Tag: voeux

  • Dans un contexte « inquiétant », la Ville comme stabilité

    Dans un contexte « inquiétant », la Ville comme stabilité

    Campagne électorale oblige, Gaby Charroux (PCF) a opté pour la « retenue » lors de ses vœux à la population. Pas d’évocation de programme ni d’attaque à l’encontre de ses adversaires, présents dans la salle, donc. C’est au sein d’une Halle de Martigues comble que le maire, qui brigue un 4e mandat, a fait part de ses craintes quant à l’état du monde, en cette nouvelle année qui s’est ouverte sur l’attaque de Donald Trump à l’encontre du Venezuela, en violation du droit international.

    « Oui je suis inquiet quand une grande puissance s’improvise gendarme du monde en ne respectant pas, au passage, ses propres lois, assume-t-il. Inquiet des menaces proférées, par cette même grande puissance, à l’endroit, notamment, d’un pays européen. Inquiet de la docilité de nos dirigeants. »

    Alors que les conflits se multiplient, Gaby Charroux l’assure : « Parler de paix n’est pas un caprice. (…) C’est refuser la tentation de la division pour privilégier la voie de l’unité, de la concorde et de l’amitié entre les peuples. »

    Des repères et du lien

    Au milieu de cette instabilité, tant de l’ordre international que de « nos institutions nationales », et de l’incertitude qu’elle engendre pour la population, le maire-candidat rappelle : « Les collectivités territoriales, et plus spécifiquement les communes, ont été des espaces de stabilité », fustigeant le gouvernement Bayrou d’avoir amputé leur budget faisant perdre, « pour près de 2 000 communes, plus de 250 millions d’euros » avec le dispositif Dilico, dont 2 millions à la Ville de Martigues en 2025.

    « Les communes offrent des repères, créent du lien (…) répondent présentes à chaque étape de la vie de nos administrés » affirme celui qui veut repartir afin de poursuivre les actions menées lors des derniers mandats.

    « Je suis content d’entendre les soutiens apportés à cette politique municipale, même si elle n’est pas parfaite, consent Gaby Charroux. On a besoin de batailler encore pour un certain nombre de dossiers difficiles dont nous avons perdu la compétence, je pense à la collecte des ordures ménagères qui agite chacun d’entre nous. Mais on a besoin de ces pôles solides que sont les collectivités territoriales, qui ne bougent pas dans la tempête malgré des budgets amputés. Ce sont grâce à elles que les habitants ont accès à des services publics de qualité et de proximité, qui sont d’intérêt général. »

  • Au Rove, de premiers vœux de paix pour le maire Paul Sabatino

    Au Rove, de premiers vœux de paix pour le maire Paul Sabatino

    Les applaudissement étaient nourris ce vendredi soir, sous les guirlandes du gymnase Blaise-Gouiran, pour de nouveau rendre hommage au maire historique du Rove, Georges Rosso, disparu au mois de mai 2025. À l’occasion de ses premiers vœux à la population, Paul Sabatino tenu à saluer la mémoire de son prédécesseur qui, un an plus tôt sur la même estrade, annonçait qu’il lui transmettrait le flambeau. « Je voudrais que tu entendes, toi dont la place du village porte désormais le nom, ce tonnerre d’applaudissement des habitants qui ne t’oublient pas et te remercient », appelle ainsi l’édile communiste, après avoir honoré « un serviteur fidèle de l’intérêt général profondément attaché à son village ».

    Mais alors que l’année s’est ouvert sous le bruit des bombes au Venezuela, ce sont plus particulièrement des vœux de paix qu’a apporté le maire. « Mais ou s’arrêtera Donald Trump, quelle sera sa prochaine cible ? Est ce que la France et l’Europe vont enfin réagir à la hauteur de cet évènement ? », interpelle-t-il. Et d’appeler à « résister à la haine, au mensonge, aux idéologies qui font de l’autre un ennemi ».

    Sur scène, il tient aussi à rendre hommage aux forces de sécurité, particulièrement dans leur travail face aux dépôts sauvages et à la surfréquentation, il fait applaudir aussi toutes les associations rovenaines. « Grâce à nos bénévoles, notre village est plus vivant, plus humain, plus solidaire », souligne-t-il, avant d’évoquer le 90e anniversaire du Front populaire et des conquis sociaux à défendre « tellement importants pour les populations fragiles ».

  • Après 42 ans comme maire d’Entraigues, Guy Moureau s’arrête là

    Après 42 ans comme maire d’Entraigues, Guy Moureau s’arrête là

    C’est assurément une page politique qui va se tourner à Entraigues à l’issue des municipales des 15 et 22 mars. Et même de la vie vauclusienne puisque le maire en poste depuis le plus longtemps dans le département, Guy Moureau, ne briguera pas un 8e mandat. Le premier magistrat PCF l’a confirmé, ce mercredi soir, en clôture de ses vœux à la population. « Après 42 ans de bons et loyaux services en qualité de maire d’Entraigues, je ne me représenterai pas à vos suffrages », proclame Guy Moureau, élu maire en 1984 à 29 ans.

    S’il avait annoncé en 2020 que ce serait son dernier mandat, la possibilité de prolonger l’aventure s’est toutefois posée. En mai dernier, dans nos colonnes, sa « décision » n’était pas prise. « L’opération cardiaque que j’ai subie récemment, l’avis de mon cardiologue me poussent à dire qu’il est temps aujourd’hui de passer le relais », justifie celui qui est aussi vice-président du Grand Avignon en charge du développement économique.

    Sans le dire dans son discours, Guy Moureau entend passer le relais à William Bouquet, actuel 3e adjoint aux sports. « Il incarne la continuité de l’équipe sortante, je serai présent durant la campagne à ses côtés pour continuer à porter une voie originale, de respect, d’écoute et d’humanisme », assure le futur ex-maire. « Mon objectif est de poursuivre cette dynamique en m’appuyant sur les valeurs fortes de notre ville : proximité, écoute et action collective », écrit William Bouquet dans une lettre aux habitants diffusée cette semaine.

    Réélu en triangulaire en 2020 (57,08% des voix), Guy Moureau sait que son favori aura fort à faire contre la candidate RN, Catherine Chavrier. Elle avait été candidate Reconquête aux législatives en 2022 dans une circonscription… hors d’Entraigues. « C’est une liste de parachutés qui n’a aucun lien avec la commune et n’a que des visées nationales pour de grands électeurs », dénonce Guy Moureau.

    S’il ne sait pas encore ce qu’il fera après le 22 mars, Guy Moureau regarde déjà l’évolution du rôle de maire. « Une situation paradoxale, où il y a une volonté de l’État de les déconstruire alors que les gens veulent les garder, le maire est votre dernier recours car plus personne à part les communes ne vous répond», dresse l’édile qui, en 42 ans, estime avoir su « maintenir une identité entraiguoise, qui va à rebours de ce qui se fait aujourd’hui sur la violence et la division, avec du respect et de la proximité ».

  • Var : les cinq grands défis de Jean-Louis Masson pour 2026

    Var : les cinq grands défis de Jean-Louis Masson pour 2026

    Pour ses traditionnels vœux, le président (LR) du Département Jean-Louis Masson s’est entouré du préfet du Var, Simon Babre, et de ses conseillers départementaux. Étaient également présents de nombreux édiles, l’évêque de Fréjus-Toulon François Thouvet, mais aussi l’ancien maire de Toulon (2001-2023) et président du Département (1994-2002) Hubert Falco, proche de Jean-Louis Masson, qui l’a chaleureusement salué en dépit de sa condamnation en justice : « J’ai une affection spéciale pour lui. Il a parlé d’un département équilibré et unitaire. J’essaie de faire vivre cet héritage et j’espère en être digne. »

    Un hommage en forme d’interlude au cours d’un discours débuté par la présentation d’un « contexte international que je n’avais jamais connu. Je n’avais jamais vu l’armée américaine s’emparer du président d’une autre nation, qu’elles qu’en soient les raisons, ce qui est surprenant au XXIe siècle, comme voir la Russie attaquer un pays voisin. Et pour la situation intérieure, il n’y a aucune majorité et le budget n’a pas encore été voté. Si la France apporte encore des services du quotidien, c’est par l’engagement des collectivités ».

    Normes, budget, enfance…

    Jean-Louis Masson a ensuite énuméré cinq défis à relever pour la collectivité : « Le premier est celui des normes. Il y a dans ce pays 77 codes. L’association des maires de France dénombre 403 000 normes pour les élus. L’adage “nul n’est censé ignorer la loi” est une chimère. » Il a ensuite cité « le défi budgétaire. 3 400 milliards d’euros de dette, c’est une tragédie. J’avais proposé en tant que député une règle d’or : ne pas souscrire d’emprunt pour équilibrer un budget à base de dettes. Ça n’a pas été retenu. L’État a comprimé les dotations générales de fonctionnement des communes, mais la dette a doublé. »

    Troisième défi, celui de la protection de l’enfance : « Le nombre d’enfants placés sous la protection du Département a doublé en 10 ans, à près de 2 400. On a été désigné département d’expérimentation sur le sujet, en compagnie de la Gironde, avec qui on va organiser une mission. » Jean-Louis Masson a ensuite abordé le sujet de la « transition environnementale. On vient de vivre des catastrophes exceptionnelles : 2 ans de sécheresse, des inondations et incendies ravageurs. La réponse publique doit être au rendez-vous. » Dernier défi : la transition numérique et l’IA : « Le Var est quasiment totalement équipé en haut débit, mais la fracture numérique concerne encore un certain nombre de concitoyens. Quant à l’IA, elle ne doit pas prendre la place de l’intelligence humaine mais être un outil », a martelé le président du département, avant de conclure : « Travailler en équipe est essentiel. Et je crois que dans ce département on travaille en équipe, et c’est pour ça qu’on arrive à trouver des solutions. »

  • Les vœux de proximité et de solidarité de Sophie Camard

    Les vœux de proximité et de solidarité de Sophie Camard

    La cérémonie officielle des vœux de la mairie des 1er et 7e arrondissements s’est déroulée jeudi soir en grande pompe dans le palais du Pharo (7e). Empêchés par leur devoir de réserve à l’approche des municipales, les élus n’ont pas pu évoquer les projets prévus pour 2026, se contentant donc d’aborder « par une forme brève et succincte », comme le veut la loi, les actions menées en 2025. Une vidéo a dans un premier temps énuméré une dizaine d’initiatives municipales de l’année passée, parmi lesquelles : l’inauguration de l’école Baya (1er), du centre sportif Pape Diouf (1er) et du Jardin Saint-Nicolas (7e). Trois projets que Sophie Camard a rappelé dans son discours car, selon elle, représentatifs « de la volonté [de la Ville, Ndlr] de maintenir des espaces de rencontre, de dialogue et de vie collective, dans un contexte où notre quotidien numérique est souvent marqué par la rapidité et la distance ».

    « Rompre la peur »

    L’élue glissera un mot pour Noailles, quartier du 1er arrondissement, où un pôle d’équipement associatif pour la mairie de secteur est en cours d’installation. Il comprendra deux espaces, « un lieu de mémoire et de ressources au 63 rue d’Aubagne, choisi avec les familles des victimes de l’effondrement des immeubles, et un immeuble en réhabilitation au 44 rue d’Aubagne, pour accueillir des activités sociales et associatives ». La maire aura aussi une pensée pour Belsunce, « marqué récemment encore par l’actualité tragique du narcotrafic ». « Néanmoins, l’action conjointe des services publics, des forces de sécurité, du tissu associatif, de la régie de quartier, des collectifs d’habitants s’est poursuivie sans relâche. Nous avons besoin de cette solidarité dans un monde angoissant qui marche à la guerre. La proximité permet de se parler. Parler, c’est rompre la peur et l’isolement », a-t-elle déclaré dans la foulée.

    Dans son intervention, Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, a lui proposé une sorte d’ode à l’amour, une forme de résistance « dans ce monde où tout est basculé, où les politiques internationales nous montrent que des destins changent en quelques mois, à des moments où le président des États-Unis d’Amérique veut s’emparer d’une partie de l’Europe comme d’une proie et (..) où celle et ceux qui n’acceptent plus les différences se lèvent sans complexe ». Et de conclure : « Vous [Sophie Camard, Ndlr] avez donc compris que je n’ai pas pu dire, à quel point votre secteur est formidable. »

  • Cécile Helle dresse le portrait chinois de son successeur

    Cécile Helle dresse le portrait chinois de son successeur

    À l’inverse des séances du conseil municipal, ce genre de rendez-vous de début d’année dans les quartiers manqueront à Cécile Helle dans trois mois quand elle aura quitté l’Hôtel de ville. La maire (PS) affectionne ces cérémonies de vœux, permettant d’être au plus près des habitants « pour nourrir ma réflexion et projets », redit-elle, ce mardi soir à la maison commune Nord, théâtre du coup d’envoi de ce « marathon » *. Une année « dans un contexte singulier », puisque des municipales auront lieu dans deux mois (15-22 mars), interdisant au maire de faire l’éloge de son action et projets, et « parce que j’ai fait le choix de ne pas solliciter de 3e mandat ».

    Cécile Helle estime avoir fait le job : « Je crois en l’action par la preuve, la transformation de la ville est suffisamment tangible pour ne pas avoir à le dire », revendique la première magistrate qui se permet « deux pas de côté » en citant deux exemples concrets sur le quartier, le démarrage de la rénovation urbaine à la Reine-Jeanne et la Grange d’Orel ou le rôle de l’épicerie sociale et solidaire. Son discours d’une vingtaine de minutes a aussi été l’occasion de s’épancher sur la façon de concevoir son rôle de maire et de dresser un portrait chinois de son successeur possible à gauche. Au sein de la majorité, le renoncement la veille de Joël Peyre – absent mardi soir a rebattu les cartes. Les deux adjoints candidats déclarés, David Fournier (PS) et Paul-Roger Gontard (La Convention) étaient présents tout comme Zinèbe Haddaoui (ex-PS), membre d’Avignon citoyen, collectif pas vraiment en phase avec la méthode Fournier et qui pourrait pencher vers Mathilde Louvain (LFI).

    « Être maire a été un engagement exclusif, on n’imagine pas le don de soi et l’énergie que cela demande, quand un drame survient dans la ville, cela nous touche directement au cœur », prévient Cécile Helle. Dans l’assistance, David Fournier, semble acquiescer. Encore plus quand la maire parle de « proximité et d’humanité » et « souhaite la continuité par rapport à 2014 ». « Je souhaite le meilleur pour Avignon et je ne doute pas que c’est ce qu’il se passera », conclut-elle.

    « Je suis membre du PS, il n’y aura pas de surprise »

    En aparté avec la presse, elle accepte de se livrer un peu plus. En décembre, avant son ultime conseil municipal, Cécile Helle nous confiait avoir « une préférence ». S’est-elle évaporée avec Joël Peyre ? « J’ai toujours dit que ma préférence était celle du candidat du rassemblement à gauche », détourne-t-elle en reconnaissant que « Joël Peyre avait des qualités » pour être maire. Difficile désormais de l’imaginer ne pas se tourner « avant la fin du mois » vers David Fournier. « Je suis membre du PS, il n’y aura pas de surprise dans la manière de me positionner », lâche Cécile Helle. Le candidat inaugure ce samedi son local de campagne. Des échanges entre les intéressés ont lieu pour formaliser ou pas la présence, et donc le soutien, de la maire ce jour là. « Je n’ai pas encore décidé », conclut-elle.

    * Huit autres cérémonies
    sont encore prévues jusqu’au 28
     janvier à Montfavet en clôture. Dont la suivante dès ce mercredi pour la Barthelasse (18h30, société nautique).

  • Un esprit d’équipe qui permet de relever tous les défis à Toulon

    Un esprit d’équipe qui permet de relever tous les défis à Toulon

    À quelques jours seulement de l’annonce de sa décision concernant sa plus que probable candidature, à laquelle à La Marseillaise nous n’avons jamais douté, tout le monde essaie de décrypter le moindre signe ou de lire entre les lignes. Mais bien sûr rien ne transparaît dans les propos de la maire sortante sans étiquette Josée Massi ce mardi matin en salle des fêtes. À moins que…

    « Soyons honnêtes, l’année 2025 n’a pas été simple. Elle a comporté son lot de difficultés et d’incertitude », commence-t-elle, en expliquant qu’elle ne souhaite pas s’appesantir dessus. Et pourtant il y aurait eu matière. Et d’expliquer : « Ce que j’en retiens, c’est que notre ville, une fois encore, a su faire face. »

    Une capacité de résilience face aux lourdes péripéties traversées pendant ce mandat qu’il est en effet bon de souligner. La première étant la déflagration qu’a provoqué la condamnation de son prédécesseur Hubert Falco. Le contexte économique, la cure d’austérité imposée par l’État aux collectivités et l’instabilité politique au niveau national faisant le reste. Sans compter l’adversité locale. Mais de tout cela Josée Massi maire de Toulon ne dira mot. Elle préfère voir plutôt « la solidité de l’administration mise en lumière par les défis relevés, avec professionnalisme ».

    « Toulon ne pourrait rien sans vous »

    La première magistrate a donc salué « l’esprit de responsabilité dont chacun a su faire part ». Celle aussi « des services, qui ont assuré la continuité des missions, dans des conditions parfois complexes ». Tout comme « les équipes de terrain, Ville et Antennes, qui maintiennent ce lien de proximité absolument indispensable avec la population ».

    Sans compter aussi l’esprit de responsabilité des élus, qui ont travaillé en étroite coordination avec les agents territoriaux pour garantir la cohérence et la stabilité de l’action publique.

    Et de poursuivre : « Dans ces moments, une évidence s’impose : Toulon ne pourrait rien sans vous. Votre engagement, votre expertise, votre sens du devoir et votre attachement au service public constituent la plus grande force de notre collectivité. »

    Une reconnaissance des missions accomplies qui a visiblement touché le personnel venu nombreux assister à ces vœux.

    Et la maire de Toulon de conclure : « J’en suis persuadée, on n’arrive à rien tout seul. L’esprit d’équipe est un atout précieux : cette coopération entre les services, la capacité à se soutenir, à partager les connaissances, à trouver des solutions ensemble, ont été déterminantes tout au long de l’année, et elles le resteront. En ce début de nouvelle année, je formule le vœu que la Ville poursuive dans cette voie : celle de la cohésion, de la rigueur, de l’écoute, du dialogue, du respect des valeurs du service public. »

    Presqu’un programme.

  • L’engagement social de l’Université d’Aix-Marseille pour 2026

    L’engagement social de l’Université d’Aix-Marseille pour 2026

    Faire de la citoyenneté un grand enjeu de l’année 2026, voilà l’une des ambitions d’Éric Berton pour Aix-Marseille Université, faculté qu’il dirige depuis 2020. « Ma conviction est que l’université est là aussi pour accompagner nos étudiants dans la vie d’adulte et de citoyens, à travers le vote et l’apprentissage du vivre ensemble », a-t-il assuré, mardi, dans l’amphithéâtre du Pharo (7e), à l’occasion de ses vœux pour 2026. C’est dans le cadre de cet objectif que les résultats de l’enquête « C’est carré, une enquête étudiante qui va t’écouter », lancée par l’AMU et menée par l’IFOP en collaboration avec la Fondation Jean Jaurès, seront en février diffusés dans les rues des villes où l’université est présente. « Tout le monde pourra scanner le QR code pour accéder aux résultats de l’enquête, détaille le président. L’idée est d’inciter les politiques, notamment dans le cadre des municipales, à entendre les besoins des jeunes. Les étudiants sont les premiers à éprouver la ville : transport en commun, accès à la culture, accès au logement… » Car, selon le président physicien, la citoyenneté est bonne camarade de la démocratie, système qu’il faut s’appliquer à préserver, notamment en luttant pour la liberté de la recherche. C’est en s’appuyant sur cette conviction qu’il lance, en mars dernier, le programme « Safe place for science », imaginé pour accueillir des chercheurs américains menacés par la politique de censure de Donald Trump.

    Bataille pour un budget

    Pas de budget voté mais peu de suspense pour les financements dont jouira l’enseignement supérieur en 2026. Éric Berton dit avancer en conscience, mais promet de faire en sorte que ces changements n’aient pas d’impact sur les conditions de travail et de rémunérations des personnels, « cette baisse de dotation, je ne souhaite pas qu’elle affecte notre fonctionnement », assure-t-il. Les primes annuelles destinées aux agents, mises en place en 2021, ne seront donc pas impactées par la potentielle baisse des dotations gouvernementales. Soucieux de respecter sa ligne « socialement engagée », le président de l’AMU a rappelé les actions menées pour lutter contre la précarité étudiante en 2025. Cinq épiceries solidaires, dont une en décembre sur le campus Saint-Charles, ont été ouvertes sur les différents sites de l’université. Pour l’avenir, Éric Berton envisage aussi d’exploiter le foncier de l’université pour proposer des logements aux étudiants en difficulté, mais aussi au personnel. « On veut faire en sorte de passer un contrat avec un promoteur immobilier pour qu’il construise, notamment sur Marseille, des logements. Parce qu’il y a besoin de logements sur Marseille et que nous, nous avons des terrains, explique-t-il. En échange de ces contrats, nous aimerions obtenir quelques logements réservés à nos étudiants et nos personnels. » Sur le plan académique, plusieurs formations doivent émerger en 2026, comme une école de la transition, imaginée pour former des ingénieurs spécialisés dans l’environnement.

  • Des vœux de quartier sans bilan, en temps de campagne à Aix-en-Provence

    Des vœux de quartier sans bilan, en temps de campagne à Aix-en-Provence

    Il y aura bien eu une cérémonie de vœux : mais sans bilan, ni communication sur les projets passés ou à venir. « Je suis très heureuse d’être avec vous, mais aussi extrêmement frustrée. Pourquoi ? Parce que nous sommes dans une période préélectorale et que la loi nous empêche de faire état d’un bilan, où de prospectives quelconques », excusait Sophie Joissains, maire sortante (UDI) de la ville. Ce lundi 5 janvier, l’équipe municipale sortante a entamé la tournée des vœux à la population. C’est dans le quartier du Pont de l’Arc que s’est déroulée la cérémonie, première d’une série, qui durera jusqu’au 20 janvier, date des vœux protocolaires du maire, programmée au Grand Théâtre de Provence. Pour rappel, Sophie Joissains, qui a annoncé dès 2023 se représenter aux élections municipales 2026, n’a pas, pour le moment, officialisé son entrée en campagne. Pour l’instant face à elle, Marc Pena (PS) à la tête d’une union à gauche, Philippe Klein (Horizons), Julie Boronad (LFI) et Jean-Louis Geiger (RN), ont déjà annoncé leur candidature. Ce lundi soir, il faudra donc se contenter de quelques mots flatteurs pour la ville et ses quartiers et de dédicaces aux différents acteurs du quartier. « Je ne me suis pas prise ce soir pour un guide de l’office du tourisme, mais dans la mesure où il y a beaucoup de choses que je ne peux pas vous dire, j’essaie de faire en sorte de nous accompagner dans cette histoire bien aixoise, et cette histoire du Pont de l’Arc ce soir », ajoute Sophie Joissains, qui appelle les habitants à se « ranger collectivement derrière un étendard protecteur et éclatant, constitué par la ville d’Aix-en-Provence ». Seul Éric Chevalier, premier adjoint au maire, aura pu présenter un rapide bilan de quartier, en saluant le travail de commerçants et associations, où encore l’arrivée d’un nouveau directeur au Creps. Prochaine date le mercredi 7 janvier, dans le quartier Célony.

  • Face au sursaut fasciste et impérialiste, le PCF veut incarner l’espoir à Port-de-Bouc

    Face au sursaut fasciste et impérialiste, le PCF veut incarner l’espoir à Port-de-Bouc

    Alors qu’« aux quatre coins du globe, l’impérialisme guerrier et les atteintes populistes de l’extrême droite resurgissent », la section port-de-boucaine du PCF place ses vœux sous le signe « de l’espoir, de la solidarité, de l’amitié entre les peuples et de la fraternité », affirme l’un des membres de l’exécutif, Mathias Escalante.

    Sur le plan international, les conflits se multiplient, en Ukraine, en Palestine ou au Nigeria. La récente violation du droit international de Donald Trump est une tentative de « piller les richesses notamment pétrolières du [Venezuela] (…) et poursuivre la droitisation de l’Amérique Latine ». « Ces conflits, alimentés par la complaisance des marchands d’armes et des États-Unis (…) font monter chaque jour d’un cran les tensions géopolitiques qui menacent l’équilibre de nos sociétés », affirme le représentant de la section.

    Au niveau national, le RN « poursuit son entreprise de dédiabolisation », et les gouvernements successifs « tentent d’imposer une cure d’austérité sans précédent », cassant « les services publics ».

    Dans ce « chaos », la section renouvelle sa confiance à Laurent Belsola, maire sortant et candidat à sa succession. « On se rend bien compte de l’importance des élus locaux pour protéger les habitants. Avoir des élus de proximité, comme Laurent et son équipe, ayant fait leurs preuves et ayant la capacité de porter des projets malgré les baisses de dotation de l’État et de la Métropole, c’est quand même quelque chose de très rassurant. » Ce soutien, la section l’appuie sur un bilan « solide » et un « travail rigoureux » ayant mené, point d’orgue du mandat, à l’obtention du contournement autoroutier.