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  • Les apéros scientifiques de l’Osu Pythéas débattent santé à Marseille chez Zoumaï

    Les apéros scientifiques de l’Osu Pythéas débattent santé à Marseille chez Zoumaï

    Organisés par l’institut OSU Pythéas, les apéros Hyperbar de la brasserie Zoumaï (6e) à Marseille, reprennent leur rythme mensuel. Ce 16 septembre de 19h à 21h, le thème abordé est une seule santé (One Health). Le concept repose sur une idée simple : la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes sont profondément interdépendantes. Les crises récentes – pandémie de Covid-19, émergence de nouvelles maladies, pollution de l’air et de l’eau, perte de biodiversité ou encore multiplication des événements climatiques extrêmes – rappellent que les frontières longtemps établies entre santé et environnement sont aujourd’hui largement dépassées.

    Vulgariser la science

    Face à un public de curieux attablés devant un verre, les trois intervenants de cette soirée sont Anthony Gonçalves, adjoint (PCF) au maire de Marseille et délégué à la santé, Zoé Le Monnoyer, chargée de mission « une seule santé » à l’Agence régionale de biodiversité environnement (Arbe) Région Sud et Thierry Tatoni, professeur en écologie AMU à l’Imbe et membre de l’Académie des sciences, lettre et arts de Marseille. À travers des échanges durant toute la soirée, Pression Hyperbar ouvre le débat sur cette question : « la véritable prise en compte de notre santé ne nécessite-t-elle pas de prendre soin du vivant dans son ensemble ? » Grâce à des projections, tableaux et photos à l’appui, chaque intervenant micro en main présente de façon la plus didactique possible la problématique, et tente d’impulser des pistes de réflexion et d’action au sens le plus large possible. Les questions sont ensuite ouvertes dans la salle. Les 21 heures passées, la soirée continue à battre son plein de façon informelle.

    Zoumaï, 7 cours Gouffé (6e)

  • Manger le crabe bleu pour réguler cette espèce invasive

    Manger le crabe bleu pour réguler cette espèce invasive

    Une des pires espèces invasives, animal à l’allure préhistorique, délicieux crustacé bleu éclatant. » Les qualificatifs ne manquent pas pour parler du crabe bleu. Après l’Amérique du Nord, la Tunisie, l’Italie et l’Espagne, il s’est installé progressivement en Méditerranée et dans notre région. Pas vraiment de prédateur si ce n’est le poulpe qui ne vit pas en eau douce et… l’homme.

    Pas de panique ! L’Observatoire des sciences de l’Univers institut pythéas (OSU Pythéas), l’ONG Surfrider Foundation Méditerranée, la Ville de Marseille et la Région Sud s’associent et proposent d’en parler tous ensemble à la brasserie Zoumaï (6e arr). Mercredi, c’est la reprise des soirées Pression Hyperbar, afterworks mensuels animés par Bleu tomate.

    Guillaume Marchessaux, chargé de recherche IRD au MIO, Marina Chiappi, doctorante au CNR d’Ancona, Julie Duley, chargée d’étude crabe bleu et herbiers pour le Gipreb et Matteo Penza, artiste designer sont les intervenants de la soirée.

    Où le trouver dans notre région ?

    Ce crustacé, Guillaume Marchessaux le connaît bien, ce spécialiste du crabe bleu a même écrit un livre intitulé De l’invasion à l’assiette : les recettes à base de crabes bleus, téléchargeable gratuitement. En juin dernier sur Marseille, un premier dîner a été organisé avec la complicité du Cloître ( 13e arr), de Noémie Lebocey la chef des Eaux de Mars (1er arr) et de l’artiste Matteo Penza. « Il est délicieux, sa chair est très délicate et son goût se rapproche de celui du tourteau », assure le spécialiste.

    Le crabe bleu est présent dans l’étang de Berre, où le Gibrep, syndicat mixte ouvert dont les objectifs sont l’amélioration de la qualité écologique des milieux aquatiques de l’étang l’étudie de près. « Mais pas seulement, on le retrouve en Camargue à Beauduc, dans le Var, au salin d’Hyères et vers Fréjus » détaille Guillaume. Et poursuit
    «
     Marina, en se promenant un dimanche au Parc Borely, en a vu un dans l’Huveaune. En septembre, on compte aller poser des nasses, pour en capturer, plus qu’un. » Dans l’année 2026 les recherches devraient s’étendre sur tous les fleuves côtiers de la région.

    Du côté de la commercialisation, on commence aussi à s’organiser. « On peut en acheter sur l’étang de Berre à 10 euros le kilo. À Fréjus, il se vend à 8 euros directement à une conserverie qui le transforme en soupe » détaille le scientifique.