Author: tecnavia

  • Europétanque : ils sont intouchables

    Europétanque : ils sont intouchables

    L’hippodrome de Cagnes était consacré à la pétanque durant quarante-huit heures.

    La 24e édition de cette Europétanque a tenu toutes ses promesses et a affirmé un plus la suprématie d’une triplette inédite, il y a quinze jours à l’international de Nyons avec un succès à la clé. Le trio a réitéré la performance en terre azuréenne avec un panache et une force de frappe impressionnante. Les trois hommes ont sauté tous les obstacles avec un sang froid glacial avant de finir au galop.

    Stéphane Robineau, Maison Durk, Dylan Rocher voilà une triplette qui peut devenir une nouvelle dream team.

    Philippe Roux acteur privilégié et auteur d’une partie remarquable avec ses équipiers Patrice Grégori et Philippe Rayne, s’est incliné en 8e de finale.

    « Nous menions 8 à 3. La mène suivante se présentait bien et un petit coup du sort nous fait concéder un point. La suite est à l’image de leur talent. Un tir malheureux de Philippe (Rayne,) deux boules gaspillées et la punition est immédiate. Six points concédés et la défaite qui suit ». Philippe Roux commente cette fin de partie avec regret. Pourtant avec ses partenaires, ils ont été très bons dans cette confrontation.

    Aujourd’hui, la pétanque de haut niveau est très exigeante. Comme l’affirme le vainqueur du Mondial la Marseillaise 1996. Vingt équipes dans ces compétitions ont un potentiel énorme.

    Elles étaient présentes à Cagnes mais ont chuté. L’équipe de France Bonetto, Feltain et Helfrick a subi la loi du jeune prodige Dawson Herleman. Lacroix, Doerr et Petit-Jean ont été dominés par les futurs finalistes emmenés par le champion de France tête à tête Cyril Bégon.

    En quart de finale, Rocher a battu le champion Tunisien Mohamed Bougriba avant de s’imposer dans une demi-finale plus accrochée face à Joseph Gimenez, Mayron Baudino et Adrien Delahaye (13 à 8).

    Les joueurs de la pétanque Arlancoise, Cyril Bégon, William Dauphin et Bruno Gire ont réalisé un remarquable parcours avec cette victoire face à Lacroix en quart de finale mais également les succès contre les champions de France triplette mixte Duchein et Paul Faurel. En demi-finale Herleman et des équipiers Arnaud Perrot, Frédéric Pailheret ont été mis en échec par Bégon. Quel parcours encore du jeune canonnier de 15 ans.

    En finale, la marche était trop haute pour Bégon et les siens. La tactique instaurée était d’empêcher les adversaires de tirer. Du coup le champion de France a attaqué la partie avec beaucoup d’allant au tir, secondé par un Gire également performant. Mais il faut tenir toute la distance contre cette armada. Et l’illusion a été de courte durée. En face Rocher a sorti l’artillerie lourde (14 sur 14 et autant de carreaux ou palets) Comment voulez-vous lutter ? En plus un autre canonnier en la personne de Durk est là pour finir le travail.

    Mais dans cette triplette un homme joue un rôle prépondérant : Stéphane Robineau. Il ne gaspille pas de boule à l’appoint et met tout de suite les adversaires sous pression.

    À Cagnes, Robineau, Durk et Rocher étaient vraiment intouchables. C’est le troisième succès pour Rocher à trois longueurs des recordmen de victoires Lacroix, Suchaud, Quintais (6).

    Chez les féminines

    Dans l’épreuve féminine, les tenantes du titre Laura Vierjon, Christèle Silve et Sabine Fara ont baissé pavillon en quart de finale face aux futures lauréates Florence Schopp, Mouna Benji et Torea Tairo (notre photo). Ces dernières ont battu en finale Marine Piquerez, Audrey Marchesse et Isabelle Masseboeuf. R.G.

  • Toulon : la gauche métropolitaine d’une seule et même voix

    Toulon : la gauche métropolitaine d’une seule et même voix

    Puisque le Collectif tramway interpelle les listes qui vont s’affronter aux municipales pour leur demander de défendre une autre trajectoire que celle du BHNS (Bus à haut niveau de service), en optant pour la solution sur rail, la parole est aujourd’hui donnée à une gauche depuis longtemps convaincue par cette option.

    « L’enquête publique n’a pas comparé l’utilité du Bus à haut niveau de service par rapport à celle du tramway. La comparaison était avec l’existant, qui est très insuffisant », a tenu à souligner, pour commencer, le conseiller d’opposition de Toulon en Commun, André De Ubeda (PCF). Et de poursuivre : « Évidemment, le BHNS, c’est mieux que rien, mais c’est “faute d’une alternative” comme le dit l’enquête elle-même. Or, une alternative existe et c’est celle du tramway, une solution infiniment plus adaptée. »

    Pour répondre aux défis

    du XXIe siècle

    « Toutes les métropoles en ont, sauf la métropole de Toulon », rappelle André De Ubeda. Et d’assurer : « Toulon en Commun remettra en question le choix du BHNS. Nous sommes les seuls. Les études sont déjà faites en grande partie, le financement est prêt, l’emprise au sol est moindre. Il n’y aura pas de perte de temps. Nous faisons le choix de la modernité, de l’efficacité. »

    Même son de cloche pour Stéphane Sacco (GRS), le candidat de la gauche à La Seyne-sur-Mer. « Nous sommes pour le tramway et contre le BHNS parce que ce dernier va circuler sur 30% de son tracé noyé dans le flux de circulation, avec tout ce que cela implique en termes de retards et de lenteur », commence le président de l’association La Seyne à Venir.

    Il poursuit en soulignant que le BHNS permet de transporter « seulement » 200 personnes par heure, contre 4 200 pour le tramway. Une capacité sans commune mesure, donc.

    Il pointe, également, une couverture territoriale insuffisante avec le tracé actuel du BHNS, qui prévoit pour l’instant, concernant l’ex-cité des Chantiers, un terminus à Porte Marine.

    Pour la tête de liste de la gauche, il est clair que « le BHNS ne répondra pas aux enjeux des décennies à venir ». Et de conclure, donc : « Seul le tramway est susceptible de relever les défis du XXIe siècle. »

  • Le collectif de l’Huveaune s’inquiète pour des arbres du parc de la Botte

    Le collectif de l’Huveaune s’inquiète pour des arbres du parc de la Botte

    Dans un communiqué envoyé hier à la presse, le collectif de l’Huveaune écrit : « Le projet d’aménagement des berges de l’Huveaune au parc de la Botte [porté par l’Établissement public d’aménagement et de gestion des eaux Huveaune – Côtiers -Aygalades ou Epage Huca, la Ville d’Aubagne, la Métropole Aix-Marseille, Ndlr] a suscité en 2023 un émoi considérable à Aubagne. » Le collectif embraye : « Des rassemblements et une pétition ont permis de voir le projet initial, qui prévoyait l’abattage de 234 arbres significativement modifié. Une quinzaine d’arbres ont été au final détruits. Les travaux sont en voie d’achèvement sous la responsabilité de l’Epage Huca. »

    Il continue : « Mais voilà que depuis quelques jours, les usagers du parc ont observé le marquage pour abattage d’un grand nombre d’arbres adultes à proximité du chantier, sans aucune explication fournie par la mairie (l’Epage Huca s’étant déclaré extérieur à cette opération et sans information à ce sujet). Nous refusons ces abattages dans l’urgence et l’opacité. Nous exigeons, si ces arbres sont malades et constituent un danger pour les usagers, que les diagnostics soient rendus publics et que des échanges aient lieu sur site pour évoquer les solutions possibles avec les citoyens. »

    Interrogée par nos soins, la Ville répond : « Parmi les arbres marqués dans le parc, neuf vont être abattus car ils sont morts et présentent un danger pour les usagers à cause des chutes de branches. D’autres vont être taillés et élagués, comme cela se fait chaque automne. »

  • Un coordinateur pour la campagne des Écologistes

    Un coordinateur pour la campagne des Écologistes

    Continuer la campagne malgré tout. Alors que les militants écologistes restent encore suspendus à une décision des instances après la suspension et la mise en retrait temporaire de leur chef de file désigné, Hassen Hammou, le bloc majoritaire issu de l’assemblée générale du 14 octobre dernier a décidé de lancer, malgré, tout un comité de campagne. Mandataire du chef de file, l’adjoint d’arrondissement dans les 2-3, Thomas Laffare, a ainsi annoncé, dans un courriel adressé aux adhérents et que La Marseillaise a pu consulter, qu’il assurerait « la coordination du travail de préparation de la campagne des municipales des Écologistes à Marseille ».

    « J’ai à cœur de proposer aux personnes qui le souhaitent de trouver leur place dans ce comité de campagne en cours d’élaboration », écrit-il, indiquant avoir déjà échangé avec des responsables nationaux, ainsi qu’avec la tutelle mise en place au mois de mars sur la fédération régionale du parti. Arrivée en troisième position lors de l’assemblée générale, la responsable des Jeunes écologistes, Mirabelle Lamoureux, a déjà accepté d’y participer. Une place de coprésidente du conseil politique de la campagne est aussi proposée à l’adjointe Christine Juste, arrivée en 2e position. « Pour l’instant, rien de cela n’est officiel ou validé », modère-t-elle, attendant une réunion de la tutelle, ce jeudi matin, et des consignes du national pour lancer ce travail d’organisation.

    Quoi qu’il en soit, le bloc majoritaire propose déjà d’organiser de « grandes écoutes » auprès des habitants, avant la mise en place d’un organigramme et d’outils de campagne. Ainsi que la constitution d’une liste de candidats écologistes.

  • Des sculptures et des photos pour expliquer la maladie

    Des sculptures et des photos pour expliquer la maladie

    En ce mois d’octobre, dédié à la lutte contre le cancer, le Centre Ressource d’Aix-en-Provence coordonne près de 80 actions en lien avec Octobre Rose. Parmi elles, l’exposition « Next ! ». Jusqu’à la fin du mois, des bustes en plâtre à l’effigie de femmes sculptés par l’artiste Matthieu Faury sont installés pour le grand public et les bénéficiaires des locaux du centre, aux Milles.

    Les quelque 500 bénéficiaires des lieux, comme le public extérieur, sont invités à profiter de l’installation temporaire. C’est l’entreprise vauclusienne CBA Informatique Libérale qui a proposé l’initiative dans un premier lieu. Les œuvres ont été réalisées en coopération avec huit femmes volontaires suivies par l’Institut du Cancer Avignon Provence Sainte-Catherine, où les œuvres sont habituellement exposées.

    Elles sont, par le passé, mises en avant à Paris et Biarritz. Par cette initiative, ce sont des parcours personnels de combat contre la maladie « par le biais d’un prisme humain », précise Stéphane Salord, président du Centre Ressource aixois, qui veut être mis en lumière. « La proposition était singulière et pour la première fois, l’exposition sortait des murs d’Avignon, rapporte Stéphane Salord. Au Centre, nous cherchons à travailler sur la valorisation de la personne, la stimulation psychologique, et à faire attention que les personnes suivies conservent une estime de soi-même. Le traitement contre le cancer peut être très brutal. C’est justement tout un travail de reconstruction qui est mis en avant. L’exposition s’inscrivait dans cette démarche-là. »

    Pour le président du Centre Ressource, « Next ! » s’imbrique parfaitement dans le panel d’activités « d’art-thérapie » proposées par les équipes de cet établissement d’accompagnement.

  • À Martigues, des événements pour découvrir la richesse du service des archives

    À Martigues, des événements pour découvrir la richesse du service des archives

    Deux kilomètres de documents. Voilà qui donne une idée de la richesse du fonds du service des archives communales martégales. « Notre document le plus ancien date du XIIIe siècle et ça va jusqu’à l’ère contemporaine, en passant par la Révolution française et le Moyen-Âge », détaille Maud Blasco, responsable du département. Cette diversité permet à la municipalité, labellisée « Ville d’art et d’histoire », d’organiser de nombreux ateliers sur des thèmes divers et variés.

    Ces vendredis 24 et 31 octobre, à 14h, le service organise un événement pour apprendre à écrire comme autrefois, dans la Galerie de l’histoire. « On commence par présenter le cadastre de 1626, document prestigieux qui a la particularité d’être décoré de belles lettrines, explique Maud Blasco. En parallèle, on fait un atelier de calligraphie avec plume d’oie, plume sergent-major, calame etc… » L’après-midi est gratuite sur inscription au 04.42.49.03.30.

    Le 4 novembre, à 17h, l’architecte du patrimoine Claude Pribetich-Aznar donnera une conférence, sur le Fort de Bouc, dans la Galerie de l’histoire. « Elle nous présentera son étude transversale de toutes les sources qui existent sur ce site dans tous les services d’archives de France, notamment au niveau de sa cartographie, puisqu’il est installé dans un lieu stratégique entre l’étang de Berre et la Méditerranée », précise la responsable.

    Le reste du programme est à retrouver sur le site de la Ville.

  • Coup de frais dans les rames des trains régionaux

    Coup de frais dans les rames des trains régionaux

    Ce jeudi matin, certains voyageurs vauclusiens des trains express régionaux (TER) pourraient sentir l’odeur du neuf en montant à bord à Avignon, Carpentras ou à la gare TGV. Une des deux rames neuves Regiolis, réceptionnée par la Région, va transporter ses premiers passagers. Ce mercredi après-midi, la Région a fait la présentation, au sein du technicentre d’Avignon, lieu de maintenance et nettoyage de TER. Si l’œil profane ne remarquera pas de révolution sur les deux rames, « des aménagements vélos, un meilleur accès aux personnes à mobilité réduite et des prises entre chaque siège », font partie des nouveautés, expose Jean-Pierre Serrus, vice-président (Ren) de la Région en charge des transports.

    Quelque 230 passagers et jusqu’à 300 debout pourront être transportés. La seconde rame, qui vient d’être réceptionnée, sera mise en service d’ici à décembre et rejoindra les quelque 150 TER de la région, effectuant 700 trajets quotidiens. Un investissement de 21,8 millions d’euros pour les deux rames.

    En outre, sur une voie presque mitoyenne, une rame quasi neuve est aussi mise en avant. En réalité, elle a déjà une quinzaine d’années de service, mais sort de 4 mois d’une grande révision à Périgueux (Dordogne). « Tout est démonté, il ne reste que l’ossature, les sièges sont changés, on met de la lumière LED, d’autres caméras, le moteur et les roues sont aussi inspectés », précise François Milhet, en charge du dépannage des rames pour la SNCF. Une opération dite à mi-vie, permettant aux rames de repartir pour 20 ans. Un total de 29 rames sera ainsi réhabilité d’ici à 4 ans, pour un montant de 123 millions d’euros.

  • Sanctions contre les chômeurs : l’État attaqué en justice

    Sanctions contre les chômeurs : l’État attaqué en justice

    Dix associations, dont le Secours catholique, Emmaüs France et ATD Quart-Monde, ainsi que plusieurs syndicats (CFDT, CGT, Unsa, Solidaires), ont déposé quatre recours devant le Conseil d’État contre le décret du 31 mai 2025. Ce dernier instaure un nouveau régime de sanctions pour les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires du RSA.

    Ce texte, issu de la loi « plein emploi » de décembre 2023, prévoit notamment des suspensions d’allocations pouvant aller de 30 à 100%, pour une durée d’un à quatre mois, en cas de manquement aux obligations définies dans un « contrat d’engagement ». Un demandeur d’emploi doit, en effet, élaborer ou actualiser un contrat d’engagement prouvant qu’il recherche bien un travail.

    Les associations dénoncent une atteinte aux droits fondamentaux et une logique punitive qui fragilise les plus précaires. Le décret introduit le principe de « suspension-remobilisation », censé éviter les radiations automatiques. Mais, dans les faits, les sanctions peuvent être déclenchées pour des absences à des rendez-vous, des formations non suivies ou encore des démarches jugées insuffisantes. Cette disparité territoriale est pointée comme source d’inégalités.

    Lors d’une conférence de presse, Denis Gravouil, pour la CGT, a rappelé que « le non-recours aux droits est déjà considérable », indique Le Parisien. Elie Lambert, secrétaire national de l’union syndicale Solidaires, a accusé le gouvernement de provoquer « le découragement des allocataires, pour les dissuader de solliciter ce filet de survie », rapporte Le Parisien.

    « Une culture du contrôle »

    La « suspension-remobilisation » permet de sanctionner « plus, plus fort et plus vite », a dénoncé Lydie Nicol pour la CFDT, citée par Les échos. « Alors que ça devrait être une question de principe, ça devient une sorte de rétribution au mérite », a critiqué de son côté Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des droits de l’homme.

    Le collectif argumente dans un communiqué que le décret porte « atteinte au droit et à des moyens convenables d’existence » avec la suppression du RSA. Il épingle un manque de proportionnalité et des inégalités entre les différents départements.

    Les Départements, compétents pour le RSA, disposent d’une large autonomie pour fixer les seuils de suspension ou déléguer cette tâche à France Travail.

    Luc Chevalier, syndiqué à Sud et agent à France Travail, a cité des cas de départements dans lesquels le taux de sanction était systématiquement maximal. « Il y a un arbitraire total au service de la volonté de la direction de France Travail d’instaurer une culture du contrôle », a-t-il critiqué après des échos.

    « L’objectif, c’est de viser l’abrogation »

    Une fois notifié, le demandeur d’emploi a dix jours pour contester la décision, « ce qui, par rapport à la difficulté de vie de ces personnes, paraît complètement inadapté », selon Isabelle Doresse, vice-présidente d’ATD Quart-Monde. « Les moyens n’ont pas été mis au regard de la charge de travail supplémentaire », a estimé Vincent Lalouette, représentant de la FSU et agent de France Travail, appuyé par Elie Lambert, lui aussi employé de l’opérateur public, qui a critiqué luis aussi « une culture du contrôle ».

    Cette mesure appauvrit encore plus les plus précaires, selon ces associations. « L’objectif, c’est de viser l’abrogation de ce décret », insiste auprès de Radio France Sophie Rigard, chargée de plaidoyer au Secours Catholique. Travail pointe, au contraire, un nouveau barème de sanctions plus juste et progressif.

  • L’œuvre douce-amère de Katia Bourdarel à Marseille

    L’œuvre douce-amère de Katia Bourdarel à Marseille

    « Aux frontières du rêve et du réel, l’univers de Katia Bourdarel mêle le corps et la nature dans un voyage entre lumière et ombre, fragilité et puissance, douceur et chaos », affiche un panneau au rez-de-chaussée du Musée Regards de Provence, qui accueille jusqu’au 15 mars 2026 l’exposition de cette Marseillaise, « De fiel, de miel et de sel ». A priori, une exposition aux saveurs fades. Jusqu’à ce que notre rétine, ne s’accommode difficilement d’une série de toiles qui paraissent être des photographies au réalisme invraisemblable. Mais quelques pas en avant, permettent de voir le détail de ces peintures, parmi lesquelles Damnatio memoriae #9 et Rebelle #1. En vis-à-vis, une statue masquée par des feuillages, et le même item entièrement drapé de blanc. Presque envie de soulever ce voile tant il paraît concret. Entre le fiel et le miel, elle est peut-être là, la pincée de sel.

    « Noirceurs et soleils »

    « Inspirée par des figures mythologiques ainsi que par des textes classiques de Platon et Ovide à Apulée », indique la commissaire de l’exposition, Amélie Adamo, « l’œuvre de Katia Bourdarel nous plonge dans une exploration intime et collective de la métamorphose. Elle résonne avec nos noirceurs et nos soleils, de l’amour à la mort ». Différentes Narcisse et odalisques sont encore bluffantes de détails, tout au long d’un parcours où les nus sont légion, dévoilant chaque pli des corps et du visage. Plus l’exposition se dévoile, plus la clarté laisse place à la noirceur, comme le suggère une nuée de corbeaux suspendus en l’air. Le chemin tout tracé vers les Nocturnes métamorphoses de Katia Bourdarel qui, au son d’une musique crépusculaire, dévoilent des beautés douces-amères, assaisonnées d’un sel qui nous comprime le cœur et les artères.

  • À Toulon, le Collectif tramway refuse que la voie du rail soit enterrée

    À Toulon, le Collectif tramway refuse que la voie du rail soit enterrée

    La bataille est de toute évidence loin d’être terminée. Pour mémoire, depuis l’abandon en 2005 par Hubert Falco du projet tramway, qu’il avait pourtant fait voter à l’unanimité par la Métropole, on s’écharpe à n’en plus finir dans le Port du Levant.

    Une véritable guerre du rail oppose les défenseurs de ce mode de transport rapide, écologique et performant à une droite locale devenue frileuse, craignant que les nuisances liées aux travaux ne sclérosent la circulation automobile et ne mettent en péril l’économie déjà précaire du centre-ville. Elle préfère donc le BHNS, moins gourmand en infrastructures, mais aussi bien moins performant.

    Vingt ans de procédure plus tard, tout le monde reste figé dans son couloir. La bataille des municipales relance le dossier. D’autant que les conclusions de l’enquête d’utilité publique, tout en donnant son feu vert au BHNS, en soulignent les limites.

    Des recours vont être déposés

    Pour le Collectif tramway, c’est donc « le choix de la médiocrité » qui a été retenu.

    Le rapport de la commission d’enquête a en effet clairement « émis des doutes sur la viabilité du projet en termes stratégique, de validation du concept et du choix du mode ». Il ajoute que « la capacité d’emport du BHNS et l’ampleur de la restructuration du réseau de bus paraissent limitées, avec une faible capacité d’évolution dans le temps, au regard des besoins futurs liés au dynamisme économique et démographique de MTPM ».

    « C’est exactement ce que nous exprimons depuis de nombreuses années », enrage le président du collectif, Maurice Franceschi. Des remarques, poursuit-il, auxquelles s’ajoutent, « six réserves dans lesquelles la commission indique que le projet n’est pas à la hauteur des besoins futurs ».

    Parmi les points problématiques mis en avant : le BHNS sera, sur au moins 30% de son parcours, soumis au flux de la circulation automobile, notamment à Saint-Jean-du-Var, un quartier particulièrement embouteillé aux heures de pointe, mais aussi à la Coupiane. Ce qui aura nécessairement un impact négatif sur la vitesse commerciale et la régularité du service.

    à cela s’ajoute la mise en circulation qui n’est pas programmée avant 2038, soit encore 13 ans d’attente, « alors que les autres métropoles réalisent leurs lignes de Bhns en 3 ans en moyenne ». Un véritable gâchis pour Maurice Franceschi, alors que les travaux déjà réalisés pour le tramway, d’un montant de 180 millions d’euros, ont permis de faire l’acquisition d’une grande partie du site propre et de réaliser plusieurs ouvrages d’art.

    Un autre point reste non élucidé : le franchissement du port de La Seyne où, pour l’instant, « il n’y a pas encore de solution technique définie et évaluée financièrement ».

    Pour le collectif, cette déclaration d’utilité publique est donc faite par dépit, « pour éviter une dégradation du service public des transports en l’absence d’un autre projet ».

    Le Collectif tramway déplore donc que la solution retenue permette uniquement de compenser l’augmentation de la population, avec pour conséquence une stagnation du niveau d’utilisation des transports en commun à moins de 10%, alors que les autres métropoles en sont à plus de 20%.

    Pas question, donc, de se contenter d’un tel dénouement. « Nous avons besoin d’un tramway qui permettrait de transporter deux fois plus de passagers par rame, avec une ponctualité d’un site propre à 100% et une attractivité de 50% supérieure », souligne Maurice Franceschi.

    Des recours contre ce projet, « qui n’est qu’un gaspillage de l’argent public pour un résultat qui n’est pas à la hauteur des besoins », vont donc être entamés.

    Avec un appel lancé à toutes les listes, pour les prochaines élections municipales, à rectifier ce choix en revenant à la solution tramway qui bénéficie, elle, d’une déclaration d’utilité publique depuis 2005.