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  • « Atom », 97 logements pour jeunes actifs en construction

    « Atom », 97 logements pour jeunes actifs en construction

    Première pierre officielle pour la résidence « Atom » ce vendredi 2 octobre même si sous la grue, le bâtiment a déjà bien avancé. Une satisfaction pour les co-promoteurs Oceanis et Immostone, le propriétaire, le bailleur social 3F, le gestionnaire Vivacité et la Ville de Marseille.

    Un programme de 97 logements, à 5 minutes à pied du Parc du 26e centenaire (10e) et vue sur le Prado Carénage, dont la livraison est prévue pour le quatrième trimestre 2027, à destination d’un public jeune, étudiants ou actifs. L’affaire n’a pas été sans obstacles « administratifs ou techniques » dans un contexte où le foncier se fait rare, a rappelé en préambule Marie-Françoise Prat de Garam, gérante et fondatrice d’Immostone.

    « Une offre de logements sociaux accessible à des personnes qui commencent un parcours professionnel et qui ont besoin de se loger à Marseille », se félicite Florelle Guisante-Klein, présidente d’Oceanis. Et de revenir sur le défi relevé : « Construire du logement, transformer un site existant, et permettre à des services déjà présents dans le quartier de continuer à trouver leur place. » Sont proposés des studios d’une vingtaine de mètres carrés répartis sur 5 étages. Au rez-de-chaussée, entre laverie et espace de co-working, l’atelier Saint-Eloi, 250m2 dédiés aux artistes, sera relocalisé. « L’ambition n’était pas de construire un bâtiment supplémentaire, mais de définir un projet qui réponde aux besoins du territoire », martèle-t-elle.

    Des résidents « acteurs » de la cité

    De quoi permettre aussi aux résidents « d’être connectés avec la ville et de pouvoir jouer un rôle dans la cité », estime Elisabeth Novelli, directrice de 3F Résidences. Audrey Garino (PCF), adjointe au logement, opine du chef. « Pour notre ville, c’est un enjeu fort que d’apporter une réponse aux jeunes qui se trouvent en difficulté pour se loger dans un moment charnière de leur vie », enchaîne-t-elle, avant de rappeler que plus de 600 logements en résidence sociale jeunes et plus de 1 700 places en résidence étudiante ont été ouverts ces dernières années. Et d’espérer que l’État autorise l’encadrement des loyers du parc privé à Marseille pour « réguler [leur] flambée qui touche particulièrement les petites surfaces, donc les publics les plus jeunes ».

  • Les associations font leur rentrée en force

    Les associations font leur rentrée en force

    « En 2021, Benoît Payan le maire de Marseille décide de faire venir le festival des associations sur le Vieux-Port. Il se tenait jusque-là au parc Borély de manière beaucoup plus confidentielle. Et c’est tout de suite un succès pour les exposants et les curieux qui découvrent la richesse de cette ville », détaille Ahmed Heddadi adjoint en charge du lien social et de la vie associative. Et « cette année encore, ce sont des milliers de Marseillais qui sont attendus », lance-t-il.

    Près de 500 associations sportives, culturelles, artistiques, sociales, environnementales, engagées pour la santé ou encore la défense des droits sont présentes pour aller à la rencontre du public toute la journée. Septembre, c’est la rentrée, pour les petits et pour les grands, le sport c’est important. Rollers, marche nordique, danse, gymnastique, athlétisme, capoeira, arts martiaux, savate boxe, aviron, tir à l’arc, escrime, volley-ball, rugby… L’espace sports permet de découvrir mais aussi de se tester, libre à chacun ensuite de s’inscrire pour intégrer un club sportif.

    Dimanche, l’éventail des possibles est encore plus large avec une centaine d’associations de plus que l’édition précédente. Initiation aux échecs, ateliers d’écriture, activités d’astronomie, ou encore apprentissage des gestes de premier secours sont au programme à moins que votre cœur ne penche vers une activité artistique. Ateliers de percussions, démonstration de chant ou encore de danse…

    Sans oublier l’engagement et le bénévolat, maillons essentiels de l’associatif, regroupés dans un espace dédié. « Moi, j’aimerais bien aider les petits jeunes à faire leur CV », confie Mounir, 61 ans, sans emploi depuis peu. Devant la grille des offres de la maison des associations, le sexagénaire se dit prêt « à consacrer du temps plusieurs fois par semaine ». Et de poursuivre : « L’associatif j’en ai déjà fait, mais dans un tout autre domaine. »

    La Ville propose ce week-end son stand pour mieux faire connaître tous les services associatifs mis à disposition des Marseillais. « Le Covid a mis en difficulté ce maillage, nous avons été beaucoup vers les mairies de secteur, pour proposer des formations, pour apprendre à remplir les dossiers de subvention car c’est très complexe », explique l’élu. Et de compléter « nous avons mis ponctuellement à disposition gratuitement des espaces publics. De mémoire, nous n’avons jamais laissé tomber une association qui nous demandait de l’aide ». Pour lui pas de doute : « Marseille est une des villes, les plus engagées de France. Je le constate quand je parle en terrasse, le tissu associatif est très fort. »

    Toujours plus de solidarité

    « En termes de fréquentation du public, il y a environ 500 personnes qui passent par jour à la maison des associations notamment pour une activité sociale » note Erick Espel, responsable de la division services aux associations (DSA) pour la Ville. Par exemple « L’encre bleue association d’écrivains publics aide gratuitement tous les publics. Ils sont présents une demi-journée tous les jours, onze mois par an ». Cours de langues, aide pour les démarches juridiques, oasis de clubs sportifs, mais aussi culturel, la maison des associations est un lieu emblématique sur la Canebière depuis 35 ans, un incontournable tant pour la demande que pour l’offre avec un peu plus de 750 structures adhérentes. « Nos associations sont à l’image de la société, l’engagement a changé au fil des ans », explique le responsable DSA. Par exemple « on voit des étudiantes venir monter leur structure pour faire de la distribution alimentaire ». La pandémie a été un révélateur pour la population notamment en termes de solidarité. « Mais l’existence de ces associations, est ponctuelle. Elle répond à un besoin », poursuit-il. Travailler en transversal, se connaître, échanger est très important. Pour exemple, « une fois par mois, une rencontre ouverte à tous, adhérents ou pas se tient en présence de l’adjoint en charge du lien social pour faire émerger des projets communs, c’est le Bla Bl’Asso ». L’objectif de la maison des associations est de passer le millier d’adhérents. Une antenne dans le 2e arrondissement a ouvert ses portes en février, et en novembre, ce sera au tour du 14e. Dans tous les cas, ce dimanche des centaines d’associations seront sur le pont pour rencontrer leurs futurs adhérents.

    « Nos associations sont à l’image de la société, l’engagement a changé au fil des ans »