Tag: voie verte

  • Près de 300 personnes toujours menacées d’expulsion à La Valentine

    Près de 300 personnes toujours menacées d’expulsion à La Valentine

    Alors qu’approche la date de l’audience en référé suspension engagé par leur avocat, Adam Borie, prévue le 24 août, les dizaines de familles installées depuis près de deux ans sur le site de la friche Procida à La Valentine (11e) restent plus que jamais vigilantes. Sous le coup d’un arrêté d’expulsion pris à la veille de Noël, le 24 décembre 2025, elles sont dans l’angoisse. Leur crainte notamment : que les enfants, en grande partie scolarisés dans les établissements alentour, ne puissent pas faire leur rentrée de septembre.

    Rencontrée fin juillet, à l’occasion d’une mobilisation de soutien d’associatifs, militants politiques et riverains, cette petite fille âgée de 8 ans nous avait confié « être la meilleure de sa classe » et vouloir « retrouver tous [ses] copains » quand les adultes eux, l’assurent : « On travaille, on est fatigués d’être expulsés chaque année. »

    Pour mémoire, Maître Borie a indiqué le 5 août au préfet des Bouches-du-Rhône par courriel avoir fait appel de l’ordonnance d’expulsion. La Cour d’Appel d’Aix-en-Provence ayant fixé une audience au 23 février 2027. Pour l’avocat, il s’agit là d’« une expulsion rapide, pour laquelle il n’y a pas eu de contradictoire », et donc « déloyale ».

    Des projets avortés

    Il rappelait notamment que dans cette affaire, une sortie négociée, avec un protocole serait pourtant envisageable. Un accord entre la préfecture, les familles et le propriétaire d’une grande partie du terrain, Retail Prodev, une filiale du groupe Frey, spécialisée dans le développement de centres commerciaux. Pour rappel, elle prévoyait dans un premier temps sur cet espace un projet baptisé « My Valentine », 29 000m² avec 70 enseignes, avorté, puis une plateforme logistique auquel la Ville de Marseille, sous pression des riverains, effarés par l’afflux de poids lourds, ne délivrera pas de permis de construire. Une partie du terrain appartient aussi à la Métropole avait opposé l’avocat. La collectivité ayant acheté le long de l’Huveaune, pour réaliser une voie verte.

    Surtout, cette décision d’expulsion, comme celle qui frappe d’autres sites dans la ville rappellent associatifs et collectifs dans leur tribune, s’inscrit également dans un contexte de crise de l’hébergement d’urgence. Instruction ayant été donnée par l’État de réduire le nombre de place en hôtel…

  • Le spectre de l’expulsion plane sur les Roms de La Valentine

    Le spectre de l’expulsion plane sur les Roms de La Valentine

    Pour le moment « rien n’a bougé » mais message aurait été passé aux travailleurs sociaux que l’expulsion était définitivement prévue pour le mois d’août, assure Laurent Sapin, riverain du camp de fortune où se sont installés depuis un peu moins de deux ans au moins 250 personnes, route de la Valentine (11e). Avec des militants LFI, le conseiller d’arrondissements PCF, Michel Provost, des associatifs, il s’était mobilisé fin juillet pour alerter sur leur situation précaire.

    L’urgence est telle que l’avocat des familles, Maître Borie a déposé un référé suspension, une date a été fixée au 24 août nous indique-t-il ce jeudi 6 août. La veille, il avait indiqué au préfet des Bouches-du-Rhône dans un courriel avoir fait appel de l’ordonnance d’expulsion du 24 décembre 2025, la Cour d’Appel d’Aix en Provence ayant également fixé une audience au 23 février 2027. Pour l’avocat, il s’agit là d’« une expulsion rapide, pour laquelle il n’y a pas eu de contradictoire », et donc « déloyale ».

    Il ajoute aussi d’autres éléments « nouveaux » à son argumentaire. Objectant pour commencer que le propriétaire du terrain, Retail Prodev, une filiale du groupe Frey, ne l’est pas entièrement. La Métropole en ayant acheté une partie, 57 000 mètres carrés, le long de l’Huveaune, pour réaliser une voie verte, indique la délibération votée en octobre 2024. Soit avant la décision préfectorale.

    Une crise humanitaire

    Maître Borie pointe également l’absence de délais et de trêve lors de l’ordonnance d’expulsion. Il rappelle la « grave crise de l’hébergement d’urgence à Marseille » revenant sur la lettre commune envoyée au préfet par les associations du SIAO, plateforme qui gère notamment le 115. Ces dernières refusant de répondre aux injonctions du représentant de l’État qui appelle à réduire drastiquement le nombre de places hôtelières et donc à remettre des personnes à la rue.

    « Une éviction des habitants créerait une crise humanitaire sans précédent et des troubles à l’ordre public plus grave qu’une violation momentanée du droit de propriété », estime maître Borie qui estime que « les occupants, Prodev et la préfecture ont tout intérêt à conclure un protocole d’accord tripartite ou une convention d’occupation précaire pour prévoir une sortie du site à une date certaine ». Un protocole qui permettrait entre autres « d’éviter les surcoûts, de réaliser un diagnostic social des occupants, de les responsabiliser » et aussi de « valoriser l’image de Prodev comme acteur responsable ».

    En attendant, les soutiens aux familles ont promis d’être vigilants.

  • Le maire d’Oraison hausse le ton contre la SNCF

    Le maire d’Oraison hausse le ton contre la SNCF

    Cinq ans d’études et un million d’euros demandés par la SNCF pour le projet de voie douce traversant le passage à niveau : la pilule a du mal à passer pour Benoît Gauvan, le maire (Renaissance) d’Oraison, depuis qu’il a appris cette nouvelle. « Je suis en colère, parce que le projet avançait bien et rapidement, et on se retrouve bloqués, scandalisés par le coût, déplore-t-il. Acheter un appartement sur les Champs-Élysées nous aurait coûté moins cher ! »

    Le projet, porté par le Département et la mairie d’Oraison depuis de nombreuses années, a pour objectif de relier Oraison à la gare de La Brillanne en mobilités douces. « Depuis le Covid et la démocratisation du télétravail, on a beaucoup d’Aixois et de Marseillais qui se sont installés à Oraison et qui font fréquemment des allers-retours », explique Benoît Gauvan. Cette voie douce d’1,6 km leur permettrait de rejoindre la gare à moindre coût environnemental, et en toute sécurité, alors que le trajet est pour l’instant très dangereux à parcourir à pied ou à vélo, selon le maire. « On a besoin de sécuriser de la sortie d’Oraison jusqu’à Intermarché, parce qu’on a beaucoup de gens qui y vont à pied, et que c’est très dangereux puisque les gens marchent sur la route pour faire le tour des platanes », précise-t-il.

    Le projet coûte très cher, puisqu’il nécessite de déplacer une partie de la voie routière pour laisser place à la voie verte, sur un terrain pentu.

    « Il s’agit d’un dossier pour lequel la SNCF est en relation avec le département, qui a récemment fait l’objet d’une convention de financement », a indiqué la SNCF, qui ne pouvait fournir plus d’éléments dans l’immédiat.

  • Quand les départements misent sur les cyclistes

    Quand les départements misent sur les cyclistes

    Depuis 2022, l’Hérault est labellisé « Terre d’excellence cycliste » par la Fédération française de cyclisme. Et pour cause, en comptant la trentaine de boucles cyclables, les voies vertes et les routes départementales à faible trafic, le département compte environ 4 000 kilomètres d’itinéraires cyclables. « La spécificité de l’Hérault est que le territoire offre à la fois des cols à plus de 1 000 mètres, la mer et le milieu lagunaire, explique Élodie Fonteneau, chargée des mobilités décarbonées et du vélotourisme au sein d’Hérault tourisme. Il y en a pour tous les goûts. Les boucles sont donc classées en termes de difficulté. » De son côté, Marie Doutremepuich, cheffe de service tourisme au Département, explique que de nombreux équipements sont mis en place sur le territoire pour favoriser ce mode de tourisme, tels que des stations de gonflage ou des kits de réparation. « Hérault tourisme travaille aussi au déploiement du label “accueil vélo”, ajoute-t-elle. Celui-ci garantit par exemple que des professionnels de l’hébergement ou des restaurateurs réservent un accueil de qualité aux cyclotouristes. Nous en avons déjà 339 sur le territoire. »

    « L’enjeu d’investir dans tous ces équipements est évidemment de décarboner les mobilités touristiques, continue Marie Doutremepuich. Mais il y a aussi un enjeu économique, puisqu’un touriste à vélo dépense davantage sur le territoire, c’est-à-dire environ 68 euros par jour et par personne, contre 55 euros pour un touriste lambda. »

    Le Gard investit lui aussi sur le développement du cyclotourisme : en février 2026, le Conseil départemental a inauguré un nouveau tronçon de la voie verte qui relie désormais le Pont d’Espeyran (commune de Saint-Gilles) au Port de Gallician (commune de Vauvert). Un équipement qui s’inscrit dans l’ambition européenne de la véloroute ViaRhôna, qui reliera, à terme, le lac Léman à la Méditerranée, en traversant le Gard.

  • La nature retrouve ses droits sur une partie des berges de l’Huveaune

    La nature retrouve ses droits sur une partie des berges de l’Huveaune

    Une cabane d’observation, des pas japonais, une passe à poissons et une voie verte… Une nouvelle promenade le long des berges de l’Huveaune est inaugurée ce lundi 8 décembre au niveau Pomme-Heckel (11e).

    Le résultat d’un vaste chantier entamé en septembre 2022 et qui s’est terminé cet été explique l’Epage Huca, établissement public d’aménagement et de gestion des eaux qui a réalisé les travaux pour le compte de la métropole Aix-Marseille Provence, en partenariat avec la Ville de Marseille.

    Il aura fallu extraire quelque 65 000 mètres cubes de remblais pollués par des métaux, des hydrocarbures et de l’amiante avant de laisser la place au fleuve dont le lit a été élargi. Des berges ayant été créées en rive droite et gauche.

    Quelque 6 000 arbres et arbustes ont également été plantés pour 18 000 mètres carrés d’espaces végétalisés. De quoi rendre le site accessible au public, lui offrant un nouvel espace de balade mais aussi d’éviter le pire en cas de crue décennale. Le fleuve atteindrait alors un débit de 155 mètres cubes par seconde contre un seul en temps normal, provoquant selon les calculs de l’Epage près de 2 millions d’euros de dégâts.

    Avec cet aménagement, 150 habitants et autant de professionnels sont désormais protégés contre les inondations assure l’établissement public. Le tout pour un investissement de 7,8 millions d’euros, la Métropole, l’Agence de l’eau et l’État assurant chacun 30% du financement du projet. Le reste étant fourni par le Département, la Région et la SNCF.