Author: tecnavia

  • Face à la hausse à la pompe, le PCF avance ses solutions

    Face à la hausse à la pompe, le PCF avance ses solutions

    Plusieurs militants de la fédération PCF 04 se sont mobilisés dans diverses stations Total, samedi, avec un mot d’ordre : « Carburant, stop au racket !» « Une dizaine de stations ont été occupées à cette occasion pour aller à la rencontre des clients, avec un accueil très favorable de leur part », explique Bertrand Perrin, secrétaire départemental du parti.

    Cette opération de tractage dans Alpes-de-Haute-Provence s’inscrit dans une campagne nationale du PCF menée du 5 au 11 octobre pour défendre ses propositions visant à faire baisser le prix des carburants et à reprendre le contrôle public du secteur de l’énergie. D’autant plus que la majorité des personnes reste encore très dépendante de la voiture et donc du carburant, particulièrement dans ce département.

    Blocage du prix

    des carburants

    « Le prix des carburants explose. Le pouvoir d’achat de millions de familles est impacté. Cette situation est d’autant plus insupportable que les entreprises pétrolières se gavent sur le dos des consommateurs. TotalEnergies a annoncé un bénéfice net de 5,4 milliards de dollars pour le deuxième trimestre 2026. C’est deux fois plus qu’il y a un an. À lui seul, le patron de Total touche un salaire annuel de plus de 10 millions d’euros ! Que fait le gouvernement ? Rien. Ça ne peut pas continuer comme ça », s’insurge le Parti communiste français.

    Parmi les propositions mises sur la table et évoquées auprès des automobilistes rencontrés : le blocage du prix des carburants à 1,60 euro le litre, la baisse des taxes prélevées par l’état sur les carburants et la nationalisation de Total « pour faire primer l’intérêt général sur la rapacité d’actionnaires ». Cette dernière proposition est notamment mise en avant par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et candidat à l’élection présidentielle.

  • [#DisMoiPourquoi] à quoi servent les mouches ?

    [#DisMoiPourquoi] à quoi servent les mouches ?

    Marina, 13 ans, en 4e au collège du pays de Banon

    Personne ne s’en doute, mais je peux te dire que les mouches ont une très grande utilité dans la nature car elles recyclent la matière organique morte. Tu as remarqué que grâce à leur odorat très développé, elles sont attirées très vite par tout ce qui est très odorant : les crottes d’animaux, les cadavres, la viande, les fruits, etc. Chaque espèce de mouche (et il y en a des centaines de milliers) a son propre régime alimentaire.

    Les adultes pondent dans la matière organique de minuscules œufs qui vont éclore sous la forme de vers (les asticots). Ces vers sont très voraces et ingèrent une quantité énorme de nourriture par rapport à leur taille. Ils transforment ainsi ce qui est mort en matière vivante. Ils sont comme les mouches adultes très très nombreux et constituent ainsi la base alimentaire de nombreux prédateurs (oiseaux, batraciens, petits reptiles, chauves-souris et une multitude d’insectes et araignées).

    Les mouches sont donc indispensables au fonctionnement de la nature, par leur capacité à recycler la matière organique morte et en servant de garde-manger à d’innombrables animaux. Vive les mouches ! »

    Jérôme ORGEAS Maître de conférences en écologie et entomologiste à Aix Marseille Université et à l’Imbe.

  • L’ex-maire d’Istres, François Bernardini, fait appel

    L’ex-maire d’Istres, François Bernardini, fait appel

    Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu l’ex-maire d’Istres, 73 ans, coupable de détournement de fonds publics, favoritisme et prise illégale d’intérêts, le condamnant à deux ans de prison ferme, 200 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, le mercredi 7 octobre, à l’issue d’un procès tenu en juin dernier. Ce dernier devant effectuer sa peine sous bracelet électronique. Mais François Bernardini (DVG) a décidé de faire appel, ont indiqué ce week-end nos confrères de La Provence.

    L’ex-élu était mis en cause pour avoir intégré dans les effectifs de la mairie deux collaborateurs alors qu’ils travaillaient dans une association et en tant qu’entrepreneur. Deux emplois considérés comme fictifs. Autre reproche judiciaire : l’omniprésence de deux cabinets d’architectes dans l’attribution des marchés publics.

    Les maîtrises d’œuvre du complexe nautique d’Entressen et de la salle polyvalente communale La Grange ont ainsi été considérées comme irrégulières par les juges. Pour ce qui est du favoritisme sur un marché de location de voitures, François Bernardini a été relaxé, ainsi que pour la construction de la cité administrative que d’aucuns jugeaient pharaonique.

    D’autres condamnés

    lui emboîtent le pas

    Le ministère public avait requis à son encontre quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme, 80 000 euros d’amende, la confiscation d’un appartement, l’interdiction définitive d’exercer une fonction publique et cinq ans d’inéligibilité.

    Pour mémoire, l’ancien leader du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône, dont il est exclu en 2001, avait déjà été condamné à 18 mois de prison avec sursis et une peine d’amende, en 2002, pour des faits de détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux, après avoir là aussi fait appel puis saisi la Cour de cassation.

    Également reconnus coupables par le tribunal correctionnel de Paris, son ex-directeur général des services, Nicolas Davini, Philippe Colonna, fondateur de la Savim, et Frederik Rill, architecte, ont aussi fait appel, précisent nos confrères. Le premier a été condamné à trois ans d’emprisonnement avec sursis et à 100 000 euros d’amende, trois ans d’inéligibilité, trois ans d’exclusion des marchés publics et d’interdiction d’exercer une fonction publique, avec sursis. Le second a écopé de deux ans de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende, trois ans d’inéligibilité et cinq ans d’interdiction d’exercer une fonction publique pour recel de détournement de fonds publics concernant son emploi fictif. Enfin, le troisième, a été condamné à 50 000 euros d’amende pour recel. Il est également exclu de marchés publics pour trois ans avec sursis.

    À noter que l’ancienne première adjointe, Nicole Joulia, a quant à elle été relaxée.

  • [Entretien] Hélène Quéau, ACF : « Il faut réaffirmer le droit à l’alimentation »

    [Entretien] Hélène Quéau, ACF : « Il faut réaffirmer le droit à l’alimentation »

    La Marseillaise : Quelles sont les conclusions de ce sondage Opinion Way sur la faim en France ?

    Hélène Quéau : On a des constats assez durs : 13% des adultes Français déclarent manquer parfois ou souvent de nourriture. Au-delà de ne pas pouvoir manger suffisamment, 39% des personnes disent se restreindre sur leur choix alimentaire. Pour 80% d’entre eux, cela s’explique par des raisons financières, mais ça peut aussi venir de l’absence de choix autour de soi. À Marseille, dans les quartiers Nord, l’offre alimentaire est hyper limitée. Il y a donc des enjeux de déplacements et on connaît aussi les répercussions que la faim entraîne sur la santé : augmentation de l’obésité, des maladies liées à l’alimentation, et effets sur la santé mentale et la capacité à déployer d’autres actions pour sortir de cette situation.

    Et à Marseille ?

    H.Q. : Un des sujets, avec la précarité alimentaire, c’est qu’il n’y a pas de mesure systématisée : c’est pour ça qu’on a lancé ce sondage. À Marseille, un nombre important de personnes fréquentent l’aide alimentaire, le public est très diversifié. Pour chiffrer, on a étudié la vie en squat à Marseille, notamment dans les copropriétés dégradées des quartiers Nord. On estime que 6 000 adultes sont concernés, un chiffre qui grimpe beaucoup avec les enfants. 14% de ces personnes présentent une faim sévère et 50% une faim modérée. à cela s’ajoutent des travailleurs pauvres, de plus en plus nombreux dans les files de l’aide alimentaire, des retraités… Cette diversité dans les profils de bénéficiaires rend complexe la réponse et prouve qu’il faut regarder à la racine, au niveau des aides sociales, des retraites et de l’inflation qui s’est installée sur les fruits et les légumes.

    Pourquoi reconnaître une valeur constitutionnelle au droit à l’alimentation, déjà inscrit en droit international ?

    H.Q. : Ce droit garantit l’accès à une alimentation non seulement suffisante, mais aussi saine et durable. La France a signé de nombreux traités internationaux à ce propos, mais au vu des chiffres, ce droit n’est pas complètement respecté. Le système d’aide alimentaire ne suffit pas. Il faut des moyens pour qu’on ait plus de choix, pour que les gens qui arrivent dans l’aide alimentaire puissent retrouver un accès autonome, pour que les agriculteurs aient un revenu qui soit suffisant. En plus, on gagnerait de l’argent. Les collègues du Secours catholique chiffrent les coûts de l’inaction à 19 milliards d’euros par an*.

    Quel est l’objet de la campagne de mobilisation lancée par Action contre la faim ?

    H.Q. : On veut un cadre clair pour réaffirmer le droit à l’alimentation, mais aussi pour activer tous les leviers possibles pour le garantir. Du côté des politiques publiques, la loi-cadre pourrait clarifier le rôle d’une politique agricole qui assure une production qui n’impacte pas trop la santé et l’environnement, qui couvre les besoins, qui offre du choix et qui réfléchit au renouvellement des générations agricoles. Le second volet concernerait les politiques sociales, avec un accès au logement qui permettrait un budget dont l’alimentation n’est pas une variable d’ajustement, un accompagnement des jeunes vers l’emploi et une tarification sociale à la cantine, par exemple.

    * Étude « L’injuste prix de notre alimentation »

  • Des abris artificiels pour restaurer la biodiversité

    Des abris artificiels pour restaurer la biodiversité

    Le Biohut® est une nurserie artificielle pensée par Ecocean, entreprise spécialisée dans la restauration des milieux aquatiques. Trente et un de ces abris ont été installés dans la base nautique Florence-Arthaud afin de restaurer les fonctions écologiques d’une zone artificialisée.

    Concrètement, l’abri se présente sous la forme d’une cage remplie de coquilles d’huîtres, offrant un habitat à de nombreuses espèces. « On a des crevettes, des vers, beaucoup de crabes… » recense Anthony Fortin, chargé d’opération chez Ecocean. « Ils servent de nourriture aux jeunes poissons », poursuit-il en désignant les grilles qui entourent la structure et protègent les juvéniles des prédateurs.

    « Le Biohut encourage la biodiversité dans des milieux modifiés par l’Homme », précise Anthony Fortin. Le dispositif n’est pas réservé à la base nautique marseillaise. Il peut être installé dans « n’importe quel port ou marina, à partir du moment où les eaux sont saines, traitées et entretenues ». On en trouve déjà dans une trentaine de ports méditerranéens ainsi qu’à l’étranger, où Ecocean poursuit son développement.

    Les résultats semblent au rendez-vous. La fréquentation de jeunes poissons a été multipliée par 30 par rapport à 2024 et les équipes se félicitent particulièrement de la présence d’un mérou brun, espèce protégée. Même croissance exponentielle du côté des crabes, oursins et crevettes, passés de 2 à 64 espèces recensées en deux ans.

    La Direction de la mer et du littoral soutient des ateliers de sensibilisation auprès du jeune public toute l’année. « On montre aux enfants qu’il y a de la vie sous les ports occupés par les humains et qu’il faut lui laisser de l’espace pour se développer », note Anthony Fortin.

    La Ville distinguée

    « C’est encourageant », se félicite Hervé Menchon (EELV), adjoint délégué à l’environnement et à la biodiversité, alors que la Ville de Marseille est désignée capitale française de la biodiversité. « C’est une reconnaissance du travail accompli en matière de renaturation. » L’élu a mis l’accent sur les actions menées pour préserver les milieux marins comme les espaces terrestres : « On est sur un point de bascule climatique et on agit déjà. » Avant de conclure avec une formule : « Après “sous les pavés, la plage”, “sous les pontons, le vivant”. »

  • Un Cercle de grande classe sur les deux tableaux

    Un Cercle de grande classe sur les deux tableaux

    Claque sur claque. La formation masculine du Cercle des nageurs de Marseille nous habitue depuis plusieurs saisons à dominer outrageusement le championnat national, mais elle n’est désormais plus la seule à être impériale dans le bassin Pierre-Garsau. Son pendant féminin, créé cette saison, rayonne tout autant. Les poloïstes marseillaises se sont imposées successivement samedi lors du 8e de finale du Trophée Alice-Milliat face à l’Union St-Bruno Bordeaux
    (32-3), puis dimanche, de nouveau à domicile contre les mêmes Bordelaises, mais cette fois-ci à l’occasion de la cinquième journée de championnat (29-1). Avec cette cinquième victoire de la saison, elles conservent d’une main de maître leur place de leader national.

    Pause avant deux chocs

    Au-delà des deux rencontres féminines, le bassin Pierre-Garsau a également été le théâtre d’un nouveau succès de l’équipe masculine. Opposés à Monaco, dernier venu du championnat Elite, les Marseillais n’ont jamais été inquiétés
    (30-3). Les neuf buts du serial-buteur Thomas Vernoux leur ont permis d’enchaîner une troisième victoire consécutive, et ainsi, garder la tête du classement. L’entraîneur monténégrin Milos Scepanovic a profité de cette opposition afin de faire tourner son effectif. Plusieurs pensionnaires des sections jeunes, à l’instar de Swuanzo Chiron, Elias Ferrand et l’Allemand Nnamdi-Obadja Gamisch, auteur d’un doublé, étaient présents sur la feuille de match. Les Marseillais vont désormais profiter d’une pause de deux semaines bien méritées avant de reprendre le chemin de la Ligue des Champions, avec un déplacement dans le bassin du Steaua Bucarest le 28 octobre (18h30). Ils enchaîneront seulement trois jours plus tard avec le derby provençal face au Pays d’Aix, défait dimanche à domicile lors de la troisième journée de poule en Euro Cup face à Primorac (8-20). Cela ne les empêche pas de poursuivre l’aventure européenne jusqu’à fin décembre.

  • Coupe de France de football : Istres s’offre Aubagne

    Coupe de France de football : Istres s’offre Aubagne

    Malgré leur statut de favoris et une fin de match en supériorité numérique, les pensionnaires de Ligue 3 ont dû baisser pavillon face à celui de National 1.

    Les Istréens ont ouvert le score en première période. Pour ensuite faire preuve de solidarité pour conserver leur avantage. Les hommes de Zaki Noubir s’imposent donc 1-0 et se qualifient pour le sixième tour de l’épreuve.

    Le but de la qualification des Violet a été inscrit par William Baku (16). Il offre également le premier succès de la saison à son équipe.

  • Gregori, Gimenez et Cognard triomphent au Parc Jourdan

    Gregori, Gimenez et Cognard triomphent au Parc Jourdan

    Au terme d’un week-end qui a réuni 408 équipes à l’occasion de la deuxième édition de l’International d’Aix-en-Provence, National Top 1 000 organisé au parc Jourdan, Patrice Gregori, Jean-Christophe Gimenez, dit « Steeve » et Marc Cognard, surnommé « Fafou », ont décroché la victoire. Les trois compères marseillais, licenciés dans le club corse de Saint-Georges, ont chacun joué leur partition à merveille de bout en bout.

    « On se connaît, on se complète, on a l’habitude maintenant », sourit Steeve Gimenez, le canonnier du trio, qui décroche ainsi sa première victoire de la saison après avoir enchaîné les demi-finales et les finales.

    L’ancien pensionnaire du Case de Nice évolue régulièrement avec Marc Cognard depuis près de trois ans, mais n’a commencé à jouer aux côtés de Patrice Gregori que cette saison, depuis que tous trois ont rejoint l’île de Beauté.

    Ensemble, ils ont rapidement marqué les esprits en se hissant jusqu’en demi-finale du championnat de France triplette. « On mérite, on a fait un super week-end », lance Gregori, le pointeur expérimenté, conscient qu’ils ont chacun d’entre eux « un sacré caractère ».

    Une finale à sens unique

    Mais pour s’adjuger l’International aixois, les Corso-marseillais ont dû franchir plusieurs obstacles de taille, notamment lors de la dernière journée. En huitième de finale, ils ont écarté l’équipe de Joseph « Tyson » Molinas, avant de prendre le dessus sur celle d’Antoine « Vigo » Dubois en quart, puis sur la formation de Kevin Delys en demi-finale.

    Restait à négocier la finale face à la bande de Maison Durk, annoncée comme favorite après avoir éliminé en seizièmes de finale la triplette de Jean-Michel Puccinelli, accompagné par Mickaël Bonetto et Dawson Herlemann. Dans cette ultime opposition, la complémentarité du trio Gregori-Cognard-Gimenez ont fait merveille. Les Corso-Marseillais ont profité d’une entame complètement manquée de leurs adversaires, qui ont concédé pas moins de onze points en deux mènes, afin de prendre rapidement le large.

    Mais fallait-il encore transformer cet avantage en victoire. Steeve Gimenez s’en est chargé avec brio, signant une prestation exceptionnelle au tir avec neuf tirs réussis sur dix, dont huit carreaux, malgré deux sorties de bouchon successives de Prud’homme.

    Associée à la précision de Gregori au point et à la régularité de Cognard, cette adresse a permis au trio de maîtriser les débats jusqu’au bout.

    Marsille brille à domicile

    Mélissa Marsille, licenciée à la Boule Aixoise, club organisateur de l’International d’Aix, a remporté le National Top 1 000 féminin, dimanche après-midi, aux côtés des Aubagnaises Léa Navarro et Mélissa Mordenti. Dès les quarts, cette triplette a totalement imposé son style sur les terrains du Parc Jourdan. Elles ont même conclu la journée en infligeant une Fanny en finale face à Marion Ferrero, Alice Ferrero et Marine Rocchietta.

  • L’Algernon, course phocéenne où chacun trouve sa place

    L’Algernon, course phocéenne où chacun trouve sa place

    Course emblématique du paysage marseillais, l’Algernon a célébré dimanche matin sa 42e édition, au départ du palais du Pharo. Au total, 8 400 participants ont pris le départ, dont près de la moitié en situation de handicap, de vulnérabilité ou avancés en âge. « C’est vraiment un événement qui permet aux personnes de se rencontrer, de vivre une expérience ensemble et de franchir la ligne d’arrivée tous ensemble », souligne Arnaud Chikli, directeur de course, conscient qu’un tel rendez-vous repose sur une organisation rodée.

    Plus de 1 000 bénévoles se sont mobilisés, tout au long du week-end, pour faire de cette édition une réussite. « C’est une course qui évolue dans tous les secteurs », observe le directeur sportif de l’association. « On voit que des entreprises se servent de la course pour créer de la cohésion, rassembler leurs collaborateurs et réunir les familles. On constate aussi que nous recevons de plus en plus de sollicitations d’établissements scolaires qui souhaitent sensibiliser leurs élèves au handicap, avec pour objectif final de les faire participer à la course », poursuit-il.

    Cette évolution témoigne de la portée inclusive de l’événement, où les générations se côtoient et les différences s’effacent le temps d’une course. Parmi les participants, le doyen de cette 42e édition, âgé de 103 ans, a ainsi pu croiser le regard de nombreux minots, illustrant à lui seul l’esprit de partage qui anime l’Algernon. « Il y a la question de la personne avant la question du handicap, de penser l’autre surtout », insiste Arnaud Chikli.

    Le directeur de course se réjouit également d’avoir attiré l’attention sur ces enjeux à près de 150 lycéens, mobilisés tout au long du parcours pour assurer les différents ravitaillements. « C’est notre ADN et on ne pas le changer », assure le coordinateur de ce deuxième rendez-vous du mois de l’inclusion.

  • Face au Racing 92, la réaction d’orgueil d’un RCT au pied du mur

    Face au Racing 92, la réaction d’orgueil d’un RCT au pied du mur

    Au vu des premières minutes de la rencontre, débutée par un coup d’envoi d’Albornoz directement en touche, ce samedi après-midi avait, de prime abord, tout pour être le coup de grâce d’une semaine éprouvante dans la rade. Mais bien que malmenés par le Racing, acculés sur leur ligne d’en-but, auteurs de nombreuses fautes et réduits à 14 au bout de sept minutes, les Toulonnais ont résisté, au prix d’une débauche d’énergie significative de leur envie de se racheter.

    « Je pense qu’on gagne le match sur nos dix premières minutes. Sur notre ligne, on n’a rien lâché. Les joueurs se sont envoyés et ont été très solidaires », salue Franck Azéma, désormais seul aux commandes du bateau rouge et noir. Les prémices d’une réaction d’orgueil attendue suite au départ de Pierre Mignoni, qui avait vocation à créer « un électrochoc », comme on le martelait cette semaine au club. « On peut dire que c’est réussi », appuie l’entraîneur toulonnais après la victoire des siens (29-15).

    L’ex-directeur du rugby du RCT était dans toutes les têtes, avant et après le match. « Des pertes, j’en ai vécues plein. Mais comme Pierre, c’est rare. C’est la première fois avec autant d’émotions et autant d’affection pour la personne, avoue Gaël Fickou, très affecté par son départ. On avait vraiment à cœur de faire un énorme match pour nous, pour nos supporters mais aussi pour lui, pour tout ce qu’il a apporté à ce club car il y a tout gagné, il a grandi ici. »

    « Il fallait les agresser »

    Ses ex-protégés lui ont bien rendu. Car leur envie n’a jamais semblé décroître tout au long du match, et a permis d’emmener un public de Mayol dont la réaction était forcément attendue, voire crainte. « Tout le monde s’est mis au diapason à partir du moment où ils ont vu que les mecs se retroussaient les manches. Les gens ont senti ça, c’est ce qui fait la force de Mayol », constate Franck Azéma.

    Une communion favorisée par une prestation certes imparfaite, mais bien plus proche des attentes liées à cet effectif. Sans avoir pour autant tout révolutionné en une semaine : « On s’est concentré sur nous, on a fait un plan de jeu qui nous correspondait. On a eu peu de jours pour s’entraîner, donc on a été à l’essentiel », résume Charles Ollivon. « Il y a eu du mieux, notamment dans l’agressivité, dans l’intensité, dans notre jeu, dans notre stratégie aussi », note Gaël Fickou, dont la connaissance du Racing, où il a passé les cinq dernières saisons, a bien aidé à préparer la rencontre : « Je ne voulais pas les attendre. Il fallait qu’on les agresse, parce que je les connais par cœur : si on les attendait, on allait se faire pulvériser. » Et c’est finalement cela qui a, selon Franck Azéma, permis de « construire la confiance. D’abord à travers la défense, en ne lâchant rien sur le premier quart d’heure, puis en provoquant des fautes dans leur défense. Petit à petit, on a pris le score et construit le match ».

    Après les deux essais de Gros et Baubigny en première période, illustrations d’un jeu plus direct et incisif, c’est en effet grâce aux pénalités, converties par le pied d’Albornoz, auteur de 19 points et d’un sans-faute, que le RC Toulon a creusé l’écart en prenant à chaque fois les points : « Il y a eu des bonnes décisions de Lewis [Ludlam] et des leaders dans la période qu’on traverse », loue l’entraîneur varois.

    L’objectif sera désormais de poursuivre dans cette voie, en entamant de la même manière l’aventure européenne sur le terrain d’Édimbourg, vendredi : « Quand tu bastonnes comme ce soir, c’est aussi ce qui nourrit ton ambition et le plaisir que tu prends en équipe. Il faut s’appuyer là-dessus, essayer de l’exacerber et de le faire grossir petit à petit dans les prochaines semaines », se projette-t-il.