signé un document pour porter la création d’une IGP auprès de Bruxelles. « Un message fort pour ceux qui travaillant dans des conditions difficiles, avec une concurrence déloyale de pays n’ayant pas les mêmes lois et qui usurpent notre marque », souligne cette dernière. Un lien supplémentaire, qui rappelle l’importance capitale d’un autre : l’eau. « Comme l’a évoqué Jean-Louis Masson, avec le lac de Saint-Cassien notamment. Nous partageons cette problématique, car il n’y a pas d’agriculture sans eau », abonde Charles-Ange Ginesy.

    Le Stand du Var inauguré

    L’inauguration du stand du Département du Var s’est tenue lundi après-midi. « Le but est de faire parler de nos producteurs, de la marque Var – peut-être faut-il l’inventer -, faire connaître nos filières, nos savoir-faire, développer l’attrait du consommateur sur nos produits locaux. Être présent au SIA est un vecteur de communication dont on ne peut se passer », affirme son président, Jean-Louis Masson, qui rappelle aussi « qu’avec l’agriculture et la pêche, il y a la transformation et l’artisanat ». « Le produit brut agricole varois, c’est 350 millions, la production vendue, c’est 1 milliard, soit 650 millions sur l’aval des filières », ajoute Sylvain Audemard, président de la Chambre d’agriculture du Var. « Sur le territoire, c’est un moteur économique et un vecteur d’équilibre. »

  • [Théâtre jeunesse] « Cyrano » pointe le bout de son nez au Badaboum

    [Théâtre jeunesse] « Cyrano » pointe le bout de son nez au Badaboum

    Attirée par des « personnages qui ne sont pas tout à fait adaptés au monde qui les entoure », Anne-Claude Goustiaux s’empare de la figure de Cyrano de Bergerac. « Si l’on dresse son portrait, on peut dire qu’il est agile et élégant, manie l’épée comme personne. Poète, il n’a pas son égal pour faire jouer les mots. Il est aussi honnête, courageux, sensible, malin, drôle, pudique. Mais en vérité, c’est de son nez que l’on parlera en premier », rappelle dans sa note d’intention celle qui le met en scène à partir du mardi 24 février au Badaboum Théâtre. Un « pic », un « cap » et même une « péninsule », moteur comique, qui plus est pour le jeune public, au cours d’un spectacle d’une cinquantaine de minutes accessible dès l’âge de 5 ans.

    Triangle sentimental

    Les thèmes de la beauté intellectuelle et morale ainsi que de l’injustice sont ainsi abordés dans cette pièce, fidèle au triangle sentimental et au point de départ écrit en 1897 par Edmond Rostand : Cyrano, incarné par Frédéric Schulz-Richard, a rendez-vous avec Roxanne (Anne Naudon) dont il est secrètement épris. Prêt à lui déclarer sa flamme, il déchante en apprenant que sa dulcinée a jeté son dévolu sur Christian (Fabien Hintenoch), « un beau cadet qui va entrer dans le régiment de Cyrano et lui demande de le protéger ».

    Les 24, 25, 26, 27 février, 3, 4 et 7 mars à 14h30. Le 3 et le 6 mars à 10h. Entre 5 et 9 euros

  • Détention prolongée dans une affaire d’agressions homophobes à Avignon

    Détention prolongée dans une affaire d’agressions homophobes à Avignon

    Kaysse A., son frère Ayoub A. et Mohamed K., âgés de 19 et 20 ans, ont été présentés ce lundi 23 février en comparution immédiate devant le tribunal judiciaire d’Avignon. Ils sont poursuivis pour « violences aggravées par trois circonstances, suivies d’incapacité n’excédant pas 8 jours » et « extorsion commise en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre de la victime ». Le tribunal a décidé de renvoyer l’examen de l’affaire au jeudi 16 avril. Dans l’attente, les deux frères ont été placés en détention provisoire, le président Lionel Mathieu évoquant un risque de réitération, car « les faits ont été commis sur une durée relativement longue et sont extrêmement récents ». Le troisième, Mohamed K., a été placé sous contrôle judiciaire.

    Selon les éléments présentés à l’audience, les frères auraient, à deux reprises, le 31 janvier à Avignon et le 10 janvier à Vedène, tendu des « guets-apens » à au moins deux personnes homosexuelles contactées sur un site de rencontre avec un faux compte. Les victimes auraient ensuite été agressées. Dans l’un des cas, les prévenus auraient tenté de soutirer de l’argent, sans succès.

    Les arguments du parquet

    Mohamed K. n’est poursuivi que pour son implication présumée dans les faits du 10 janvier. Deux mineurs auraient également participé à l’une des agressions. Les trois jeunes adultes sont tous domiciliés chez leurs parents respectifs et n’exercent aucune activité professionnelle. Un précédent fait datant de 2022 a été mentionné, mais il concernerait une période où ils étaient tous mineurs.

    Lors de l’audience, le procureur, Nicolas Delpierre, a sollicité le maintien en détention, relevant « deux ou trois éléments » malgré les « dossiers lisses » des prévenus. Il note des « faits revendiqués », car les agressions ont été filmées, et estime que « tous les hommes homosexuels sont des cibles potentielles ». Il confie que les frères auraient affirmé que « tous les pédés sont des pédophiles (sic) » et qu’ils « devraient être en prison comme dans d’autres pays ».

    La défense d’Ayoub A. et Kaysse A., Me Isabelle Cuilleret, estime dans sa plaidoirie que « la détention provisoire n’est pas adaptée et qu’il y a d’autres moyens », évoquant pour l’aîné un « caractère influençable » et différents troubles neurologiques. Une expertise médico-psychiatrique a été demandée. Tandis que Me Jalil-Henri Amr, avocat de Mohamed K., estimait que les 48h de détention de son client constituent une « pédagogie suffisante » et qu’il est le seul à toujours être scolarisé (bac pro climatisation). Il assure que ce dernier n’a été « que le cinéaste » de l’agression et qu’« aucun élément dans le dossier n’indique qu’il a adoré faire cette œuvre cinématographique ». Dans le box, tous trois se sont excusés auprès des victimes.

  • Une association accompagne les exilés dans la vallée de l’Ubaye

    Une association accompagne les exilés dans la vallée de l’Ubaye

    Cours de français langue étrangère, accompagnement pour les démarches administratives, transport jusqu’à la préfecture de Marseille… Depuis 2015, l’association Solidaritat Ubaye accompagne les demandeurs d’asile dans leurs démarches. « En 2015, en voyant la photo du petit garçon mort sur la plage dans Paris Match, on s’est demandé, dans la vallée, si on pouvait pas participer à l’accueil de ces personnes qui fuyaient, surtout la Syrie à l’époque », se rappelle Fabienne Cordier, l’une des cofondatrices de l’association.

    Un groupe de personnes à Saint-Paul-sur-Ubaye a d’abord eu pour projet d’accueillir des familles dans l’ancienne gendarmerie, alors que le peloton de gendarmerie de haute montagne venait d’être dissous. « Il y avait des appartements qui avaient été rénovés par la mairie, qui étaient inoccupés », explique Fabienne Cordier. À l’époque, « l’État a décidé de démanteler les campements de la porte de la Chapelle et de Calais, et de répartir les demandeurs d’asile sur tout le territoire français », précise l’ancienne présidente de l’association. C’est comme cela qu’un centre d’accueil et d’orientation a été ouvert à Barcelonnette en novembre 2016. Sept appartements ont alors permis d’accueillir 40 personnes.

    L’association Solidaritat Ubaye s’est alors mise à proposer des cours de français langue étrangère, de l’aide pour les démarches administratives, un accompagnement médical, des activités ou encore sorties sportives. Il y avait un groupe de trois ou quatre bénévoles pour chaque appartement. Le centre a ensuite fermé en 2022, suite à un regroupement des occupants de tous les petits centres d’accueil sur une grande structure de 150 places à Digne-les-Bains.

    Une épicerie sociale et solidaire itinérante

    Au même moment, en 2022, plusieurs familles ukrainiennes sont arrivées dans la vallée et ont pu être accompagnées par l’association. « On a pris l’habitude de faire la ramasse d’invendus des supermarchés pour leur proposer des produits alimentaires et d’hygiène », précise Fabienne Cordier. L’association a alors commencé à être sollicitée par des habitants de cités HLM de l’Ubaye qui souhaitaient également bénéficier de ces produits. « On était la seule zone du 04 à ne pas avoir d’épicerie sociale et solidaire », explique l’ancienne présidente. C’est comme ceci que l’association a créé une épicerie sociale et solidaire itinérante.

    « C’est des personnes qui sont dans l’attente du statut de réfugié, donc ils n’ont pas le droit de travailler, ils ont 4 euros par personne par jour, c’est des situations compliquées », regrette Fabienne Cordier. « En 2022, ça a changé, les familles ukrainiennes n’étaient pas accueillies de la même façon que les Soudanais ou les Erythréens. Ils avaient le droit de travailler, aux allocations logement… », se remémore l’ancienne présidente. « On avait eu que des hommes célibataires venus d’Afrique ou d’Afghanistan qui essayaient de s’intégrer et de faire venir leur famille, alors que, pour les Ukrainiens, c’était provisoire », explique la bénévole. L’association a donc adapté son accompagnement au fil du temps, en fonction des besoins des bénéficiaires.

  • La présentation du livre de Gisèle Pelicot affiche complet à Avignon

    La présentation du livre de Gisèle Pelicot affiche complet à Avignon

    À un peu plus de 2 km du lieu où elle a dû affronter à nouveau l’horreur lors du procès, Gisèle Pelicot viendra présenter son ouvrage en Cité des Papes, le 1er juin prochain à 19h30, à la FabricA, du Festival d’Avignon.

    L’événement est gratuit, mais il n’y a déjà plus aucune place disponible, selon le site du Festival, alors que la billetterie n’avait ouvert que ce dimanche 22 février. L’organisation précise toutefois que « des places supplémentaires pourront être mises à disposition à la mi-mai ».

    « Reconstruction »

    Cette rencontre sera l’occasion d’entendre une femme qui a transformé une tragédie personnelle en acte politique et universel, indique le Festival d’Avignon sur ses réseaux sociaux. Elle permettra ainsi d’évoquer le contenu de cet ouvrage coécrit avec Judith Perrignon, journaliste, écrivaine et essayiste, publié par Flammarion.

    Ces 320 pages retracent les différentes étapes de sa reconstruction, notamment sa décision de rendre le procès public, alors que beaucoup s’attendaient à ce qu’elle demande le huis clos. Ce choix a fait d’elle un symbole, en affirmant sa volonté que « la honte change de camp ».

    « Je voudrais, par ce livre, mettre des mots sur ce que j’ai traversé. Dire que je n’ai plus peur d’être seule, que j’ai retrouvé la joie de vivre. Dire que je suis vivante », assure Gisèle Pelicot. « Son histoire, intime et universelle, raconte la sidération, la faille, la reconstruction et la reconquête d’une joie possible », ajoute le Festival d’Avignon dans sa présentation.

  • Une association toujours engagée pour les Ukrainiens à Auriol

    Une association toujours engagée pour les Ukrainiens à Auriol

    Ce rassemblement à l’occasion des 4 ans de l’invasion russe en Ukraine, en présence de diverses structures, sera ponctué de discours rappelant la situation des civils, qui s’aggrave face aux coupures de courant constantes et au manque de chauffage. « Une grande partie de la diaspora ukrainienne de Marseille sera présente », explique Marc Castelli, président du collectif Solidarité Ukraine Auriol.

    La situation est d’autant plus alarmante qu’aujourd’hui, « l’Ukraine a perdu plus de la moitié de sa capacité de production d’énergie et 80% du pays a été touché par des coupures de courant. Cette situation s’inscrit dans un contexte hivernal où les températures sont descendues en dessous de -15 °C », détaille Amnesty International dans son enquête sur la situation des civils dans le pays, parue le 10 février 2026.

    Face à ce constat, l’association Solidarité Ukraine Auriol s’est mobilisée pour envoyer trois générateurs. Arrivés ce lundi dans l’Est de l’Ukraine, « ils permettront de chauffer et de fournir de l’électricité à des centres de soins, des maternités ou encore des groupes de quelques maisons », confie le président de l’association. Marc Castelli explique que la stratégie russe a évolué : « Ils bombardent les infrastructures énergétiques pour démoraliser la population afin qu’elle se retourne contre le gouvernement ukrainien. Mais, encore une fois, le Kremlin se trompe, comme il l’a toujours fait sur ce pays. »

    Des civils qui souffrent du froid

    Adrian Prokip, directeur du programme d’énergie au Ukrainian Institute of Future, dénonce : « Geler les Ukrainiens fait partie de la stratégie militaire des Russes. » Le président de l’association rappelle que même Kiev est particulièrement touchée. « Je fais chauffer de l’eau dans une tasse sur un poêle au kérosène, je remplis deux bouteilles, l’une que je place sous mes pieds et l’autre dans mes mains, pour ne pas être gelée. Et nous dormons tous habillés… Tout ce que nous avons, nous le portons pour dormir », confie pour Amnesty International Svitlana, retraitée vivant à Kiev.

    Marc Capelli ajoute : « On a été galvanisés par le fait que l’ambulance de soins dentaires qu’on a envoyée se révèle extrêmement utile pour les civils ukrainiens. On arrive à faire des choses qu’on n’imaginait même pas au départ. » En août dernier, l’association et ses partenaires ont acheté et aménagé ce véhicule spécialisé. « On a acheté l’ambulance et on l’a transformée en unité de soins dentaires mobile. » L’association a reçu une nouvelle demande pour la création d’une seconde ambulance, qu’elle compte honorer au plus vite. « On va aussi récupérer tout un cabinet gynécologique, donc il est probable qu’on fasse une unité gynécologique mobile », conclut le président.

    Rassemblement à partir de 18h devant la mairie de Marseille