Author: tecnavia

  • Premier point d’experts pour les assemblées de la Terre

    Premier point d’experts pour les assemblées de la Terre

    Espaces de réflexion et d’échange sur les Objectifs du développement durable (ODD), nés en France avant de s’étendre aux autres États (Allemagne, Brésil, Espagne, Équateur, Mexique et Pays basque prochainement), les assemblées de la Terre, portées par le programme Onusien Harmonie avec la nature, sont vouées à préparer le sommet de la Terre 2030 de l’ONU, qui dessinera les lignes directrices pour l’avenir en matière de développement durable.

    Une restitution par an

    Après un coup d’envoi donné le 2 juillet à l’université de Toulon par Caroline Regad et Cédric Riot, enseignants-chercheurs à l’initiative du projet et responsables de son comité scientifique, elles connaîtront ce jeudi leur première réunion de personnes qualifiées, qui abordera le premier lot d’ODD : santé et bien-être (ODD 3), eau propre (ODD 6), changement climatique (ODD 13), vie aquatique (ODD 14) et vie terrestre (ODD 15) avec des possibilités de transversalité.

    « D’ici décembre, on veut avoir une synthèse concernant le premier lot d’ODD, qui pourra encore évoluer, et qui sera présentée le 2 juillet 2025. Il y aura une restitution par lots d’ODD chaque 2 juillet jusqu’en 2030 », expliquent les deux scientifiques. Des sommets régionaux auront ensuite lieu (2029 en Amérique, 2028 en Europe) en vue du Sommet de la Terre 2030.

    Les citoyens, quant à eux, participent déjà en faisant remonter leurs observations via des formulaires qui leur sont régulièrement adressés. Ils seront auditionnés en novembre et pourront ensuite participer à des ateliers.

  • Le passé italien ressurgit pour une semaine

    Le passé italien ressurgit pour une semaine

    Du samedi 4 au dimanche 12 octobre, Avignon va faire revivre ses liens avec l’Italie à l’occasion de la neuvième édition de la semaine italienne « La bella Italia ».

    Pendant ces quelques jours, l’intra-muros de la cité des Papes va « découvrir le rythme de vie italien et partager les bons plats », présente ainsi la maire d’Avignon, Cécile Helle (PS), lors d’une présentation ce mardi 23 septembre à quelques pas du quartier des Carmes, autrefois quartier de la communauté italienne.

    Trésors culturels

    Des bons plats de la Péninsule qui seront évidemment à retrouver au marché italien, lequel se tiendra du mercredi 8 au dimanche 12 octobre sur la place du Palais des Papes. On y trouvera ainsi les grands classiques de la gastronomie italienne, mais aussi des artisans venus de la Botte pour proposer des objets de décoration ou encore des accessoires de mode.

    « Une fenêtre ouverte sur les trésors de notre pays », se réjouit de son côté Fabio Monaco, consul général de l’Italie à Marseille, qui a également participé à l’organisation de l’événement.

    Des trésors qui sont aussi culturels, avec pas moins d’une dizaine de théâtres proposant, pendant la quinzaine, des représentations de troupes italiennes ou des rencontres retraçant les liens entre nos deux territoires, ainsi que la participation de l’Opéra du Grand Avignon. On y retrouvera notamment Leonardo Garcia-Alarcón et sa Capella Mediterranea le vendredi 17 octobre à 20 heures.

    Programme complet sur avignon-tourisme.com

  • Vuitton fait défiler 100 000 euros

    Vuitton fait défiler 100 000 euros

    C’est une délibération qui devrait faire parler, ce samedi, en conseil municipal : quatre mois après le défilé Louis Vuitton au palais des Papes, la fondation du groupe de luxe ressort le chéquier pour Avignon. La Ville va en effet parapher une convention pour accepter un don de 100 000 euros de Louis Vuitton. Une somme qui sera « affectée à la valorisation du palais des Papes dans le cadre de l’opération “mise en lumière du palais” », stipule la délibération.

    Le fait que Vuitton fasse un don était déjà connu, ce qui ne l’était pas était son montant. En amont du défilé, dans un communiqué, le groupe indiquait que « fidèle à la tradition de Louis Vuitton de soutenir le patrimoine local et les projets communautaires des villes qui accueillent ses défilés, la Maison participera au financement du projet de mise en lumière du palais des Papes, mondialement reconnu pour sa valeur historique et patrimoniale ».

    La convention ne précise pas si ce généreux mécénat fera l’objet d’une plaque de remerciement à apposer à l’entrée du palais. Ce projet de mise en lumière, d’un montant de 2 millions d’euros, avait été voté il y a pile un an en conseil municipal et devrait être concrétisé en cette fin d’année à l’occasion des 30 ans du classement au patrimoine mondial de l’Unesco. L’opération vise à éclairer les façades de tous les édifices donnant sur le parvis du palais.

  • Les agents des routes en grève illimitée

    Les agents des routes en grève illimitée

    Après l’annonce de la mutation de l’Assistant Médico-Administratif (AME) et du chef de l’agence routière de Carpentras, les agents du centre routier sont entrés en grève « illimitée » depuis ce mercredi 23 septembre, a annoncé la CGT des personnels du département de Vaucluse.

    Une décision de mutations « forcées » prise de façon « unilatérale » et « sans concertation préalable ni dialogue avec les agents concernés », dénonce Amandine Laugier, secrétaire générale de la section syndicale, dans son préavis de grève envoyé le 22 septembre à la présidente du conseil départemental de Vaucluse, Dominique Santoni (LR). Des départs qui auraient de lourdes conséquences pour les services, telles qu’une « désorganisation immédiate du service, avec un manque de relais et une rupture dans la continuité des missions », « une détérioration du climat de travail, générant démotivation, tensions et perte de confiance envers la direction » ou encore « un impact négatif sur la qualité du service rendu aux usagers, qui risquent de subir directement les effets de cette désorganisation ».

    « Une affaire interne »

    La CGT revendique ainsi « le retrait immédiat des décisions de mutation forcées » ainsi que « l’ouverture de véritables négociations en présence de la présidente du département et des représentants du personnel, respectueuses des agents et de leurs représentants sur l’organisation du service et ses besoins réels ». Du côté du Département de Vaucluse, on indique « qu’il s’agit d’une affaire interne à nos services » et que le syndicat a été reçu ce mercredi 24 septembre.

  • Au musée Cantini, voir et revoir Giacometti

    Au musée Cantini, voir et revoir Giacometti

    On a joie à le répéter, des médias nationaux comme Télérama, L’Humanité et Connaissance des Arts, un intense bouche à l’oreille en furent l’écho : coproduite par la Fondation Giacometti et les musées de Marseille, l’élégante exposition de l’immense Giacometti est dense et passionnante. Avec tout de même un revers honteux, depuis trop longtemps inadmissible : pas de rampe pour un fauteuil roulant, l’escalier d’entrée de Cantini est en accès impossible !

    On croyait bien connaître le charisme et la mythologie du sculpteur-peintre-dessinateur. Nombreux sont ceux qui ont découvert ses tâtonnements du côté du Surréalisme, ses emprunts aux Égyptiens ainsi qu’aux arts Africains et Océaniens : à propos de l’ultime salle du rez-de-chaussée du musée qui établit les ressources des arts premiers, on salue le dialogue de la conservatrice de Cantini Louise Madinier avec Benoît Martin du Maaoa.

    Après les arts premiers, Baudelaire et Genet

    La fin de partie sera fervente. Pour amplifier les succès de fréquentation déjà enregistrés, le maire Benoît Payan et son adjoint à la Culture Jean-Marc Coppola ont décidé d’offrir, jusqu’au 29, entre jeudi et dimanche, un accès gratuit aux expositions et aux activités annexes du musée Cantini.

    On a souvent étroitement pensé les sculptures de Giacometti comme des figures tragiques de l’homme d’après la Shoah. La programmation de Géraldine Bousquet élargit cette vision. Pendant la soirée de jeudi jusqu’à 20h, avec une jauge de 52 personnes qui réserveront leur place, on assistera à un émouvant montage de textes, silence et musique ; deux acteurs de la Compagnie La Clac, un comédien et un pianiste liront dans le jardin du musée le texte aigu et fraternel de Jean Genet, L’Atelier de Giacometti mis en scène par Mateo Mavromatis. Samedi 11h 30, ce sera « ThéArts », un échange autour du « Spleen » de Baudelaire avec le transfuge Redwane Rajel : cet acteur formé par Olivier Py, Joël Pommerat et Marc Rosmini est l’auteur d’une pièce bientôt jouée aux Bernardines À l’ombre des réverbères. Dimanche 16h, dans la cour qui précède le musée, le performeur Gaëtan Marron transposera sur une toile de cinq mètres de haut le portrait peint par Alberto pour son frère Diego.

  • Bayrou fait sa rentrée dans le Vaucluse

    Bayrou fait sa rentrée dans le Vaucluse

    Comme il y a un an en Bretagne lors de la dernière université de rentrée du Modem, c’est en un François Bayrou simple maire de Pau que les militants retrouveront leur président, de ce vendredi soir à dimanche à l’Isle-sur-la-Sorgue. Le parti centriste fait sa rentrée au domaine du Mousquety, en recevant donc le frais ex-Premier ministre. « François Bayrou y était venu me soutenir lors de l’entre-deux-tours des législatives 2022, je suis très contente qu’il se soit souvenu de ce lieu », se satisfait Sylvie Viala, présidente du Modem 84, et conseillère régionale.

    Si le programme précis et la liste des invités ne seront dévoilés que ce jeudi, les cadres du parti et ex-ministres comme Jean-Noël Barrot, Marc Fesneau ou Sarah El-Haïry, désormais haute commissaire à l’enfance, sont annoncés. « On va parler de jeunesse, de notre modèle social et des solutions pour essayer de combattre la dette, un thème que François Bayrou a réussi à mettre au cœur du débat », se targue Sylvie Viala. Sauf que l’ancien locataire de Matignon n’a pas réussi à convaincre la majorité de la classe politique, précipitant sa chute et celle du gouvernement. « Le PS aurait dû faire un pas et voter la confiance », continue de penser Sylvie Viala, voyant encore chez les socialistes la possible planche de salut de Sébastien Lecornu. À demi-mot, la présidente du Modem 84 reconnaît que l’idée de supprimer 2 jours fériés n’était pas de nature à créer du consensus.

    Autre sujet, les municipales des 15 et 22 mars. Pas de cadre prédéfini au Modem : « Nos lignes rouges sont les extrêmes, on pourra soutenir des têtes de liste plutôt de gauche ou de droite », indique Sylvie Viala, qui se présente à Sarrians, « où je vis désormais », après n’avoir recueilli que 2,39% en 2020 à Avignon.

  • Strasbourg dans la tempête avant d’accueillir l’OM

    Strasbourg dans la tempête avant d’accueillir l’OM

    Que se passe-t-il à Strasbourg ? Adversaire de l’OM, ce vendredi (20h45), le Racing joue bien au football depuis le début de la saison, mais fait parler de lui en dehors des terrains. Le 4e de Ligue 1, ex æquo avec le leader monégasque, se retrouve embourbé dans des problèmes internes, entre les ultras, la présidence et le propriétaire.

    En cause, l’omniprésence de BlueCo, également actionnaire principal de Chelsea, qui a tout chamboulé en Alsace ces 24 derniers mois. Arrivé d’un nouveau coach à l’été 2024, 15 recrues lors du mercato estival 2025 et une unité qui s’effiloche petit à petit. Une situation qui crispe les ultras. Les tensions sont montées d’un cran lorsque le capitaine, Emmanuel Emegha, a posé avec le maillot de Chelsea, club qu’il rejoindra la saison prochaine. Le joueur et Marc Keller, président historique du RCSA, ont été ciblés par des banderoles, lors du dernier match à domicile.

    L’initiative des Ultras est mal passée au sommet de la direction, au point de voir apparaître des mesures pouvant être interprétées comme liberticides : accès restreint aux locaux du club, tifos contrôlés en amont, retour des billets nominatifs… Les Ultras Boys 90, principal groupe de supporters, ont réagi dans un communiqué. Ils proposent une réunion privée pour s’expliquer : « Nous restons ouverts au dialogue, mais nous ne pouvons accepter que 14 années d’engagement soient balayées sans explication ni concertation. Nous remercions toutes celles et ceux qui ont défendu notre droit à la libre expression. »

    La fin de l’union sacrée

    Nicolas Kssis-Martov est journaliste pour So Foot et se trouve être un enfant du quartier de la Meinau. Là où il allait à l’école avant de rejoindre la région parisienne. Observateur du Racing, il éclaire sur cette osmose qui est en train de disparaître. « Il y avait une unité autour du club. Plus qu’une identité, l’union sacrée était importante dans la ville et elle est en train de voler en éclats. On dit parfois qu’à Strasbourg, il y a la cathédrale et la Meinau comme monuments. »

    La fracture se fait également au sein même des supporters. Ultras et fans hors virage s’écharpent sur les réseaux sociaux ou bien directement dans le stade. « Les ultras ont la vision d’un club qui a failli disparaître et qui veut conserver des valeurs. D’autres supporters, arrivés plus récemment, rêvent d’Europe, voient l’équipe bien jouer et sont satisfaits de ça. Ils pensent que les ultras trahissent le club et ils les sifflent même lors des matches », rapporte Nicolas Kssis-Martov, sans vouloir taper sur une partie ou l’autre.

    L’auteur du livre Qatar, le Mondial de la honte, établit également un lien entre l’OM et le club strasbourgeois : « Je trouve que ces deux clubs occupent une place singulière dans leur ville et ce qu’ils dégagent pour leurs fans. » Après leurs interventions en tribunes contre Le Havre, les ultras alsaciens pourraient récidiver contre Marseille, dans un match avec une portée plus grande. Pour continuer de montrer leur combat et alerter sur les méfaits de la multipropriété dans le football.

  • Joseph Arthur en live et en couleurs à l’Atelier Rafale

    Joseph Arthur en live et en couleurs à l’Atelier Rafale

    Du 26 septembre au 4 octobre, l’Atelier Rafale (5, rue Pastoret, 13006) se mue en laboratoire artistique avec l’exposition « Taille Unique », imaginée par Jacques de Chabannes, alias J2C, et le collectif Kollectiv Mode. Sous-titrée « C’est pas la taille qui compte », la proposition s’annonce libre et explosive : visages, figures, couleurs débridées, projections brutes… « Ce sont des œuvres assez mixtes, tout ce qui est acrylique, brume, encre, sur des papiers arches, sur divers supports aussi, de toutes les tailles », précise J2C. Une plongée dans un univers où l’excès devient langage et l’interprétation, affaire personnelle.

    Point d’orgue : le vernissage, samedi, avec Joseph Arthur dont les œuvres seront également exposées. Musicien, plasticien, poète, performeur, révélé par Peter Gabriel qui signa son 1er album sur son label Real World, salué par Lou Reed, il a collaboré avec Ben Harper, Jeff Ament (Pearl Jam), ou Michael Stipe (REM). Figure culte de l’underground américain, Joseph Arthur entretient une relation singulière avec la France, où longtemps distribué par Fargo Records, il a fédéré un public fidèle. « C’est un des pays qui l’a le mieux accueilli, musicalement et en termes de ventes », souligne Jacques de Chabannes.

    Trente ans d’amitié

    Et si Marseille fait partie de ces villes où il aime revenir, l’amitié nouée avec J2C depuis 30 ans n’y est pas étrangère. « On s’est rencontrés en 1997, lors de son premier concert au Poste à Galène pour la sortie de son premier album Big City Secrets », raconte le Marseillais qui œuvrait alors sur Radio Grenouille. « Depuis, on n’a jamais cessé d’échanger autour de la musique et de l’art ».

    Programmé au Théâtre de l’Œuvre, à l’automne dernier, Joseph Arthur avait fait un saut à l’Atelier pour une performance intimiste. « Il avait joué et exposé ses œuvres. Melanie, la fille de Peter Gabriel, avait chanté avec lui. »

    Dimanche, il prolongera l’expérience avec une seconde soirée immersive. En ouverture, J2C assurera la première partie dans un clin d’œil plein d’autodérision. Les deux soirées affichent complet : « Ce n’est pas une salle de spectacle, c’est une galerie. L’idée, c’est que les gens soient à l’aise, avec une jauge volontairement réduite ». Mais les œuvres de Joseph Arthur resteront visibles jusqu’au finissage du 4 octobre. Une manière de prolonger cette rencontre entre deux univers qui cohabitent depuis longtemps.

  • PLAN-DE-CUQUES 34 (14)

    PLAN-DE-CUQUES 34 (14)

    Les Plan-de-Cuquoises poursuivent leur bon début de saison avec un important succès contre Paris 92 (34-29). Une victoire qui leur permet de rester en haut de tableau, avant un périlleux déplacement à Strasbourg, samedi.

    Plan-de-Cuques a pourtant connu meilleure entame de partie. En manque d’agressivité lors des phases défensives, les Parisiennes ont pris un avantage en profitant des errements locaux. Angélique Spincer a dû poser un temps mort après 8 minutes de jeu (2-5). Sous l’impulsion de Nina Perret et Helena Mathon (3 buts chacune), le HBPC a enchaîné plusieurs périodes de meilleure qualité. Finalement, les deux équipes se sont tenues jusqu’à la fin de la première mi-temps. Score de parité à la pause : 14-14.

    Cette victoire s’est dessinée au cœur de la seconde période. Un élan offensif, des arrêts d’Andrea Novellan et l’intelligence de jeu de l’une des meilleures canonnières de la ligue avec Nele Antonissen. Plus prolifiques, Lola Berrais et ses coéquipières ont croqué les espaces pour s’assurer un 2e succès en trois matchs. L’indiscipline des Franciliennes a aussi compté dans le résultat final. L’écart était fait et la pression a baissé en fin de partie, même si Angélique Spincer a révélé ne pas avoir été sereine jusqu’au bout : « Nous avons mis du temps à nous mettre dans le rythme. On a ensuite accéléré notre jeu, même si ça a été dur à construire. Cette victoire fait du bien. »

    3e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis

    Plan-de-Cuques : Novellan, Schüpbach – Martel (cap.), Puleri, Antonissen, Kromoska, Mathon, Naal, Dembélé, Loquay, Berrais, Perret

    Entraîneur : Angélique Spincer

    Paris 92 : Serdarevic, Foggea – Moretto (cap.), Golvet, Cissokho, Kanouté, Blonbou, Plotton, Hansson, Maurin, Berger, Thobor

    Entraîneur : Naim Sarni

  • La Marseillaise Camille Cerutti en pleine préparation avant l’hiver

    La Marseillaise Camille Cerutti en pleine préparation avant l’hiver

    Venir de Marseille et dévaler les pistes des plus grandes compétitions internationales de ski, c’est bien possible. Camille Cerutti en a fait son métier. La skieuse de la cité phocéenne est actuellement à Ushuaia, en Argentine, pour préparer au mieux la saison à venir. En point d’orgue de cet hiver, les Jeux olympiques de Milan – Cortina d’Ampezzo (6-22 février 2026). Pour cela, le programme de la préparation estivale était chargé. Un court passage par l’Insep, un stage sur les skis à Zermatt (Suisse) et de la fonte soulevée au centre national d’entraînement, à Albertville. Tout ceci en quelques semaines, avant de s’envoler pour l’hémisphère sud et « s’orienter vraiment sur le ski ». « Nous avons de bonnes conditions. C’est toujours très sympa d’aller en hémisphère sud, car les conditions sont différentes. On se régale tous les jours », raconte la descendeuse de l’équipe de France.

    Les Bleues ne sont pas venues en Terre de Feu pour les couchers de soleils rouge sanguine ou les paysages carte postale, mais bien pour du foncier. Un mois d’entraînement, pas de compétition, pour travailler et se rapprocher progressivement du début de l’hiver.

    Les Jeux olympiques sont, aussi, forcément dans un coin de sa tête. Les précédents, à Pékin (2022), étaient une découverte pour elle, avec des émotions passant d’un extrême à l’autre. « Il y a 4 ans, je n’étais pas prévue pour participer aux JO. C’était une surprise de les faire. Là, c’est différent, parce que c’est vraiment un objectif à part entière. De la revanche ? Complètement. De l’excitation aussi, car je sais que je n’ai pas vécu les premiers de la meilleure des manières. J’ai envie de réécrire l’histoire et rentrer chez moi fière. Et en un seul morceau aussi (rires). » En effet, la Marseillaise avait lourdement chuté lors de la descente des JO chinois. Rupture du ligament croisé antérieur du genou et ménisques touchés, pour sa première expérience mondiale.

    « On est prêt à prendre beaucoup de risques »

    Au cours du mois de septembre, en Amérique du Sud, le ski a malheureusement rappelé qu’il était un sport dangereux. Alors que Camille Cerutti et ses coéquipières se trouvaient à l’entraînement, l’Italien Matteo Franzoso a trouvé la mort plus au nord, à la Parva (Chili), lors d’un accident. Une chute violente, avec un choc à la tête. Il est décédé quelques jours plus tard, à la veille de son 26e anniversaire. « On l’a appris assez vite, raconte la Marseillaise, la gorge nouée. On a su pour la gravité de la chute. C’est quelque chose de terrible, on essaie de se remettre de ça et je ne sais pas si on y arrivera un jour. »

    La Fédération internationale de ski (FIS) tente de prendre des dispositions (airbags, sous-vêtements anti-coupures), mais le risque zéro n’existe pas. Matteo Franzoso est le troisième skieur à mourir sur les spatules, ces douze derniers mois, après Matilde Lorenzi et la Française Margot Simond. Camille Cerutti, 27 ans, témoigne fait de vivre avec ce risque : « C’est compliqué notre sport. On occulte le fait que l’on peut mourir de ça. On est prêt à prendre beaucoup de risques, se faire mal, moi je n’ai aucun problème avec le fait de se blesser. Mais de là à se tuer en faisant ce que l’on aime… »

    Pour la suite de l’automne, le programme est encore flou. Ski à Ushuaia jusqu’au 1er octobre, puis de nouveau de l’entraînement en Europe avant d’attaquer la compétition. Les conditions de neige fixeront les dates de stage. Pour Camille Cerutti, l’objectif est de valider sa place aux Jeux et vivre sa seconde expérience olympique.