Author: tecnavia

  • Ces structures qui réinsèrent les « très » éloignés de l’emploi à Aix

    Ces structures qui réinsèrent les « très » éloignés de l’emploi à Aix

    Après Encagnane, Corsy, Jas-de-Bouffan et Beisson, c’est au pied du quartier Saint-Eutrope que s’est installée la quatrième édition du forum de l’insertion et de l’emploi. À l’initiative de la municipalité, dans le cadre de sa politique de la ville, une vingtaine de stands, doublés du bus de l’insertion et de l’emploi du Département, se sont installés « au pied des immeubles » du quartier, place Antoine-Maurel.

    « On cible les publics des quartiers prioritaires qui cumulent pas mal d’obstacles (…) sociaux, bas niveaux de qualifications, modes de gardes, mobilité… On a voulu faire un programme avec des offres qui puissent répondre au mieux à ces problématiques », contextualise une agente de la Ville. Sur place, plusieurs structures s’adressent notamment aux publics dits « très » éloignés de l’emploi. Elles sont spécialisées pour accompagner la réinsertion de profils restés un long temps au chômage, sous main de justice, sans domicile fixe… Le centre social et culturel Aix-Nord Beisson (Beisson), via son projet Atlas, s’attelle à accompagner le projet professionnel des 16-30 ans les plus « précaires », issus de l’aide sociale à l’enfance (ASE), sous la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

    « Lever les freins »

    « L’idée est de réunir tous ces invisibles-là et de les rattacher à ces dispositifs. La plus-value de ce projet, c’est son approche holistique, explique Reda Gannouni, coordinateur du centre. Il y a toujours un fossé entre les entreprises et ces jeunes-là, mais l’idée, c’est de le réduire. Ce n’est la faute de personne, c’est multifactoriel. »

    À quelques pas de là, Yves Millo, chargé du territoire et de la coordination pédagogique pour le dispositif O2R (Offre de repérage et de remobilisation), porté localement par la structure Greta, porte un constat similaire, mais sur l’ensemble des jeunes demandeurs d’emploi. « Les jeunes ont souvent un projet pro, contrairement à ce que l’on peut penser, souligne Yves Millo. Ils ont du mal à entrer en lien avec les entreprises parce qu’ils sont jeunes, qu’ils n’ont pas de réseau. Il y a un vrai sujet sur la mise en relation des jeunes et des entreprises aujourd’hui. »

    BTP emploi, entreprise de travail temporaire d’insertion (Etti), agréée Insertion par l’activité économique (IAE), installé pour la journée, estime de son côté que la mobilité, peut être l’un des principaux obstacles pour les demandeurs d’emploi. « Souvent, en tout cas. C’est le principal frein à l’emploi sur le secteur aixois », estime Richard Ducrz, chef de l’agence aixoise. « Mais ce n’est pas un critère qui répond aux critères d’éligibilité du public que l’on accompagne » ajoute Naissrine Afarnos, chargée de recrutement. À Aix, « le taux de chômage est à 5% (…) les employeurs sont en concurrence sur les postes non qualifiés » selon une conseillère France travail, qui pointe que « le transport reste un problème » pour les emplois type boulangerie ou ménages, et nécessitent de débuter tôt dans la journée, avant la mise en circuit du premier bus. Eva Bonnet-Gonnet

  • Ces structures qui réinsèrent les « très » éloignés de l’emploi à Aix

    Après Encagnane, Corsy, Jas-de-Bouffan et Beisson, c’est au pied du quartier Saint-Eutrope que s’est installée la quatrième édition du forum de l’insertion et de l’emploi. À l’initiative de la municipalité, dans le cadre de sa politique de la ville, une vingtaine de stands, doublés du bus de l’insertion et de l’emploi du Département, se sont installés « au pied des immeubles » du quartier, place Antoine-Maurel.

    « On cible les publics des quartiers prioritaires qui cumulent pas mal d’obstacles (…) sociaux, bas niveaux de qualifications, modes de gardes, mobilité… On a voulu faire un programme avec des offres qui puissent répondre au mieux à ces problématiques », contextualise une agente de la Ville. Sur place, plusieurs structures s’adressent notamment aux publics dits « très » éloignés de l’emploi. Elles sont spécialisées pour accompagner la réinsertion de profils restés un long temps au chômage, sous main de justice, sans domicile fixe… Le centre social et culturel Aix-Nord Beisson (Beisson), via son projet Atlas, s’attelle à accompagner le projet professionnel des 16-30 ans les plus « précaires », issus de l’aide sociale à l’enfance (ASE), sous la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

    « Lever les freins »

    « L’idée est de réunir tous ces invisibles-là et de les rattacher à ces dispositifs. La plus-value de ce projet, c’est son approche holistique, explique Reda Gannouni, coordinateur du centre. Il y a toujours un fossé entre les entreprises et ces jeunes-là, mais l’idée, c’est de le réduire. Ce n’est la faute de personne, c’est multifactoriel. »

    À quelques pas de là, Yves Millo, chargé du territoire et de la coordination pédagogique pour le dispositif O2R (Offre de repérage et de remobilisation), porté localement par la structure Greta, porte un constat similaire, mais sur l’ensemble des jeunes demandeurs d’emploi. « Les jeunes ont souvent un projet pro, contrairement à ce que l’on peut penser, souligne Yves Millo. Ils ont du mal à entrer en lien avec les entreprises parce qu’ils sont jeunes, qu’ils n’ont pas de réseau. Il y a un vrai sujet sur la mise en relation des jeunes et des entreprises aujourd’hui. »

    BTP emploi, entreprise de travail temporaire d’insertion (Etti), agréée Insertion par l’activité économique (IAE), installé pour la journée, estime de son côté que la mobilité, peut être l’un des principaux obstacles pour les demandeurs d’emploi. « Souvent, en tout cas. C’est le principal frein à l’emploi sur le secteur aixois », estime Richard Ducrz, chef de l’agence aixoise. « Mais ce n’est pas un critère qui répond aux critères d’éligibilité du public que l’on accompagne » ajoute Naissrine Afarnos, chargée de recrutement. À Aix, « le taux de chômage est à 5% (…) les employeurs sont en concurrence sur les postes non qualifiés » selon une conseillère France travail, qui pointe que « le transport reste un problème » pour les emplois type boulangerie ou ménages, et nécessitent de débuter tôt dans la journée, avant la mise en circuit du premier bus. Eva Bonnet-Gonnet

  • À Martigues, un tiers-lieu géré par et pour les personnes en souffrance psychique

    À Martigues, un tiers-lieu géré par et pour les personnes en souffrance psychique

    « Ici, les gens qui ont des problèmes psy sont accueillis par des gens qui en ont aussi », lance le président du Groupe d’entraide mutuelle de Martigues (GEM), Julien Dupré, à l’occasion des portes ouvertes, jeudi après-midi, de ce tiers-lieu autogéré, situé quai Kléber.

    L’objectif ? « Sortir les personnes handicapées ou malades au niveau psychologique de l’isolement, les ouvrir à l’extérieur, à la vie sociale, amener à l’autonomie en préservant le libre choix d’activité en fonction de ses capacités », résume-t-il.

    Cet adhérent qui franchit le pas de la porte en est un exemple. Fabien Burgio sort un jean neuf de son sac, tout juste venu du magasin, sous les félicitations de ses pairs. « Je vais voir mon beau-père demain, alors je me présente bien, c’est important », détaille-t-il. « Tout à l’heure, il était stressé, mais il y est arrivé », se réjouit le trésorier, Karim Daineche. Fabien Burgio confie avoir « du mal à sortir, à prendre le bus à cause de la foule et du regard des gens ». « Mais ça me fait du bien de venir ici depuis trois semaines, reconnaît-il. ça me permet de voir des gens qui me correspondent, avec qui je peux discuter », avec moins de difficulté.

    Principe de pair-aidance

    La particularité du GEM est de fonctionner selon le principe de la « pair-aidance », comme l’indique Julien Dupré. Un prisme militant assumé par le président, lui-même schizophrène : « Certains pensent qu’il n’y a rien à faire pour les personnes handicapées, que les malades mentaux ne sont que des bouches à médicaments. Nous, on pense que la vie sociale est nécessaire et qu’il faut donner aux gens le pouvoir et les outils pour se réaliser. »

    Des outils comme ceux dont dispose le GEM. Dans une salle dédiée, le trésorier a disposé une borne d’arcade et deux ordinateurs. « Chacun dispose de son dossier, il y a aussi un raccourci au site Coursinfo, pour apprendre à utiliser un ordinateur », détaille Karim Daineche.

    Parmi les activités du GEM, un atelier théâtre, un groupe de parole et des ateliers antigaspi en partenariat avec le Secours populaire de Martigues. Plus encore, « on a déjà fait de la plongée sous-marine, du paddle », rappelle le président, sans oublier le camping à La Couronne, l’an passé. « Au printemps prochain, on vise le Vaucluse », indique le trésorier.

    Mais une difficulté subsiste. Sonia Suez, coordinatrice, regrette ne pas disposer de véhicule. « On finit par tourner en rond, après 7 ans d’existence. On n’accueille pas des enfants, on ne peut pas forcer les gens à faire quelque chose, ni juste prendre des cafés. Nos subventions nous obligent à un résultat », mais ne suffisent plus à passer ce cap. Une demande a été adressée en ce sens à l’ARS, tutelle de l’association.

  • À Martigues, un tiers-lieu géré par et pour les personnes en souffrance psychique

    « Ici, les gens qui ont des problèmes psy sont accueillis par des gens qui en ont aussi », lance le président du Groupe d’entraide mutuelle de Martigues (GEM), Julien Dupré, à l’occasion des portes ouvertes, jeudi après-midi, de ce tiers-lieu autogéré, situé quai Kléber.

    L’objectif ? « Sortir les personnes handicapées ou malades au niveau psychologique de l’isolement, les ouvrir à l’extérieur, à la vie sociale, amener à l’autonomie en préservant le libre choix d’activité en fonction de ses capacités », résume-t-il.

    Cet adhérent qui franchit le pas de la porte en est un exemple. Fabien Burgio sort un jean neuf de son sac, tout juste venu du magasin, sous les félicitations de ses pairs. « Je vais voir mon beau-père demain, alors je me présente bien, c’est important », détaille-t-il. « Tout à l’heure, il était stressé, mais il y est arrivé », se réjouit le trésorier, Karim Daineche. Fabien Burgio confie avoir « du mal à sortir, à prendre le bus à cause de la foule et du regard des gens ». « Mais ça me fait du bien de venir ici depuis trois semaines, reconnaît-il. ça me permet de voir des gens qui me correspondent, avec qui je peux discuter », avec moins de difficulté.

    Principe de pair-aidance

    La particularité du GEM est de fonctionner selon le principe de la « pair-aidance », comme l’indique Julien Dupré. Un prisme militant assumé par le président, lui-même schizophrène : « Certains pensent qu’il n’y a rien à faire pour les personnes handicapées, que les malades mentaux ne sont que des bouches à médicaments. Nous, on pense que la vie sociale est nécessaire et qu’il faut donner aux gens le pouvoir et les outils pour se réaliser. »

    Des outils comme ceux dont dispose le GEM. Dans une salle dédiée, le trésorier a disposé une borne d’arcade et deux ordinateurs. « Chacun dispose de son dossier, il y a aussi un raccourci au site Coursinfo, pour apprendre à utiliser un ordinateur », détaille Karim Daineche.

    Parmi les activités du GEM, un atelier théâtre, un groupe de parole et des ateliers antigaspi en partenariat avec le Secours populaire de Martigues. Plus encore, « on a déjà fait de la plongée sous-marine, du paddle », rappelle le président, sans oublier le camping à La Couronne, l’an passé. « Au printemps prochain, on vise le Vaucluse », indique le trésorier.

    Mais une difficulté subsiste. Sonia Suez, coordinatrice, regrette ne pas disposer de véhicule. « On finit par tourner en rond, après 7 ans d’existence. On n’accueille pas des enfants, on ne peut pas forcer les gens à faire quelque chose, ni juste prendre des cafés. Nos subventions nous obligent à un résultat », mais ne suffisent plus à passer ce cap. Une demande a été adressée en ce sens à l’ARS, tutelle de l’association.

  • À Istres, le développement urbain cristallise les désaccords

    À Istres, le développement urbain cristallise les désaccords

    Comme il est de coutume à Istres, majorité et opposition se sont écharpées sur la gestion foncière lors du conseil municipal, ce jeudi 9 octobre. Au cœur des débats : la cession d’une parcelle de 55 m2 de la Ville au profit d’un projet immobilier porté par Cogedim, s’ajoutant à la vente de 43 369 m2 de l’ancienne propriété de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa), située avenue Félix-Gouin, pour un montant total de 15,77 millions d’euros. Au total, près de 500 logements devraient être construits par le promoteur.

    Le conseiller d’opposition Robin Prétot (LR) explique : « Nous avions voté l’acquisition foncière de l’Afpa. après, il y a un projet de promotion immobilière et c’est là où on est plus en désaccord : on considère que ces projets sont souvent un peu démesurés, pas très esthétiques et ne correspondent pas au besoin et à la capacité de la ville d’en absorber les effets. J’entends, vous parlez de recette (…), mais moi, ce qui m’intéresse, c’est moins la recette que de savoir quelle ville on est en train de dessiner, de construire. (…) Ce n’est pas qu’on ne veut pas construire de logements, mais il y a un équilibre entre en construire 0 et 1 000 par an. »

    Le maire, François Bernardini (ex-PS), rappelle l’actualité du moment : la réindustrialisation et le « développement aéronautique ». « À un moment donné, on doit se poser la question : va-t-on laisser passer la situation de bien-être social de notre population avec les milliers d’emplois qu’on peut avoir ? »

    Dans la catégorie des projets qui avancent, notons également le futur Pôle social, avec la signature d’une convention de partenariat entre la commune et le Département pour une mise à disposition gratuite d’une partie des locaux, en vue d’y installer la Maison de la solidarité. Le bâtiment, qui est en fait l’ancienne maison de retraite Edylis, fait actuellement l’objet d’une réhabilitation subventionnée à hauteur de 2,2 millions d’euros par le Département. La première adjointe Nicole Joulia précise : « Il y aura également des logements d’urgence pour les jeunes à travers le Centre d’accueil de jour et les femmes seules en difficultés ou victimes de violences. »

    La décharge illégale d’Entressen

    Un autre dossier a pollué les débats : celui de la décharge illégale d’Entressen. Le 24 mai dernier, La Provence publiait une enquête dévoilant que, quelques jours après une rencontre entre l’édile et le propriétaire des lieux, le site avait été recouvert de terre qui « proviendrait de chantiers municipaux, notamment celui du théâtre de l’Olivier », officiellement pour limiter le risque incendie, alors que certaines entreprises délégataires de marchés publics seraient « soupçonnées de dépôts illégaux ».

    Robin Prétot interpelle le maire : « Je ne vous ai pas trouvé très dynamique sur ce combat-là. Vous nous avez répété que c’était un terrain privé et qu’on ne pouvait rien faire. » L’élu souhaite « à minima l’ouverture d’une enquête administrative interne ». François Bernardini se défend, affirmant avoir mené des actions « à caractère préventif, des discussions, des médiations ». Le maire accuse son adversaire aux élections municipales d’opportunisme : « Vous ne vous êtes pas intéressé au sujet au départ (…) et hop, vous avez saisi l’occasion de la polémique rendue possible par vos accointances particulières avec la représentante locale de La Provence. »

  • À Istres, le développement urbain cristallise les désaccords

    Comme il est de coutume à Istres, majorité et opposition se sont écharpées sur la gestion foncière lors du conseil municipal, ce jeudi 9 octobre. Au cœur des débats : la cession d’une parcelle de 55 m2 de la Ville au profit d’un projet immobilier porté par Cogedim, s’ajoutant à la vente de 43 369 m2 de l’ancienne propriété de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa), située avenue Félix-Gouin, pour un montant total de 15,77 millions d’euros. Au total, près de 500 logements devraient être construits par le promoteur.

    Le conseiller d’opposition Robin Prétot (LR) explique : « Nous avions voté l’acquisition foncière de l’Afpa. après, il y a un projet de promotion immobilière et c’est là où on est plus en désaccord : on considère que ces projets sont souvent un peu démesurés, pas très esthétiques et ne correspondent pas au besoin et à la capacité de la ville d’en absorber les effets. J’entends, vous parlez de recette (…), mais moi, ce qui m’intéresse, c’est moins la recette que de savoir quelle ville on est en train de dessiner, de construire. (…) Ce n’est pas qu’on ne veut pas construire de logements, mais il y a un équilibre entre en construire 0 et 1 000 par an. »

    Le maire, François Bernardini (ex-PS), rappelle l’actualité du moment : la réindustrialisation et le « développement aéronautique ». « À un moment donné, on doit se poser la question : va-t-on laisser passer la situation de bien-être social de notre population avec les milliers d’emplois qu’on peut avoir ? »

    Dans la catégorie des projets qui avancent, notons également le futur Pôle social, avec la signature d’une convention de partenariat entre la commune et le Département pour une mise à disposition gratuite d’une partie des locaux, en vue d’y installer la Maison de la solidarité. Le bâtiment, qui est en fait l’ancienne maison de retraite Edylis, fait actuellement l’objet d’une réhabilitation subventionnée à hauteur de 2,2 millions d’euros par le Département. La première adjointe Nicole Joulia précise : « Il y aura également des logements d’urgence pour les jeunes à travers le Centre d’accueil de jour et les femmes seules en difficultés ou victimes de violences. »

    La décharge illégale d’Entressen

    Un autre dossier a pollué les débats : celui de la décharge illégale d’Entressen. Le 24 mai dernier, La Provence publiait une enquête dévoilant que, quelques jours après une rencontre entre l’édile et le propriétaire des lieux, le site avait été recouvert de terre qui « proviendrait de chantiers municipaux, notamment celui du théâtre de l’Olivier », officiellement pour limiter le risque incendie, alors que certaines entreprises délégataires de marchés publics seraient « soupçonnées de dépôts illégaux ».

    Robin Prétot interpelle le maire : « Je ne vous ai pas trouvé très dynamique sur ce combat-là. Vous nous avez répété que c’était un terrain privé et qu’on ne pouvait rien faire. » L’élu souhaite « à minima l’ouverture d’une enquête administrative interne ». François Bernardini se défend, affirmant avoir mené des actions « à caractère préventif, des discussions, des médiations ». Le maire accuse son adversaire aux élections municipales d’opportunisme : « Vous ne vous êtes pas intéressé au sujet au départ (…) et hop, vous avez saisi l’occasion de la polémique rendue possible par vos accointances particulières avec la représentante locale de La Provence. »

  • Une filière excellence toulonnaise pour les mineurs non accompagnés

    Une filière excellence toulonnaise pour les mineurs non accompagnés

    Délaissés, stigmatisés, victimes de violences symboliques : le parcours d’intégration des mineurs non accompagnés (MNA, mineurs réfugiés présents sur le territoire sans autorité parentale) est bien souvent semé d’embûches, notamment en ce qui concerne l’accès à l’éducation des non-francophones. C’est pourquoi l’Éducation nationale a mis en place, dans les années 1970, les Classes d’initiation pour non francophones (Clin), puis les classes d’accueil, regroupées en classes d’unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (UPE2A), en 2012.

    Dans le Var, ce dispositif a été renforcé en 1996 au niveau 3e, avec des classes « passerelles », soutenues par l’Éducation nationale, l’ASE et les associations, intégrées au sein des lycées Cisson et Claret, pour offrir un cadre adapté à leur maturité aux bénéficiaires, âgés de 16 à 18 ans. Il prévoit des cours renforcés de français (18 heures par semaine) et donne accès à des diplômes (brevet des collèges, certifications de langue…), en vue d’une insertion dans une filière classique.

    Un concours et une expo pour valoriser les talents

    Cette année, un nouveau dispositif voit le jour : le Projet mérite nouveauté ambition « Parcours d’excellence pour les MNA ». Porté par deux associations (Femme dans la cité et En chemin), il permet, à travers des évaluations individuelles, des programmes de formation adaptés à leurs intérêts, du conseil à l’image et des partenariats avec des structures culturelles, sportives et éducatives, ou de bénéficier d’opportunités pour développer compétences et confiance en soi. Le projet prévoit également la valorisation de leurs réalisations, via une exposition, et l’organisation d’un concours annuel, permettant de récompenser et de favoriser l’insertion des meilleurs talents.

    Celle-ci est accessible à tous les élèves MNA du département, qui auront droit, pendant 3 heures chaque mercredi après-midi, au sein du lycée Bonaparte, à des séances d’aide pour approfondir leurs projets professionnels. « Cette idée a été inspirée par un jeune, qui a un projet dans le milieu de la couture. Il y a l’école, mais aussi d’autres talents à développer », conclut Jean-Marie Beitz, enseignant UPE2A au lycée Cisson et référent de l’association En chemin, et Samira Harmel, enseignante UPE2A au lycée Claret et référente Femmes dans la cité.

  • Une filière excellence toulonnaise pour les mineurs non accompagnés

    Délaissés, stigmatisés, victimes de violences symboliques : le parcours d’intégration des mineurs non accompagnés (MNA, mineurs réfugiés présents sur le territoire sans autorité parentale) est bien souvent semé d’embûches, notamment en ce qui concerne l’accès à l’éducation des non-francophones. C’est pourquoi l’Éducation nationale a mis en place, dans les années 1970, les Classes d’initiation pour non francophones (Clin), puis les classes d’accueil, regroupées en classes d’unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (UPE2A), en 2012.

    Dans le Var, ce dispositif a été renforcé en 1996 au niveau 3e, avec des classes « passerelles », soutenues par l’Éducation nationale, l’ASE et les associations, intégrées au sein des lycées Cisson et Claret, pour offrir un cadre adapté à leur maturité aux bénéficiaires, âgés de 16 à 18 ans. Il prévoit des cours renforcés de français (18 heures par semaine) et donne accès à des diplômes (brevet des collèges, certifications de langue…), en vue d’une insertion dans une filière classique.

    Un concours et une expo pour valoriser les talents

    Cette année, un nouveau dispositif voit le jour : le Projet mérite nouveauté ambition « Parcours d’excellence pour les MNA ». Porté par deux associations (Femme dans la cité et En chemin), il permet, à travers des évaluations individuelles, des programmes de formation adaptés à leurs intérêts, du conseil à l’image et des partenariats avec des structures culturelles, sportives et éducatives, ou de bénéficier d’opportunités pour développer compétences et confiance en soi. Le projet prévoit également la valorisation de leurs réalisations, via une exposition, et l’organisation d’un concours annuel, permettant de récompenser et de favoriser l’insertion des meilleurs talents.

    Celle-ci est accessible à tous les élèves MNA du département, qui auront droit, pendant 3 heures chaque mercredi après-midi, au sein du lycée Bonaparte, à des séances d’aide pour approfondir leurs projets professionnels. « Cette idée a été inspirée par un jeune, qui a un projet dans le milieu de la couture. Il y a l’école, mais aussi d’autres talents à développer », conclut Jean-Marie Beitz, enseignant UPE2A au lycée Cisson et référent de l’association En chemin, et Samira Harmel, enseignante UPE2A au lycée Claret et référente Femmes dans la cité.

  • [Chronique corse] Isaline Choury, arrêtée par l’armée israélienne

    Isaline Choury, militante corse, nièce de la résistante Danielle Casanova, a été interpellée par l’armée israélienne alors qu’elle participait à une mission humanitaire à bord du bateau Conscience, l’un des navires de la Flottille de la Liberté pour Gaza.

    Membre du collectif Corsica Palestina, Isaline Choury participait à cette flottille civile qui avait pour but de briser le blocus imposé à la bande de Gaza et d’acheminer une aide humanitaire symbolique.

    Le Conscience a été intercepté le 8 octobre en mer Méditerranée par la marine israélienne. Un épisode qui, par la force du symbole, ravive l’écho d’un nom inscrit dans l’histoire de la Résistance.

    Car le nom d’Isaline Choury ne laisse pas indifférent. En tant que nièce de Danielle Casanova et fille du militant Maurice Choury, elle incarne une filiation militante qui traverse les générations.

    Lors de la rencontre organisée à Marseille le 14 mai dernier par le gouverneur militaire, La Marseillaise et notre association, consacrée à la mémoire de sa tante, nous avions pu mesurer combien cette héritière de la Résistance porte haut les valeurs de liberté et de solidarité.

    Solidarité entre les peuples

    Aujourd’hui, c’est au nom de ces mêmes valeurs qu’elle s’est engagée dans cette action humanitaire, convaincue que la solidarité ne s’arrête pas aux frontières et que la lutte contre l’oppression est universelle. « Ma tante est morte pour la liberté, disait-elle. Comment pourrais-je rester silencieuse face à l’injustice?»

    « Résister, c’est vivre » : la devise de Danielle Casanova semble aujourd’hui résonner jusque sur les flots de Méditerranée, où sa nièce, fidèle à cet héritage, continue d’affirmer qu’aucune mer, aucune frontière, ne saurait empêcher la solidarité entre les peuples.

  • #DisMoiPourquoi on a des os?

    #DisMoiPourquoi on a des os?

    Dans le règne animal, l’espèce humaine fait partie des vertébrés, c’est-à-dire d’animaux possédant un squelette interne composé d’un crâne et d’une colonne vertébrale. Chez les vertébrés terrestres, en permettant de supporter le poids du corps, le squelette osseux va faciliter une locomotion efficace, et l’évolution des espèces a sélectionné la formation de membres comportant des os. Dans le cas de l’espèce humaine, en sélectionnant une croissance particulière, unique parmi les mammifères, des os du bassin, l’évolution a, de plus, permis la bipédie et la posture verticale. Cet élargissement des os du bassin assure ainsi le soutien du poids du corps en position verticale. La fonction de soutien du poids du corps n’est pas la seule fonction assurée par nos os, mais, du point de vue médical, elle se traduit, lorsqu’elle est déficiente (vieillissement), par une plus grande susceptibilité aux fractures. »

    Bernard Binetruy. Directeur de recherche émérite à l’Inserm