Tag: Volley-ball

  • [Entretien] Cédric Pinoncely : « J’aimerais pouvoir jouer dans le gymnase où l’on s’entraîne »

    [Entretien] Cédric Pinoncely : « J’aimerais pouvoir jouer dans le gymnase où l’on s’entraîne »

    La Marseillaise : Après une nette victoire (3-0) face à l’US Saint-Égrève pour votre rentrée, votre équipe s’est inclinée, samedi soir à domicile, face au Pontet (2-3). Selon vous, qu’est-ce qui a fait la différence ?

    Cédric Pinoncely : C’est une équipe qui se connaît bien. Même avec l’arrivée de nouveaux joueurs, ils avaient déjà joué ensemble et leur système était mieux maîtrisé. Physiquement, on a un peu baissé, notamment dans le troisième set, où on a eu un très mauvais score. On sent que certains sont dans le creux de la vague. En face, c’est une équipe solide qui vise la montée et doit gagner tous ses matches. Malgré tout, je suis fier de ce qu’on a fait ce soir. Il n’y a pas de bonne défaite, mais on voit qu’on travaille et que, contre de grosses écuries comme celle-là, ça finit par payer.

    Comment s’est passée la préparation de cette saison ?

    C.P. : Elle a été assez mouvementée, avec pas mal de départs et notamment celui, tardif, de notre central. On a donc dû recruter sur certains postes qu’on n’avait pas forcément ciblés au départ. Les moyens diminuent et, dans une zone où il y a beaucoup d’équipes, il faut réussir à se démarquer. Les arrivées tardives ont aussi compliqué la préparation. À cela s’ajoutent les problèmes de salles à Marseille. La nôtre, La Rose-Fuveau, est en travaux et, au lieu de se terminer début septembre, le chantier est toujours en cours. On doit donc s’adapter et s’entraîner dans différents gymnases, avec certaines contraintes qui nous empêchent notamment de travailler correctement le service. Malgré tout, je suis très content du groupe. Il est sain, il vit bien et on a beaucoup travaillé cet été. C’est une bonne base pour la suite.

    Qu’est-ce que ça change pour vous d’évoluer dans des salles différentes ?

    C.P. : On s’entraîne ici à au gymnase de La Rose-Fuveau le vendredi soir et on joue nos matches de championnat le week-end, mais on a de très bonnes conditions au gymnase Vallier, notamment l’espace nécessaire pour travailler le service. On sait qu’on joue dans une salle plus petite ici, et j’aimerais pouvoir jouer dans le gymnase où l’on s’entraîne. Malheureusement, il est payant, donc on est déjà contents de pouvoir en disposer pour nos entraînements. En début de saison, c’est toujours un peu compliqué de savoir où l’on va pouvoir se préparer. On doit parfois partager des gymnases avec d’autres équipes, avec des ballons qui circulent et des conditions qui ne sont pas toujours idéales. Le club fait tout son possible pour nous trouver les meilleurs créneaux, mais c’est une vraie difficulté récurrente. Cela dit, ce n’est pas une excuse pour nos résultats. On travaille bien malgré tout. Mais, chaque année, c’est la bagarre.

    Que réclamez-vous concrètement vis-à-vis de la situation ?

    C.P. : Vallier serait beaucoup plus adapté pour accueillir nos matches le week-end. C’est une grande salle, avec de l’espace et de vrais repères pour nous puisque nous nous y entraînons. Certains gymnases de Marseille sont davantage adaptés à la pratique scolaire et ne correspondent pas forcément aux exigences du haut niveau. La mise à disposition de Vallier le week-end est possible, mais difficile à organiser sur toute la saison. On réfléchit donc à l’utiliser ponctuellement. C’est une salle dans laquelle on aimerait pouvoir jouer davantage, voire s’entraîner toute la semaine. Pour l’instant, elle est partagée avec d’autres clubs, mais je pense que notre club mériterait d’avoir davantage accès à cet équipement.

    Pourquoi n’est-ce pas déjà le cas ?

    C.P. : Le problème, c’est surtout la répartition des créneaux. Ici, on partage le gymnase à deux clubs, alors que nous avons beaucoup de licenciés, trois équipes nationales, deux pré-nationales et plusieurs équipes régionales. On a donc besoin de davantage de créneaux, mais surtout de pouvoir nous entraîner dans la salle où l’on joue, notamment pour travailler des secteurs comme le service. Aujourd’hui, j’ai seulement une heure et demie pour travailler et certains aspects ne sont finalement abordés que dix minutes dans la semaine. C’est forcément compliqué pour performer. Si cette salle est destinée aux équipes du niveau « Nationale », je pense qu’il serait logique que nos trois équipes nationales puissent aussi y jouer le week-end. Après, il y a aussi des contraintes budgétaires et beaucoup d’incertitudes sur l’évolution des équipements. On a besoin d’avancer.

  • [Volleyball] La France soigne son quart et verra le dernier carré

    [Volleyball] La France soigne son quart et verra le dernier carré

    Les Bleus au rendez-vous du dernier carré : l’équipe de France s’est qualifiée, mardi, pour les demi-finales de l’Euro de volley, en battant la surprenante Roumanie (3-0 : 25-16, 25-19, 25-19) à Sofia, en Bulgarie. Comme en 2023, les coéquipiers d’Antoine Brizard disputeront a minima une demie, qu’ils avaient obtenue il y a deux ans en battant là aussi les Roumains (3-0). Et comme en 2023, celle-ci pourrait se jouer contre l’Italie, qui s’avancera en favorite contre la Finlande mercredi.

    À l’époque, les Français s’étaient nettement inclinés, et avaient ensuite loupé le podium en perdant face à la Slovénie. Cette fois, la bande à Andrea Giani, équipe renouvelée, mais talentueuse, entre cadres et jeune génération, visera la première médaille tricolore dans l’épreuve depuis 2015 et la médaille d’or décrochée en Bulgarie.

    La différence s’est faite

    à chaque milieu de set

    Encore fallait-il éviter le piège de la Roumanie, celui même qui s’était refermé sur les Bleus en phase de groupes (défaite 3-2). La Roumanie, 22e nation mondiale forte de ce petit exploit, avait ensuite dominé largement l’Ukraine pour se hisser dans le Top 8, avec de son côté le talent du jeune Cristian Chitigoi, 21 ans (11 points).

    Mais contrairement à la phase de poules, où les Bleus étaient de toute façon déjà qualifiés, il n’y a cette fois pas eu de retournement de situation et de défaite après avoir mené 2-0. Si les Roumains et leur maillot à flammes ont un temps tenu le choc, les doubles champions olympiques ont toujours pris l’ascendant en milieu de set. Résultat, un succès large qui permet de rêver grand à l’aube des demi-finales.

  • Du sport inclusif pour sensibiliser au handicap

    Du sport inclusif pour sensibiliser au handicap

    Hand fauteuil, pararugby, volley assis… Ces trois sports adaptés aux personnes blessées ou en situation de handicap seront proposés ce samedi à Château-Arnoux, pour la deuxième édition du challenge Invictus Days, organisé par le club de handball, présidé par Matthias Autrique, également marin pompier. « Vu que j’ai cette affinité avec les armées, je me suis dit que ce serait bien de rassembler des militaires blessés, des civils blessés, des valides, parce que le hand-fauteuil n’est pas réservé qu’aux blessés, pour pouvoir se rendre compte que l’activité sportive, c’est pour tout le monde », explique-t-il. L’idée est également de mettre en avant la reconstruction par le sport et de « changer le regard sur le handicap », ajoute le président du club.

    Des militaires, des gendarmes et des marins-pompiers blessés de Marseille participeront notamment au challenge ce samedi. L’année dernière, pour la première édition, 150 personnes avaient participé. Pendant que les équipes tournent entre les trois sports dans le gymnase, un minichallenge sera proposé aux enfants au boulodrome adjacent de 10h à 12h. L’office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) proposera également une exposition sur les militaires blessés et le sport. Jean-Louis Martinez, un écrivain qui écrit sur les blessés militaires, sera aussi sur place. Le club de volley de Sisteron, qui a une licenciée sélectionnée en équipe de France de volley assis, animera ce sport.

    « L’aboutissement, c’est de créer une équipe de hand fauteuil sur Château », lance Matthias Autrique.

  • À Avignon, la baisse des subventions aux associations irrite la gauche

    À Avignon, la baisse des subventions aux associations irrite la gauche

    « Avignon possède une densité d’acteurs associatifs avec 2 000 structures, un pilier essentiel de la vie de la cité auquel nous réaffirmons avec force notre attachement. » En conseil municipal ce mardi soir, Vincent Fuchs, nouvel élu délégué à la vie associative, cajole les acteurs dont il a la charge. Ce qui ne l’empêche pas de leur réduire la voilure financière. Là où la Ville consacrait 10 millions d’euros par an, la majorité a sabré de 10% en moyenne les subventions pour le reste de l’année.

    « On revient à la normale d’il y a deux ans », justifie Vincent Fuchs, relevant « qu’avant les élections municipales les subventions avaient augmenté de 11%. » « À la veille d’une année électorale, c’est vrai que ce n’est pas du clientélisme », ironise le maire Olivier Galzi (DVD). Car l’octroi de subventions revêt souvent un caractère politique. Le planning familial, qui a vu le RN lui couper son soutien à Carpentras, ne dira pas le contraire. À Avignon, c’est « le budget contraint », selon Laurent Rochut adjoint au spectacle vivant, qui justifie cette baisse. Un mantra brandi tout au long des interventions des élus de gauche.

    Le club de volley

    en liquidation

    « Quels ont été les critères pour les associations qui ont été écartées ou ont connu une baisse plus drastique », demande Anne Gagniard (PS). Laurent Rochut assure qu’il s’est fondé sur les « suggestions du service culture » n’ayant pas encore eu le temps « de construire des indicateurs de critérisations ». « On ne peut pas sabrer comme ça et se défausser sur les services sans explication », se désole Anne Gagniard, ce mercredi lors d’un point presse. Certaines structures comme le Parcours de l’art ou l’Institut supérieur des techniques du spectacle sont impactées de plusieurs dizaines de milliers d’euros. « Les indicateurs ne sont pas clairs, vous coupez les pattes en pleine année sans livrer d’explication, il aurait fallu attendre l’année prochaine et prendre le temps de les rencontrer », déplore Rémy Blanc (PCF).

    Pour l’Avignon volley-ball, l’an prochain sera trop tard. Le club se voit amputer de 115 000 euros et devrait mettre la clé sous la porte. « La jurisprudence interdit toute collectivité locale à soutenir une association qui a des difficultés financières », se retranche Xavier Bourgue, adjoint aux sports, quand l’AVB avait mis en place un plan de redressement. Mais sans subvention, il n’est plus viable. « On aime les associations mais on ne peut pas donner de l’argent qu’on n’a pas, si ce n’est pas -10% aujourd’hui, dans deux ans ce sera -100% pour tout le monde », menace Olivier Galzi.

    Le maire s’agacera aussi de l’intervention de Khalid El Yousoufi (LFI), qui s’interroge sur le fait que les petites associations soient soumises « à un critère de laïcité et de neutralité » qui instaure, selon lui, « un pouvoir discrétionnaire et le retour du fait du prince ». « Balivernes », réplique le maire qui érige « en vertu cardinale » la laïcité mais ne répondra pas sur la neutralité.

  • [Volley-ball] Un derby important à plus d’un titre

    [Volley-ball] Un derby important à plus d’un titre

    Le derby ressuscite. Et réveille un peu plus le volley d’ici. Jusque-là, Montpellier, construit sur les vestiges du MUC, suivait une trajectoire ascendante depuis une décennie et sortait enfin de l’ombre. Sète avançait par à-coups au gré de fortunes et de choix plus ou moins pertinents.

    Pour la première fois de leur histoire parallèle, et commune, Montpellier HSC-Volley, sous contrôle de la famille Nicollin, et l’Arago Sète, emblème sportif du port méditerranéen, se défient en demi-finale du championnat de France. Au cœur du dernier carré, l’un et l’autre ravivent une rivalité, quelque peu éteinte ces derniers temps, et alimentent leur propre renouveau à la pointe d’un volley français, aspiré depuis une décennie par l’équipe de France. Double championne olympique.

    Vendredi 17 avril (20 h), les Sétois accueilleront les Montpelliérains dans leur salle reconstruite du Barrou. La semaine suivante, les deux équipes se retrouveront le vendredi 24 à Castelnau-le-Lez, voire le dimanche 26 dans cette même salle en cas d’égalité.

    Sète revient de loin. Et revient chez lui. Depuis le 16 janvier, l’Arago joue à nouveau dans son chaudron à taille humaine du Barrou. Pendant dix-huit mois, cette salle de 1 600 fauteuils a été rasée et reconstruite sur le même site. Avec l’étang de Thau dans son dos.

    Tout comme le Covid, en son temps, le Barrou définit presque à lui l’avantage d’un match à domicile. Pendant que les Sétois ont évolué d’une salle de repli à l’autre, comme sur le canapé du voisin biterrois ou montpelliérain, ils n’ont gagné qu’un match.

    Depuis le retour à la maison, ils enchaînent les victoires, grimpent au classement pour assurer une place en play-off. Et leur meilleur classement depuis quatre ans.

    Appâté par ce nouveau toit, le public sétois, sevré de sport de haut niveau, est revenu comme un seul homme.

    L’Arago Sète, qui vit au plus haut niveau depuis 1947, remonte à la surface. Et rattrape les années Duflos. L’ancien passeur international a dirigé à trois reprises le club sétois (2004-07, 2009-16, 2019-22). La présence de ce manager moderne a coïncidé avec une permanence au plus haut niveau. Et deux finales en 2005 et 2016.

    Le technicien italien Fulvio Bertini, qui a succédé cet été à Luc Marquet, est-il l’homme de la situation ? Sa jeune équipe, entourée de quelques vieux briscards, crève le plafond et éclaire l’horizon d’un jour nouveau. Dépourvue de complexes et portée par le Barrou, elle réussit sa crémaillère pour décrocher une 6e place. Et surtout écarter en deux manches en quart de finale Tourcoing, longtemps à la lutte aux premières places avec Tours et Montpellier.

    Tourcoing, 3e de la phase régulière au tapis, et Tours, champion en titre aussi au tapis, déroulent un boulevard à Montpellier pour conquérir le 9e titre de son histoire. Le second en quatre ans. Et l’enveloppent de l’habit de favori qu’il porte plus ou moins bien ces derniers temps.

    Si ses principaux concurrents ont fait fausse route, le MHSC-Volley est là où l’on attendait. Au bout d’une saison plutôt intéressante jusque-là à l’image de son 8e de finale de la Ligue des champions. Classée à la seconde place de la phase régulière, l’équipe de Loïc Le Marrec s’avance en force dans ce sprint. Il peut miser sur le retour de Nicolas Le Goff, le double mètre et double champion olympique. Remis d’une opération à une épaule, l’international (34 ans, ) peut diffuser son expérience dans ces matchs à enjeu.

    Le Goff ne marche pas seul. Et, surtout, Montpellier part de loin. Depuis 2016, et le passage fondateur d’Olivier Lecat (2016-23) au poste de manager, il replace le volley sur la carte de la Métropole languedocienne saturée de clubs de haut niveau. Et surtout au sommet du volley français. Champion en 2022, double finaliste de la Coupe de France, il a réappris à vivre sur des hauteurs presque oubliées.

    Quand ce Montpellier nouveau croise l’Arago en plein renouveau tout en haut de l’élite, cela donne envie de visiter le Barrou. Et revenir sur les hauts de Castelnau quelques jours plus tard. Pour voir l’épopée de ces deux équipes. Et la résurrection du derby.

  • Montpellier en route vers l’Europe, Sète en pleine reconstruction

    Montpellier en route vers l’Europe, Sète en pleine reconstruction

    Un trou d’air. Les Bleus ont traversé le Mondial aux Philippines comme une météore. Habitués à la haute altitude et aux parcours au long cours, les doubles champions olympiques ont écourté leur séjour en Asie. Les Montpelliérains Nicolas Le Goff et Quentin Jouffroy ont rejoint très vite leurs partenaires de club sur les hauts de Castelnau et ont pris part à la préparation d’une saison qui débute le mardi 21 octobre face à Cannes.

    Les clubs engagés en Coupe d’Europe peuvent-ils prendre le relais de l’équipe de France, effacer la défaillance des Bleus et montrer la vitalité du volley français ? Tours, plus grand club français du moment, et Montpellier porteront ce challenge sur leurs épaules tout au long d’une saison à l’allure d’un marathon.

    Pour la seconde fois de son histoire, le MHSC-Volley, placé sous le contrôle de la famille Nicollin depuis 2021, s’apprête à participer à l’épreuve continentale. Il va croiser ce qu’il se fait de mieux sur la scène européenne en affrontant
    un club polonais : Projekt Varsovie, un club italien
    de la région des Marches : Civitanova et le club belge de Louvain. Son président Jean-Charles Caylar vise une place en quarts de finale, à savoir l’une des deux premières places d’une poule relevée.

    L’homme, qui porte le club depuis 2011, attend par ailleurs beaucoup mieux sur la scène hexagonale. L’an passé, l’équipe dirigée par Loïc Le Marrec a laissé un sérieux goût d’inachevé. Après avoir réussi son approche des sommets, avec une première place au bout de la saison régulière, elle a calé sur les pentes raides du play-off. Elle a chuté en demi-finale dans le combat des chefs face à Tours, futur champion de France, mais aussi en finale de la Coupe de France face à Tourcoing.

    Montpellier n’a pas tout chamboulé pour autant. Au cours de l’été, il a élargi son effectif pour défier Tours et tenir son rang en Coupe d’Europe. Dans un premier temps, il a reconduit les contrats de ses leaders : Le Goff, Palacios…, puis densifié son banc, avec par exemple le dernier renfort du central canadien Jordan Schnitzer.

    « On a atteint cet objectif »

    « La première étape du projet était de faire en sorte que le MHSC VB soit un club reconnu et respecté dans le volley-ball national. On a atteint cet objectif. La deuxième étape est de franchir les frontières pour que le club soit reconnu au niveau européen. Cela demande d’autres moyens et du temps. L’idée est de s’appuyer sur des joueurs cadres, on a donc voulu prolonger ces garçons qui s’inscrivent dans le projet. C’est avec eux qu’on y arrivera », expliquait récemment le président Jean-Charles Caylar.

    Champion de France en 2022, après une disette d’un demi-siècle, Montpellier veut aller plus loin et prendre le relais de certains clubs dans le creux de la vague, comme le Montpellier Hérault tombé en Ligue 2, ou Montpellier rugby, absent de la phase finale depuis trois ans. Longtemps parent pauvre du sport collectif de la Métropole, il creuse le sillon de sa renommée nouvelle.

    Afficher son ambition, c’est une belle audace, mais cela peut être aussi casse-gueule. L’Arago Sète a payé la saison passée pour le savoir et éviter de tomber dans le même piège. La tête de gondole du sport sétois a vécu une saison cauchemardesque. Pas de play-off, saison bouclée à la 10e place loin de l’objectif du quatuor de tête, changement d’entraîneur et remplacement de Luc Marquet, icône sétoise, et air de déjà vu.

    L’Arago se cherche un après-Duflos. Ou plutôt un successeur au manager Patrick Duflos. L’ancien passeur international (59 ans) a réussi ses trois passages (2004-07, 2009-16, 2019-22) à la tête de l’équipe sétoise. Et, dans les intervalles, personne n’a fait mieux que l’actuel entraîneur toulousain.

    L’Arago Sète a renouvelé son effectif, confié l’équipe à un entraîneur italien : Fulvio Bertini et réappris l’humilité pour repartir de l’avant. Pour relancer la machine, il attend surtout la fin des travaux de la Halle du Barrou, espérée pour fin décembre. Contrainte de jouer dans la salle Vié, d’un autre temps, de s’exiler à Béziers ou ailleurs, l’équipe sétoise n’a jamais pu s’appuyer sur son chaudron. Aujourd’hui, elle espère pour le moins échapper à un nouveau trou d’air.