Author: tecnavia

  • Ils veulent interdire les vols de nuit à l’aéroport de Marseille

    Ils veulent interdire les vols de nuit à l’aéroport de Marseille

    Les associations de riverains de l’aéroport Marseille-Provence se mobilisent à nouveau ce samedi 13 septembre contre les nuisances attribuées au trafic aérien, en particulier nocturne. À la manœuvre, l’association marseillaise Cap au nord et l’Association pour la protection de l’environnement des Marignanais (Apem), en partenariat avec quatre comités d’intérêt de quartier de Saint-Victoret, Vitrolles et des Pennes-Mirabeau, ainsi que des colectifs contre les nuisances sonores aériennes du secteur .

    Une opération escargot est organisée le matin à 9h30 à l’entrée de l’aéroport, pendant que l’Apem s’installe dès 10h à la mairie annexe du Jaï, à Marignane, pour proposer deux conférences, buvette et restauration dans le cadre de la Journée mondiale pour l’interdiction des vols de nuit. Pour le président de l’Apem Gilbert Caccioto, « la priorité est de faire respecter notre santé », qui passe par le sommeil. Santé publique France recommande à cet effet 7h de sommeil minimum pour les adultes. C’est pourquoi les associations organisatrices demandent « l’interdiction des vols de nuit entre 22h et 6h » pour le permettre.

    « 60% des vols de nuit se font entre 22h et minuit »

    Les associations, l’État et l’aéroport sont régulièrement réunis pour échanger. Depuis 2023, l’État a d’ailleurs lancé une étude d’impact selon l’approche équilibrée (EIAE) avec la Direction de la sécurité de l’aviation civile sud-est (Dsac-SE) et du bureau d’études To70 afin de proposer des mesures de réduction du bruit. De son côté, l’aéroport Marseille-Provence a d’ores et déjà « échangé avec les compagnies aériennes pour demander de moins programmer de vols nocturnes », la menace d’un couvre-feu planant sur toute de la nuit ou une partie.

    Car comme l’affirme Jalal Samain, coordinateur des associations mobilisées, « plus de la moitié du trafic aérien de nuit est opérée par des compagnies low cost », dont « 60% se font entre 22h et minuit, avec une fréquence à 45 vols en moyenne, et des pics à 65 vols par nuit » indique-t-il. Alors, « nous demandons que soit pris en compte le coût social et de santé publique » exige Jalal Samain. Gilbert Caccioto abonde en demandant « des études épidémiologiques sur les riverains de l’aéroport », demande adressée à l’Agence régionale de santé restée sans réponse d’après le président de l’Apem.

    En attendant la décision de l’État d’ici juillet 2026, l’Apem propose deux conférences ce samedi. L’un à 10h sur les oiseaux de nuit, animée par Henri Pierre Goacoulou, garde cynégétique (garde-chasse). L’après-midi, de 14h30 à 17h30, plusieurs invités débattront de l’impact des vols de nuit avec le Dr Didier Cugy, médecin au CHU de Bordeaux et membre de l’association Santé environnement France.

  • À Pézenas, trois jours pour fêter Molière et son époque

    À Pézenas, trois jours pour fêter Molière et son époque

    « En 1653, la troupe de Dufresne est attendue à Pézenas pour la durée des États du Languedoc. Promu directeur de la troupe, le jeune Jean-Baptiste Poquelin veut profiter de ces journées de liesse populaire pour présenter ses nouvelles farces inspirées des Italiens et de leur commedia dell’arte. Molière recevra-t-il enfin les faveurs du public ? »

    Voilà pour le décor. Trois ans après avoir célébré les 400 ans de la naissance du plus célèbre comédien et dramaturge de la langue française, la Ville de Pézenas sonne le rappel. Durant 3 jours, du 12 au 14 septembre, la « cité de Molière » va se transformer et se replonger au milieu du XVIIe siècle, où les troupes de théâtre font figure de divertissement en temps de misère.

    Reconstitution historique

    Rythmé de cortèges tambourinant, parades costumées, spectacles, concerts, discours et reconstitutions historiques*, sans oublier les tavernes et marchés gourmands, le week-end promet de faire voyager le public familial attendu en nombre. En 2022, 30 000 curieux avaient répondu présent. « On sent une émulation, une énergie populaire jusque dans les écoles qui participent. Les gens viennent chercher des costumes, ils ont envie de se prendre au jeu », se réjouit Armand Rivière.

    Pour le maire socialiste, l’événement qu’il espère reconduire est une « occasion de mettre en lumière le patrimoine dormant mais aussi vivant de Pézenas » qui compte une quarantaine d’artisans. « Pézenas a une offre commerciale et culturelle toute l’année. L’idée c’est aussi que cela donne envie aux gens de revenir, comme un produit d’appel ».

    À quelques jours du rendez-vous, Armand Rivière ne cache pas son enthousiasme partagé. « C’est l’un des rares sujets qui ne fait pas polémique sur les réseaux sociaux alors même qu’on bloque le centre-ville pendant 48 heures. » L’élu socialiste y voit l’occasion pour les gens de « sortir du marasme ambiant » et d’affirmer des valeurs d’ouverture aux autres, « contrairement à ce qui est prôné à 20 km d’ici… »

    * www.ville-pezenas.fr

  • Réagir

    Réagir

    Hasard du calendrier, la présentation du baromètre annuel de la pauvreté du Secours populaire sonne comme une confirmation des angoisses exprimées la veille, mercredi, durant les mobilisations contre l’austérité voulue par le gouvernement qui ont largement rassemblé. Un baromètre qui illustre le gap entre la vie décrite par le gouvernement et celle vécue par la population.

    À la rhétorique de gouvernements qui n’ont de cesse de pointer le soi-disant manque de productivité des Français, la nécessité de travailler plus et plus longtemps, de ne pas être exigeants au niveau des salaires… les chiffres du baromètre sonnent comme un démenti cinglant. Des chiffres qui montrent que travailler ne protège plus. Que très nombreux sont ceux à avoir peur de basculer. Que jeunes, vieux, salariés, chômeurs… que tout le monde est concerné. Et, terrible, des gens qui avouent une « honte » qui s’ajoute à la peur.

    Ni peur, ni honte

    Cette honte doit changer de camp. La honte est sur ceux qui refusent de regarder la situation en face en se cachant derrière un pseudo-discours « de vérité » pour continuer à développer une société inégalitaire et pour tenter de faire encore plus payer ce qui payent déjà trop. Comme le prouve le choix d’un énième Premier ministre identique. D’où l’importance des mobilisations en cours.

    La journée de mardi était une première salve à la réussite réjouissante. La prochaine date du 18 septembre à l’appel d’une intersyndicale extrêmement mobilisée (lire page suivante) au complet doit être dans toutes les têtes.

  • Le Secours populaire marseillais accueille les bonnes volontés

    Le Secours populaire marseillais accueille les bonnes volontés

    Il est 10h ce jeudi, l’antenne d’urgence du Secours populaire n’a ouvert que depuis une trentaine de minutes mais il y a déjà du monde dans les rayons de la braderie solidaire. Ouverte du mardi au jeudi, de 9h30 à 12h, cette antenne est située juste en dessous du siège départemental, sur le chemin de Gibbes (14e) à Marseille. Un lieu qui permet aux personnes du quartier de venir trouver des habits contre une participation solidaire, des colis alimentaires ou un accompagnement juridique.

    Entre les placards remplis de jouets pour les enfants et les portants d’habits, Mustapha, la cinquantaine, est à la recherche de chaussures. Cela ne fait que deux ans que ce père de cinq enfants vient chercher des habits à la braderie. « Depuis le coronavirus, tout a augmenté. Ça fait deux ans qu’on a besoin de venir ici, parce que c’est la crise. Ici je trouve des vestes, des habits et des chaussures pour moi ou pour mes enfants », explique-t-il, gêné. Mais il ne vient pas prendre de colis alimentaires, précise-t-il. Le point de vente solidaire du Secours populaire ne nécessite pas d’être inscrit, chacun peut donc venir y faire ses achats et participer à hauteur de ses moyens.

    Porte d’entrée

    Le lieu est aussi la porte d’entrée des nouveaux aidés, puisque c’est ici que les inscriptions se font pour avoir accès aux colis alimentaires. « On fait une dizaine de nouvelles inscriptions tous les jours [d’ouverture] », explique Samira, en charge des inscriptions ce matin. Bénévole depuis 2018, elle remarque que les personnes qui viennent demander de l’aide ont des profils de plus en plus divers. « Il y a ceux qui n’ont pas de carte de séjour ou qui demandent l’asile, mais il y a aussi de plus en plus d’étudiants, de personnes au chômage, au RSA ou qui travaillent et qui n’arrivent pas à s’en sortir », témoigne-t-elle. Face à la montée de la précarité étudiante, l’association a d’ailleurs développé le Solidar’bus qui fait des distributions de colis à la sortie des cours.

    Ce matin ce sont Zorha, Naima et Samira qui assurent l’accueil et la distribution de la nourriture. Après avoir demandé les papiers d’identité des nouveaux « accueillis », Samira vérifie sur une base de données que les personnes ne sont pas déjà inscrites. Elle s’assure ensuite qu’elle ne touche pas plus de 1 000 euros par mois, ce qui est la condition pour avoir le droit à l’aide.

    Ce matin-là, c’est une bénévole du Secours populaire qui vient demander de l’aide à Samira. Habitant avec son mari et sa fille, avec un revenu de 800 euros par mois, elle a décidé de s’inscrire pour recevoir des colis alimentaires. « Je connaissais le lieu, parce que j’aide à la distribution de nourriture. Mais c’est la première fois que je viens demander de l’aide », explique la mère de famille, d’une voix timide. Comme elle ce jeudi, ils sont cinq à avoir fait leur première inscription pour l’aide alimentaire.

    Dans les Bouches-du-Rhône, de nombreux aidés par le Secours populaire deviennent par la suite bénévoles. Naima a par exemple d’abord été aidée par l’association, avant de passer de l’autre côté du comptoir, il y a trois ans. « Dès que j’ai su qu’ils faisaient des cours d’aide au numérique, j’ai voulu participer parce que je suis informaticienne », affirme fièrement Naima.

    Coupures de droits

    L’antenne offre également un accompagnement juridique. « Cela va de la prise de rendez-vous avec la Sécu, aux demandes d’asile, en passant par le droit à la culture ou aux vacances, explique Djazia, juriste de profession. Tout ce dont la famille peut avoir besoin, on est là pour les accompagner. J’aide aussi beaucoup sur les coupures de droits », précise la bénévole. Selon la juriste, le changement de politique pour toucher le RSA a impacté beaucoup de ses bénéficiaires. « Certains n’ont jamais été inscrits à France Travail et donc ne savent pas faire, ce qui entraîne la fin de leurs droits », se désole-t-elle. Des coupures dans les aides de plus en plus fréquentes qui obligent certains à se tourner vers la distribution alimentaire du Secours populaire en l’absence de tout revenu…

    « Il y a aussi de plus en plus d’étudiants, de personnes au chômage, au RSA ou qui travaillent et qui n’arrivent pas à s’en sortir »

  • La précarité crée l’angoisse du lendemain

    La précarité crée l’angoisse du lendemain

    Le constat établi par le baromètre Ipsos pour le Secours populaire français va bien au-delà de la description d’une situation économique et sociale difficile, voire dramatique pour une partie toujours plus importante de la population. Pour rappel, plus de 5 millions de personnes en France vivent sous le seuil de pauvreté en France, selon les derniers chiffres de l’observatoire de la pauvreté.

    L’angoisse, la peur, le stress, le pessimisme, la perte de sens touchent une part croissante de la population française et européenne, et en particulier les jeunes : « un tiers des Français craint de basculer dans la précarité », une crainte qui n’est pas un fantasme, « près de trois Français sur cinq connaissent un proche vivant une situation de pauvreté » et « un Français sur cinq se déclare dans une situation précaire ». Les raisons sont connues et se généralisent à grands pas : en premier lieu, « des revenus insuffisants » pour faire face au quotidien, la crainte de « dépenses imprévues importantes » qui les mettraient sous l’eau, et celle d’un problème de santé physique qui amoindrirait leur capacité à travailler et à subvenir à leurs besoins. Le fait d’avoir « un travail » est loin de répondre aux craintes, comme l’atteste déjà la montée en puissance des travailleurs pauvres dans les files d’attente des associations caritatives. « Pour près d’un actif sur trois, les revenus du travail ne permettent pas de faire face à l’ensemble des dépenses », ont-ils répondu en masse.

    Prolongement logique de cette réalité : « la majorité des Français se montre pessimiste pour les futures générations, estimant que le risque qu’ils connaissent une situation de pauvreté est plus élevé que pour leur génération ». Et 86% des jeunes expriment un sentiment négatif quant à leur avenir : « angoisse, désespoir, colère… »

    Pour autant, face une situation sociale toujours très tendue, « les Français ne baissent pas la garde et maintiennent un haut niveau d’engagement », auprès de leurs proches, en signant des pétitions, en faisant des dons ou du bénévolat. Un paradoxe qui n’en est pas un pour Farida Benchaa, la secrétaire générale de la fédération du Secours populaire des Bouches-du-Rhône et secrétaire nationale. Face à un climat anxiogène, une situation sociale difficile, « cet engagement permet de reprendre la main, de redonner du sens à sa vie », constate-t-elle. Même si ce n’est pas la panacée. Tendre la main, c’est aussi faire un choix « et ne plus subir ». Aider l’autre, c’est aussi s’aider soi.

    « L’engagement permet de reprendre la main et de redonner du sens à sa vie »

  • En Provence, la CGT prépare une grève d’ampleur pour le 18

    En Provence, la CGT prépare une grève d’ampleur pour le 18

    « Arrêter les politiques de casse sociale, c’est ça qui se joue le 18 ! ». Au lendemain du 10 septembre, Jessica Jadé, secrétaire de l’Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône, campe déjà les enjeux de la prochaine date de mobilisation. Et l’organisation syndicale compte bien continuer sur la lancée de ce « très bon départ ». « Le mouvement d’ampleur qui s’est tenu ce mercredi dans le pays a montré que la colère générée par les passages en force des gouvernements successifs a pris dans le pays », explique la syndicaliste. Elle loue notamment la « convergence » qu’il y a eu pour la manifestation marseillaise. « Elle était très dynamique avec beaucoup de jeunesse. Ça dépassait nos rangs et c’est ça qui est intéressant », développe-t-elle. D’où la volonté « d’ancrer la mobilisation » avec cette journée de grève « qui se construit dans l’unité intersyndicale ». Laquelle a d’ailleurs le même arc syndical que lors du combat contre la dernière réforme des retraites (lire ci-dessous). En bref, les promesses du nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, ne prennent pas et la CGT compte bien tracer son propre calendrier : « Les enjeux de justice sociale sont plus que jamais d’actualité ». « On se déploie partout dans le département. Des Unions locales vont tracter même le dimanche sur le marché, par exemple celle de Gardanne. Il va aussi y avoir des assemblées dans les entreprises », complète Sébastien Koch, secrétaire de l’UD CGT 13. Il note également que la communication de la CGT liait le 10 et le 18 dès l’annonce des deux dates. Les piquets de grève des énergéticiens, en grève depuis le 2, aident également aux discussions avec les membres des différents collectifs citoyens du 10 septembre.

    Preuve du bouillonnement social actuel, une manifestation intersyndicale aura également lieu à Aix-en-Provence. « Dans le cadre de l’appel unitaire à se mobiliser le 18 septembre, concernant le plan d’austérité, on a décidé au niveau d’Aix-en-Provence de manifester dans la ville », explique François Canu, secrétaire général de l’UL CGT de la ville, lors d’une conférence qui se tenait ce jeudi en présence d’autres organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU).

    Des distributions massives en Vaucluse

    Dans le reste de la région provençale, le ton est similaire. Laurence de Villèle, secrétaire générale de l’Union départementale CGT du Vaucluse évoque une « vraie effervescence militante » en vue de cette date. Avec plus d’une vingtaine d’entreprises en grève ce 10 septembre dans le département, l’organisation table sur une montée en puissance d’ici une semaine. Et notamment via des « opérations tractage massives », par exemple le 15 au matin. « Toutes les unions locales de la zone ont des plans de déploiement pour préparer le 18, avec des distributions de tracts, dans les entreprises et auprès de la population », développe la syndicaliste.

    Dans le Var, la CGT évoque également une journée d’action qui s’annonce d’ores et déjà suivie. « En plus des mobilisations habituelles, on prépare des manifestations à Saint-Raphaël et Brignoles », explique Manon Magagnosc pour l’UD CGT 83. Voilà qui ferait monter à 4 le nombre de cortèges varois pour ce 18 septembre, alors que ceux de Toulon et Draguignan sont en préparation. De quoi rappeler les rassemblements massifs et nombreux qui se déroulaient lors de la réforme des retraites.

    Reste maintenant à savoir si les taux de grévistes suivent l’enthousiasme syndical. Et si la colère sociale qui s’est exprimée ce 10 septembre aura le même ton. D’autant que plusieurs collectifs citoyens du mouvement « Bloquons-tout » ont déjà annoncé leur participation à cette journée d’action, comme à Marseille.

  • Mobilisation citoyenne pour assainir le Vieux-Port

    Mobilisation citoyenne pour assainir le Vieux-Port

    Une nouvelle grande opération de dépollution du Vieux-Port se tiendra ce samedi, de 9h à 12h, à l’initiative du Groupement des Sociétés nautiques des quais du Vieux-Port (GSNQVP), en collaboration avec les associations marseillaises 1 Déchet par jour, MerVeille et la Société Nationale de Sauvetage en Mer.

    Une première action, organisée en 2019, avait permis de ramasser 45m3 de déchets (trottinettes, bouteilles, vélos, etc.). « Nous ne sommes que des bénévoles. Nous faisons ça pour le bien de Marseille et du Vieux-Port », explique Christian Cerezo, président du Groupement.

    Pour cette nouvelle édition, une quinzaine de plongeurs seront mobilisés afin de remonter un maximum de déchets immergés. Entre 60 et 80 bénévoles, selon l’association 1 Déchet par jour, seront aussi présents, à terre, pour acheminer les détritus vers les six bennes à ordures mises à disposition par la Métropole.

    Objectifs de l’opération : nettoyer les abords du Vieux-Port, sensibiliser le public à la pollution marine et à l’impact des déchets sur l’écosystème urbain, mais aussi mettre en lumière les associations locales, souvent en manque de soutien. « Le but est aussi de mettre un gros coup de projecteur sur les associations qui se battent au quotidien et qui vont finir par avoir du mal à s’en sortir seules », souligne Jérôme Ziolkowski, président de 1 Déchet par jour, qui espère susciter une réaction des élus : « Nous aimerions également que ce type de ramassage soit organisé de manière plus systématique, par exemple chaque année en septembre. »

  • Un collège au nom de notre co-fondateur, Jean De Bernardy

    Un collège au nom de notre co-fondateur, Jean De Bernardy

    Un immense drapeau tricolore sur le mur d’enceinte, un, deux et trois ! Il s’ouvre comme un rideau de théâtre pour découvrir le nouveau nom du collège Longchamp écrit en grandes lettres : Jean De Bernardy. Dans la cour, à l’entrée des élèves, un totem dévoilé par Martine Vassal (DVD), présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, et Mehdi Tani, principal de l’établissement, retrace son parcours. Co-fondateur du journal La Marseillaise, résistant FTPF, militant communiste, syndicaliste CGT, il fut typographe, journaliste dans la clandestinité avant de mourir au combat à Saint-Antonin-sur-Bayon.

    Réunis pour l’occasion, les élèves entonnent en chœur « La Marseillaise » puis l’orchestre du collège joue « Le Chant des partisans ». Un vif moment d’émotion, en présence de lecteurs de notre journal, de représentants d’associations d’anciens combattants, du sénateur Jérémy Bacchi (PCF) et de Pascal Lefebvre (Filpac CGT).

    Mémoire à transmettre

    « Ce nom rappelle aux générations actuelle et futures, l’action héroïque de ce personnage entré dans l’histoire », indique M. Tani, le principal du collège.

    « Cet homme a donné sa vie pour qu’aujourd’hui, nous puissions avoir notre liberté. Je suis très fière que des enfants de la République puissent lui rendre hommage », poursuit Martine Vassal.

    Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, s’adressant à eux, insiste : « Cette mémoire de la Seconde Guerre mondiale, de la Résistance et de la déportation, à laquelle nous sommes tant attachés à La Marseillaise, est désormais entre vos mains. Quant aux portes de notre journal, elles vous sont ouvertes, je vous invite à assister à nos conférences de rédaction et à visiter nos locaux, arrachés à un journal qui a collaboré avec les nazis et leurs complices de Vichy ».

  • Le collège du Château Doublebaptisé du nom de Gisèle Halimi

    Le collège du Château Doublebaptisé du nom de Gisèle Halimi

    Les 600 élèves du Collège du Château-Double – jusqu’ici désigné ainsi – appelleront désormais leur établissement d’un nouveau nom. Celui de Gisèle Halimi (1927-2020), franco-tunisienne, militante féministe, femme politique, ayant été députée de 1981 à 1984, défenseure des militants du FLN et de façon globale, avocate des grands procès, bousculant la législation sur le viol et l’avortement. C’est ici, à Aix-en-Provence en 1978, qu’elle réussit à faire juger le viol sur deux jeunes touristes belges en cour d’Assises, alors que le crime n’était, jusqu’alors, jugé comme un délit. Si le nom a été adopté par le collège dès le 1er septembre, la plaque en hommage à Gisèle Halimi, n’a été inaugurée que ce jeudi 11 septembre, par Martine Vassal, présidente du Département et les équipes pédagogiques de l’établissement.

    Décision unanime

    « Ça a été une décision du Département de faire entrer des noms de femmes qui ont marqué l’histoire. On a eu des propositions, on a discuté et rapidement le nom de Gisèle Halimi a été retenu pour ce qu’elle représentait, retrace Jean-François Caracena, principal du collège depuis deux ans. La décision a été unanime et très rapide de la part des personnels. Le centre de documentation et d’information travaille actuellement sur la vie de Gisèle Halimi. Une exposition est en cours actuellement. » En EMC, un volet sera également dédié à la vie de l’avocate et militante et dans la cour de récréation, le « Préau des libertés » a été conçu par les élèves du lycée. « J’avais espoir qu’un collège choisisse le nom de Gisèle Halimi, elle a mené des luttes très importantes pour le droit des femmes. je suis ravie de voir qu’un collège d’Aix-en-Provence ait choisi ce nom, ce qui fait d’autant plus sens. C’est une femme qui a mené de nombreuses luttes dans cette ville », résume Martine Vassal. Une visite de l’établissement a également permis de présenter le dispositif de renforcement contre le harcèlement scolaire, notamment par le biais du dispositif national Phare, mettant en place plusieurs actions, dont des ateliers de détection des actes de violence, au sein des établissements du département. Au sein du collège Gisèle Halimi, une boîte à « Maux » a été installée par le personnel éducatif, permettant de recueillir les témoignages et ressentis des élèves, de façon anonyme ou non. Une manière de poursuivre son combat.

  • Le Département se débarrasse de ses bijoux de famille

    Le Département se débarrasse de ses bijoux de famille

    Ce vendredi, le huis clos de la Commission permanente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône doit valider une série de cessions de biens de la collectivité lourdement endettée. Après la cession pour 50 000 euros d’un appartement, avec un local commercial et une cave, situé au 143, rue Félix-Pyat (3e) au profit de l’association Prends-toi en main, c’est surtout sur l’avenir de l’ancien tribunal administratif que se prononceront les élus.

    Dessiné par l’architecte marseillais Pierre-Marius Bérangier à la fin du XIXe siècle, cet ancien hôtel particulier haut de trois étages, situé au 20-24 rue Breteuil, dans le 6e arrondissement, avec sa porte cochère encadrée par deux atlantes colossaux, avait été estimé à 3,6 millions d’euros par les Domaines, le 28 mai 2024. L’emblématique bâtiment ne sera vendu que pour 3,2 millions d’euros à la société Neohive, sous condition suspensive d’obtention de toutes les autorisations administratives. Celle-ci espère y installer une résidence hôtelière de 41 logements meublés. Si l’évaluation comptait 1 670 m² de surface totale, « il s’avère qu’en réalité la surface disponible n’est seulement que de 1 143 m² », justifie la délibération.

    Un appartement situé 15, allées des Vignes (15e) est aussi vendu 160 000 euros à un particulier, pour une valeur estimée de 190 000 euros. « Le bien étant implanté géographiquement proche des cités sensibles, très peu de candidats ont formulé des offres », pointe le Département. L’ancienne maison départementale des solidarités à Gardanne, au 173, boulevard Pont-de-Peton, est de son côté vendue à la société Ypsi Sud, pour 550 000 euros, « le Département n’ayant plus l’utilité de ce bien ». Une valeur correspondant à celle donnée par une expertise privée, mais qui est moitié moins importante que celle des Domaines, qui évaluaient en 2023 cet immeuble de 580 m² à 1,2 million d’euros. L’ancienne gendarmerie de Roquevaire est quant à elle vendue pour 1,7 million d’euros à la SAS City Invest, une filiale de CDC Habitat, au-dessus de son estimation de 1,5 million d’euros.

    À Tarascon, enfin

    Ce sont les anciens tribunaux de Tarascon qui viennent clore cette séance de Monopoly. « Ces bâtiments sont à la vente depuis de nombreuses années dans le cadre d’une procédure de vente en continu, mais n’ont pas trouvé preneur », pointe la délibération. L’ancien tribunal de commerce et l’ancien tribunal de grande instance avaient été estimés à 907 000 euros, ils sont cédés à Demeter Promotion pour 800 000 euros, pour y créer des logements. « L’historique de ce dossier, le coût de l’entretien bâtimentaire pour le Département et les difficultés rencontrées pour vendre ces biens depuis des années ont conduit à valider cette offre et à la juger très satisfaisante », explique la collectivité alors que l’estimation rappelle que les bâtiments, vacants depuis 2014, sont « en très mauvais état d’entretien » avec de nombreux dégâts des eaux. Un projet de réhabilitation a déjà été présenté à la commune dans le cadre d’une concertation préalable.