Tag: visites

  • L’office de tourisme de Martigues mise sur la qualité plutôt que la quantité

    L’office de tourisme de Martigues mise sur la qualité plutôt que la quantité

    Lancement de saison pluvieux, lancement de saison heureux. C’est en tout cas ce qu’espère le directeur de l’office de tourisme de Martigues, Jean-Jacques Micoud, ce jeudi 4 juin au soir, alors que la pluie s’abat sur le camping de l’Arquet. Pas d’inquiétude : la structure municipale peut compter sur des « produits stars », comme les visites du décor de la série à succès Camping Paradis, situé à deux pas du village vacances. Le 18 avril, la sortie a battu son record d’affluence avec 500 participants sur la journée.

    Les chiffres de la saison passée sont plus qu’encourageants : « Près d’un million de nuitées, plus de 350 000 touristes accueillis et une progression de la fréquentation dans les hébergements marchands de 11% », se réjouit Gaby Charroux (PCF), le maire de la commune, qui « confirme sa place parmi les destinations incontournables de Provence ».

    Pour l’élu, si les résultats sont aussi bons, c’est que Martigues affiche de nombreux atouts. Sa situation géographique, d’abord. « Nous sommes entre la Méditerranée, avec notre belle Côte Bleue, ses plages et ses calanques, son parc marin et sa zone protégée ; et l’étang de Berre. (…) Nous avons trois quartiers, avec chacun leur centre-ville avec un patrimoine historique remarquable, en témoigne le label ville d’art et d’histoire. »

    Gaby Charroux souligne également les choix politiques menés depuis des décennies : « Nous n’avons pas bétonné une grande partie du territoire pour préserver l’environnement. Selon les scientifiques, nous avons une biodiversité exceptionnelle. Nous voulons que chacun puisse en profiter. » Sans parler de la « vie culturelle foisonnante », du patrimoine industriel, maritime, et des studios de cinéma Provence Studios.

    Le « mieux tourisme »

    De nombreux atouts, donc, qui sont surtout bien mis en valeur par l’office de tourisme, qui insuffle une dynamique pour passer au « mieux tourisme ». Jean-Jacques Micoud revendique « un autre rapport au temps, pour que chacun ait le temps de prendre son temps, de s’ennuyer, car l’ennui est une source de créativité ».

    Pour cet été, les ingrédients de la recette de l’office de tourisme seront « culture, histoire, douceur de vivre, bonne humeur et envie d’être ensemble », avec des visites tournées autour des trésors de la nature et de la gourmandise, des éco-balades autour de l’étang de Berre et des éco-randos citoyennes, une exposition « Regards croisés sur la faune et la flore locales » ou encore des découvertes de la ville au fil de l’eau en canoë sur les canaux, du snorkeling dans le Parc marin de la Côte Bleue, des couchers de soleil en bateau… L’offre est foisonnante, et toujours accessible financièrement.

    Programme complet sur le site de l’office de tourisme

  • La nature invite à sa fête annuelle

    La nature invite à sa fête annuelle

    Visites guidées de parcs, ateliers jardinage, balades naturalistes, événements festifs… Du 20 au 25 mai, les rendez-vous sont nombreux et gratuits dans le Var, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et les Alpes. Mer ou montagne, en famille ou en solo, il y en a pour tous les goûts, le site internet dédié permet de se localiser les activités et de pouvoir s’inscrire si besoin.

    Vaucluse

    La communauté d’agglomération Les Sorgues du Comtat décide de prendre un peu d’avance et dès ce samedi 16 mai organise sa 1ère fête de la nature ouverte à tous et gratuite à Althen-des-Paluds de 9h à 17h. Autour du Ventoux, là encore, on décide de prendre un peu d’avance en proposant du 16 au 17 mai, des bivouacs pour Sault et Bédoin sur les traces du loup. Peut-être, aura-t-il un œil sur vous ! Pierre Peyret le guide propose de pister la bête à petits pas en forêt du Ventouret. Ecouter, observer, espérer un indice, l’animal est peut-être là…

    Alpes

    Dans les Alpes-de-haute-provence, à Digne-les-Bains du 20 au 23 mai, ballades, peintures végétales, découvertes du castor ou encore ballade naturaliste pour découvrir les oiseaux. Du côté des Hautes-Alpes, dès le mercredi 20 mai, une balade découverte de la biodiversité de la Durance avec des agents de l’Office français de la biodiversité est proposée à Rochebrune. Le vendredi 22 mai, c’est à Crévoux qu’a lieu l’inauguration de la Mare de Champ Olivier.

    Var

    De La Seyne-sur-Mer jusqu’à Ramatuelle, les propositions ne manquent pas. La ville de Toulon propose une ballade immersive au Mont-Faron le 22 mai dès 9h45, soit un parcours de moins de 2 km, au cœur d’une pinède et d’essences méditerranéennes variées. Du 23 au 24 mai, les Salins à Hyères et le conservatoire du Littoral sont un incontournable pour un dépaysement total entouré de flamants roses.

    Bouches-du-Rhône

    À moins que l’appel du Verdon ne vous entraine dans une balade naturaliste. Vauvenargues, la Sainte Victoire, Arles, Aix-en-Provence ou bien Marseille et les Calanques ? Vous êtes bien dans les Bouches-du-Rhône. Les propositions sont très variées, et il est conseillé de consulter le site de la fête de la nature pour choisir au mieux. Et pour ne rien oublier, la ville de Marseille participe cette année encore au City Nature Challenge. Aux côtés de centaines d’autres villes du monde entier, Marseille va relever le défi lancé par l’Académie des sciences de Californie et le Muséum d’histoire naturelle du Comté de Los Angeles pour valoriser et préserver la biodiversité en collectant le plus d’observations possibles d’espèces végétales et animales avec iNaturalist. Du Frioul au Parc urbain des Papillons, en passant par la ferme du Collet des Comtes de nombreuses sorties encadrées sont proposées. En participant, chacun peut découvrir et faire savoir l’incroyable richesse naturelle du territoire communal, à terre, sur le littoral et en mer. Tout est possible, le territoire vous ouvre grand les bras !

    Fetedelanature.com ressence ville par ville toutes les initiatives labelisées.

  • Une journée pour tous à la découverte de l’Opéra

    Une journée pour tous à la découverte de l’Opéra

    Des costumes à la technique, en passant par des visites historiques, l’Opéra de Marseille vous ouvre grand ses portes pour vous faire découvrir ou redécouvrir ce lieu comme vous ne l’avez jamais vu.

    Ce samedi, petits et grands sont invités à franchir les portes de cet édifice emblématique du centre-ville, qui regorge pourtant de nombreux secrets et trésors. L’occasion d’attirer un public plus jeune et de rendre la culture accessible à tous.

    Dans les coulisses

    Cette journée portes ouvertes s’inscrit dans le cadre de l’événement national du même nom, qui célèbre cette année sa 19e édition autour du thème de la jeunesse.

    Tout au long de la journée, des visites libres seront proposées entre 9h et 17h. Les costumes créés par l’atelier de couture de l’Opéra de Marseille seront également exposés en accès libre, au bâtiment de la rue Molière.

    Quant aux visites guidées, elles porteront soit sur l’histoire, soit sur les aspects techniques du lieu. Des lieux habituellement fermés au public se dévoileront ainsi, permettant à chacun de découvrir l’envers du décor. Ce sera aussi l’occasion de rencontrer les équipes et d’échanger avec elles sur les différents corps de métier.

    Au-delà des visites, ateliers en tous genres et concerts seront aussi au programme.

    Divers cours de danse sont proposés : cours de classique, variations pour les garçons puis pour les filles, mais aussi des séances de découverte de la danse classique et contemporaine à destination des enfants de 6 à 10 ans. Ces ateliers se dérouleront au Studio de la danse avec l’École nationale de danse de Marseille, de 9h15 à 14h45.

    Du côté du foyer Ernest-Reyer, un cours de danse contemporaine et deux ateliers autour de cette discipline seront proposés. La musique et le chant seront également à l’honneur avec un atelier de chant participatif ouvert à tous entre midi et 13h.

    Vous pourrez aussi profiter d’un concert du chœur des enfants de la Savine et de la Maîtrise du conservatoire Pierre-Barbizet, suivi d’une carte blanche à l’Orchestre Demos. La journée se clôturera avec un récital des artistes solistes de l’Opéra municipal de Marseille.

  • L’emblématique Fort de Bouc rouvre ses portes à Martigues

    L’emblématique Fort de Bouc rouvre ses portes à Martigues

    C’est l’attractivité phare du côté de Martigues. Le Fort de Bouc se dévoile au grand public avec des visites guidées que l’office de tourisme organise tous les mois. Un monument connu pour sa position stratégique dans le domaine maritime. Le fort contrôlait également la région en tant qu’ouvrage défensif et phare au XVIIe siècle. Au programme de cette visite : une traversée en bateau jusqu’au fort, une découverte des espaces intérieurs, des récits captivants autour de son histoire et de ses usages et des points de vue uniques sur le littoral martégal. Depuis des années, l’office du tourisme organise les visites à la même période de l’année.

    « C’est une visite qui fonctionne toujours bien, on remplit très souvent la billetterie. Les habitants ont envie de découvrir une autre facette de Martigues et ça leur plaît puisque tout le monde connaît le lieu mais pas son histoire », déclarent les organisateurs des visites.

    Depuis de nombreuses années, la structure organise les visites et compte énormément sur l’événement : « On a été coupé par la crise du Covid-19 mais depuis 2023, c’est un rendez-vous phare de la saison estivale », annonce l’office de tourisme. La prochaine visite aura lieu le samedi 2 mai à partir de 9 h 30, d’autres créneaux seront proposés en juin, juillet et août avec deux dates par mois, les samedis aux mêmes horaires. Une bonne occasion pour les touristes aussi de découvrir ce haut lieu.

    Pour tout renseignement
    et réservation : martigues-tourisme.com ou
    04.42.42.31. 10.

  • À Toulon, 48h pour cultiver une ville plus durable

    À Toulon, 48h pour cultiver une ville plus durable

    Rendre les villes plus vertes, un effort auquel chacun peut participer, des collectivités aux habitants en passant par les associations et les commerçants : c’est l’objectif des 48h de l’agriculture urbaine, qui font étape à Toulon et dans cinq communes du département (La Valette-du-Var, Six-Fours-les-Plages, La Farlède, Le Val, Le Castellet) de vendredi à dimanche.

    Festival organisé depuis 2016 par l’Association française d’agriculture urbaine professionnelle (AFAUP), il se veut « l’événement vitrine de l’agriculture urbaine en France et en Europe ». Il défend trois objectifs : promouvoir l’agriculture urbaine et sa diversité auprès du grand public, encourager la création d’espaces cultivés en milieu urbain, et créer du lien social et favoriser les rencontres pour faire émerger de nouvelles initiatives. L’an dernier, 35 villes françaises y ont participé, avec plus de 1 000 activités participatives gratuites (ateliers, visites, projections-débats, conférences et tables rondes, banquets populaires, concerts…) pour débutants et passionnés.

    Marché des producteurs, atelier séchoir solaire…

    À Toulon, c’est au Collectif varois pour l’agriculture urbaine (CVAU) que l’on doit l’organisation de l’événement, avec un programme qui fait la part belle aux acteurs locaux du domaine. Les réjouissances débuteront vendredi, avec un premier atelier, place Vincent Raspail, qui consistera à fabriquer des jardinières à partir de palettes récupérées auprès des halles de Toulon. Celles-ci seront ensuite remplies à partir de compost, puis disposées sur les terrasses des halles. Une activité préliminaire à la soirée d’ouverture qui se tiendra dès 18h30 au Domaine d’Orves, à La Valette-du-Var, et sera le théâtre d’une conférence dédiée aux jardins nourriciers.

    Les animations se poursuivront samedi et dimanche. Des dizaines de producteurs locaux proposeront un marché de saison samedi, dès 8h, rue Paul Lendrin. Vous pourrez aussi découvrir l’agroécologie au jardin du Chemin ver.s.t, au Castellet, vous essayer à la fabrication d’un séchoir solaire au domaine de la Pierre Blanche, dans la même commune, ou pour les débutants, apprendre les bases du jardinage au jardin partagé de la Florane, à Toulon.

    Programme complet à retrouver sur les48h.com

  • [Maj] Les deux navires espagnols historiques ne pourront pas jetter l’ancre pendant quatre jours

    [Maj] Les deux navires espagnols historiques ne pourront pas jetter l’ancre pendant quatre jours

    L’un est une réplique, l’autre un original. Mais les deux sont les témoins d’une époque historique. Le Galeón Andalucía et le Pascual Flores, tous deux parrainés par la Fondation Nao Victoria, aurait du escale pour la première fois à Port-de-Bouc du 25 au 29 mars, et détonner dans le paysage des petits bateaux de plaisance.

    Le premier navire est un galion espagnol du XVIe siècle conçu à la suite d’un long processus de recherche historique par Ignacio Fernández Vial juste avant l’Exposition universelle de 2010 à Shanghai. Ce grand trois mats à la poupe décorée de l’Esperanza du Triana est une reproduction d’une unité des flottes de la Nouvelle Espagne, de Tierra Firme et du galion de Manille, qui commerçaient avec divers ports d’Amérique et d’Asie depuis les ports espagnols au cours du XVIIe siècle.

    Naviguer sur le Pascual Flores

    Le second est une goélette de 1917, l’un des 64 bateaux-pilotes de la flotte à voile de Torrevieja (dans la province d’Alicante), qui a compté jusqu’à 200 navires. Il servait au transport de fruits, de sel et de frets divers. C’est en 1999 que la municipalité de Torrevieja a racheté le Pascual Flores pour en faire un navire témoin de cette période florissante et l’ambassadeur de la ville. Il a été restauré pour devenir un navire-musée flottant avec l’aide de la Fondation Nao Victoria.

    Álvaro Paniagua est actuellement à bord de la goélette avec onze autres membres d’équipage et huit passagers, en provenance de La Spezia. « Il y a eu quelques améliorations faites sur le bateau ces cinquante dernières années, mais la manière de naviguer est plus ou moins la même qu’au début du XXe siècle, témoigne-t-il. Certes, nous avons un moteur mais les manœuvres sont demeurées inchangées. Nous n’utilisons par exemple ni treuil ni système hydraulique pour les voiles. »

  • La situation s’améliore à la prison pour mineurs

    La situation s’améliore à la prison pour mineurs

    Du mieux, même si tout n’est pas parfait. Comme six autres députés ce jour-là, mobilisés dans une action commune, pour « enclencher une prise de conscience d’ensemble et une remise en question structurelle des conditions de détention des mineurs », Hendrik Davy (L’Après), député de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône, a usé de son droit de visite parlementaire pour retourner à l’établissement pour mineurs (EPM) de la Valentine (11e) ce jeudi 25 février. En mars l’an dernier, il avait pu découvrir que les jeunes n’avaient pas accès à l’école, faute de surveillant en nombre suffisant. Suivait fin août un rapport salé de la contrôleure générale des lieux de privation de liberté après une visite inopinée, Dominique Simmonot réclamant la fermeture partielle de l’EPM. Elle s’indignait notamment de la pratique de la « mise en grille », une « punition » qui consiste à mettre un enfant « sans eau, sans toilette, sans rien pour s’asseoir dans une cellule pendant plusieurs heures », rappelle le député.

    Désormais 38 mineurs, dont le plus jeune à 15 ans, sont incarcérés, contre 51 l’an dernier, le nombre de places ayant été ramené à 40 pour entamer un plan de rénovation, 120 000 euros investis pour repeindre et changer le mobilier, démarré en novembre dans les 7 unités de l’EPM et qui doit se terminer mi-juin, précise Karine Mathieu, directrice du service éducation de l’EPM pour la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse), arrivée en janvier. Avec 33 éducateurs, elle assure le suivi des jeunes et entend remobiliser tout le monde « autour du “faires avec” », avec de la formation obligatoire, des groupes de travail, dans le cadre d’une refonte du projet d’établissement.

    Finie aussi la mise en grille, utilisée pour faire « redescendre la pression », explique le directeur adjoint de l’EPM que l’on sent démuni : « On les réintègre en cellule avec le risque de voir la situation dégénérer. » Côté surveillant, la fermeture tournante de deux unités a amélioré la situation, même si le taux d’absentéisme est de 30% et que les reprises se font en mi-temps thérapeutiques, convient-il.

    Une unité qui « répare »

    Dans les cellules de l’unité 5, celle du « régime différencié » pour mauvais comportement, on confirme l’amélioration. « Ça se passe bien, j’ai école », raconte Boui, 16 ans, incarcéré depuis 2 ans, déjà connu de l’EPM à l’âge de 13 ans. Dans la cour, les ados interpellent le député : « On est enfermés, on nous traite comme des animaux. » L’un d’entre eux déplore la qualité de la nourriture mais lui confie avoir un « projet paysage ». « On voudrait faire plus de sports, 2 à 3h par semaine ça suffit pas, c’est dur », témoigne-t-il.

    À l’unité « répare » pour « respect, anticipation, responsabilisation », on respire. Les six jeunes détenus sont libres de circuler le week-end, partagent plus de moments collectifs. « On demande à venir et on est pris si on a un bon comportement », explique l’un d’entre eux. Aucun des détenus passés par cette unité ne font partie des 48 enfants retournés à l’EPM en 2025 après y être déjà passé.

    « On juge une démocratie à l’état de ses prisons. Les visites servent à quelque chose, même si tout ne va pas mieux », quand « beaucoup d’enfants nous ont confirmé qu’ils passaient une grande partie de leur temps en cellule », estime en bilan Hendrik Davi, convaincu qu’il faut « penser à des alternatives à la privation de liberté ». Et de préconiser de prendre « le problème à la racine », en « donnant des moyens à l’aide sociale à l’enfance et à l’Éducation nationale pour éviter que les jeunes, ne deviennent la proie des réseaux ».

    « On juge une démocratie
    à l’état de
    ses prisons. »

  • À la découverte de la culture du safran provençal

    À la découverte de la culture du safran provençal

    « Les gens sont très curieux de découvrir la culture du safran emblématique de la Provence. » à la safranière d’Anne Jeanjean, la ferme du Lézard vert, les visites organisées ce week-end affichent déjà complet. Et pour cause, elle n’en propose qu’une par an. « La floraison du safran est très courte : un mois environ, donc on ne peut faire que très peu de visites », explique-t-elle.

    Surtout qu’à Cuges-les-Pins, on cultive depuis longtemps le crocus sativus, cette fleur violette dont est extrait le safran. « Les agriculteurs les faisaient pousser sur les restanques [mur de pierre sèche permettant de créer des terrasses en agriculture] pour utiliser tous les espaces cultivables, explique la safranière. Ils le faisaient surtout pour leur consommation personnelle. » Aujourd’hui, ils ne sont plus que cinq à cultiver cette fleur dans la commune.

    Si cette plante originaire du Moyen-Orient prospère, c’est qu’elle est parfaitement adaptée au climat méditerranéen. « Le safran à une floraison inversée. Elle fleurit à l’automne, fait des feuilles l’hiver et dès le retour des chaleurs, elle rentre en dormance. Donc elle supporte très bien l’été provençal », explique la safranière.

    Une culture emblématique de la région et une épice mondialement connue. Pourtant, son ramassage reste un mystère pour beaucoup, ce qui explique l’engouement des visites à la ferme du Lézard vert. Des gestes méticuleux et lents : après avoir cueilli les fleurs, il faut en retirer le stigmate, les fameux pistils rouges qui, une fois séchés, deviennent cette épice très puissante. Un travail lent et minutieux. « Pour un gramme de safran, il faut environ 200 fleurs, explique Anne Jeanjean. Mais il suffit de seulement 0,1 gramme pour faire un repas pour 5 à 6 personnes. »

    La ferme du Lézard vert organise, pendant la floraison, des visites de groupes, en plus de la visite grand public.

    Contact mail : lafermedulezardvert@outlook.fr

  • Un bilan positif pour une année Cezanne « à la maison »

    Un bilan positif pour une année Cezanne « à la maison »

    Ce n’est qu’après l’exposition Cezanne remballée, ce dimanche donc, que les retombées économiques liées à l’événement culturel international pourront définitivement être tirées. Mais déjà, mardi dernier, lors d’une table ronde au programme d’une soirée de rencontres et débats organisée par le Crédit Agricole Alpes Provence, Michel Fraisset, directeur général de l’Office de tourisme d’Aix-en-Provence, a présenté les premiers résultats économiques de cet été cézannien. « Pour éviter le doigt mouillé, on a demandé à la chambre des commerces (CCI) de nous accompagner cette année avec différents partenaires dont la Région, avec le Comité régional du tourisme, pour mener une enquête d’étude d’impact et vérifier pourquoi les gens étaient venus à Aix cette année », présente Michel Fraisset. Les résultats pour cette exposition totalement « à la maison » (« in house » en jargon commercial), sont très positifs : 305 813 billets individuels ont été vendus pour l’exposition Cezanne au Jas de Bouffan au Musée Granet dont la vente a permis une recette de 4, 5 millions d’euros de vente directe.

    Budget « équilibré »

    « C’était l’amortissement qu’il fallait trouver pour pouvoir équilibrer le budget de l’exposition », souligne le directeur de l’Office de Tourisme. Aux résultats de la billetterie individuelle s’ajoutent les retombées des visites de groupe, les privatisations diverses, l’ensemble des visiteurs qui ont bénéficié de dispositifs privilégiés et les plus précaires qui ont pu, par le biais de partenariats accéder à l’exposition et aux sites. Victime de son succès, la Petite Galerie Cezanne repousse d’ailleurs sa date de clôture au 21 décembre. Lors du dernier conseil municipal, tenu vendredi dernier, Sophie Joissains, maire (UDI) de la Ville rapporte qu’au fonctionnement, les dépenses de 7 660 451 euros ont été amorties par 7 035 349 euros de recettes. « On avait prévu qu’il y aurait 3 millions de reste à charge. Il est aujourd’hui de 625 102 euros », se félicitait la maire. Au-delà d’un impact économique marquant, ce sont les retombées médiatiques qui ont été valorisées. « On en parlait partout. Ces retombées médiatiques, il y a des calculs spécifiques pour les estimer, précise Michel Fraisset. À ce jour elles sont estimées à 50 millions d’euros, et vont bénéficier pendant les deux ou trois années à venir à l’attractivité d’Aix-en-Provence ».

    Uniquement pour le premier article numérique du New York Times, ce sont 117 millions de lecteurs qui ont été enregistrés. Enfin, ce sont 120 nationalités qui se sont rendues à Aix, dont 63% des sondés ont fait le déplacement pour l’exposition Cezanne.

  • Les sciences envahissent la place et l’espace Bargemon

    Les sciences envahissent la place et l’espace Bargemon

    Une éolienne en papier à la main, des écoliers de primaire quittent, le sourire aux lèvres, la place Bargemon. Derrière eux, un village des sciences, organisé par l’association des Petits débrouillards, a pris place tout autour de la mairie centrale de Marseille, depuis vendredi matin. Réservés vendredi aux scolaires, de la primaire au BTS, les stands montés à l’occasion de la fête nationale de la science ouvrent gratuitement leurs portes au public, ce week-end.

    Reconstitution de crânes, éprouvettes, microscopes et camp de base pour aller sur la Lune ont envahi l’hôtel Puget, la place et l’espace Bargemon jusqu’à dimanche. La soixantaine de stands, tenus par des laboratoires, associations ou entreprises innovantes sont réunis par thématiques. « Il y a d’abord un pôle autour du thème de la fête de cette année, qui est “intelligences”. Il y a des neurosciences, l’étude des intelligences animales ou sur l’intelligence artificielle, explique Lucille Rombi, chargée de mission fête de la science de l’association des Petits débrouillards. Il y a ensuite un pôle environnement, astronomie, mathématiques, santé et sciences sociales. »

    Chaque stand propose des activités différentes et ludiques en rapport à son domaine. La classe de CM1 de l’école de la Corderie (7e) a, par exemple, pu sentir et observer des champignons grâce à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). « C’était la première fois que je regardais dans un microscope, sourit l’une des écolières. C’était trop cool. »

    « Le but de cet événement organisé par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche est de regrouper autour d’événements des acteurs du monde scientifique et le grand public de façon ludique, explique Lucille Rombi, de l’association de médiation scientifique des Petits débrouillards. Les stands sont faits pour tout le monde : les enfants, avec des espaces pour les tout-petits, mais aussi les adultes. C’est vraiment pour tous les curieux », insiste l’organisatrice. En plus des activités proposées sur les stands, des spectacles et des visites sont prévus, avec des inscriptions sur place. L’espace agora permettra également la tenue de conférences et d’une émission radio.

    L’année dernière, le village des sciences avait réuni environ 10 000 personnes sur les deux jours, à Marseille.

    Plus d’info sur fetedelascience.fr