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  • Gianni Infantino toujours fragilisé à la tête de la FIFA

    Gianni Infantino toujours fragilisé à la tête de la FIFA

    Début de la fin ou simples secousses pour Gianni Infantino ? Depuis son idée, au mieux atypique, de vendre la Coupe du monde au plus offrant, le président de la FIFA subit la fronde de plusieurs fédérations continentales. L’UEFA (Europe), l’AFC (Asie) et la Concacaf (Amérique centrale et du Nord) ont publié une lettre ouverte, ce lundi matin, pour s’opposer au big boss du football mondial. Le boycott de la prochaine Coupe du monde est toujours sur la table et les trois confédérations se battent pour que l’homme de 56 ans retire sa candidature pour un nouveau mandat à la tête de l’entité. L’élection aura lieu en mars prochain et le Suisse est, à l’heure actuelle, le seul candidat.

    Ce pacte est d’autant plus inquiétant pour Infantino que ces trois fédérations pèsent lourd au niveau mondial. Même s’il y a quelques frondeurs (Qatar et Mexique en tête), UEFA, AFC et Concacaf rassemblent 136 fédés sur les 211 affiliées à la FIFA. Suffisant pour faire tomber le président, élu 10 ans en arrière, à la fin de l’hiver. Dans cette lettre conjointement publiée, les associations fustigent : « Il ne s’agit pas davantage de revenir sur l’élargissement des compétitions, l’attribution des Coupes du monde ou toute autre décision prise collectivement. Ces décisions doivent être maintenues. Il s’agit de quelque chose de bien plus fondamental : l’intégrité du football et l’intégrité de ceux qui ont été élus pour le diriger, appuient les présidents Ceferin, Montagliani et le cheikh Salman. La direction du football n’est pas une possession. Lorsque cette confiance est brisée par la tromperie, lorsqu’un individu se place au-dessus du collectif qui lui a confié son autorité, ce devoir a été abandonné ».

    Fragilisé, l’ancien secrétaire général de l’UEFA affiche toujours sa sérénité en public. Mais jusqu’à quand ?

  • Le nouveau combat de Laurence Fischer

    Le nouveau combat de Laurence Fischer

    En quinze ans de pratique au plus haut niveau, Laurence Fischer a récolté trois titres de championne du monde, sept d’Europe et onze nationaux.

    Le karaté, qu’elle a découvert à 12 ans, est ancré en elle. Et depuis ses premiers katas, sous la houlette de Claude Petinella à Martigues, jusqu’à l’ouverture de sa première antenne de « Fight for dignity », l’ONG qu’elle a créée pour venir en aide aux femmes victimes de violence, elle continue à vivre sa passion, en la transmettant d’une autre manière.

    Retrouver l’estime de soi

    « Le karaté peut aider à surmonter certains traumatismes psychocorporels. Aider des femmes qui ont souffert dans leur chair à avoir une relation différente à leur corps. Apprendre à s’y reconnecter pour retrouver une estime de soi », déclare-t-elle. La structure qu’elle a mise en place propose divers ateliers de reconstruction personnelle.

    Dans le cadre de Maisons des femmes, il en existe une vingtaine en France, deux en République démocratique du Congo, sont accueillies des personnes « qui ont la sensation d’être mortes et en pleine culpabilité alors qu’elles sont les victimes ».

    Ces maisons permettent de rencontrer des thérapeutes, mais aussi des médecins, des policiers, avec lesquels un parcours de reconstruction est mis en route. « La pratique du karaté vient en complément de l’écoute. Parfois, le seul “kiai” suffit à libérer une personne » indique Laurence Fischer.

    www.fightfordignity.net

    À Marseille, la Maison des femmes est hébergée à l’hôpital de La Timone