Author: tecnavia

  • Les propositions très sociales des communistes de Montpellier

    Les propositions très sociales des communistes de Montpellier

    C’est place Albert 1er, alors que le tramway de la nouvelle ligne 5 fait ses essais « à blanc » (sans passagers) avant sa mise en service, le 20 décembre (lire aussi page 14), que les communistes de Montpellier ont rendu publiques lundi 8 décembre leurs propositions pour les élections municipales de mars 2026.

    « Les élections municipales se déroulent dans un contexte national très compliqué et particulier avec la contradiction des 211 milliards d’aides aux entreprises sans aucun contrôle ni social et écologique et dans le même temps des collectivités à qui on va demander encore 8 milliards d’économies », introduit Clara Gimenez, conseillère municipale déléguée à la vie étudiante et vice-présidente de la Métropole Montpellier Méditerranée.

    Cela posé, la détermination reste de mise et Hervé Martin, adjoint aux sports, souligne la qualité du bilan municipal de la majorité du maire Michaël Delafosse (PS) à laquelle les communistes participent. « On coche toutes les cases du projet que l’on avait proposé aux Montpelliérains en 2020 », résume Hervé Martin. « D’abord, des gros investissements avec la ligne 5 de tramway, la prolongation de la ligne 1, la gratuité des transports. Tout le bouclier social qui avait été promis aux Montpelliérains, au-delà des gros investissements, a été réalisé », appuie l’adjoint aux sports. Il rappelle que pour une famille, la gratuité des transports représente l’équivalent d’un 13e mois de salaire. Le bilan « c’est aussi la mutuelle communale, les premiers m3 d’eau gratuits, le coup de pouce pour inscrire un enfant dans un club de sport ou une association culturelle. C’est l’encadrement des loyers… »

    Pour poursuivre cette dynamique, les communistes ont des propositions nouvelles à mettre en débat pour construire le prochain projet municipal. La première est plus que symbolique : « Nous faisons la proposition qu’il y ait quelque part à Montpellier sur une place, dans un lieu emblématique un monument pour la paix », quelle que soit sa forme : « Une statue, une grande fresque. On fera appel à des artistes pour réfléchir à ce sujet pour nous absolument fondamental », insiste Hervé Martin. La deuxième grande proposition est la création d’une agence municipale du logement. « C’est un vrai sujet, particulièrement à Montpellier avec des ménages qui peinent de plus en plus à se loger avec un secteur privé qui spécule », explique Clara Gimenez. Après l’encadrement des loyers, le permis de louer « on a besoin de passer un nouveau cap et c’est dans ce contexte que l’on propose la création de cette agence municipale du logement qui permette de regrouper tous les dispositifs existants et de nouveaux. Que les gens aient un lieu unique pour poser leurs questions, connaître leurs droits. »

    « Nous souhaitons continuer à travailler

    avec cette équipe »

    La troisième grande proposition des communistes montpelliérains est l’accès aux vacances. « Pas un enfant ne doit entrer en classe de 6e sans souvenirs de vacances », annonce Hervé Martin. « On propose que la Ville de Montpellier achète un centre de vacances, que cela soit à la mer, à la montagne, peu importe, de façon à pouvoir accueillir tous les enfants de Montpellier qui ne peuvent pas partir en vacances. C’est absolument fondamental. »

    Alors que le maire Michaël Delafosse n’a pas encore déclaré sa candidature pour un deuxième mandat (il prendra sa décision en début d’année), les communistes précisent : « Pour nous, les discussions commencent de parti à parti pour s’entendre sur les contenus. Il est bien évident que si l’équipe a bien fonctionné pendant six ans, c’est aussi parce qu’elle avait un capitaine qui savait faire fonctionner l’équipe. Bien entendu nous souhaitons pouvoir continuer à travailler dans cette équipe élargie avec le même capitaine », précise Hervé Martin.

  • Richard Gasquet, le dernier bal

    Richard Gasquet, le dernier bal

    Sa première vie a pris fin le 29 mai sur le court de Roland-Garros. Sa vie de tennisman de haut niveau s’est achevée à 39 ans sur la terre de Paris devant le numéro 1 mondial : l’Italien Jannik Sinner. Plus de 1 000 matchs sur le circuit ATP, plus de vingt ans d’une carrière au très long cours à défier les plus grands joueurs de la planète.

    Tout est fini, tout est presque derrière lui. Richard Gasquet n’est pas là pour exhumer aujourd’hui son parcours, pour remonter le temps et corriger la trajectoire d’une carrière à courir après l’attente née de sa précocité et de son « génie ». Mardi 16 décembre, au stade Raoul-Barrière de Béziers, le Sérignanais (39 ans), veut partager sur les terres de son enfance et ce lieu de l’épopée de l’ASB une dernière balle avec ses amis de la génération post-Noah, avec d’autres retraités du haut niveau et le Variétés Club de France, qui rassemble d’anciens sportifs, la plupart footballeurs, sous la mainmise du journaliste Jacques Vendroux.

    Richard Gasquet vient peut-être humer les embruns de l’ex-stade de la Méditerranée en quête des sensations d’une enfance volée ou pour le moins très vite envolée. « Je voulais faire quelque chose à Béziers, parce que c’est là où je suis né. J’allais voir des matches de rugby quand j’étais tout jeune. Le stade de la Méditerranée, c’est un endroit que je connais depuis toujours. J’ai des souvenirs de rugby depuis tout petit, déjà parce que Richard Astre est un ami de mon père. J’ai vu des dizaines et des dizaines de matches au stade, c’est un lieu important pour moi » racontait-il récemment à nos confrères de Midi Libre. Richard Gasquet tombe quelque peu le masque d’un homme introverti, longtemps écrasé par sa réputation de petit génie et les promesses de ses premiers succès au tournoi des As à Tarbes devant Rafael Nadal ou de Monte-Carlo en quart de finale face à Roger Federer. Comme des jeunes footballeurs (Bravo, Ferreri…) ont été étouffés par la succession de Michel Platini, il a fait face à l’après Yannick Noah, dernier vainqueur français d’un tournoi du Grand Chelem (Roland-Garros en 1983), au charisme insolent. « Quand un magazine titre le champion que la France attend, quand tout le monde se retourne sur lui, on imagine tout le poids que ça peut engendrer chez un enfant », explique Julien Gillet, ancien sparring-partner de Richard Gasquet.

    « Une très belle carrière »

    Très tôt dans la région, très vite en France, tout le monde veut imiter le revers à une main d’un joueur, au talent rare. Très tôt, très vite, il est confronté à la médiatisation, au star-system d’un tennis, peut-être trop envahissant pour lui. Très tôt, très vite, au lieu de s’enthousiasmer pour la fulgurance de sa carrière naissante, tout le monde pointe ses échecs répétés en Grand chelem. Lui comme Tsonga, Monfils, Simon… croisent au début du siècle les trois monstres : Federer, Nadal et Djokovic.

    « Il y avait une attente en France, parce que depuis Noah, il n’y a pas eu de vainqueur de grands Chelem. En France, on a une densité de joueurs de haut niveau, mais on n’a pas l’égal des Espagnols, avec des joueurs comme Nadal ou Alcaraz capables de gagner les grands tournois. On lui a dit, mais pourquoi tu n’as pas réussi à en gagner alors que tu étais très fort jeune ? Ce ne doit pas être facile à gérer », relève le coach héraultais, qui se souvient de son style particulier. « Il jouait un tennis peut-être un peu moins puissant que n’est le tennis moderne. C’est du beau tennis, mais c’est vrai que c’est un tennis qui est aujourd’hui un peu moins joué. Il était très très régulier quand même dans ses performances, parce qu’il était très solide, il maîtrisait bien ce qu’il faisait. Pour être encore plus fort, il lui a manqué de servir mieux et de prendre la balle un peu plus tôt du fond de cours », décrypte Julien Gillet, entraîneur de Valentin Royer (58e mondial). Dans ce tennis, et ce sport de haut niveau musclé, Richard Gasquet oppose un jeu, empreint d’esthétique. Pas vraiment dans l’air du temps. Longtemps, peut-être s’est-il réfugié derrière ce jeu léché comme une carapace. « Il a fait tout de même une très, très belle carrière », rappelle l’ancien coach du Montpelliérain Arthur Cazaux. Ancien numéro 7 mondial, vainqueur de 16 tournois, notamment à l’Open Sud de France, présent à trois demi-finales de Grand chelem, deux à Wimbledon, une à l’US Open. « Sur la fin, il était plus démonstratif, plus accrocheur. Au début, c’était un peu moins le cas. On avait l’impression qu’il avait du talent, mais qu’il ne forçait pas son talent plus que ça. Alors qu’en fin de carrière, j’ai vraiment l’impression qu’il était vraiment dans la bagarre », pointe Julien Gillet comme on décèle une énigme.

    Cette vie est désormais derrière lui. Une autre peut commencer. Comme membre de la cellule « expert » de la fédération française. Pour aider peut-être des talents innés à mieux grandir.

  • La campagne de gauche a débuté au Jas de Bouffan

    La campagne de gauche a débuté au Jas de Bouffan

    S’ils avaient affiché leur union par voie de presse, ils n’avaient pas encore fait de déplacement public ensemble. Samedi, les forces de gauche (hors LFI) et écologistes, réunies sous la liste Aix Avenir conduite par Marc Pena, député PS de la 11e circonscription et meneur de la liste d’opposition Aix en Partage, se sont retrouvées pour tracter sur le marché du Jas de Bouffan. « C’est le premier événement de la campagne. On commence par le Jas parce que c’est symbolique des quartiers populaires d’Aix. C’est leur voix qu’on veut porter. Pas que, mais si la gauche n’intéresse pas les gens des classes populaires ou moyennes, elle n’est pas dans son rôle. On est là pour dire aux habitants qu’on va faire une ville ensemble, et pas seulement une Biennale de la culture », lançait Marc Pena. Le défi selon la tête de liste ? « Que les gens votent à nouveau. »

    « Toutes les forces de gauche et écologistes sont autour de Marc, il y a une volonté commune de s’inscrire dans le travail. On n’est pas là pour faire de la figuration. On veut gagner. Il n’y a rien qui voue Aix à rester pour l’éternité une ville gérée à droite, voire très à droite. On a pour ambition de recoudre la ville et sortir de cette fragmentation qui exclut chaque fois plus les territoires populaires », ajoute David Tessier, chef de file PCF.

    « Changer les priorités »

    Plusieurs soutiens de gauche, comme Stéphane Salord, représentant de Génération écologies avec qui les discussions pour intégrer la liste « avancent bien » estime ce dernier, ou Agnès Daures (DVG) se sont ralliés à cette séquence de tractage, poursuivie aux Allées Provençales puis dans le quartier de Puyricard.

    Transport, logement, abandon des quartiers, service public : les sujets phares portés par la gauche ont été abordés entre clients des étals et colistiers d’Aix Avenir. « Vous voulez que ce monde là vote pour vous ? Il va falloir faire des efforts… les jeunes me disent : il y a quoi dans le quartier ? Pas d’associations, pas de commissariat », lance ce gérant de café. « Les gens se sentent abandonnés, rapporte en fin de visite Marc Pena. On veut changer les priorités de la ville, on ne veut pas qu’une ville vitrine. On veut une ville qui ressemble à ses habitants. La majorité des habitants sont des salariés. Les questions du logement et du transport semblent banales mais sont des questions essentielles et elles ne sont pas traitées ».

    « Ce qu’on se propose de faire au nom de la gauche et des écologistes est d’abord de construire l’égalité réelle de tous », ajoute David Tessier. « Aix ne s’hérite pas mais se mérite. On est venu avec nos carnets, nos stylos, on a écouté les doléances des gens. Il y a une volonté de changement », poursuit Clément Frel-Cazenave, chef de file des Ecologistes. Le ton est donné.

  • Cité de l’alimentation : top départ d’un projet innovant

    Cité de l’alimentation : top départ d’un projet innovant

    La spécificité de cette cuisine centrale, c’est qu’elle est conçue pour valoriser et favoriser la cuisine à partir de produits locaux, bio, de saison. On n’est pas dans une cuisine centrale d’assemblage », explique Marie Massart, adjointe au maire de Montpellier déléguée à la politique alimentaire et à l’agriculture urbaine, au lendemain de la pose symbolique, le 3 décembre, de la première pierre de la future Cité de l’alimentation.

    Impulsé il y a cinq ans, le projet est passé en phase de réalisation (les travaux ont débuté en novembre). Implantée dans le quartier Montpellier sud, la Cité de l’alimentation sera adossée au Marché gare (MIN) : « Ce n’est pas un hasard, c’est pour faciliter les interactions avec les producteurs. » Elle accueillera donc le nouveau pôle de production alimentaire de la Ville, en remplacement de l’actuelle cuisine centrale construite en 1982, dont le seuil maximum de production est dépassé depuis presque 10 ans. Dès la rentrée 2028, elle fournira plus de 16 000 repas quotidiens aux cantines des écoles de Montpellier. « La capacité pourra monter jusqu’à 20 000 repas par jour. À terme, il sera aussi sûrement possible de fournir d’autres communes de la métropole », indique l’élue.

    Des cours de cuisine

    pour les enfants

    « Pour respecter l’esprit du “fait maison, frais et de saison” », on y trouvera un pôle de transformation des produits bruts constitué d’une légumerie, d’une mûrisserie pour les fruits et d’un atelier de production des desserts. Par ailleurs, les 80 agents de la cuisine centrale, dont certains, aujourd’hui « n’ont pas accès à la lumière du jour », bénéficieront d’une qualité de travail nettement améliorée.

    Mais la dimension la plus innovante du projet réside dans son ambition pédagogique. « Cette cité de l’alimentation est conçue pour accueillir des classes. Elle a été aménagée avec un amphithéâtre, il y aura un jardin pédagogique, un espace pour proposer des ateliers cuisine et des visites seront prévues sur les coursives, permettant de voir la cuisine se faire », énumère Marie Massart. Le lieu disposera également d’un « véhicule pédagogique itinérant » qui se rendra dans les écoles. Objectif : « Donner aux enfants le goût de la cuisine », les sensibiliser à une alimentation saine.

    D’un montant de 60 millions d’euros, ce projet qui représente un des plus gros investissements du mandat, sera en partie financé par la vente du site de l’actuelle cuisine centrale.

  • A Noves, Laurent Fabre pour prendre le relais

    A Noves, Laurent Fabre pour prendre le relais

    L’actuel adjoint aux Sports et Associations est candidat pour succéder à l’actuel maire Georges Jullien, qui lui passe le relais. Il précise : « Après un mandat de conseiller municipal (2001-2008), cela fait bientôt 6 ans que je suis adjoint de Georges Jullien. J’étais un de ses soutiens de la première heure, mais j’avais mon travail et mes enfants. En 2020, je suis parti avec une très belle délégation et, depuis, je me suis beaucoup investi. »

    Aujourd’hui, cet agriculteur de 57 ans, qui assume ses valeurs de gauche, humanistes, de justice sociale et environnementale, est prêt à prendre la suite, continuer l’immense travail accompli depuis plus de 30 ans par Georges Jullien et ses équipes, en impulsant un souffle nouveau.

    Une liste déjà prête,

    avec 17 élus sortants sur 29

    « Nous sommes fiers de prendre la suite. Le bilan de ces 30 années, on le fait nôtre, pour encore l’améliorer », déclare Laurent Fabre. Georges Jullien insiste : « Laurent a toute ma confiance ; il a toutes les capacités pour être Maire. Je sais que les électrices et les électeurs ne se tromperont pas. Il saura récupérer l’héritage construit et le faire fructifier. » Lui-même, à la demande de toute la liste, sera candidat, mais pour redevenir conseiller municipal. Il dit en souriant : « Après 34 ans, j’ai fait mon temps, je laisse mon brassard de capitaine. Je serai sur la feuille de match, mais comme simple joueur pour donner, si on me le demande, des conseils et ouvrir quelques portes dont j’ai les clés. » En début d’année 2026, Laurent Fabre présentera sa liste et les grandes orientations de son programme.

  • [Série 2/3] Tabagisme et particules de plastique, un cocktail explosif

    [Série 2/3] Tabagisme et particules de plastique, un cocktail explosif

    Le cancer du poumon est une maladie asymptomatique que l’on décèle encore tardivement et donc à un stade métastatique. « 60 à 70% des patients diagnostiqués ont déjà des métastases dans le corps. Ce sont des patients qui ont entre 60 et 65 ans, ce qui est le reflet d’années d’expositions à des cancérigènes respiratoires et essentiellement le tabagisme qui est responsable de 85% des cancers du poumon », explique le docteur Anne Madroszyk, oncologue spécialisée dans le cancer du poumon et responsable du service d’oncologie thoracique à l’Institut Paoli-Calmettes. « Il est le troisième cancer le plus fréquent au monde et le premier en termes de mortalité. En France, on compte 53 000 décès par an liés au cancer du poumon et 80 000 si l’on englobe toutes les pathologies en lien avec le tabac comme les maladies cardiovasculaires ou d’autres types de cancers. » Outre la consommation de tabac qui est la première cause de développement de cancers du poumon (1/5 fumeurs contre 1/100 non-fumeurs), il existe d’autres facteurs de risques. Parmi eux, la consommation de cannabis et la vape, très répandus chez les jeunes.

    Objectif : diminuer la mortalité

    « La pollution atmosphérique est également reconnue comme étant un important facteur de risques, elle est d’ailleurs la première cause de cancer du poumon chez les non-fumeurs, touchant 15% des patients contre 10% il y a encore quelques années », souligne-t-elle. « Quand on parle de pollution atmosphérique il y a l’amiante, interdite aujourd’hui mais que l’on peut retrouver chez des patients âgés qui y ont été exposés dans le cadre professionnel. Mais aussi les particules fines comme le diesel, l’industrie ou les fumées d’incendies mais aussi le tabagisme ultra-passif, c’est-à-dire qui reste dans l’atmosphère et qui est partagé par tout le monde. » Sans compter que le sujet de la pollution par inhalation des micro et nano particules de plastiques est de plus en plus pointé du doigt.

    « Nous en sommes encore à un stade expérimental en laboratoire mais des études récentes dont les dernières datent de cet été montrent que ces particules sont partout. À la fois inhalées et ingérées, elles entraînent une inflammation des voies respiratoires et facilitent la mort des cellules saines contre un développement de cellules cancérigènes », déplore le docteur Madroszyk. « C’est une catastrophe planétaire car le plastique le plus dangereux est celui que l’on ne voit pas ! »

    Dès le mois de mars, une étude nationale menée par l’Institut du cancer (INCa) doit être lancée pour mener une campagne d’information sur le dépistage précoce de ce cancer. « Les fumeurs ou anciens fumeurs pourront bénéficier à titre individuel d’un scanner thoracique de dépistage, faiblement éradiant, comme on peut faire une mammographie par exemple et ainsi diminuer nettement la mortalité », conclut l’oncologue.

  • Gaby Charroux a inauguré son local de campagne électorale

    Gaby Charroux a inauguré son local de campagne électorale

    Nous voulons garder une mairie à gauche et un maire communiste qui doit être Gaby Charroux » lance Marc Beltran à plus de 500 autres soutiens de Gaby Charroux rassemblés dans la cour du local de campagne du 1 bd Gérard-Philipe, devenue amphithéâtre le temps d’une inauguration aux allures de meeting.

    Les soutiens au maire sortant ont eu l’occasion d’exprimer leur vision de la campagne. À l’instar de la photographe Caroline Malatrait, autrice d’un travail de mémoire sur la famille Zavattoni et pour qui Gaby Charroux « est le garant de l’histoire sociale et humaine de Martigues, ville façonnée par le travail, la solidarité, non par la spéculation ou l’exclusion ». Et abonde : « Nous sommes saturés de discours simplistes et de peurs instrumentalisées, noyés dans les réseaux sociaux et la désinformation. Il suffit de sortir et de regarder autour de nous pour constater que Martigues a avancé, s’est transformée, sublimée année après année », affirme Caroline Malatrait.

    L’ancien proviseur du lycée Langevin, Marc Beltran, part d’une expérience toute personnelle, mais prise pour exemple. « Comme tout malvoyant de France, on a droit à une télécommande fournie par les Villes » pour le guidage sonore des piétons. « À Martigues, non seulement le service vous donne rapidement l’équipement mais en plus il vous demande votre itinéraire pour vous accompagner ! » souligne l’ancien fonctionnaire.

    Le candidat Gaby Charroux veut toujours plus pour la ville. L’actuel maire l’annonce : « Nous allons demander à récupérer la propreté urbaine et la régie des eaux à la Métropole car on faisait mieux » face au mécontentement des usagers. « Nous refusons la résignation » lance l’édile, dans « un moment charnière où deux visions du monde s’affrontent » au local comme à l’international. Et à 83 ans, « s’il n’y a que mon âge à me reprocher, alors tout va bien ».

    « Son optimisme et son expérience inspirent »

    Il y a de tous les âges dans le public. Marc Beltran parlait d’ailleurs d’« une ville qui a investi dans sa jeunesse ». Selma Bechagra, 21 ans, en atteste. « Le maire nous a aidés dans l’obtention du Bafa avec des stages payés. Ça a été une vraie première expérience professionnelle avec salaire, surtout que je passais en même temps le permis », raconte cette travailleuse sociale de métier. « Notre maire écoute ses citoyens, est proche d’eux et ça fait la différence », assure-t-elle.

    Eddy Dekkiche, étudiant en droit, partage. « Son optimisme et son expérience m’inspirent, comme sa capacité à répondre aux besoins de la ville qui évoluent » relate le juriste, qui s’estime « chanceux d’avoir grandi avec l’éducation, la culture et le sport pour s’épanouir dès le plus jeune âge ».

    Le prochain atelier de la campagne a lieu mercredi 17 décembre à 18h, salle Dufy.

  • Un 14 décembre placé sous le signe de la magie de Noël

    Un 14 décembre placé sous le signe de la magie de Noël

    La commune du Rove s’apprête à vivre une journée particulièrement festive ce dimanche 14 décembre, avec le traditionnel Marché de Noël, organisé par la municipalité et le comité des fêtes. De 9h à 17h, le gymnase municipal Blaise Gouiran sera entièrement métamorphosé en un véritable village de Noël, mêlant convivialité, créations locales et animations pour toute la famille.

    Cette édition 2025 met une nouvelle fois à l’honneur la richesse artistique et artisanale du territoire. De nombreux exposants rovenains, artistes et artisans amateurs, présenteront leurs réalisations : décorations de Noël, bijoux faits main, peintures, romans, maroquinerie, douceurs et spécialités culinaires et autres idées cadeaux pour préparer les fêtes en soutenant la production locale. Le Marché de Noël du Rove est l’un des rendez-vous les plus attendus de l’année. Toute la journée, enfants et parents profiteront gratuitement d’un manège enfantin, de structures gonflables et d’un spectacle jeune public. Le Père Noël, attendu avec impatience, sera présent du matin au soir pour saluer les enfants et poser avec eux.

    Deux temps forts en fin

    de journée

    Un stand photo souvenir sera également animé par la photographe Aurélie Ungaro, permettant d’immortaliser cette journée festive. Une buvette et un espace de petite restauration compléteront l’événement, pour une pause gourmande dans une ambiance chaleureuse.

    La fête se poursuivra dans le village avec deux rendez-vous incontournables. À 16h30 tout d’abord, à l’Église Sainte-Anne avec un concert de chants de Noël interprétés par la chorale rovenaine Le Chant des Collines et Les Sonatines. Participation libre. À 18h ensuite avec une randonnée aux flambeaux. Le départ se fera place Georges Rosso avec un rassemblement programmé à 17h30. Cette balade nocturne, organisée par Odyssée Nature, est gratuite et ouverte à tous. Un moment familial et féerique pour clôturer cette journée de partage.

    Renseignements : mairie
    du Rove – 04.91.46.80.00.

    Et aussi

    Noël aux écoles. Les 16, 18 et 19 décembre au Groupe scolaire François Bessou, repas festif, spectacle et distribution de cadeaux aux enfants.

    Spectacle musical. Le mercredi 17 décembre à 15h au Gymnase Blaise Gouiran un spectacle jeune public, Lilo et Stitch, est offert par la municipalité aux enfants de la commune accompagnés de leurs parents. À 16h : arrivée du Père Noël suivie d’un goûter.

    Manège. Du 15 au 19 décembre, manèges et structures gonflables installés place Rosso de 14h, des tours sont offerts par la municipalité. ainsi que des barbes à papa avec présence du Père Noël.

  • Olivier Sulpis, chercheur CNRS : « Étudier le sujet de la capture du CO2 ne veut pas dire le soutenir »

    Olivier Sulpis, chercheur CNRS : « Étudier le sujet de la capture du CO2 ne veut pas dire le soutenir »

    La Marseillaise : Vous avez codirigé un rapport sur la capture du dioxyde de carbone (CO2) dans l’océan. Braquer les projecteurs sur cette piste peut être vu comme un moyen de détourner l’attention du vrai sujet : la réduction des émissions de CO2. Qu’en pensez-vous ?

    Olivier Sulpis : C’est vrai, mais ce n’est pas notre intention. La réduction des émissions de CO2 est notre principale recommandation. Mais certains expérimentent déjà la capture du CO2 dans l’océan. Refuser de l’étudier, c’est abandonner l’idée d’informer nos décideurs et prendre le risque que chacun fasse ce qu’il veut. Il est important de s’y intéresser et de ne pas laisser le sujet à d’autres qui auraient des intérêts autres que le bien commun. Enfin, étudier ne veut pas dire soutenir.

    Les processus bio-géo-chimiques dans l’océan sont incroyablement complexes. N’est-il pas illusoire de penser que nous arriverons à être sûrs qu’une méthode n’aura pas d’effet néfaste sur l’environnement –et sur le long terme–
    si elle est déployée à grande échelle ?

    O.S. : C’est sûr. C’est pourquoi nous sommes loin de voir n’importe quelle méthode déployée à grande échelle. L’océan est si variable ! Toutefois, certaines méthodes sont moins susceptibles de causer des perturbations environnementales que d’autres.

    Par exemple ?

    O.S. : Planter des algues ou restaurer des écosystèmes côtiers, comme des herbiers de posidonies. La quantité de CO2 captée à espérer avec cette méthode n’est pas énorme, mais c’est plutôt bénéfique pour la biodiversité et il n’y a pas de point négatif évident.

  • Capture du CO2 par l’océan : regain d’intérêt et incertitudes

    Capture du CO2 par l’océan : regain d’intérêt et incertitudes

    Faire pousser des algues et les faire couler au fond de l’océan ? Ou le fertiliser pour booster le développement du phytoplancton ? Ou réduire l’acidité de l’eau en y dissolvant des minéraux ? « Depuis cinq ans, il y a un regain d’intérêt autour de ces méthodes qui permettent de capturer du dioxyde de carbone (CO2) dans l’océan, principalement de la part de start-up ou d’organisations non-gouvernementales », relève Olivier Sulpis, chercheur CNRS au Centre de recherche et d’enseignement en géosciences de l’environnement (Aix-en-Provence). L’idée ? Lutter contre le changement climatique en augmentant la capacité de l’océan à absorber du CO2.

    « Il y a eu un tournant ces dernières années, assure le chercheur. C’était considéré comme un sujet d’apprentis-sorciers il y a une dizaine d’années. C’est maintenant pris au sérieux, même par une partie de la communauté scientifique. » Il cite notamment le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) qui considérait en 2018 que limiter le réchauffement à +1,5°C d’ici la fin du siècle par rapport au début de l’ère industrielle nécessitera de capturer du CO2. « Pas sûr que cela soit aussi indispensable pour atteindre l’objectif de +2°C », nuance-t-il toutefois.

    Risques écologiques

    Aujourd’hui, seules quelques expérimentations ont été menées. « Si cela venait à se développer, il est important que cela ne se fasse pas n’importe comment », insiste Olivier Sulpis. C’est la raison pour laquelle il publie, avec des collègues européens, un rapport sur le sujet pour le Conseil européen de la mer (EMB). « L’objectif était de recenser les méthodes, d’établir des critères pour évaluer leur efficacité et les risques potentiels et d’émettre des recommandations », explique-t-il.

    Le rapport insiste sur plusieurs éléments à évaluer comme la quantité de CO2 réellement capturée, la durée pendant laquelle il sera piégé et les risques pour l’environnement. Certaines méthodes ont déjà montré des effets néfastes comme la fertilisation de l’océan avec du fer qui accroît la production de phytoplancton en surface mais entraîne une désoxygénation de l’eau car ce surplus de phytoplancton attire de nombreux organismes qui respirent.

    « Il ne faut pas croire que le problème du réchauffement climatique sera réglé en capturant du CO2 », rappelle Olivier Sulpis. Même si des méthodes s’avéraient efficaces et inoffensives pour l’environnement, les quantités absorbées ne suffiraient pas. « Déployer n’importe quelle méthode à l’échelle du globe coûterait très cher et ne permettrait de réduire que de quelques parties par million (ppm) la quantité de CO2 atmosphérique », précise-t-il. Alors que nous sommes passés de moins de 300 ppm à plus de 420 ppm en 200 ans. « C’est toujours bon à prendre », admet-il. Mais la méthode la plus efficace, la plus simple et la moins chère est connue : arrêter d’émettre du CO2.