Author: tecnavia

  • Les agents des routes en grève illimitée

    Les agents des routes en grève illimitée

    Après l’annonce de la mutation de l’Assistant Médico-Administratif (AME) et du chef de l’agence routière de Carpentras, les agents du centre routier sont entrés en grève « illimitée » depuis ce mercredi 23 septembre, a annoncé la CGT des personnels du département de Vaucluse.

    Une décision de mutations « forcées » prise de façon « unilatérale » et « sans concertation préalable ni dialogue avec les agents concernés », dénonce Amandine Laugier, secrétaire générale de la section syndicale, dans son préavis de grève envoyé le 22 septembre à la présidente du conseil départemental de Vaucluse, Dominique Santoni (LR). Des départs qui auraient de lourdes conséquences pour les services, telles qu’une « désorganisation immédiate du service, avec un manque de relais et une rupture dans la continuité des missions », « une détérioration du climat de travail, générant démotivation, tensions et perte de confiance envers la direction » ou encore « un impact négatif sur la qualité du service rendu aux usagers, qui risquent de subir directement les effets de cette désorganisation ».

    « Une affaire interne »

    La CGT revendique ainsi « le retrait immédiat des décisions de mutation forcées » ainsi que « l’ouverture de véritables négociations en présence de la présidente du département et des représentants du personnel, respectueuses des agents et de leurs représentants sur l’organisation du service et ses besoins réels ». Du côté du Département de Vaucluse, on indique « qu’il s’agit d’une affaire interne à nos services » et que le syndicat a été reçu ce mercredi 24 septembre.

  • Au musée Cantini, voir et revoir Giacometti

    Au musée Cantini, voir et revoir Giacometti

    On a joie à le répéter, des médias nationaux comme Télérama, L’Humanité et Connaissance des Arts, un intense bouche à l’oreille en furent l’écho : coproduite par la Fondation Giacometti et les musées de Marseille, l’élégante exposition de l’immense Giacometti est dense et passionnante. Avec tout de même un revers honteux, depuis trop longtemps inadmissible : pas de rampe pour un fauteuil roulant, l’escalier d’entrée de Cantini est en accès impossible !

    On croyait bien connaître le charisme et la mythologie du sculpteur-peintre-dessinateur. Nombreux sont ceux qui ont découvert ses tâtonnements du côté du Surréalisme, ses emprunts aux Égyptiens ainsi qu’aux arts Africains et Océaniens : à propos de l’ultime salle du rez-de-chaussée du musée qui établit les ressources des arts premiers, on salue le dialogue de la conservatrice de Cantini Louise Madinier avec Benoît Martin du Maaoa.

    Après les arts premiers, Baudelaire et Genet

    La fin de partie sera fervente. Pour amplifier les succès de fréquentation déjà enregistrés, le maire Benoît Payan et son adjoint à la Culture Jean-Marc Coppola ont décidé d’offrir, jusqu’au 29, entre jeudi et dimanche, un accès gratuit aux expositions et aux activités annexes du musée Cantini.

    On a souvent étroitement pensé les sculptures de Giacometti comme des figures tragiques de l’homme d’après la Shoah. La programmation de Géraldine Bousquet élargit cette vision. Pendant la soirée de jeudi jusqu’à 20h, avec une jauge de 52 personnes qui réserveront leur place, on assistera à un émouvant montage de textes, silence et musique ; deux acteurs de la Compagnie La Clac, un comédien et un pianiste liront dans le jardin du musée le texte aigu et fraternel de Jean Genet, L’Atelier de Giacometti mis en scène par Mateo Mavromatis. Samedi 11h 30, ce sera « ThéArts », un échange autour du « Spleen » de Baudelaire avec le transfuge Redwane Rajel : cet acteur formé par Olivier Py, Joël Pommerat et Marc Rosmini est l’auteur d’une pièce bientôt jouée aux Bernardines À l’ombre des réverbères. Dimanche 16h, dans la cour qui précède le musée, le performeur Gaëtan Marron transposera sur une toile de cinq mètres de haut le portrait peint par Alberto pour son frère Diego.

  • Bayrou fait sa rentrée dans le Vaucluse

    Bayrou fait sa rentrée dans le Vaucluse

    Comme il y a un an en Bretagne lors de la dernière université de rentrée du Modem, c’est en un François Bayrou simple maire de Pau que les militants retrouveront leur président, de ce vendredi soir à dimanche à l’Isle-sur-la-Sorgue. Le parti centriste fait sa rentrée au domaine du Mousquety, en recevant donc le frais ex-Premier ministre. « François Bayrou y était venu me soutenir lors de l’entre-deux-tours des législatives 2022, je suis très contente qu’il se soit souvenu de ce lieu », se satisfait Sylvie Viala, présidente du Modem 84, et conseillère régionale.

    Si le programme précis et la liste des invités ne seront dévoilés que ce jeudi, les cadres du parti et ex-ministres comme Jean-Noël Barrot, Marc Fesneau ou Sarah El-Haïry, désormais haute commissaire à l’enfance, sont annoncés. « On va parler de jeunesse, de notre modèle social et des solutions pour essayer de combattre la dette, un thème que François Bayrou a réussi à mettre au cœur du débat », se targue Sylvie Viala. Sauf que l’ancien locataire de Matignon n’a pas réussi à convaincre la majorité de la classe politique, précipitant sa chute et celle du gouvernement. « Le PS aurait dû faire un pas et voter la confiance », continue de penser Sylvie Viala, voyant encore chez les socialistes la possible planche de salut de Sébastien Lecornu. À demi-mot, la présidente du Modem 84 reconnaît que l’idée de supprimer 2 jours fériés n’était pas de nature à créer du consensus.

    Autre sujet, les municipales des 15 et 22 mars. Pas de cadre prédéfini au Modem : « Nos lignes rouges sont les extrêmes, on pourra soutenir des têtes de liste plutôt de gauche ou de droite », indique Sylvie Viala, qui se présente à Sarrians, « où je vis désormais », après n’avoir recueilli que 2,39% en 2020 à Avignon.

  • Strasbourg dans la tempête avant d’accueillir l’OM

    Strasbourg dans la tempête avant d’accueillir l’OM

    Que se passe-t-il à Strasbourg ? Adversaire de l’OM, ce vendredi (20h45), le Racing joue bien au football depuis le début de la saison, mais fait parler de lui en dehors des terrains. Le 4e de Ligue 1, ex æquo avec le leader monégasque, se retrouve embourbé dans des problèmes internes, entre les ultras, la présidence et le propriétaire.

    En cause, l’omniprésence de BlueCo, également actionnaire principal de Chelsea, qui a tout chamboulé en Alsace ces 24 derniers mois. Arrivé d’un nouveau coach à l’été 2024, 15 recrues lors du mercato estival 2025 et une unité qui s’effiloche petit à petit. Une situation qui crispe les ultras. Les tensions sont montées d’un cran lorsque le capitaine, Emmanuel Emegha, a posé avec le maillot de Chelsea, club qu’il rejoindra la saison prochaine. Le joueur et Marc Keller, président historique du RCSA, ont été ciblés par des banderoles, lors du dernier match à domicile.

    L’initiative des Ultras est mal passée au sommet de la direction, au point de voir apparaître des mesures pouvant être interprétées comme liberticides : accès restreint aux locaux du club, tifos contrôlés en amont, retour des billets nominatifs… Les Ultras Boys 90, principal groupe de supporters, ont réagi dans un communiqué. Ils proposent une réunion privée pour s’expliquer : « Nous restons ouverts au dialogue, mais nous ne pouvons accepter que 14 années d’engagement soient balayées sans explication ni concertation. Nous remercions toutes celles et ceux qui ont défendu notre droit à la libre expression. »

    La fin de l’union sacrée

    Nicolas Kssis-Martov est journaliste pour So Foot et se trouve être un enfant du quartier de la Meinau. Là où il allait à l’école avant de rejoindre la région parisienne. Observateur du Racing, il éclaire sur cette osmose qui est en train de disparaître. « Il y avait une unité autour du club. Plus qu’une identité, l’union sacrée était importante dans la ville et elle est en train de voler en éclats. On dit parfois qu’à Strasbourg, il y a la cathédrale et la Meinau comme monuments. »

    La fracture se fait également au sein même des supporters. Ultras et fans hors virage s’écharpent sur les réseaux sociaux ou bien directement dans le stade. « Les ultras ont la vision d’un club qui a failli disparaître et qui veut conserver des valeurs. D’autres supporters, arrivés plus récemment, rêvent d’Europe, voient l’équipe bien jouer et sont satisfaits de ça. Ils pensent que les ultras trahissent le club et ils les sifflent même lors des matches », rapporte Nicolas Kssis-Martov, sans vouloir taper sur une partie ou l’autre.

    L’auteur du livre Qatar, le Mondial de la honte, établit également un lien entre l’OM et le club strasbourgeois : « Je trouve que ces deux clubs occupent une place singulière dans leur ville et ce qu’ils dégagent pour leurs fans. » Après leurs interventions en tribunes contre Le Havre, les ultras alsaciens pourraient récidiver contre Marseille, dans un match avec une portée plus grande. Pour continuer de montrer leur combat et alerter sur les méfaits de la multipropriété dans le football.

  • Joseph Arthur en live et en couleurs à l’Atelier Rafale

    Joseph Arthur en live et en couleurs à l’Atelier Rafale

    Du 26 septembre au 4 octobre, l’Atelier Rafale (5, rue Pastoret, 13006) se mue en laboratoire artistique avec l’exposition « Taille Unique », imaginée par Jacques de Chabannes, alias J2C, et le collectif Kollectiv Mode. Sous-titrée « C’est pas la taille qui compte », la proposition s’annonce libre et explosive : visages, figures, couleurs débridées, projections brutes… « Ce sont des œuvres assez mixtes, tout ce qui est acrylique, brume, encre, sur des papiers arches, sur divers supports aussi, de toutes les tailles », précise J2C. Une plongée dans un univers où l’excès devient langage et l’interprétation, affaire personnelle.

    Point d’orgue : le vernissage, samedi, avec Joseph Arthur dont les œuvres seront également exposées. Musicien, plasticien, poète, performeur, révélé par Peter Gabriel qui signa son 1er album sur son label Real World, salué par Lou Reed, il a collaboré avec Ben Harper, Jeff Ament (Pearl Jam), ou Michael Stipe (REM). Figure culte de l’underground américain, Joseph Arthur entretient une relation singulière avec la France, où longtemps distribué par Fargo Records, il a fédéré un public fidèle. « C’est un des pays qui l’a le mieux accueilli, musicalement et en termes de ventes », souligne Jacques de Chabannes.

    Trente ans d’amitié

    Et si Marseille fait partie de ces villes où il aime revenir, l’amitié nouée avec J2C depuis 30 ans n’y est pas étrangère. « On s’est rencontrés en 1997, lors de son premier concert au Poste à Galène pour la sortie de son premier album Big City Secrets », raconte le Marseillais qui œuvrait alors sur Radio Grenouille. « Depuis, on n’a jamais cessé d’échanger autour de la musique et de l’art ».

    Programmé au Théâtre de l’Œuvre, à l’automne dernier, Joseph Arthur avait fait un saut à l’Atelier pour une performance intimiste. « Il avait joué et exposé ses œuvres. Melanie, la fille de Peter Gabriel, avait chanté avec lui. »

    Dimanche, il prolongera l’expérience avec une seconde soirée immersive. En ouverture, J2C assurera la première partie dans un clin d’œil plein d’autodérision. Les deux soirées affichent complet : « Ce n’est pas une salle de spectacle, c’est une galerie. L’idée, c’est que les gens soient à l’aise, avec une jauge volontairement réduite ». Mais les œuvres de Joseph Arthur resteront visibles jusqu’au finissage du 4 octobre. Une manière de prolonger cette rencontre entre deux univers qui cohabitent depuis longtemps.

  • PLAN-DE-CUQUES 34 (14)

    PLAN-DE-CUQUES 34 (14)

    Les Plan-de-Cuquoises poursuivent leur bon début de saison avec un important succès contre Paris 92 (34-29). Une victoire qui leur permet de rester en haut de tableau, avant un périlleux déplacement à Strasbourg, samedi.

    Plan-de-Cuques a pourtant connu meilleure entame de partie. En manque d’agressivité lors des phases défensives, les Parisiennes ont pris un avantage en profitant des errements locaux. Angélique Spincer a dû poser un temps mort après 8 minutes de jeu (2-5). Sous l’impulsion de Nina Perret et Helena Mathon (3 buts chacune), le HBPC a enchaîné plusieurs périodes de meilleure qualité. Finalement, les deux équipes se sont tenues jusqu’à la fin de la première mi-temps. Score de parité à la pause : 14-14.

    Cette victoire s’est dessinée au cœur de la seconde période. Un élan offensif, des arrêts d’Andrea Novellan et l’intelligence de jeu de l’une des meilleures canonnières de la ligue avec Nele Antonissen. Plus prolifiques, Lola Berrais et ses coéquipières ont croqué les espaces pour s’assurer un 2e succès en trois matchs. L’indiscipline des Franciliennes a aussi compté dans le résultat final. L’écart était fait et la pression a baissé en fin de partie, même si Angélique Spincer a révélé ne pas avoir été sereine jusqu’au bout : « Nous avons mis du temps à nous mettre dans le rythme. On a ensuite accéléré notre jeu, même si ça a été dur à construire. Cette victoire fait du bien. »

    3e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis

    Plan-de-Cuques : Novellan, Schüpbach – Martel (cap.), Puleri, Antonissen, Kromoska, Mathon, Naal, Dembélé, Loquay, Berrais, Perret

    Entraîneur : Angélique Spincer

    Paris 92 : Serdarevic, Foggea – Moretto (cap.), Golvet, Cissokho, Kanouté, Blonbou, Plotton, Hansson, Maurin, Berger, Thobor

    Entraîneur : Naim Sarni

  • La Marseillaise Camille Cerutti en pleine préparation avant l’hiver

    La Marseillaise Camille Cerutti en pleine préparation avant l’hiver

    Venir de Marseille et dévaler les pistes des plus grandes compétitions internationales de ski, c’est bien possible. Camille Cerutti en a fait son métier. La skieuse de la cité phocéenne est actuellement à Ushuaia, en Argentine, pour préparer au mieux la saison à venir. En point d’orgue de cet hiver, les Jeux olympiques de Milan – Cortina d’Ampezzo (6-22 février 2026). Pour cela, le programme de la préparation estivale était chargé. Un court passage par l’Insep, un stage sur les skis à Zermatt (Suisse) et de la fonte soulevée au centre national d’entraînement, à Albertville. Tout ceci en quelques semaines, avant de s’envoler pour l’hémisphère sud et « s’orienter vraiment sur le ski ». « Nous avons de bonnes conditions. C’est toujours très sympa d’aller en hémisphère sud, car les conditions sont différentes. On se régale tous les jours », raconte la descendeuse de l’équipe de France.

    Les Bleues ne sont pas venues en Terre de Feu pour les couchers de soleils rouge sanguine ou les paysages carte postale, mais bien pour du foncier. Un mois d’entraînement, pas de compétition, pour travailler et se rapprocher progressivement du début de l’hiver.

    Les Jeux olympiques sont, aussi, forcément dans un coin de sa tête. Les précédents, à Pékin (2022), étaient une découverte pour elle, avec des émotions passant d’un extrême à l’autre. « Il y a 4 ans, je n’étais pas prévue pour participer aux JO. C’était une surprise de les faire. Là, c’est différent, parce que c’est vraiment un objectif à part entière. De la revanche ? Complètement. De l’excitation aussi, car je sais que je n’ai pas vécu les premiers de la meilleure des manières. J’ai envie de réécrire l’histoire et rentrer chez moi fière. Et en un seul morceau aussi (rires). » En effet, la Marseillaise avait lourdement chuté lors de la descente des JO chinois. Rupture du ligament croisé antérieur du genou et ménisques touchés, pour sa première expérience mondiale.

    « On est prêt à prendre beaucoup de risques »

    Au cours du mois de septembre, en Amérique du Sud, le ski a malheureusement rappelé qu’il était un sport dangereux. Alors que Camille Cerutti et ses coéquipières se trouvaient à l’entraînement, l’Italien Matteo Franzoso a trouvé la mort plus au nord, à la Parva (Chili), lors d’un accident. Une chute violente, avec un choc à la tête. Il est décédé quelques jours plus tard, à la veille de son 26e anniversaire. « On l’a appris assez vite, raconte la Marseillaise, la gorge nouée. On a su pour la gravité de la chute. C’est quelque chose de terrible, on essaie de se remettre de ça et je ne sais pas si on y arrivera un jour. »

    La Fédération internationale de ski (FIS) tente de prendre des dispositions (airbags, sous-vêtements anti-coupures), mais le risque zéro n’existe pas. Matteo Franzoso est le troisième skieur à mourir sur les spatules, ces douze derniers mois, après Matilde Lorenzi et la Française Margot Simond. Camille Cerutti, 27 ans, témoigne fait de vivre avec ce risque : « C’est compliqué notre sport. On occulte le fait que l’on peut mourir de ça. On est prêt à prendre beaucoup de risques, se faire mal, moi je n’ai aucun problème avec le fait de se blesser. Mais de là à se tuer en faisant ce que l’on aime… »

    Pour la suite de l’automne, le programme est encore flou. Ski à Ushuaia jusqu’au 1er octobre, puis de nouveau de l’entraînement en Europe avant d’attaquer la compétition. Les conditions de neige fixeront les dates de stage. Pour Camille Cerutti, l’objectif est de valider sa place aux Jeux et vivre sa seconde expérience olympique.

  • Le bouquet final est prévu à la Boule de Vitrolles

    Le bouquet final est prévu à la Boule de Vitrolles

    C’est le 18 octobre que les diverses coupes de Provence connaîtront leur épilogue. Nouvellement mise en place, cette compétition aura avancé chaotiquement. Il est évident que le contexte est différent, il faut avoir, là, plus l’esprit de club que la recherche ou l’appât du gain. On joue, là, pour le plaisir de défendre les couleurs de son groupe, et pour l’essentiel on y croise des joueurs qui ont un mental approprié pour ce style de compétition.

    Jeu Provençal : on approche de la configuration du dernier carré.

    On connaît pour l’heure trois des formations qui participeront au dernier carré de cette épreuve. La B. de Beaumont qui a battu les Boulomanes Ciotadens (notre édition du jeudi 11 septembre), le C. Saint-Michel de Plan-de-Cuques (ci-contre) et la B. de Velaux qui s’est imposé à Rousset en fin de semaine 11 à 3.

    Pour savoir lequel de la Boule Sauvage Entressen ou des Marseillais de la Boule du Vallon, fermera ce dernier carré, il faudra attendre le samedi 4 octobre en soirée. Les deux formations ont fixé cette date pour croiser le fer.

    C’est en fin de semaine, dans son fief du Plan des Pennes que la formation du président Jean Léonetti a accueilli le C. Saint-Michel de Plan-de-Cuques. Sous la direction de l’arbitre Jean-Luc Ballester.

    Si les visiteurs vont remporter aisément deux doublettes, c’est sur un carreau de Pascal Vitielli, avec quatre points récoltés que les locaux vont entretenir l’espoir.

    Ils doivent pour poursuivre l’aventure s’imposer dans les deux triplettes. Il va y avoir un peu de suspense, avec des parties de qualité, avant que la force de frappe d’Alain Vincensini, bien épaulé, il est vrai, par Éric Ségui et Patrick Poujol, ne précipite la défaite des locaux.

    C’est autour du sacro-saint pot de l’amitié que va se clôturer ce face-à-face. Le président Léonetti souhaitant au nom des siens bonne chance à son adversaire pour la suite de la compétition.

    Fiche technique

    Boule Plate : Francis Minniti – Pascal Vitielli – Michel Frac – Robert Landi – – Gilbert Rizzo – Cédric Muller- Alain Raphaël – Marc Hamparsoumian – Capitaine : Marc Caillol

    C. Saint-Michel Plan-de-Cuques :

    Alain Vincensini – Éric Segui – Conte Francis – Lucas Lombardi – Raymond Léotardi – Patrick Poujol – Maurice Moullet – Capitaine : René Nichanian

    Doublettes :

    Vitielli – Minniti battent Moullet – Segui. 11 à 7 // Vincensini – Léotardi battent Rizzo – Landi 11 à 5

    Conte – L. Lombardi battent Muller – Hamparsoumian 11 à 3

    Triplettes

    Poujol – Segui – Vincensini battent Minniti- Muller – Vitielli 11 à 5

    Hamparsoumian – Rizzo – Frac et Lombardi – Conte – Léotardi (Arrêté)

    Pétanque : pour l’heure Orgon seul postulant

    Alors que la date butoir est fixée au 6 octobre, seul Orgon, qui a disposé des Boulomanes Ciotadens, est entré dans le dernier carré.

    À l’heure ou nous mettons sous presse, le résultat de la partie entre la Boule Modérée et Meyreuil, qui se jouait hier en début de soirée, ne nous est pas parvenu.

    C’est demain que la boule de l’Élysée et Sénas vont disputer leur quart de finale, on aura alors le troisième qualifié.

    À l’image de leur adversaire la B. Verte de Biver, il nous est difficile de joindre les dirigeants des Pieds Tanqués de Miramas. Voilà qui ne nous permet pas de savoir où en sont les transactions pour prévoir la date de la rencontre. En attendant, une date butoir reste fixée au 6 octobre.

    Féminines : seule la Boule Carnoux est dans le carré

    Pour s’être défait de Pélissanne, les joueuses d’Anthony Dabat sont les seules à être fixées pour ce rendez-vous vitrollais.

    C’est demain que le Smuc et la B. Verte de Biver ont rendez-vous pour disputer ce quart de finale. Quant à la Boule Modérée, elles donneront l’hospitalité à la Boule Doria le 4 octobre à 15h.

    Pour la B. Aixoise et les Pieds Tanqués Miramas la rencontre est fixée à la date butoir pour ce tour soit le 6 octobre.

  • Championnat du Monde à Rome : la France ne détient plus aucun titre

    Championnat du Monde à Rome : la France ne détient plus aucun titre

    Les Français sont rentrés bredouille de leur épopée italienne et ont perdu le seul titre qu’ils détenaient : le doublette homme. Dylan Rocher et Christophe Sarrio n’ont pu faire le doublé. Ils ont échoué en quart de finale contre Madagascar.

    Pour le reste Dylan Rocher- Audrey Bandiera en doublette Mixte, Nelly Peyre-Audrey Bandiera en doublette féminine et Nelly Peyre en tête féminines ont décroché trois médailles d’argent.

    Des résultats en trompe-l’œil si l’on se réfère aux titres conquis en amont, à la répétition, l’aura de la France dans le monde.

    Razzia de la Thaïlande

    Mais la pétanque a évolué, les nations sont de mieux en mieux préparées et surtout on enregistre le retour en grâce de la Thaïlande et Madagascar. Rappelons que les deux pays avaient connu quelques problèmes extra-sportifs les privant de compétitions internationales. C’était le cas pour la Thaïlande absente à Dijon en décembre 2024 pour défendre son titre en triplette acquis au Bénin. Et bien « le pays du sourire » a frappé un grand coup en gagnant trois médailles d’or et une bronze sur cinq. Pour Madagascar, la victoire acquise en doublette mixte plus une en argent et deux en bronze confirme une saison exceptionnelle des Malgaches en tournée en France, avec notamment ce succès historique au Mondial La Marseillaise à pétanque.

    La Thaïlande est de nouveau sur le toit du monde. Rien d’étonnant si l’on se réfère à l’origine de la pétanque dans ce pays. L’histoire est connue mais mérite un petit rappel.

    Après un séjour sur la Côte d’Azur, la princesse Srinagarindra prend goût à ce sport et le transmet dans son pays. Celle que l’on appelle « princesse grand-mère » va faire de la pétanque un sport officiel transmis dans les écoles, les universités et l’armée. Par la suite, les autres pays d’Asie vont emboîter le pas à la Thaïlande.

    Deuxième sport national, après le taekwondo, la pétanque est toujours aussi populaire et les champions poussent comme des champignons.

    L’Italie chez elle a sauvé les meubles avec une victoire en individuel de Diego Rizzi et une médaille de bronze.

    Un petit coup de chapeau à la Suisse finaliste du doublette hommes avec Maiky et Joseph Molinas.

    Revenons à nos Français. Pour certains, ils n’ont pas été à la hauteur des grandes ambitions affichées. On le sait, en dehors de l’or, tout autre résultat est un échec. C’est culturel. Mais le temps où certaines personnes affirmaient « le championnat du monde est plus facile qu’un championnat de France » est révolu.

    Les nations émergent comme les Pays-Bas vainqueurs de Rocher-Sarrio lors des premiers tours ou l’Allemagne bourreau de la France en finale lors du dernier championnat d’Europe.

    Rendons grâce aux Françaises qui ont tenu honorablement leur rang avec deux places de finalistes.

    Enfin nous terminerons en donnant un carton rouge à l’organisation Italienne de ces championnats du monde. Les terrains « de plage » étaient indignes d’une compétition Internationale. C’est dommageable pour le spectacle mais tous les pays étaient sur le même pied d’égalité et ce sont toujours les meilleurs qui gagnent.

    Résultats

    Individuel féminine

    Kantaros Choochuay (Thaïlande) bat Nelly Peyré (France). 13 à 10

    Individuel masculin

    Diego Rizzi (Italie) bat Joseph Ramnointiaray (Madagascar) 13 à 8

    Doublette féminine

    Kantaros Choochuay/Nantawan Fueangsani (Thaïlande) bat Nelly Peyré/Audrey Bandiera (France) 13 à 2

    Doublette hommes

    Saranut Sriboonpeng/Ratchata Khamde (Thaïlande) Bat Joseph et Maiki Molinas 13 à 0

    Doublette hommes

    Doublette mixte

    Enjanahry Ravomana/Lora Rakotoarisoa (Madagascar) bat Nelly Peyré/ Dylan Rocher 13 à 6

  • Le banquet de Stérin pose ses couverts à Béziers

    Le banquet de Stérin pose ses couverts à Béziers

    En apparence, le rendez-vous prévu dans les arènes de Béziers le 27 septembre n’a rien de politique. Sur le site de ce « banquet biterrois », il est question de « rire, chanter, ripailler et partager dans ce lieu unique » et « d’ambiance, convivialité, animations, musique ». Avant la fête dans la tradition feria qui suivra, le repas prévoit un kilo de nourriture par personne allant de la charcuterie locale en passant par une viande à la broche, le tout arrosé de bière et de vin. Pour y participer, il faudra tout de même débourser la bagatelle de 80 euros par tête…

    Sauf qu’à y regarder de plus près, ces banquets n’ont rien d’anodin. L’organisateur, l’entreprise Canon Français, a été racheté par Pierre-Édouard Stérin. Le milliardaire qui a fait fortune notamment avec les Smartbox, poursuit un objectif : amener l’extrême droite au pouvoir. Dans plusieurs enquêtes, L’Humanité a révélé son projet Périclès (pour « patriotes, enracinés, résistants, identitaires, chrétiens, libéraux, européens et souverainistes ») et ses trois objectifs : des victoires idéologiques, électorales et politiques. Ses liens avec Bruno Retailleau (LR), ministre de l’Intérieur démissionnaire, et la direction du RN, sont connus.

    « Un événement pour les riches »

    Avec le Canon Français, l’exilé fiscal en Belgique ajoute un outil dans sa bataille idéologique. Car ces banquets où le saucisson, le cochon braisé et le vin sont promus au rang d’étendard, se veulent un symbole de la défense d’un supposé « mode de vie à la française » qui serait mis en danger par l’immigration, le wokisme. « Ici c’est charcutaille, pinard et rigolade. On se cale autour d’une grande tablée, on sort le béret, on relâche la ceinture d’un cran et on bouffe comme si demain n’existait pas. Du sauciflard, du fromage qui pue, du vin rouge qui tache la nappe et des copains qui chantent trop fort : bref, le terroir », communique avec élégance la mairie de Béziers dirigée par Robert Ménard (extrême droite).

    La gauche biterroise n’est pas dupe. « Je suis très mal placé pour critiquer le bon vivant », plaisante Nicolas Cossange (PCF). « Mais ce Canon Français fait partie de la galaxie Stérin. On ne mange pas de manière neutre. Ce rendez-vous révèle surtout l’hypocrisie de l’extrême droite qui sous prétexte de défendre les traditions culinaires françaises le fait en pratiquant des tarifs particulièrement excluant. Dans une ville comme Béziers, cela exclut 80% de la population. C’est un événement pour les riches », cingle l’élu.