Tag: voie verte

  • Quand les départements misent sur les cyclistes

    Quand les départements misent sur les cyclistes

    Depuis 2022, l’Hérault est labellisé « Terre d’excellence cycliste » par la Fédération française de cyclisme. Et pour cause, en comptant la trentaine de boucles cyclables, les voies vertes et les routes départementales à faible trafic, le département compte environ 4 000 kilomètres d’itinéraires cyclables. « La spécificité de l’Hérault est que le territoire offre à la fois des cols à plus de 1 000 mètres, la mer et le milieu lagunaire, explique Élodie Fonteneau, chargée des mobilités décarbonées et du vélotourisme au sein d’Hérault tourisme. Il y en a pour tous les goûts. Les boucles sont donc classées en termes de difficulté. » De son côté, Marie Doutremepuich, cheffe de service tourisme au Département, explique que de nombreux équipements sont mis en place sur le territoire pour favoriser ce mode de tourisme, tels que des stations de gonflage ou des kits de réparation. « Hérault tourisme travaille aussi au déploiement du label “accueil vélo”, ajoute-t-elle. Celui-ci garantit par exemple que des professionnels de l’hébergement ou des restaurateurs réservent un accueil de qualité aux cyclotouristes. Nous en avons déjà 339 sur le territoire. »

    « L’enjeu d’investir dans tous ces équipements est évidemment de décarboner les mobilités touristiques, continue Marie Doutremepuich. Mais il y a aussi un enjeu économique, puisqu’un touriste à vélo dépense davantage sur le territoire, c’est-à-dire environ 68 euros par jour et par personne, contre 55 euros pour un touriste lambda. »

    Le Gard investit lui aussi sur le développement du cyclotourisme : en février 2026, le Conseil départemental a inauguré un nouveau tronçon de la voie verte qui relie désormais le Pont d’Espeyran (commune de Saint-Gilles) au Port de Gallician (commune de Vauvert). Un équipement qui s’inscrit dans l’ambition européenne de la véloroute ViaRhôna, qui reliera, à terme, le lac Léman à la Méditerranée, en traversant le Gard.

  • La nature retrouve ses droits sur une partie des berges de l’Huveaune

    La nature retrouve ses droits sur une partie des berges de l’Huveaune

    Une cabane d’observation, des pas japonais, une passe à poissons et une voie verte… Une nouvelle promenade le long des berges de l’Huveaune est inaugurée ce lundi 8 décembre au niveau Pomme-Heckel (11e).

    Le résultat d’un vaste chantier entamé en septembre 2022 et qui s’est terminé cet été explique l’Epage Huca, établissement public d’aménagement et de gestion des eaux qui a réalisé les travaux pour le compte de la métropole Aix-Marseille Provence, en partenariat avec la Ville de Marseille.

    Il aura fallu extraire quelque 65 000 mètres cubes de remblais pollués par des métaux, des hydrocarbures et de l’amiante avant de laisser la place au fleuve dont le lit a été élargi. Des berges ayant été créées en rive droite et gauche.

    Quelque 6 000 arbres et arbustes ont également été plantés pour 18 000 mètres carrés d’espaces végétalisés. De quoi rendre le site accessible au public, lui offrant un nouvel espace de balade mais aussi d’éviter le pire en cas de crue décennale. Le fleuve atteindrait alors un débit de 155 mètres cubes par seconde contre un seul en temps normal, provoquant selon les calculs de l’Epage près de 2 millions d’euros de dégâts.

    Avec cet aménagement, 150 habitants et autant de professionnels sont désormais protégés contre les inondations assure l’établissement public. Le tout pour un investissement de 7,8 millions d’euros, la Métropole, l’Agence de l’eau et l’État assurant chacun 30% du financement du projet. Le reste étant fourni par le Département, la Région et la SNCF.