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  • Un an de prison ferme pour avoir administré de la cocaïne à sa fille

    Un an de prison ferme pour avoir administré de la cocaïne à sa fille

    Le jugement prononcé par la chambre de la famille du tribunal correctionnel de Marseille ne laisse place au doute. Dépassant les réquisitions de 4 ans de prison avec sursis probatoire du procureur qui avait même proposé de requalifier les faits en mise en danger, les juges ont condamné, hier, Samantha M., absente au délibéré, à la peine de 4 ans de prison dont un an ferme avec un sursis probatoire renforcé de 3 ans, à la déchéance de l’autorité parentale, à l’obligation de suivre des soins psychiatriques et à ne pas entrer en contact avec sa fille placée. La peine est assortie de l’exécution provisoire.

    Les juges ont été emportés par la conviction que cette mère de 50 ans qui vit à Toulon était bel et bien coupable en dépit de ses farouches dénégations, d’avoir volontairement et activement administré de la cocaïne en 2022 à sa fille de 10 ans atteinte d’une maladie neurogénique rare. La fillette avait été hospitalisée le 14 février 2022 dans le service de neurologie de la Timone Enfants. Son état n’avait cessé de se dégrader pour plonger dans le coma le 11 mars, nécessitant une réanimation. Pressentant une possible intoxication, des analyses étaient réalisées qui démontraient la présence de cocaïne et de Fentanyl dans le sang, les urines et les cheveux et jusque dans des prélèvements du liquide céphalo-rachidien conservé en 2020 par l’hôpital et qui révélaient déjà des traces de cocaïne. Aucun médicament morphinique ou opioïdes n’entrait pourtant dans son traitement.

    « J’étais la coupable d’avance »

    Dénonçant à l’audience du 20 mai « une machination » de son ex-conjoint qui a obtenu la garde de la fillette et qui se dit « sûr et certain qu’elle l’a droguée », la mère n’a eu de cesse de protester de son innocence. « J’étais la coupable d’avance parce que j’avais consommé et que ça fait de moi une mauvaise mère », s’est-elle défendue, lançant même au tribunal : « Vous pouvez me mettre mille ans en prison, ce qui me fait de la peine, c’est qu’on dise que je lui ai fait du mal. »

    Le 17 mars 2022, l’hôpital de la Timone avait procédé à un signalement au parquet. Les enquêteurs trouvaient 3,4 grammes de cocaïne dans le portefeuille de la mère et des résidus de cocaïne sur l’étagère de la chambre d’hôpital. Placée en garde à vue, elle était positive à la cocaïne, la méthamphétamine, le THC, l’amphétamine et à l’opium. Elle reconnaissait avoir consommé de la coke dans la salle de bains de la chambre. Les expertises ordonnées par la juge d’instruction concluaient que « l’aggravation de l’état de la fillette était très certainement liée à des interactions médicamenteuses causées par l’administration indue de cocaïne, combinée à son traitement ».

    À la suite de son placement provisoire, l’enfant n’avait plus reçu de visite. Son état de santé s’était amélioré, avec notamment une reprise de la marche et de la parole. Le juge des enfants relevait chez la mère des traits laissant penser à un syndrome de Münchhausen par procuration, ce qu’observait aussi le psychiatre s’agissant de cette forme de maltraitance parentale consistant à exagérer ou provoquer délibérément des signes de maladie sur son propre enfant dans l’optique de susciter l’attention, la compassion ou la reconnaissance, l’adulte se positionnant en figure héroïque. Auprès des professionnels de l’aide sociale à l’enfance, la mère se présentait comme sauveuse de sa fille : « Avec tout ce que j’ai lu et appris j’aurais pu faire médecin. Je lui ai sauvé la vie au moins sept fois. Je sais mieux que les médecins. »

    La thèse de la « contamination passive »

    L’expert psychiatre a relevé le besoin de la mère à susciter la compassion et d’être admirée dans son dévouement pour sa fille. Un type de fonctionnement qui renvoie à ce syndrome et questionne sur sa possibilité de tenir des propos mensongers, la mère ayant fait croire autour d’elle qu’elle avait une tumeur au cerveau. Autre élément retenu à charge : un dessin de la fillette représentant sa mère, un pot de sel apporté par cette dernière à l’hôpital, son père et un cœur brisé. Les investigations ont montré qu’un flacon de verre contenant de la cocaïne a été trouvé dans la veste de la mère dans la chambre d’hôpital.

    Me Frédérique Chartier, son avocate, plaidait la « contamination environnementale passive » au regard de la consommation de cocaïne de la mère. À l’issue du délibéré, elle a rappelé qu’« aucune expertise toxicologique n’a été menée sur le père et que ce n’est que 18 mois plus tard qu’on a découvert que lui aussi était consommateur de cocaïne. Cette enquête a été menée à charge. Je vais conseiller à ma cliente de faire appel. »

  • Avignon veut renforcer sa coopération avec la Chine

    Avignon veut renforcer sa coopération avec la Chine

    Dans le salon du maire d’Avignon ce mardi 26, à l’occasion de la visite du consul général de Chine à Marseille, Youlin He, le premier magistrat Olivier Galzi a annoncé souhaiter « une coopération beaucoup plus importante » avec le pays du Milieu.

    Une collaboration dans les domaines du tourisme, des industries culturelles et créatives, mais aussi des technologies de pointe autour de l’agriculture développées à Agroparc « qui intéressent beaucoup le gouvernement chinois », explique le maire. « Avignon a une très belle histoire. On va trouver une coopération pour aider les peuples de la France et de la Chine dans tous ces domaines », explique le diplomate chinois, qui affirme qu’il s’agit de sa troisième visite à Avignon. A aussi été évoqué un jumelage « à hauteur de la ville », assure Olivier Galzi, à savoir avec la ville de Yiwu qui est « un modèle de production », assure Youlin He.

    « Deux piliers »

    Le maire s’est aussi permis une pique à l’ancienne municipalité, assurant que la relation entre Avignon et la Chine était « quasi inexistante ». Et ce alors qu’il existait bien un jumelage avec le district de Bao’an-Shenzen où vivent 3 millions de personnes depuis 2023. « Ce n’est pas qu’il n’était pas important mais il n’était pas valorisé », assure le maire. Mais cette nouvelle possibilité « est un deuxième pilier », poursuit-il. « Les relations avec Yiwu et Bao’an peuvent exister et avancer en même temps », confirme le consul.

  • Un pape messager de paix en Algérie

    Un pape messager de paix en Algérie

    Il n’a « pas peur » de l’administration Trump et affronte les affres de la colonisation en appelant au « pardon » devant le Monument des martyrs, aux victimes de la sanglante guerre d’indépendance contre la France…

    Au deuxième jour de sa visite historique en Algérie, Léon XIV a quitté ce mardi 14 avril Alger pour Annaba, sur les traces de Saint-Augustin, théoricien de l’histoire du christianisme, après une première séquence axée sur le dialogue interreligieux mais ternie par des critiques américaines contre les positions anti-guerre du pape.

    Le pontife américain est devenu lundi le tout premier pape à fouler le sol algérien, étape initiale d’une tournée dans quatre pays d’Afrique, en partie occultée par une diatribe de Donald Trump à son encontre.

    Dans la nuit de lundi à mardi, le vice-président américain JD Vance, récemment converti au catholicisme, a appelé le Vatican à « s’en tenir aux questions morales » et à « laisser le président des États-Unis se charger de définir la politique publique américaine ».

    La veille, dans l’avion qui l’amenait en Algérie, le pape avait estimé que l’Église avait « le devoir moral de s’exprimer très clairement contre la guerre ». Soulignant ne pas avoir « peur » de l’administration Trump, il avait toutefois indiqué ne pas vouloir « entrer dans un débat » avec elle.

    Sur fond de guerre au Moyen-Orient, Donald Trump avait déclaré dimanche ne pas être « un grand fan » du pape, l’accusant de soutenir le programme d’armement nucléaire iranien et de s’être opposé à l’opération militaire américaine au Venezuela en janvier.

    Les évêques italiens et américains ont apporté leur soutien au chef de l’Église catholique, tout comme la Première ministre italienne Giorgia Meloni, réputée proche de Donald Trump, qui a jugé « inacceptables » ses déclarations.

    À Annaba, l’antique Hippone, le chef de l’Église catholique vivra une étape à la dimension personnelle et spirituelle, dans les pas de saint Augustin (354-430). Le grand penseur chrétien qui y fut évêque a légué son nom à l’ordre religieux dont est issu le pape américain, fondé au XIIIe siècle et aujourd’hui composé d’environ 3 000 membres à travers le monde prônant la charité et la vie communautaire.

    Léon XIV visitera le site archéologique romain et une maison d’accueil pour personnes âgées démunies, majoritairement musulmanes, prises en charge par des religieuses catholiques.

    L’islam sunnite est religion d’État en Algérie, où les catholiques représentent moins de 0,01 % des 47 millions d’habitants.

    L’après-midi, devant environ 1 500 fidèles, il célébrera une messe à la basilique Saint-Augustin, perchée sur une colline, en présence de religieux africains de différentes nationalités.

    Lundi, accueilli avec les honneurs sous un ciel d’Alger inhabituellement pluvieux, Léon XIV a rendu hommage, devant le Monument des martyrs, aux victimes de la sanglante guerre d’indépendance contre la France (1954-1962). La « paix qui permet d’envisager l’avenir avec un esprit réconcilié n’est possible que par le pardon », a-t-il déclaré, appelant à ne « pas ajouter du ressentiment au ressentiment, de génération en génération ».

    « Une société vivante, dynamique et libre »

    Devant les plus hautes autorités dont le président Abdelmadjid Tebboune, Léon XIV a aussi invité les responsables du pays à « ne pas dominer » le peuple et à promouvoir « une société civile vivante, dynamique et libre ».

    Depuis l’élan du mouvement prodémocratie Hirak en 2019, qui réclamait des réformes profondes et plus de transparence, les autorités algériennes ont repris le contrôle de l’espace public, dénoncent des ONG de défense des droits humains.

    L’après-midi, le pape a visité la Grande Mosquée, au plus haut minaret du monde (267 mètres), avant de se rendre à la basilique Notre-Dame d’Afrique, qui surplombe la baie d’Alger.

    Là, il s’est recueilli dans la chapelle des 19 « martyrs d’Algérie », des prêtres et religieuses assassinés pendant la décennie noire de guerre civile (1992-2002) entre groupes islamistes et forces gouvernementales, qui a fait 200 000 morts selon un bilan officiel. Le pape a rappelé que ces religieux étrangers, dont les sept moines de Tibhirine (à 100 km au sud d’Alger), avaient choisi de rester en Algérie malgré des attentats meurtriers.

    Mais les tensions demeurent. À une quarantaine de kilomètres du lieu de ce déplacement officiel, à Blida, un double attentat-suicide a eu lieu lundi. Deux kamikazes se seraient fait sauter. Les médias locaux et les autorités algériennes n’ont pas communiqué à ce stade sur ces faits.

    Mercredi, le pape de 70 ans quittera Alger pour le Cameroun, suite d’un premier voyage africain qui le conduira également en Angola et en Guinée équatoriale jusqu’au 23 avril, un périple de 18 000 km à l’agenda très dense.

    « La Méditerranée doit être le pôle de stabilité du monde » Samia Ghali, Troisième adjointe au maire de Marseille (DVG)

    « En ce lieu, rappelons-nous que Dieu souhaite la paix pour toutes les nations », a déclaré Léon XIV dès son arrivée en Algérie lundi, au lendemain de sa traditionnelle bénédiction de Pâques, où il avait appelé « ceux qui ont le pouvoir de déclencher les guerres » à « choisir la paix ». « Je crois qu’on partage tous cette vision pour demain, a souligné Samia Ghali, troisième adjointe au maire de Marseille. Je n’en attendais pas moins du pape dans son discours. Au contraire, il a fait un discours qui, je crois, apaise. Et c’est là son rôle : apaiser les esprits, apaiser les consciences et aller vers de l’avenir positif plutôt que dans ce qu’on est en train de vivre actuellement, partout. » Si Léon XIV s’était déjà rendu en Algérie avant d’être nommé souverain pontife, c’est la première fois qu’un pape opère une visite officielle dans le pays. « La visite a été couronnée de succès. Je suis personnellement, comme beaucoup d’Algériens je crois, très contente, s’est enthousiasmée l’élue municipale. Même s’il y a une très grande majorité de musulmans en Algérie, les chrétiens ont toujours eu une place importante. Ça témoigne de l’ouverture qu’il y a sur place. »

    Plus globalement, sur l’appel à la paix en Méditerranée, en proie à une désastreuse et meurtrière actualité, Samia Ghali défend qu’elle doit être « le pôle de stabilité du monde ». « Se concentrer sur la Méditerranée est important si on veut réussir une paix. Et je crois que c’est important que Marseille soit le symbole de cette Méditerranée apaisée », a-t-elle ajouté.

    M.M.

    « La religion ne réglera pas les problèmes entre États » Pierre Pradel, Membre de l’Association nationale des pieds noirs progressistes et leurs amis

    Dès son arrivée en Algérie, le pape a appelé, lundi, au « pardon » devant le Mémorial du martyr d’Alger, où sont honorés les morts de la guerre d’indépendance contre la France (1954-1962). « Me trouver devant ce monument est un hommage à cette histoire de l’Algérie et à l’âme d’un peuple qui s’est battu pour l’indépendance, la dignité et la souveraineté de cette nation », a-t-il souligné. Il s’agit là pour Pierre Pradel, membre de l’Association nationale des pieds noirs progressistes et leurs amis, d’un message « positif » dans le contexte des « mauvaises relations qu’il peut y avoir entre la France et l’Algérie ». « La colonisation a été quelque chose de terrible. C’est bien que l’on tienne compte de cette période où les Algériens ont subi des difficultés majeures », s’est-il ému. S’il souligne l’importance de la « possibilité pour les religieux de discuter ensemble », Pierre Pradel revendique son athéisme, qu’il cultive « grâce à Dieu », ironise-t-il. « La religion peut être, pour les croyants, un moyen de se retrouver. Mais ce n’est pas par la religion que les problèmes entre États se résoudront selon moi, mais par la politique. Ce sont des questions diplomatiques et géopolitiques, défend-il. Il faut avant tout que la France reconnaisse les atrocités qu’il a pu y avoir en Algérie pendant la guerre et avant. Et qu’elle assume la non-reconnaissance des Algériens dans leur activité, y compris contre le nazisme. » La guerre d’indépendance de l’Algérie a fait selon Alger 1,5 million de morts algériens et 500 000 morts dont 400 000 Algériens selon les historiens français.

    M.M.

    « Le pape replace l’église au milieu du village » Samia Chabani, Sociologue et coordinatrice de l’association Ancrages, cultures et mémoires d’exil à Marseille

    Sociologue et coordinatrice d’Ancrages, association qui œuvre depuis 2000 à la valorisation de l’exil comme objet de patrimoine vivant, Samia Chabani a beaucoup travaillé sur l’histoire de la colonisation. Au sujet de la visite de Léon XIV en Algérie, partie notamment sur les traces de l’histoire chrétienne du pays, la sociologue salue le discours d’un « médiateur de paix », rappelant l’« ancrage ancien du christianisme, qui n’est pas qu’occidental et européen ». « Le christianisme a ses sources dans l’actuelle Turquie, dans l’actuelle Algérie, en Afrique du Nord et dans l’amazighité aussi, qui est la culture source et première de l’Afrique du Nord, retrace-t-elle. Le pape s’appuie sur l’appartenance à l’ordre des Augustins, notamment pour rappeler la philosophie de Saint Augustin, naît dans l’actuelle Algérie. Une manière de montrer que le patrimoine commun entre l’occident et l’Algérie n’est pas que politique, il est aussi spirituel. » Une position qui dénote avec celle tenue par Donald Trump, porteur d’un « christianisme messianique » d’après Samia Chabani. « Léon XIV enlève à Trump sa puissance qu’il puise dans son christianisme qu’on pourrait qualifier de sectaire, détaille-t-elle. Trump veut que tout le monde reste à sa place : les juifs en Israël, les chrétiens dans une espèce d’occident qu’il fantasme. Ce n’est pas du tout porteur de paix. Finalement, le pape replace l’église au milieu du visage en disant : «moi, je suis chef de l’Église catholique romaine, et je dis que le message chrétien, c’est d’abord un message de paix». »

    M.M.

  • Criminalité organisée : Laurent Nunez vient faire l’état des lieux

    Criminalité organisée : Laurent Nunez vient faire l’état des lieux

    Suite à une visite en février, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, est finalement de nouveau attendu dans la cité phocéenne ce jeudi 9 avril. Précédemment accompagné du ministre de la Ville, Vincent Jeanbrun pour causer un peu prévention et beaucoup répression, c’est seul qu’il vient faire un point cette fois-ci sur la lutte contre la criminalité organisée et « l’état de la menace en France et à Marseille ».

  • Deux championnes de judo en visite au collège Genevoix

    Deux championnes de judo en visite au collège Genevoix

    Elles donnent l’impression de voir double. Loane et Stella Pellegrino, 15 ans, sont sœurs jumelles et dans la vie, elles partagent une grande partie de leur quotidien. De leur apprentissage en pâtisserie, débuté cette année, à leurs quatre à sept entraînements de judo hebdomadaires au sein du Judo Club Gardéen. Avec une spécificité : elles ne combattent pas. Elles pratiquent le judo kata. « Dans le judo il y a deux catégories : les combats et les katas. Les katas servent à démontrer les techniques, et nous sommes notés puis classés selon la qualité », explique Stella.

    Objectif championnats

    du monde

    Leur passion des tatamis a démarré dès l’âge de trois ans et les mène aujourd’hui à parcourir l’Europe, où elles figurent avec brio. Médaillées de bronze pour leurs premiers championnats continentaux en Lettonie l’an dernier, elles ont remporté l’or il y a deux semaines lors d’un tournoi international en Belgique. Un parcours qu’elles sont venues raconter aux élèves de 6e section sportive du collège Genevoix. « C’est intéressant qu’ils rencontrent des sportifs, pour comprendre l’engagement que ça demande », se réjouit Christophe Quesada, leur enseignant d’EPS, qui voit aussi l’intérêt dans « le lien entre efforts sportif et scolaire. Ils ont besoin de voir qu’il faut tout le temps répéter, que le travail paye car ils abandonnent vite. »

    Et l’importance du travail, celles qui s’inspirent de la championne olympique Clarisse Agbegnenou la connaissent, elles qui se lèvent cinq jours par semaine à 5h pour suivre leur apprentissage en pâtisserie. « On sait qu’on ne pourra pas vivre du judo, donc l’école reste le plus important », soutiennent les deux sœurs qui ne bénéficient pas du statut de sportive de haut niveau, le kata n’étant pas une discipline olympique. Les journées se concluent par des entraînements qui se terminent à 20h30. Un rythme effréné, « mais il y a le gendarme à la maison pour veiller à ce qu’elles se couchent à 21h15 », assure Déborah, leur maman.

    Une visite de circonstances, puisque les deux sœurs disputaient ce samedi, chez elles, à La Garde, les championnats de France. Un passage obligatoire pour se qualifier pour les championnats d’Europe à Sarajevo, les 16 et 17 mai. Mission accomplie, puisqu’elles sont devenues championnes de France pour la troisième fois. Nouvel objectif désormais : le podium européen, pour retourner dans la capitale bosnienne les 26 et 27 septembre, et y disputer, cette fois, les championnats du monde. Ajime !

  • Deux visites guidées sur les pas de Marcel Pagnol

    Deux visites guidées sur les pas de Marcel Pagnol

    En route sur les pas de Marcel Pagnol, l’Office du tourisme du Pays d’Aubagne et de l’Étoile propose deux visites guidées complémentaires pour découvrir les lieux chers du Provençal et son chemin de vacances d’été.

    La balade de 2h30 « Pagnol, entre nature et mémoire » invite les participants sur les traces du petit Marcel au Domaine de la Font de Mai. À travers ces « paysages qui ont nourri son imaginaire », le guide propose une découverte provençale « entre collines, restanques et évocations littéraires ».

    Sur le chemin

    des vacances

    « À la croisée de la littérature, du cinéma et du patrimoine naturel », une deuxième visite guidée se combine pour « revivre symboliquement l’arrivée de la famille Pagnol sur les lieux des vacances d’été ». Le temps d’une journée, le parcours d’Aubagne au quartier marseillais La Treille propose une découverte intérieure exclusive de la Bastide Neuve, décrit comme « l’asile des vacances » de Marcel Pagnol par ses passionnés. La visite guidée se prolongera jusqu’à sa maison natale à Aubagne.

    « Pagnol, entre nature et mémoire » 13 et 20 avril

    « La Bastide Neuve, sur la route des vacances » 17 et 24 avril

    Inscription : www.tourisme-paysdaubagne.fr

  • La situation s’améliore à la prison pour mineurs

    La situation s’améliore à la prison pour mineurs

    Du mieux, même si tout n’est pas parfait. Comme six autres députés ce jour-là, mobilisés dans une action commune, pour « enclencher une prise de conscience d’ensemble et une remise en question structurelle des conditions de détention des mineurs », Hendrik Davy (L’Après), député de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône, a usé de son droit de visite parlementaire pour retourner à l’établissement pour mineurs (EPM) de la Valentine (11e) ce jeudi 25 février. En mars l’an dernier, il avait pu découvrir que les jeunes n’avaient pas accès à l’école, faute de surveillant en nombre suffisant. Suivait fin août un rapport salé de la contrôleure générale des lieux de privation de liberté après une visite inopinée, Dominique Simmonot réclamant la fermeture partielle de l’EPM. Elle s’indignait notamment de la pratique de la « mise en grille », une « punition » qui consiste à mettre un enfant « sans eau, sans toilette, sans rien pour s’asseoir dans une cellule pendant plusieurs heures », rappelle le député.

    Désormais 38 mineurs, dont le plus jeune à 15 ans, sont incarcérés, contre 51 l’an dernier, le nombre de places ayant été ramené à 40 pour entamer un plan de rénovation, 120 000 euros investis pour repeindre et changer le mobilier, démarré en novembre dans les 7 unités de l’EPM et qui doit se terminer mi-juin, précise Karine Mathieu, directrice du service éducation de l’EPM pour la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse), arrivée en janvier. Avec 33 éducateurs, elle assure le suivi des jeunes et entend remobiliser tout le monde « autour du “faires avec” », avec de la formation obligatoire, des groupes de travail, dans le cadre d’une refonte du projet d’établissement.

    Finie aussi la mise en grille, utilisée pour faire « redescendre la pression », explique le directeur adjoint de l’EPM que l’on sent démuni : « On les réintègre en cellule avec le risque de voir la situation dégénérer. » Côté surveillant, la fermeture tournante de deux unités a amélioré la situation, même si le taux d’absentéisme est de 30% et que les reprises se font en mi-temps thérapeutiques, convient-il.

    Une unité qui « répare »

    Dans les cellules de l’unité 5, celle du « régime différencié » pour mauvais comportement, on confirme l’amélioration. « Ça se passe bien, j’ai école », raconte Boui, 16 ans, incarcéré depuis 2 ans, déjà connu de l’EPM à l’âge de 13 ans. Dans la cour, les ados interpellent le député : « On est enfermés, on nous traite comme des animaux. » L’un d’entre eux déplore la qualité de la nourriture mais lui confie avoir un « projet paysage ». « On voudrait faire plus de sports, 2 à 3h par semaine ça suffit pas, c’est dur », témoigne-t-il.

    À l’unité « répare » pour « respect, anticipation, responsabilisation », on respire. Les six jeunes détenus sont libres de circuler le week-end, partagent plus de moments collectifs. « On demande à venir et on est pris si on a un bon comportement », explique l’un d’entre eux. Aucun des détenus passés par cette unité ne font partie des 48 enfants retournés à l’EPM en 2025 après y être déjà passé.

    « On juge une démocratie à l’état de ses prisons. Les visites servent à quelque chose, même si tout ne va pas mieux », quand « beaucoup d’enfants nous ont confirmé qu’ils passaient une grande partie de leur temps en cellule », estime en bilan Hendrik Davi, convaincu qu’il faut « penser à des alternatives à la privation de liberté ». Et de préconiser de prendre « le problème à la racine », en « donnant des moyens à l’aide sociale à l’enfance et à l’Éducation nationale pour éviter que les jeunes, ne deviennent la proie des réseaux ».

    « On juge une démocratie
    à l’état de
    ses prisons. »

  • L’année sera celle de Thérèse Neveu, célèbre santonnière

    L’année sera celle de Thérèse Neveu, célèbre santonnière

    « La belle santonnière », admirée par Frédéric Mistral, est née à Aubagne le 4 février 1866. Thérèse Neveu a révolutionné l’art santonnier. Surtout, rappelle Sylvie Neveu-Prigent, son arrière-petite-fille, parce qu’elle « représenta des personnes vivantes ». Par exemple Margarido, vêtue du costume provençal, ou Virginie, des Solans, qui venait vendre ses lapins sur le marché d’Aubagne.

    Le 4 février prochain, l’association Les Santons de Thérèse Neveu Patrimoine artistique provençal, que préside Sylvie Neveu-Prigent, invite le public à venir inaugurer, à 11h, au son des galoubets et tambourins, la gravure réalisée sur une roche par des femmes de l’asso avec les conseils de Louis Douard « graveur de Garlaban », au Garlaban.

    La gravure au Garlaban

    Le départ est prévu, à pied, à 9h30 du parking du Puits de Raimu. À 16h, l’après-midi, dans le hall de l’hôtel de ville, visite commentée de l’exposition « Trésors de la crèche Neveu », prolongée. Parce que la santonnière s’inspirait de la pastorale, des extraits de la pastorale Maurel seront joués. Alors que Thérèse Neveu s’est éteinte le 10 juillet 1946, l’association commémorera cette date le lendemain, avec les Dansaïres du Garlaban, groupe provençal. Entre temps, des visites guidées auront lieu aux Ateliers Thérèse Neveu, durant les vacances de février. Le 8 mars, circuit en hommage aux femmes d’Aubagne (ces événements sont programmés par l’Office de tourisme). Le 11 novembre, une lecture théâtralisée du journal intime de Magdeleine Neveu, fille de Thérèse, sera donnée à la médiathèque Pagnol. Pour se faire une idée de l’art santonnier de Thérèse Neveu, on peut aller voir la crèche à l’église St-Sauveur, au moins jusqu’au 2 février.

  • Un Samu tout neuf pour le printemps

    Un Samu tout neuf pour le printemps

    Tout ne sera livré qu’au printemps, mais l’essentiel des murs du futur Samu « zonal », dont le périmètre s’étend de Marseille à la Corse en passant par l’Occitanie, a été monté. Implantés à la Timone, à deux pas du futur pôle Femmes Parents Enfants, les 7 500 mètres carrés de ce bâtiment aux dernières normes environnementales accueilleront également le centre de régulation des réception et de régulation des appels au 15, le centre anti-poison et les équipes du Smur (service mobile d’urgence et de réanimation). Un bond dans la modernité, conviennent les équipes médicales. Et une immense satisfaction pour le président de la Région, Renaud Muselier (Ren.), qui a participé à hauteur de 6 millions d’euros sur les 23 millions de coût du projet.

    « J’ai fait toutes mes études dans les urgences et je me souviens, on se reposait sur des brancards », commente l’élu en découvrant les chambres de garde. Espace de coworking, vaste salle de régulation et PC de crise, parking pour les 16 ambulances… Des dimensions adaptées à l’activité du « deuxième Samu de France derrière celui de Lille », explique le docteur Fouzia Heireche, directrice médicale du Samu 13, avec 800 000 appels au 15 et 40 000 interventions par an. « Et cela ne fait que monter, nous prévoyons dans nos projections d’atteindre le million », ajoute-t-elle.

    Un engagement collectif

    « Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un plan de modernisation de l’AP-HM », précise François Crémieux, son directeur général, rappelant qu’au sortir du Covid, le système était « déstabilisé », même s’il se félicite que les bâtiments des années 60 aient « tenu le coup ». Mais « on est arrivé a une fin de cycle », estime-t-il. C’est aussi pour lui le résultat d’un « engagement collectif ». D’abord de l’État avant 2020, assorti d’une rallonge dans le cadre du plan Marseille en grand, puis des collectivités territoriales, souligne-t-il, avec 31 millions d’euros de la part de la Région, « quand partout ailleurs c’est quelques centaines de milliers d’euros ».

    Un investissement justifié estime Renaud Muselier. Si ce n’est pas dans ses compétences, « j’ai la charge de l’aménagement et du développement de ce territoire et ce n’est pas possible de ne pas avoir de réponse sur la santé », déclare-t-il, ajoutant que 130 millions d’euros ont été débloqués pour ce faire. « On a ventilé sur les 6 départements, on avait 15 maisons de santé ouvertes, on en a maintenant 124 », détaille-t-il. Et d’insister sur sa volonté pour le Samu, d’avoir « quelque chose d’efficace tout de suite » et qui serve à toute la région.