Tag: Villeneuve-lès-Avignon

  • À Villeneuve la gauche veut une fiscalité juste

    À Villeneuve la gauche veut une fiscalité juste

    À Villeneuve-lès-Avignon, la campagne municipale s’installe dans un climat de plus en plus politique. Deux visions de la ville s’affrontent frontalement. Maire depuis 2020, Pascale Bories (LR) brigue un second mandat avec la liste « Villeneuve avance », dans la continuité de la majorité de droite en place depuis plus de vingt ans. Si l’édile sortante revendique un bilan axé sur le cadre de vie, la sécurité et l’attractivité, sa gestion est aujourd’hui critiquée : fiscalité parmi les plus élevées du département, équipements municipaux fragilisés, difficultés persistantes des commerçants du centre ancien.

    Face à cette continuité assumée, Anne Daniel, conseillère municipale d’opposition et militante écologiste, conduit la liste citoyenne « Parce que j’aime Villeneuve ». Professeure des écoles et engagée sur les questions d’inclusion, elle incarne une alternative ancrée à gauche. Son projet met en cause une fiscalité jugée déconnectée des services rendus, ainsi qu’une politique d’urbanisme accusée d’alimenter la spéculation immobilière au détriment de l’habitat permanent et des jeunes actifs.

    Centre-ville en souffrance

    La mobilisation récente des commerçants du centre historique, auteurs d’une lettre ouverte aux candidates, illustre l’inquiétude grandissante face à la baisse de fréquentation et à la fragilité économique locale. Elle met en lumière un enjeu central de ce scrutin : celui d’une ville attractive pour les touristes mais de plus en plus difficile à vivre pour ses habitants à l’année.

  • Occitanie : vers la réouverture de la ligne du Teil

    Occitanie : vers la réouverture de la ligne du Teil

    Dans le Gard, le 29 août 2022 fut un grand jour pour le ferroviaire. Après un demi-siècle d’inactivité, la ligne de la rive droite du Rhône circulait à nouveau entre Nîmes et Pont-Saint-Esprit grâce au volontarisme de la Région Occitanie.

    Dans la lignée des états généraux du rail, la présidente Carole Delga (PS) et son vice-président Jean-Luc Gibelin (PCF) ne comptent pas s’arrêter là. En 2026, la Région va injecter respectivement 6,08 et 5,22 millions d’euros pour rénover les gares de Villeneuve-lès-Avignon et Roquemaure en sommeil depuis des années (1973 pour Villeneuve). Objectif : faire en sorte que des trains s’y arrêtent à nouveau.

    Dans le cadre de la réouverture de la ligne Nîmes-Le Teil (Ardèche), la remise en service de la gare de Villeneuve (déjà traversée par la ligne de la rive droite du Rhône) était prévue dès 2026. Mais une étude environnementale (protection de papillons et de fleurs) annoncée par l’État en décembre repousse le calendrier. De 2 ans pour les gares (2028) et de 4 ans pour l’ensemble de la ligne du Teil (2030).

  • Vers le retour du train à Villeneuve et Roquemaure

    Vers le retour du train à Villeneuve et Roquemaure

    L’heure du retour du train à voyageurs approche à grands pas dans les communes gardoises du Grand Avignon, Villeneuve-lès-Avignon et Roquemaure. Depuis le lundi 24 novembre, une consultation publique sur le volet environnemental du projet de réouverture de la ligne de la « rive droite du Rhône » Nîmes-Le Teil (Ardèche), passant par les deux communes, a été lancée par l’État.

    À ce propos, une réunion publique s’est tenue ce lundi 1er décembre à Villeneuve afin d’expliquer aux habitants du territoire les enjeux de ce projet, mais aussi les raisons de cette consultation. Car les voies de train existent déjà, mais les locomotives qui relient Nîmes à Pont-Saint-Esprit ne s’y arrêtent pas. La gare est également toujours debout malgré sa fermeture aux voyageurs en 1973. Une ouverture était initialement prévue en 2026, mais l’État a imposé une étude environnementale, ce qui a retardé l’échéance. « Tout ce projet a été figé lorsque nous avons appris que cette étude allait avoir lieu. Nous avions eu de nombreuses réunions depuis des années. Nous aurions sinon entrepris les travaux dès cette année 2025 », confie ainsi Pascale Bories, maire (LR) de la commune gardoise en fin d’assemblée. Comme d’autres gares sur le trajet, une transformation en pôle multimodal est programmée à l’issue de la consultation. « La rive droite du Rhône est la porte d’entrée de l’Occitanie. Cela a donc un attrait particulier avec un territoire industrialisé. Ce projet est un générateur de travail et de tourisme », plaide de son côté Pascal Rousson, président de l’Association des Usagers de la ligne TER SNCF Rive Droite du Rhône.

    Sur place, tout semble presque prêt à accueillir les voyageurs qui souhaiteront se rendre en capitale gardoise ou en Ardèche. Derrière les portes du bâtiment aux stores à demi baissés, une lumière invite à entrer. Et à l’intérieur, aussi surprenant que cela puisse paraître, il y a un accueil physique par une employée, avec la possibilité d’acheter billets et abonnements, malgré l’absence pour l’heure d’arrêts. D’autant plus surprenant quand la CGT des cheminots dénonce la disparition de guichets dans des gares qui, elles, accueillent bien des usagers. L’ouverture de l’ensemble de la ligne est prévue pour 2030.

    Espèces protégées

    Une demande de consultation publique et d’étude environnementale qui a surpris au sein des différentes collectivités. Outre le passage de fret, les voies servent déjà aux voyageurs utilisant la ligne Pont-Saint-Esprit-Nîmes, rouverte en août 2022. Plusieurs points ont en réalité été à nouveau étudiés, car les normes diffèrent selon le nombre de voyageurs qui circulent chaque jour sur les rames. Au niveau environnemental, plusieurs ajustements sont prévus, comme par exemple à Roquemaure, où une espèce protégée de fleur, qui sert de lieu de reproduction aux papillons, se trouve sur la zone de travaux prévue. Les services de l’État recommandent donc de déplacer ces végétaux à l’abri. Des contrôles sur les nuisances sonores ou de risques d’inondations ont aussi été effectués, sans blocage particulier.

    Détail de la consultation du public et des documents sur https://www.registre-numerique.fr/reouverture-rive-droite-du-rhone

  • Bories repart pour un tour sans éluder le Grand Avignon

    Bories repart pour un tour sans éluder le Grand Avignon

    C’était attendu, c’est désormais officiel : Pascale Bories brigue un deuxième mandat. La maire (LR) de Villeneuve-les-Avignon a levé le faux suspense, ce mardi soir devant la presse. « J’ai la passion et l’énergie pour repartir pour un second mandat », annonce-t-elle dans un pub de la commune gardoise, entourée de plusieurs membres de sa majorité. Se sentant « soutenue » par son équipe, celle qui avant d’être maire était première adjointe de 2001 à 2020 ne s’est pas vraiment épanchée sur son bilan et encore moins les projets à venir, remettant cela à la rentrée de janvier. Son équipe souffle toutefois « les pistes cyclables » ou « le nouveau réfectoire ».

    Troisième commune la plus importante du Grand Avignon, Villeneuve a forcément une place prépondérante dans l’agglo. Est-ce que comme son prédécesseur à la mairie, Jean-Marc Roubaud, vise-t-elle aussi la présidence ? « La question n’est pas du tout à l’ordre du jour, ce qui m’importe c’est le projet de territoire mais mon rôle sera de peser sur les projets du mandat », soutient Pascale Bories, élue au 1er tour en 2020 (60% des voix) face à deux listes. La conseillère départementale veut que « le territoire parle d’une même voix », soulignant son travail à la présidence du Scot (schéma de cohérence territoriale) « voté à l’unanimité ». « Il faut cesser d’opposer les Gardois et les Vauclusiens, je l’ai trop entendu sur ce mandat de la part d’élus vauclusiens », déplore-t-elle. Villeneuve avait pourtant donné le bâton pour se faire battre car lors d’une consultation de la population fin 2022, la crainte « d’afflux d’indésirables » [venus d’Avignon] avait suscité l’indignation de la majorité municipale avignonnaise.

  • Le polar se réinvente à Villeneuve-lez-Avignon

    Le polar se réinvente à Villeneuve-lez-Avignon

    Depuis plus de vingt ans, le Festival du polar de Villeneuve-lez-Avignon s’impose comme l’un des rendez-vous majeurs du roman noir en France. Pour cette 21e édition, du 5 au 9 novembre, la cité cardinalice s’interroge : les femmes sont-elles vraiment « à armes égales » dans le monde du polar ? Un thème au cœur de l’actualité littéraire et sociale, qui irrigue l’ensemble de la programmation.

    Longtemps cantonnés au rôle de « femme fatale » ou de victime, les personnages féminins occupent désormais toutes les places du récit -enquêtrices, criminelles…- Cette évolution sera au centre des débats, expositions et tables rondes de l’édition 2025. « Le festival se retrouve dans tous les murs de notre commune », résume la maire Pascale Bories, fière d’un événement qui a attiré plus de8 000 visiteurs l’an dernier.

    Entre égalité et suspense

    Les auteurs associés cette année, Sophie Loubière et Marin Ledun, ont nourri la programmation de leurs univers respectifs : la première explore la mémoire des féminicides et l’obsolescence des corps féminins, le second sonde les rapports de domination et les violences sociales.

    Ensemble, ils offriront une carte blanche aux voix féminines et aux littératures venues d’ailleurs, notamment à travers la venue inédite de l’éditeur polynésien Au vent des îles et de ses auteurs : la romancière aborigène Larissa Behrendt, le Néo-Zélandais Witi Ihimaera ou encore Patrice Guirao, installé à Tahiti.Le polar se vivra sous toutes ses formes : rencontres, expositions, enquêtes, bal littéraire, projections et concerts. Parmi les temps forts : la remise du Prix des lecteurs 2025 (samedi 8 novembre à 10 h), les expositions « Des femmes dans le polar » et « Fort[e]s », ou encore le bal littéraire où les écrivains Simon François, Max Monnehay et Michèle Pedinielli feront danser les mots autant que les corps.

  • Porteurs recherchés au Fort Saint-André

    Porteurs recherchés au Fort Saint-André

    « Pour l’instant, on a prévu de faire visiter le fort à 10 personnes, mais on aimerait en accueillir 20 à 30 », lance Nicolas Chevalier, fondateur de l’association Portez-moi pour un rêve, à propos de la visite pour personnes en situation de handicap du Fort Saint-André, à Villeneuve-lès-Avignon, le samedi 18 et le dimanche 19 octobre.

    Et ce, pendant la fête médiévale « Monument jeu d’enfant » qui se tient le même jour sur place. « Sur ce genre d’endroit, on ne peut pas demander de mettre des ascenseurs. Donc la seule solution, c’est de porter », précise Nicolas Chevalier, dont la structure a déjà organisé des visites similaires dans 49 monuments à travers l’Hexagone. Des personnes supplémentaires pour porter les jeunes sont d’ailleurs recherchées (contact en fin d’article).

    Étoiles dans les yeux

    Une occasion donc, pour des jeunes mais aussi des moins jeunes en fauteuil roulant, de visiter des endroits généralement inaccessibles. « Les personnes en situation de handicap ne doivent pas être privées de culture. Et ce genre d’événement est idéal pour passer un super moment en famille et s’amuser. Le but est que tout le monde reparte avec des étoiles dans les yeux », souligne le responsable de l’association.