Tag: weekend

  • « Les adhésifs sont parmi les premiers matériaux de synthèse »

    « Les adhésifs sont parmi les premiers matériaux de synthèse »

    La Marseillaise : Quand sont apparus les matériaux adhésifs durant la Préhistoire ?

    Martine Regert : Ils sont parmi les premiers matériaux de synthèse fabriqués par les êtres humains – avec les pigments qui ont aussi pu être transformés. On en retrouve avec certitude en Europe entre -70 000 et -50 000 ans, témoignant de la fabrication de brai de bouleau par Neandertal. Dans d’autres endroits, ils pouvaient être réalisés avec d’autres matériaux : du bitume au Proche-Orient ou des résines en Afrique du Sud. C’est une innovation qui a permis d’emmancher des outils en silex et de gagner en performances techniques.

    Les retrouve-t-on facilement ?

    M.R. : Non car il s’agit de matériaux organiques qui se dégradent avec le temps. Nous en retrouvons au bord des lacs ou dans des environnements subaquatiques, là où il y a peu d’oxygène et donc peu ou pas d’attaque bactérienne. Cela dit, pour les adhésifs résultant d’un traitement thermique -comme le brai de bouleau-, une partie est minéralisée et aide à conserver la matière organique.

    Le bouleau est-il toujours très présent là où on retrouve du brai de bouleau ?

    M.R. : Pas forcément. Il faudrait que nous fassions une carte de répartition du bouleau et de l’usage du brai de bouleau. Nous nous demandons s’il y avait des circuits d’approvisionnement pour ce matériau avec peut-être certaines régions spécialisées dans sa fabrication. Nous voyons avec les ressources minérales qu’il existait des circuits d’échange entre certaines régions. Peut-être était-ce aussi le cas avec les matières biologiques.

    Propos recueillis par X.B.

  • [Science] Outils et chewing-gum : ce qu’une colle raconte de nos ancêtres

    [Science] Outils et chewing-gum : ce qu’une colle raconte de nos ancêtres

    L’originalité de l’étude vient de la combinaison de deux analyses : celle de la composition chimique des résidus organiques et celle de l’ADN. « Les deux étaient d’ordinaire menées séparément », souligne Martine Regert. « Elles sont complémentaires », ajoute Tabea Koch, ancienne doctorante au Cepam et co-autrice principale de l’étude. Car l’ADN est parfois détruit et nombre de plantes identifiées ici n’auraient pas pu l’être avec des marqueurs chimiques uniquement. « Combiner les deux aide à comprendre l’histoire de ces objets, de leur fabrication à leur utilisation », ajoute la chercheuse, aujourd’hui au British Museum de Londres.

    Hygiène dentaire ?

    Les analyses montrent que le brai de bouleau a servi à réparer des céramiques et à fixer des pierres taillées sur des supports en bois pour fabriquer des outils ou des projectiles. De manière intéressante, les échantillons les moins chauffés livrent de l’ADN humain buccal : ils auraient donc été mâchés. Pourquoi ? « Nous l’ignorons, admet Martine Regert. Peut-être pour soulager des douleurs ou améliorer l’hygiène dentaire. » Mais probablement pas pour le rendre plus adhésif, si l’on en croit Tabea Koch : « Nous avons testé : le mâcher le rend moins collant. »

    Mais cet ADN a permis de distinguer le sexe biologique des individus qui ont mâché ces « chewing-gums ». « Cela pourrait nous permettre d’avoir une vision genrée de certaines activités, souligne Martine Regert. Nous avons trop peu d’échantillons pour conclure aujourd’hui. Mais cela ouvre des perspectives. »

    Enfin, de l’ADN animal et végétal donne une idée de ce que mangeaient ces populations : noisettes, pavot, poisson, sanglier… « Cela complète ce que racontent des éléments plus abondants comme les contenus des céramiques, les ossements, les graines des plantes ou les grains de pollen, précise la chercheuse pour qui la suite consiste à poursuivre ce type d’étude sur plus d’échantillons. Nos partenaires danois ont obtenu un financement européen pour le faire. »

  • [Grand entretien] Anna Mouglalis : « Soutenir la presse libre et rester en alerte »

    [Grand entretien] Anna Mouglalis : « Soutenir la presse libre et rester en alerte »

    La Marseillaise : À quel point vous reconnaissez-vous dans les valeurs portées par le festival ?

    Anna Mouglalis : Déjà, je tiens à souligner que c’est moi qui suis honorée de faire partie du festival. Après, d’un point de vue général, les choses avancent peu. Suite à l’action du collectif 50/50, les festivals s’étaient engagés à ce qu’il y ait 50% de films de femmes. Mais on voit bien que ces promesses n’ont pas été tenues. Cela reste donc toujours aussi important de visibiliser les films réalisés par des femmes car leur travail devient plus compliqué. Leurs films sont moins bien dotés et produits. On leur donne tout simplement moins d’argent, ce qui a aussi un impact sur leur distribution. On ne peut donc que saluer la démarche de Films femmes Méditerranée dont la programmation contient beaucoup de films que je me languis de découvrir.

    L’une de ses sections est dédiée à la réalisatrice et pionnière grecque Frieda Liappa (1948-94), qui s’est élevée en son temps contre la dictature des colonels. Aujourd’hui, le fascisme est aux portes du pouvoir en France, avec le rapprochement des idées des partis de droite et d’extrême droite. D’où peut venir le sursaut ?

    A.M. : C’est terrible car cette levée réactionnaire touche tous les milieux. À mon petit niveau, je participe à des événements, je me rapproche d’associations en danger [Elle soutient entre autres SOS Méditerranée, Ndlr], je manifeste, je prends la parole dès que possible. Après, il y a des sursauts, comme on a pu le voir récemment avec l’élection de Zohran Mamdani comme maire de New York. Malgré tout, on est encerclés. Entre l’Italie, les petites démocraties du Nord, la Hongrie, l’Argentine… Les réactionnaires sont de partout. Je recommande à tout le monde la lecture de l’ouvrage de l’historien Johann Chapoutot, Les irresponsables. Il s’est passé la même chose dans les années 1930 avant le nazisme. Des milliardaires se sont permis de racheter toute la presse et ont mis fin à la séparation des pouvoirs. C’est ce qu’on vit en ce moment avec toutes les chaînes de propagande. Sans oublier que leurs idées se répandent même dans le monde de l’enseignement, comme on a pu le voir avec la poussée de Stérin. D’où l’importance de soutenir la presse libre et indépendante et de rester alerte.

    Le festival a aussi tenu à souligner votre engagement contre les violences faites aux femmes, vous qui avez été auditionné au printemps dernier par les députés pour témoigner de celles que vous avez subies dans le monde du cinéma…

    A.M. : Il y a eu d’autres commissions comme la Ciivise, qui a fait un travail sur trois ans avec 82 préconisations pour pouvoir lutter contre les violences sexuelles faites aux enfants. Moi, ce que je revendique, c’est que ces violences se déroulent dans tous les milieux. Dans le cinéma, notre parole a un peu plus d’écho, mais c’est vrai pour toutes les personnes en situation de pouvoir. Je suis assez impressionnée de voir à quel point les hommes ne disent rien, alors que les femmes disent : « nous le savions toutes ». Le but n’est pas de vivre sans les hommes. Mais on aurait besoin qu’ils aient un peu plus de courage. Pour les femmes, il faut un courage énorme pour prendre la parole. Les hommes n’ont, eux, peut-être pas subi directement des violences, mais le fait qu’ils les voient et ne parlent pas consiste à dire que ce n’est pas très grave. Alors, bien sûr, ça peut être compliqué quand il est parfois question de réalisateurs ou producteurs, qui sont par ailleurs des amis. Mais le courage, c’est de dire quand on voit quelqu’un qui fait quelque chose d’intolérable. Et de ne pas se dire : « oui c’est un ami » ou « il m’a fait débuter » donc, je ne peux pas parler. En parler, ce n’est pas lui tirer dans le dos. C’est se battre pour un monde meilleur et pour la justice.

    Des divisions ont cours au sein même de certains milieux militants, en ce qui concerne la lutte pour revendiquer des identités. Estimez-vous que ces combats ne doivent en aucun cas être déconnectés de la question sociale ?

    A.M. : De toute façon, la lutte est intersectionnelle. Ce sont des questions qui se posent continuellement, dans les milieux féministes aussi. La parole donnée par une femme non blanche ne va par exemple pas forcément avoir le même écho que celle portée par une femme blanche. Il faut vraiment que les féministes blanches s’interrogent. Car ce sont toutes les femmes, ensemble, qui vont réussir. C’est pour cela que j’ai trouvé, à l’endroit de la CGT, quelque chose qui me semble beaucoup plus cohérent depuis que Sophie Binet en est à la tête : des revendications de justice sociale dans tous les milieux professionnels, avec la lutte pour les droits des femmes, tout cela encadré par le droit du travail. Il faut se syndiquer et manifester.

    Le festival rend aussi hommage à Marguerite Duras avec la projection de quatre films. Est-ce une figure qui vous inspire, au même titre que l’écrivaine et militante féministe Monique Wittig que vous avez célébrée en musique cette année ?

    A.M. : J’ai lu Marguerite Duras mais j’ai vu ses films assez tard. C’est à travers Delphine Seyrig que j’ai rencontré son œuvre et qui était une grande militante féministe, chose que certains veulent effacer de sa carrière. Si Marguerite Duras est une immense artiste, je n’ai pas vu dans ses mots le même embrasement que celui que j’ai trouvé dans ceux de Monique Wittig. La révolution qu’elle a accomplie en littérature, elle l’accomplissait aussi dans la rue. Elle a inventé une langue qui lui est propre, mais était aussi très impliquée en participant à la création du mouvement de libération des femmes, a fait partie des Petites marguerites ou des Gouines rouges. Ce n’est pas de la révolution fiction. C’est du vécu.

    Propos recueillis par Philippe Amsellem

  • [Recette] La milanaise d’aubergine et sa garniture à la grenobloise

    [Recette] La milanaise d’aubergine et sa garniture à la grenobloise

    Pour deux personnes vous faudra :

    – 2 aubergines
    de gros calibre

    – du pain sec

    – persil et ail frais, huile d’olive

    – de la salade mesclun

    – des câpres, un citron

    – de la farine
    et 2 œufs

    – de quoi faire
    une vinaigrette

    Pour débuter, mettez vos aubergines entières au four sans assaisonnement ni matière grasse pendant 45 minutes à 180°. Il ne faut pas que la peau commence à flétrir, n’hésitez donc pas à surveiller de temps en temps. Une fois que c’est prêt, laissez refroidir et ôtez la peau de l’aubergine à la main en la laissant entière. Pour une esthétique plus soignée mais aussi pour des questions pratiques, vous pouvez laisser le pédoncule de l’aubergine afin de la manipuler plus facilement. Une fois que votre aubergine entière est pelée, déposez-la sur la farine et écrasez-la délicatement à la main pour l’aplatir. Un peu comme une escalope milanaise. Secouez délicatement pour enlever le surplus de farine puis plonger dans les œufs battus et enfin dans la chapelure réalisée à l’aide d’un pain sec de la veille par exemple. Soyez généreux sur la chapelure.

    Des saveurs diverses

    Pendant ce temps dans une poêle mettez un beau filet d’huile d’olive et faites chauffer à feu fort quand de petites bulles ou une petite fumée apparaissent déposez-y l’aubergine panée. Laissez-la bien dorer des deux côtés puis baissez le feu. Réalisez la persillade avec du persil frais et de l’ail frais mixés. Ajoutez un peu d’huile d’olive pour avoir un rendu davantage similaire à un pesto plutôt qu’à une sauce vierge. Disposez généreusement sur l’aubergine placée au centre de l’assiette car il s’agit de la seule sauce du plat pour retrouver les saveurs argentines de cette milanaise végétarienne.

    Disposez quelques câpres sur le tout et coupez un quartier de citron en suprêmes dont vous ferez de petits cubes, inspiration directe de la garniture grenobloise revisitée par le chef.

    Accompagnez d’une salade mesclun et de la vinaigrette de votre choix, par exemple une vinaigrette à la moutarde. Servez dans un petit récipient à part.

    Bon appétit !

  • Châteauvallon et la soif d’apprendre

    Châteauvallon et la soif d’apprendre

    En préambule, une maxime de Maria Montessori, mère de l’éducation positive, qui indiquait qu’« une manière de mesurer la pertinence d’un modèle éducatif est le niveau de bonheur d’un enfant ». Mais trouve-t-on vraiment le temps de cultiver ce bonheur d’apprendre dans notre quotidien ? Comment libérer ce goût de la connaissance dès l’enfance, puis tout au long de la vie ? Comment enseigner à celle ou à celui qui n’a pas envie d’apprendre ? Et de quelle manière marier plaisir, effort, compétition et transmission sans angélisme éducatif ?

    Théâtre, conférences, jazz…

    L’arrivée fracassante dans nos vies d’internet, et plus récemment de l’intelligence artificielle, conduit ainsi à une autre interrogation : est-il encore nécessaire d’approfondir nos connaissances ? Tout l’enjeu devient-il d’aiguiser notre travail intellectuel et d’exercer un esprit critique ?

    Des questions qu’aborde la programmation de ce théma, qui propose, ce week-end, la pièce de théâtre L’Écriture ou la vie, de Jorge Semprùn, résistant communiste espagnol, déporté à Buchenwald durant la Seconde Guerre mondiale, qui s’est interrogé sur la nécessité vitale d’écrire et transmettre la douloureuse mémoire à la Libération. Toujours au théâtre, du 12 au 20 novembre, Bérengère Warluzel porte au plateau la voix et la pensée de Maria Montessori, avec l’appui de Charles Berling, directeur de Châteauvallon-Liberté.

    Le 20 novembre, quatre spécialistes de l’éducation se réuniront autour d’une table ronde sur le thème « Quelles alternatives pour transmettre la soif d’apprendre ? » L’une d’entre elles peut être l’art, comme veillera à le démontrer la Nuit du Jazz, orchestrée par le saxophoniste Raphaël Imbert le 5 décembre, qui s’articulera autour d’une conférence suivie d’un concert. Le théma se conclura par la soirée des 60 ans du lieu extraordinaire qu’est Châteauvallon par la soirée projection « Do you know Châteauvallon ? », alors que l’exposition « Récréations » du photographe James Mollison, se poursuivra jusqu’au 20 dans le Hall du Théâtre Liberté.

    Programme complet sur chateauvallon-liberté.fr

  • Bonnieu, hotspot d’une nature protégée

    Bonnieu, hotspot d’une nature protégée

    Lors du dernier conseil de quartier (notre édition du 6/11), l’élue annonçait l’extension du périmètre de l’arrêté préfectoral de protection du biotope (APPB) de 2018, qui avait consacré une zone de près de 7 hectares en 2018 dans un couloir partant du parking de la plage le long du chemin allant en direction de Carro.

    Désormais, c’est une zone étendue sur plus de trente hectares qui est protégée par l’arrêté, entre la plage de Bonnieu et sur le littoral de la pointe Donnelle à l’Anse des Arnettes, l’extension de l’APPB couvrant à peu près la boucle ouest du sentier botanique. « Nous voulions l’agrandir car nous considérons que les zones en bordure de Méditerranée doivent aussi être protégées et font partie du patrimoine communal », affirme l’adjointe.

    L’écologie du vivre-ensemble

    L’enjeu de cette réglementation est de protéger plusieurs espèces de plantes et d’animaux présents sur la plaine de Bonnieu, parmi lesquelles le gravelot à collier interrompu ou la mérendère à feuilles filiformes, « car c’est une des rares zones de France où ces espèces habitent », précise Odile Teyssier-Vaïsse. Cette espèce est réputée « encourant un risque très élevé d’extinction dans la nature » et figure sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l’outil de référence pour connaître le niveau de danger pesant sur la biodiversité dans le monde.

    Il fallait pour cela fermer le parking proche de la plage, et surtout « empêcher l’accès aux deux roues, qui venaient souvent faire du motocross dans la plaine » indique l’adjointe, de même que d’éviter « tout déplacement de véhicules, de rassemblements générateurs de piétinement ou même d’empêcher des constructions », complète-t-elle.

    Un patrimoine sensible qui n’est pas pour autant mis sous cloche. « Il ne s’agit pas de barricader l’espace », comme le détaille Odile Teyssier-Vaïsse, mais de penser la plaine comme un espace de vie dont la gestion se « travaille avec les associations, comme la Ligue de protection des oiseaux, l’Office français de la biodiversité mais aussi les cyclistes, promeneurs et chasseurs pour faire cohabiter les usages ». En l’occurrence, le sentier de la boucle botanique de Carro, prisé des promeneurs et des amateurs de nature, ne sera pas rendu inaccessible.

    Du reste, l’APPB vient compléter les mesures compensatoires du site du Vallon du fou, créé au milieu des années 2000 par l’ancien conseil de territoire et aujourd’hui propriété de la Métropole.

    Si l’arrêté « n’a pas de vocation touristique » selon Odile Teyssier-Vaïsse, « la Ville a toujours eu cette envie de faire connaître sa richesse faunistique et floristique aux gens ». Les ateliers participatifs de l’atlas de la biodiversité populaire, en sont un exemple concret, dont celui dédié à la plaine de Bonnieu s’est déroulé en avril dernier.

  • Rappeurs en herbe et tremplin hip-hop à Marseille

    Rappeurs en herbe et tremplin hip-hop à Marseille

    Des jeunes de 12 à 15 ans

    Organisé sur la deuxième semaine des vacances de la Toussaint, le stage a concerné une quinzaine de jeunes entre 12 et 15 ans, sélectionnés par les réseaux respectifs d’Étincelles et We Are Etendard, en contact avec plusieurs centres sociaux de la ville. Sponsorisé par Puma, le programme s’est déroulé en deux phases. La première, du lundi au jeudi, avec 2 heures d’entraînement de foot suivi d’1h30 d’ateliers d’écriture rap chaque jour. La deuxième le vendredi, avec une session d’enregistrement le matin et une visite exclusive du Vélodrome l’après-midi.

  • Le Hero Festival vous emmène en voyage

    Le Hero Festival vous emmène en voyage

    Deux jours de fête, deux jours d’extraordinaire et deux jours d’immersion totale vous attendent pour le Hero Festival épisode 11 qui se déroule au parc Chanot à Marseille ces samedi et dimanche.

    Ce rendez-vous annuel des amoureux et passionnés de la pop culture dans toute sa diversité vont pouvoir se retrouver et célébrer ensemble ce qui les unis. Et pour marquer le coup, une fois de plus ce sont deux invités d’honneur de prestige qui se joignent aux festivités. D’abord Christopher Judge qui a incarné, entre autres, le Jaffa le plus célèbre de la galaxie dans la saga Stargate SG-1. Sera aussi de la partie James Marsters, qui n’est autre que Spike, le vampire rebelle et désinvolte de la série Buffy contre les Vampires. Deux pointures qui ont marqué les années 90 et 2 000 dans des séries télévisées aussi populaires qu’adorées du public. Ils seront tous les deux présents sur les deux jours au sein de l’espace ComicCon pour accueillir et échanger avec leurs fans mais aussi partager photos et autres souvenirs inoubliables…

    80 ans d’histoire et de véhicules à l’honneur

    L’an dernier ce n’est pas moins de 41 000 visiteurs qui ont poussé les portes du parc Chanot pour la dixième édition de l’événement. Du côté de la programmation, l’exposition « Sur les routes de l’imaginaire », proposée par le Hero Festival vous embarque à la rencontre de plus de 20 véhicules mythiques qui ont marqué 80 ans de télévision, de films, de BD ou encore de dessins animés. De la 2CV de Dupond et Dupont en passant par Starsky et Hutch ou encore Star Trek, Transformers ou la plus connue des Dolorean de Retour vers le Futur en passant Flash McQueen ou encore la Vespa rouge du récent dessin animé Luca, c’est plus de 1 500m² de décors immersifs qui vont eux aussi, vous faire voyager ! Parmi les autres temps forts on retouve le village des livres, des créateurs et artisans mais aussi des sortilèges. Sans oublier la soirée Broadway samedi qui débutera à partir de 18h30. Ateliers, espaces cosplay et animations diverses rythmeront également ces deux jours de fête, pour tous.

    Samedi et dimanche à partir de 10h. Dimanche fermeture des portes à 18h30.

  • [Biodiversité] Le Pradet : Une campagne de lutte contre la caulerpa taxifolia

    [Biodiversité] Le Pradet : Une campagne de lutte contre la caulerpa taxifolia

    Comme chaque année depuis 2002, la mairie du Pradet, en partenariat avec le Parc national de Port-Cros, le Naturoscope du Var, l’association Telo Sub et le centre de plongée du Pradet, coordonne une campagne de lutte contre la caulerpa taxifolia.

    Une opération menée du 20 au 23 octobre, qui vise à repérer les aires de prolifération de cette algue invasive, transportée par les ancres des bateaux, qui modifie les équilibres de la biodiversité marine et s’attaque aux herbiers de posidonie, puits carbone essentiels à la vie humaine, « même si ceux-ci se défendent très bien tout seuls, car ils sont tellement denses que la caulerpa n’arrive pas à pénétrer dedans et ne reste qu’en bordure », explique éric Pironeau, président de Telo Sub. « Le problème, c’est qu’elle prend de la place et qu’aucune espèce ne s’en nourrit. Elle n’est pas non plus exploitable par l’homme. »

    « Il n’y a pas de risque pour le baigneur », précise toutefois Jean-Marc Illich, conseiller municipal en charge du Développement durable et du Littoral. Loin du qualificatif « d’algue tueuse », qui lui est souvent accolé et que réfutent les spécialistes.

    Une présence désormais minime

    Durant quatre jours, une vingtaine de plongeurs sont intervenus au quotidien dans les 80 hectares de la baie de la Garonne, qui fait partie de l’aire maritime adjacente du Parc national de Port-Cros et à ce titre, de l’aire marine protégée. « Le Pradet est une des seules communes à faire ça, affirme éric Pironeau. La Garde et La Londe commencent à s’y mettre. Le Parc, quant à lui, n’agit que sur son cœur, autour de Port-Cros et Porquerolles. »

    Dans un premier temps, pour de la prospection, grâce au soutien d’amateurs, puis pour des missions d’élimination, assurées par des professionnels, au moyen d’aspiration ou de dépotage au couteau. « On cible une zone et on s’y attaque. Il n’y a plus beaucoup de “caulerpa”. On travaillait sur 35 points en 2002. Aujourd’hui, il ne nous reste plus qu’une petite zone, située en dehors de notre stratégie, avec des tâches de quelques cm², mais on s’y attelle pour éviter que ça s’étende. »

    Ces missions permettent également de repérer de nombreuses autres espèces, « comme des tortues, des raies, ce qui pour nous est exceptionnel », appuie le président de Telo Sub. « à l’inverse, avant, on recensait de grandes nacres et on ne repère plus que des épineuses. Cela nous permet de donner un état des lieux à la mairie et de voir qu’il n’y a pas que la “caulerpa” qui envahit. Il y a d’autres algues et espèces qui modifient eux aussi les écosystèmes. »

    En conséquence, la mairie a créé « une zone interdite au mouillage (Ziem). On observe un réel impact positif dans cette aire très riche en biodiversité », complète Jean-Marc Illich, qui met enfin l’accent sur la sensibilisation des populations, « via des campagnes estivales et grâce aux communications des associations toute l’année ».

  • Maxime Pineau : « Les volcans de boue peuvent aussi être des cibles pour l’astrobiologie »

    Maxime Pineau : « Les volcans de boue peuvent aussi être des cibles pour l’astrobiologie »

    La Marseillaise : Les volcans de boue identifiés sur Mars se seraient formés par la remontée de matériaux issus de réservoirs enfouis. Ces réservoirs existent-ils toujours ?

    Maxime Pineau : Nous l’ignorons. Nous aimerions utiliser d’autres données pour obtenir une visualisation 3D de ces réservoirs. L’existence de réservoirs dans la croûte martienne n’est pas nouvelle : nous savions qu’il y en a eu et qu’il en existe peut-être encore. Mais nous n’en avions jamais vu de trace là où nous avons identifié les volcans de boue. Et surtout, nous ne savions pas de quoi ils étaient faits.

    Ces volcans peuvent-ils nous renseigner sur l’existence potentielle de vie sur Mars ?

    M.P. : Oui, ils peuvent être des cibles d’intérêt pour l’astrobiologie. Ils pourraient faire remonter des traces d’une vie potentielle –des « biosignatures »- qui n’auraient pas été dégradées par les radiations ou des températures élevées. Enfin, ils ont fait remonter de la silice hydratée. Or la silice peut piéger et protéger des biosignatures. Mais pour les étudier, il faudrait y aller.

    Les robots présents sur Mars le pourraient-ils ?

    M.P. : Non, les robots américains Curiosity et Perseverance ne sont pas là où nous avons identifié les volcans de boue dans notre étude, dans les plaines du nord. La Chine a posé un robot –Zhurong– dans l’hémisphère nord en 2021. Il n’a pas résisté au climat martien et était à court de batterie. Mais peut-être aura-t-il un successeur. Et le robot européen Exomars pourrait se poser à un endroit intéressant. Mais son départ est incertain.