Tag: Vih

  • Un distributeur de seringues stériles installé à l’hôpital de Gap

    Un distributeur de seringues stériles installé à l’hôpital de Gap

    Adossé à l’entrée du Centre d’information et de dépistage de l’hôpital de Gap (CeGIDD), se trouve désormais un distributeur-échangeur de seringues usagées. L’usage de l’automate est simple : on dépose une seringue usagée, on récupère un jeton que l’on insère ensuite et un kit contenant deux seringues gratuites est alors délivré. Les jetons peuvent également être obtenus dans les locaux du Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (Caarud), du Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), aux urgences de l’hôpital ou dans les pharmacies partenaires.

    Ce recours direct à un automate permet de faciliter l’accès à du matériel stérile et d’éviter ainsi l’échange ou l’abandon de seringues usagées sur la voie publique. « Ce dispositif peut sembler simple dans sa forme, mais il représente en fait un enjeu de santé publique, de dignité humaine et de responsabilité collective », explique Christel-Aurore Machado, directrice de la délégation départementale de l’Agence régionale de santé (ARS). « Ce n’est ni une incitation, ni une banalisation de l’usage de drogues. Nous savons que l’usage de seringues diminue le risque de contracter des maladies et l’usage de drogues ne s’arrête pas une fois les structures fermées. C’est un dispositif pragmatique, complété par tout un système d’accompagnement. Notre responsabilité est, au-delà des postures idéologiques, d’apporter une réponse efficace, évaluée et humaine, ce qu’est cet automate. »

    On compte aujourd’hui près de 1 500 dispositifs de ce type en France. L’accès à du matériel de soins stérile pour les usagers de drogues est un principe de la politique dite « de réduction des risques », née dans les années 1980, notamment face à l’épidémie de VIH. Une approche qui a fait ses preuves dans la diminution des contaminations et qui est désormais bien intégrée par le ministère de la Santé depuis la loi de 2004 relative à la politique de santé publique.

    Un premier pas vers

    un suivi médico-social

    L’automate permet une distribution 24h/24, lorsque les associations et les pharmacies sont fermées, et évite d’engorger les urgences. Au-delà de ce seul dispositif, l’objectif est de permettre un usage anonyme et autonome, souvent demandé par les usagers, tout en ouvrant la porte à un large éventail de prises en charge. « Il y a des personnes qui n’osent pas venir aux urgences, qui ont peur de perturber ou de se mêler au public, explique Justin Pommerole, du Caarud de Gap. Ça permet un certain anonymat pour celles et ceux qui le souhaitent, mais, en même temps, il y a un autocollant avec l’adresse du Caarud, du CSAPA, où ils peuvent trouver un accompagnement. » Ensuite, la prise en charge proposée est adaptée aux besoins de la personne, du sanitaire au social, comme l’explique Caroline Siard, chef de service du CSAPA 05 : « Une personne peut venir dans un premier temps pour prendre du matériel stérile puis ensuite être accueillie à l’hôpital et être orientée vers des structures qui proposent un suivi social, de l’ouverture de droit à de l’aide à l’accès au logement… La distribution de matériel est un premier point d’accroche. »

  • La grande braderie de la mode de Aides revient aux Docks

    La grande braderie de la mode de Aides revient aux Docks

    « On a beaucoup de stock, il y aura du réassort durant les 4 jours. Beaucoup de nouveautés, comme une zone de déstockage des invendus de 2024 à partir de 5 euros », détaille Marie Miquel chargée d’organisation de la braderie. Et de poursuivre : « Beaucoup de marques locales comme Jott, Le temps des Cerises, Sessun, Manon Martin, Savonnerie le Sérail ou encore American Vintage répondent présentes en Paca en plus de marques nationales comme Balzac, Ysé, APC ou Cyrillus, toutes soldées à -70%. »

    Pour la 6e année consécutive, la vente est sous le parrainage de Jocelyn Meire, fondateur de Fask. Pas moins de 200 cartons ont été déballés pour cette vente d’hiver. Depuis sa création il y a 32 ans, l’intégralité des bénéfices des ventes est reversé à Aides pour financer les actions de prévention et de dépistage du VIH/sida. « En Paca, 15 600 personnes vivent avec le VIH. Il est très important de se faire dépister pour connaître son statut. Sous traitement, la charge virale est indétectable, donc intransmissible », rappelle Stéphanie Baux responsable Aides en Paca. L’objectif zéro sida est toujours pour 2030.

    Du 11 au 14 décembre. Docks Village, 10 place de la Joliette (13002).

  • Les passants sensibilisés à la prévention du VIH

    Les passants sensibilisés à la prévention du VIH

    Au bout du cour Belsunce, une petite foule s’est massée devant le stand dressé par la mairie. Les passants peuvent se servir dans la documentation disposée sur les tables. En plus de multiples flyers sur le VIH, les visiteurs peuvent trouver différents dépliants dédié à plusieurs thèmes : vaccinations (calendriers simplifiés pour les 65 ans et plus, pour les femmes enceintes…) ou encore les préservatifs. Ici, tout a été pensé pour fournir un maximum de conseils a l’ensemble des publics.

    Michèle Rubirola, première adjointe au maire, explique la vocation de cette initiative : « Notre objectif c’est zéro transmission d’ici 2030, mais il y a encore des populations qui ne viennent pas vers le dépistage, par peur, par stigmatisation ou par méconnaissance, c’est donc capital d’être sur le terrain ! »

    De son côté, Élisabeth Créance, responsable du centre de vaccination installé pour l’occasion, explique dans le détail le fonctionnement du stand : « Les personnes qui ont des questionnements sur leur santé virologique ou sérologique sont orientées dans notre local médical par le stand. » Après un questionnaire administratif, puis un autre axé sur le médical, les personnes rencontrent un médecin : « On vérifie déjà si tous les vaccins sont à jour. »

    Le centre de vaccination peut aussi échanger avec les passants sur les pratiques à risque : « Cela peut aller des conditions de vie à la consommation de drogues. Quand on est consommateur, on est quand même beaucoup plus à risque. Un premier Test rapide d’orientation diagnostique (TROD) est alors effectué, avec possibilité d’être orienté et accompagné en fonction des résultats. »

    « Acteurs de leur propre prévention »

    Enfin, pour celles et ceux qui aurait des hésitations ou n’oseraient pas franchir le pas du dépistage, la docteure se veut rassurante : « Quand on parle de santé, il n’y a pas d’obligation. Pour le VIH, je dirais que le meilleur moyen de lutter contre le virus, c’est de savoir. » En France, on estime à 10 000 le nombre de personnes qui vivent avec le VIH sans le savoir.

    à deux pas du stand de la Ville, le centre LGBTQIA+ de la rue du Chevalier-Roze s’active lui aussi. Carole Blanchard, directrice adjointe au planning familial 13, explique : « On fait de l’info, de la sensibilisation et du dépistage. On va des pratiques sexuelles à risque aux différents traitement autour du VIH en passant par les préservatifs, qu’on distribue gratuitement. » Elle poursuit : « Les étudiants infirmiers vont au contact des gens dans la rue pour évoquer toutes ces questions. On outille les gens pour qu’ils soient acteurs de leur propre prévention ! »

  • [Entretien] Raynier Devillier : « La greffe, ce n’est pas un traitement du VIH »

    [Entretien] Raynier Devillier : « La greffe, ce n’est pas un traitement du VIH »

    La Marseillaise : Une patiente a été guérie du VIH à Marseille, la première en France. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce cas de rémission du Sida ?

    Raynier Devillier : C’est une patiente qui a été traitée grâce à une greffe de moelle osseuse et, dans les suites, a été guérie de son VIH (virus de l’immunodéficience humaine) par ce traitement. Toutes les greffes qui ont abouti à une guérison du VIH ont été réalisées pour autre chose que le VIH. C’est un message clé pour qu’il n’y ait pas de confusion sur le sujet. Parce que ce qui revient souvent sur la table, c’est « pourquoi ne greffe-t-on pas toutes les personnes vivant avec le VIH ? ». La greffe, ce n’est pas un traitement du VIH, c’est le traitement d’un cancer hématologique avant tout. à Marseille, la patiente a développé une leucémie aiguë. C’est un cancer du sang fatal sans traitement et pour lequel la greffe de moelle osseuse reste un des traitements qui donne le plus de chance de survie, à long terme.

    Comment expliquez-vous qu’elle ait pu guérir du Sida à la suite de cette greffe ?

    R.D. : Pour réaliser une greffe, il faut un donneur que l’on recherche soit dans la famille, soit sur le fichier international des donneurs volontaires de moelle. Nous savions que la patiente était également soignée contre le VIH avec des antiviraux en très bonne réponse. On a donc cherché, sur le fichier international, un donneur qui avait des particularités génétiques spécifiques. Dans la plupart des cas, les personnes ont, sur leurs globules blancs, que l’on appelle les lymphocytes et qui sont la cible du VIH, des récepteurs sur la surface de cette membrane-là. Les récepteurs en question servent au virus pour entrer dans la cellule. Or certaines personnes ont des variants génétiques de ces récepteurs, ce qui fait que certains types de virus du VIH ne vont pas pouvoir entrer dans les cellules. Ce que nous avons fait, c’est choisir un donneur compatible avec la patiente sur le plan du groupe sanguin, qui soit aussi porteur de cette particularité génétique, avec l’objectif que le virus du VIH ne puisse pas rentrer dans les lymphocytes du donneur. On l’a donc traitée et guérie de la leucémie en implantant, dans son corps, le système immunitaire d’un donneur résistant à l’infection par le VIH. C’est pour cela que les cas de guérison du VIH après greffe sont des cas extrêmement rares. On n’en compte pas dix dans le monde.

    Comment se fait-il que les lymphocytes de la patiente, déjà touchés par le virus, n’aient pas eu d’incidence sur la greffe et la guérison ?

    R.D. : Tous les virus du VIH ne sont pas les mêmes et le fait est que ce donneur était résistant au type du virus que portait cette dame, ce qui complique encore les choses. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la patiente avait déjà une charge virale non détectable grâce au traitement. Dans le cadre du processus de soin pour la greffe, nous avons enlevé l’ensemble des globules blancs de la patiente, donc l’entièreté du réservoir pour le VIH, afin d’implanter le système immunitaire résistant du donneur. Ainsi, le virus il n’a plus pu se multiplier.

    Vous avez donc fait en sorte, dans vos recherches, de trouver une solution simultanée ?

    R.D. : Tout à fait. C’est un point très important d’ailleurs, car il faut bien avoir en tête qu’il y a quelques années, des patients qui avaient une infection par le VIH et qui étaient bien traités ne recevaient pas les traitements optimaux des cancers, ce qui leur amputait des chances. On s’est ensuite rendu compte qu’on arrive à traiter ces cancers hématologiques, au même titre que les personnes séronégatives. Donc la dynamique a changé de ce côté-là. Au sein de l’IPC, nous avions à cœur et avons tout mis en œuvre pour que les patients puissent avoir un traitement optimal de leur cancer. C’est pour cela qu’on s’est donné les moyens de donner à la patiente un avantage par rapport au VIH. C’était ça, notre réflexion initiale, et cela a été rendu possible grâce à une synergie entre les services de l’AP-HM et de l’IPC.

  • Sida, entre prévention et espoir de guérison

    Sida, entre prévention et espoir de guérison

    La lumineuse salle d’attente du centre de dépistage gratuit de la rue Barbe est loin d’être comble, ce vendredi. « C’est toujours comme ça le vendredi, il y a plus de monde en début de semaine », explique un homme de 34 ans qui patiente. « Je viens tous les six mois, pour être sûr. J’utilise des préservatifs, mais on ne sait jamais vraiment ce qu’on risque et puis, quand on consomme de l’alcool ou des drogues, on se relâche… », confie-t-il, avant de filer en consultation. Arthur, 20 ans, est venu sans rendez-vous « pour récupérer mon dossier de vaccination HPV (papillomavirus humain) » et avoue quant à lui utiliser un préservatif « la plupart du temps, plus par peur de mettre une fille enceinte que du Sida ».

    Progrès médicaux et prévention ont permis d’éloigner les années les plus meurtrières du virus, dans les pays les plus développés. Entre 2014 et 2024, le nombre de jeunes de 15-24 ans venus se faire dépister a progressé de 43%. Mais l’incidence du VIH observée durant dix ans ne diminue plus ces deux dernières années, « voire amorce une reprise », alerte Santé public France. La population « des hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes nés en France reste la plus exposée à la contamination », observe le Dr Kahina Kugeler.

    Autre donnée inquiétante, « près de la moitié des personnes nées à l’étranger qui ont découvert leur séropositivité ont été contaminées après leur arrivée en France ». Sur les tables de la salle d’attente, les dépliants informatifs de la campagne de dépistage sont traduits en plusieurs langues, de même que le message invitant à alimenter la boîte a idées pour un meilleur accompagnement. En plus des médecins, des infirmiers, d’une pharmacienne et d’un psychologue, une assistante sociale complète l’équipe du centre pour orienter les plus précaires dans leurs démarches.

    Si « aujourd’hui, on peut vivre avec, il reste qu’on vit toujours mieux sans », rappelle Sylvain Di Giovanni, conseiller départemental délégué à la santé. Surtout, « on s’en est rendu compte, lors du Delta festival, que si les jeunes étaient réceptifs à la prévention, ils l’étaient moins à l’usage du préservatif. Or d’autres maladies font leur retour », ajoute-t-il.

    Ils seraient aussi aujourd’hui plus de 7 000, en France, à avoir recours à la PrEP (prophylaxie pré-exposition), un traitement préventif qui empêche le virus du VIH de se développer et de se fixer dans le corps. Mais ce n’est pas non plus une formule miracle, « parce qu’elle demande un suivi et aussi parce qu’une PrEP ne protège pas d’autres infections », souligne le Dr Audrey Issad.

    Les IST regagnent

    du terrain

    D’après le réseau Sentinelles, plateforme de surveillance épidémiologique, « trois infections sexuellement transmissibles (IST) ont connu des hausses de contamination importantes entre 2020 et 2022 : +16% pour la chlamydia, +91% pour la gonorrhée et +110% pour la syphilis ». La chlamydia est l’une des « plus fréquentes, qui concerne une femme sur dix, indique le Dr Kahina Kugeler. Non traitée, elle peut entraîner une inflammation pelvienne, voire l’infertilité chez les femmes. On recommande un dépistage tous les 4 mois. » Comme le papillomavirus, ses symptômes n’apparaissent pas toujours rapidement. La maladie étant transmissible par contact, le préservatif n’est pas non plus le bouclier parfait. « Le dépistage régulier ne peut être que fortement recommandé, car on ne découvre vraiment quelque chose que quand on le cherche », conseille le Dr Audrey Issad, en accompagnant un jeune homme dans un des trois bureaux médicaux pour un Trod (test rapide d’orientation diagnostique).

    Installé dans le fauteuil du Dr Thierry Savarese, le candidat au test est détendu. Une simple piqûre au bout du doigt permet de récolter quelques gouttes de sang. L’analyse est rapide : le révélateur vire au négatif. « Quand on a un doute, c’est toujours un soulagement », lâche le jeune homme, avant de repartir l’esprit tranquille.

    Le docteur confirme l’importance d’un dépistage « le plus tôt possible, soit un mois après le rapport, car si le test se révèle positif, il faut compter un an et demi à deux ans de délais pour une décontamination ». Les traitements, en injectable tous les deux mois ou par prise quotidienne de cachet, sont aujourd’hui assez performants. Une trithérapie d’urgence est aussi possible dans les 48h après un rapport à risque.

    Quelque peu relâchée ces dernières années et face à la progression des pratiques « chems » (produit chimique), la prévention remet les bouchées doubles à destination des publics jeunes et des plus précaires, en « allant vers eux pour les ramener vers les centres », annonce Sylvain Di Giovanni. Le CeGIDD réalise quelque 200 interventions extérieures, en établissements scolaires ou centres d’hébergement.

    ET AUSSI

    À Marseille, des stands dans la rue

    Ce lundi, à partir de 14h, la Ville de Marseille met en place un stand, sur le cours Belsunce, où des professionnels du Centre de vaccinations internationales (CVI) vont sensibiliser et informer les habitants sur le VIH. L’occasion, pour la municipalité, de rappeler que l’arme la plus efficace contre le Sida est le préservatif. 2 000 seront d’ailleurs distribués dans la journée. Via un partenariat avec les associations, la Ville installe deux stands de sensibilisation et d’information sur le square Stalingrad et devant le Centre LGBTQIA+, rue du Chevalier-Roze, de 10h à 16h.

    Info à l’hôpital de Toulon

    Ce lundi, à l’hôpital Sainte-Musse, sont prévus stands d’information et ateliers de prévention et dépistage, avec l’équipe du CeGIDD 83 et des associations. Mais aussi des échanges avec les équipes de l’hôpital de jour récemment ouvert. Et présentation des dispositifs de prévention et de suivi des personnes vivant avec le VIH.

    EN CHIFFRES

    53 000

    C’est le nombre de consultations qui ont été effectuées dans les neuf CeGIDD (Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic) des Bouches-du-Rhône, en 2024, soit près de 19 000 patients sur l’année.

    96

    En Paca, 96% des personnes vivant avec le VIH sont diagnostiquées, 97% d’entre elles sont traitées par antirétroviraux et 97% ont une charge virale indétectable et ne transmettent plus le virus.

    619

    Le Coress Paca (Comité régional de santé sexuelle) note une diminution du nombre de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et qui ignorent leur séropositivité : 619 en 2024, contre 663 en 2023.

    5 000

    En France, 5 000 personnes ont découvert leur séropositivité en 2024, dont 68% d’hommes, 30% de femmes, 2% de personnes transgenres. Et, parmi eux, 1% sont des usagers de drogue injectable.

  • Un élan à maintenir

    Un élan à maintenir

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 96% des personnes vivant avec le VIH sont diagnostiquées, 97% suivent un traitement et 97% ont une charge virale indétectable. Ces résultats dépassent les objectifs internationaux (95% pour chacun des trois indices) fixés par l’OnuSida pour mettre fin à l’épidémie d’ici 2030. Ils démontrent qu’une politique volontariste, associée à un réseau médical et à des associations engagées, peut changer la donne.

    Mais cette bonne dynamique n’est pas définitive. Elle repose sur un dépistage accessible, des traitements gratuits et un accompagnement humain.

    Autant de leviers
    qui exigent un soutien constant de la puissance publique. Car derrière les statistiques, il y a des vies, des parcours, des combats contre la stigmatisation et l’isolement.

    Investir

    Santé publique France alerte : l’incidence du VIH ne baisse plus depuis deux ans. Le dépistage reste donc crucial, comme le rappellent les CeGIDD, ces centres gratuits qui accueillent chaque jour des publics jeunes et précaires.

    Marseille illustre cette dynamique : ville pionnière en matière de santé communautaire, elle conjugue expertise hospitalière et initiatives locales. L’Institut Paoli-Calmettes a même permis la première guérison du VIH en France, grâce à une greffe exceptionnelle. « Ces cas sont rarissimes, mais ils montrent que
    la recherche avance
     », explique le Pr Raynier Devillier.

    Maintenir cet élan, c’est investir dans la prévention, la recherche et la solidarité. C’est affirmer que la fin du VIH n’est pas une utopie, mais peut être un objectif à portée de main. à condition de ne jamais relâcher l’effort.