Tag: vigilance

  • Les dossiers de rentrée sur le bureau du préfet des Bouches-du-Rhône

    Les dossiers de rentrée sur le bureau du préfet des Bouches-du-Rhône

    Une saison des incendies pour le moment maîtrisée

    La saison n’est pas terminée, le front des incendies est resté stable dans le département, note Jacques Witkowski avec 512 feux recensés depuis le 1er juin, soit 67 de plus qu’en 2025, une augmentation de 15%. S’il y a eu « beaucoup de départs de feux », ils ont été « éteints très vite », mis à part celui de Rognac et de Lançon-de-Provence. Outre la prévention, la préfecture mise aussi sur le répressif avec le respect des obligations légales de débroussaillement. Des communes ont été mises en
    demeure, un camping à Beaurecueil fermé le temps d’agir. Les gendarmes missionnés dans les massifs ont interpellé 350 personnes pour comportements dangereux. Le représentant de l’État se prépare désormais aux épisodes cévenols qu’il appréhende.

    Accompagner les consommateurs de crack

    Face à l’augmentation de la consommation de crack dans le centre-ville qu’il juge « préoccupante », le préfet a mis en place des actions. D’abord répressives pour éviter « les enkystements » mais il mise aussi sur la prise en charge médicale des consommateurs. « Co-porté » avec la Ville, un site d’accueil de 17 places a ouvert mi-août, un autre de 10 places va suivre. Soit 500 000 euros investis par l’État pour leur fonctionnement. Un coordinateur médical a été mis en place. Le développement des centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues, deux seulement à Marseille, est souhaité, et à long terme, l’installation d’une halte soins addictions plus que soutenue. Reste à trouver le site…

    Métropole : la balle renvoyée aux politiques

    Prévu le 10 septembre, le vote de la décision modificative du budget métropolitain marque une nouvelle étape. Pour le préfet, « budgétairement, l’affaire est réglée ». Et de réaffirmer le strict rôle de conseil et de contrôle de la légalité de l’État. « Je souhaite que la Métropole sorte de cette ornière », assure-t-il. La mission Bussereau-Debat devant permettre d’entamer des « discussions politiques » sur ses compétences ou limites géographiques.

    Vigilance sur Fibre excellence

    Alors qu’à Tarascon les salariés de l’usine de pâte à papier restent mobilisés après la fermeture du site ce vendredi 28 août (lire aussi page 5), le préfet indique avoir saisi le liquidateur pour s’assurer de sa mise en sécurité. Et si les lieux doivent être dépollués, ils le seront par le repreneur, ou, à défaut, par le propriétaire actuel, assure-t-il. Mais pas question pour autant de laisser la CGT le bloquer, s’il le faut, « on interviendra par contrainte », promet-il.

    Des économies sur l’hébergement d’urgence

    Une « dépense de 117 millions d’euros dans le département », permet de financer 6 000 places dans deux types d’hébergement d’urgence, l’un dans le diffus, l’autre provisoire à l’hôtel rappelle le préfet. Sur ce dernier, 1 562 places, « on a décidé de reprendre en main budgétairement les choses », indique-t-il, avec un nouveau contrat au 1er octobre avec des hôteliers. Et la réalisation d’un « état zéro », le préfet dénonçant « des situations irrégulières », avec « des gens à l’hôtel depuis 6 ans » Et de marteler : « Je suis comptable des deniers publics, je ne peux pas engager ce que le Parlement n’a pas voté. » Or au 1er janvier, le dépassement « était de 8 millions, là encore à 3 millions », déplore-t-il.

    Parallèlement en 2025, 1 400 logements ont été récupérés auprès des bailleurs, 991 cette année. « Presque 2 500 places, un effort notable », estime-t-il.

  • Le comité de vigilance de Martigues inquiet de l’avenir du service postal

    Le comité de vigilance de Martigues inquiet de l’avenir du service postal

    Les rideaux métalliques du bureau de poste de Ferrières sont baissés vendredi 21 août. L’antenne n’accueille aucun usager depuis le début du mois, en raison de la pause estivale. C’est ce qu’explique l’affiche placardée sur la porte, qui indique néanmoins que l’espace pro reste ouvert de 8h30 à 17h en semaine, ainsi que le samedi de 8h30 à midi.

    En juin, le porte-parole du comité de vigilance postale de Martigues Francis Fournier s’agaçait : « Encore une fois, ce sont les zones populaires qui vont subir la dégradation du service postal ». Le bureau de poste de Ferrières dessert 10 000 usagers, pour la plupart issus de quartiers prioritaires de la ville : Notre-Dame des Marins, Canto-Perdrix ou Paradis Saint-Roch…

    Pour l’ancien postier, cette fermeture, bien que temporaire (l’antenne est rouverte ce lundi), est un échec. « C’est un mauvais signal », déplore-t-il. Si l’an dernier le collectif avait réussi a obtenir le maintien de l’antenne, menacée en raison d’une « baisse de fréquentation de 48% depuis 2019 », cette fois la mobilisation a eu plus de mal à prendre du côté des habitants.

    Du changement

    en septembre ?

    En interne aussi, le combat est compliqué. « À partir du moment où tu n’embauches plus des fonctionnaires, plus de CDI, que des CDD et des saisonniers, tu peux pas avoir des travailleurs et des travailleuses impliqués, dénonce Francis Fournier. Et puis la direction ne donne aucune informations aux organisations syndicales… »

    « La Poste va continuer à fermer », prévient le porte-parole du comité de vigilance postale. « Il y a quand même épisodiquement des fermetures sur Croix-Sainte, Jonquières a fermé tout l’été de midi à 14h, la Couronne n’est pas accessible le lundi… Dans le reste de la Côte Bleue, les bureaux de Carry-le-Rouet et de Sausset-les-Pins sont fermés un samedi sur deux, les autres ferment en tournant, la direction déplace le personnel parce qu’elle n’embauche plus et que les arrêts maladies pleuvent. Il y a une pénurie pas possible, le service publique se délite de l’intérieur ».

    Selon les informations du collectif, à partir de septembre, le bureau de Saint-Mitre-les-Remparts fermerait les après-midi, et celui de Croix-Sainte les mercredis. Contactée, La Poste n’a pas répondu à cette question.

    Une bonne nouvelle néanmoins : « Paul Sabatino, maire communiste du Rove siège désormais à la Commission départementale de présence postale territoriale, révèle Francis Fournier. On va travailler avec lui, je sais qu’il va monter au créneau ».

  • La mémoire de la Libération implique la vigilance

    La mémoire de la Libération implique la vigilance

    Les véhicules militaires d’époque défilent le long de la côte, dans les rues de Carro. Ce vendredi 21 août, Martigues commémore sa libération. Dans la parade, Pierre est au volant d’un camion américain. Comme chaque année depuis 8 ans, ce Suisse est descendu avec son association History on wheels pour « transmettre la mémoire de cette partie de l’histoire ».

    Il y a 82 ans, au débarquement de Normandie succède celui de Provence le 15 août. Les Alliés prennent les Allemands en tenaille. À Martigues, l’armée ennemie maintient en permanence une garnison de 2 000 soldats tant la ville occupe une position stratégique pour la défense du littoral, de la Camargue jusqu’à Marseille. « C’était un site très important au niveau radio et radar », détaille Jean-Pierre Jehan, président de l’association HM2P (Histoire, Mémoire, Patrimoine Provence).

    Les bombardements alliés s’intensifient dans la région. Le 11 août, un raid sur Carro fait trois victimes. Dans la nuit du 20 au 21, finalement, les Allemands s’enfuient en faisant exploser le viaduc ferroviaire et le port de Jonquières. Martigues est libérée.

    Mais derrière cette liberté retrouvée, « il y eut des années d’épreuve, des engagements clandestins, des actes de courage, des arrestations et des vies brisées », rappelle le maire Gaby Charroux (PCF).

    Un legs de la Résistance

    En 1942, alors que la France est à genoux, « certains refusent de se soumettre ». Au printemps 1944, « chacune et chacun comprend que la guerre entre dans une phase décisive. (…) C’est précisément à ce moment que la résistance martégale va être frappée avec une violence terrible. Les 7 et 8 juin, plusieurs de ses membres sont arrêtés. Ces arrestations préludent au drame qui survient quelques jours plus tard, le 13 juin, dans la clairière du Fenouillet, dont les martyrs ne verront pas le 21 août 1944 ».

    Après la libération vient le moment de la reconstruction, portée par le Conseil national de la Résistance. « La Résistance nous lègue ainsi une certaine idée de la société, de la République et de la France, poursuit Gaby Charroux. Et ce legs, 82 ans après, doit continuer de nous animer, car la mémoire n’a de sens que si elle nous aide à regarder le présent avec lucidité. À Martigues, au fil du temps, les témoins de cette période ont disparu, et notre responsabilité n’a cessé de grandir pour transmettre leur héritage et leurs enseignements. Cette mission est une nécessité parce que le monde dans lequel nous vivons nous rappelle avec une douloureuse constance que la paix reste encore à construire. »

    Avec un avertissement : « La Résistance combattait aussi ce que l’occupation représentait : une idéologie fondée sur le nationalisme exacerbé, sur le racisme, l’antisémitisme, la hiérarchie entre les êtres humains, la haine de l’autre et sur le rejet de la démocratie. Nous ne devons évidemment jamais confondre les époques, mais nous aurions tort de croire que l’histoire n’a plus rien à nous apprendre, car aujourd’hui encore, dans notre pays comme ailleurs en Europe et dans le monde, ces idées nauséabondes progressent et se banalisent portées par les héritiers de cette idéologie ».

  • Dans le Vaucluse, la canicule fait disjoncter un réseau à moderniser

    Dans le Vaucluse, la canicule fait disjoncter un réseau à moderniser

    Il y a tout juste un an, lors d’un conseil communautaire du Grand Avignon, les élus s’étaient retrouvés dans le noir, tentant tant bien que mal de continuer à débattre et voter malgré plusieurs coupures de courant. Une scène cocasse qui illustrait une panne d’électricité affectant le secteur d’Agroparc mais aussi de Montfavet ou Vedène. Un cas loin d’être isolé qui s’est reproduit à plusieurs reprises depuis juin en Vaucluse mais aussi à Arles ou Aubagne, où les maires des deux communes viennent de demander des comptes et des mesures concrètes à Enedis, gestionnaire du réseau, face à ces pannes à répétition.

    À Avignon, 5 400 clients ont ainsi été privés d’électricité pendant environ 17 heures entre ce samedi et dimanche. Dimanche soir également, plusieurs secteurs de Cavaillon ont été plongés dans le noir pénalisant 1 300 foyers, parfois quelques minutes et jusqu’à trois heures. Fin juin, jusqu’à 9 000 foyers étaient aussi sans courant, principalement à Orange, pendant plus d’une journée, impactant fortement les habitants mais aussi hôpitaux et commerçants. Des cas différents, mais une même cause : « Les très fortes chaleurs cumulées sur plusieurs jours avec une température qui ne descend pas la nuit ont fait monter la température des sols goudronnés jusqu’à 80 degrés par endroits, ce qui a mis en forte contrainte les réseaux souterrains. Les zones urbaines sont potentiellement les plus touchées par ce type de phénomène à cause des sols goudronnés », indique Enedis.

    Une double peine donc, où les habitants n’ont plus de jus pour faire tourner ventilateurs, clim, éventuels appareils respiratoires ou, plus trivialement, machines à glaçons, mais aussi pour les agents Enedis qui doivent intervenir en urgence sous fortes chaleurs pour réparer. Si la vigilance canicule est levée depuis ce mardi matin, ces épisodes sont voués à se reproduire. Enedis en a bien conscience et relayait, dès le mois de mai, des vidéos didactiques sur les effets de la canicule sur les réseaux souterrains.

    De nouveaux câbles divisant le risque par 33

    « Face à ces évolutions, Enedis adapte en profondeur son réseau pour renforcer sa résilience face aux fortes chaleurs, nous répond l’opérateur. Cela passe par un programme continu de modernisation des infrastructures, incluant le renouvellement des équipements les plus sensibles à la chaleur. » Un plan national d’investissements de 26 milliards d’euros sur la période 2026-2040 a été engagé, « dont plus de 15 milliards d’euros sur l’adaptation au changement climatique ». En 2025, 40 millions d’euros ont été investis en Vaucluse permettant de moderniser « plusieurs dizaines de kilomètres du réseau » sur les 15 170km du département.

    Une grande majorité de câbles date encore de la période 1965-1981 et atteignent leurs limites. Désormais, Enedis opte pour des câbles à isolation synthétique, qui « offrent une meilleure tenue thermique et une plus grande fiabilité ». Selon Enedis, ils divisent « par 33 le nombre d’incidents en période chaude ».

  • Une piscine gratuite pour rafraîchir les Aubagnais

    Une piscine gratuite pour rafraîchir les Aubagnais

    Le dispositif profite aux Aubagnais exclusivement, sur présentation d’une carte d’identité et d’un justificatif de domicile. L’intention de la mairie est de permettre à ceux qui n’ont pas ou peu de moyens de lutter contre la chaleur de se rafraîchir. La piscine est ouverte de 12h à 20h en semaine, et de 10h
    à 20h le samedi. Elle reste toutefois fermée le dimanche.

    Louis Golliot

  • Le réseau d’électricité arlésien sous surveillance

    Le réseau d’électricité arlésien sous surveillance

    Depuis le 4 août, les habitants d’Arles sont privés d’électricité à répétition. Mardi dernier, plus de 2 000 foyers ont été touchés, de La Roquette jusqu’aux Alyscamps en passant par le centre-ville. Le lendemain, c’est au tour du quartier de Trinquetaille. Jeudi, 8 000 foyers ont été plongés dans le noir toute la nuit.

    Les fortes chaleurs cumulées et le thermostat qui ne descend pas en dessous de 25 degrés la nuit font monter la température des sols jusqu’à 80 degrés, mettant sous contrainte les équipements. Enedis utilise un camion de recherche de défaut pour localiser précisément les réparations pour optimiser les interventions.

    Le maire d’Arles Patrick de Carolis (Horizons) réagit : « Ces coupures d’électricité pénalisent de nombreux habitants mais aussi nos commerçants, restaurateurs, artisans et professionnels, en pleine saison estivale. (…) Nous attendons désormais des explications précises et, surtout, des engagements sur les investissements nécessaires pour disposer d’un réseau électrique fiable et adapté aux réalités climatiques de notre territoire ». Une réunion avec Enedis va être programmée.

    Signée en janvier 2025, une convention entre la Ville et le gestionnaire prévoit d’ores et déjà un renforcement de la coordination des travaux de modernisation du réseau électrique, dont le remplacement des câbles enterrés, avec les chantiers prévus par la municipalité. Soit un investissement de 5 millions d’euros d’ici 2028 pour l’opérateur.

  • Le feu de Bayons contenu, le risque incendie reste très élevé

    Le feu de Bayons contenu, le risque incendie reste très élevé

    « Après 18 jours, le feu du Gros Bessillon est déclaré officiellement fixé », a indiqué vendredi soir la préfecture du Var. « Pour autant, le travail des sapeurs-pompiers se poursuit et une extrême vigilance reste de mise car ce feu inédit par sa durée et ses trois départs consécutifs (les 21, 24 et 31 juillet) qui interrogent les spécialistes comme les enquêteurs, couve encore », écrit-elle dans un communiqué. « Il faudra encore plusieurs jours avant de le maîtriser et l’éteindre définitivement ; il faudra de nombreux mois pour reconstruire (70 maisons ont été impactées et 41 détruites) et oublier le traumatisme des flammes pour les 6 000 personnes évacuées », rappelle-t-elle. Le feu a parcouru 6 300 hectares. 450 pompiers restent mobilisés. L.M.

    Le feu de Bayons n’évolue plus, mais il est loin d’être terminé. Une semaine après son départ et 95 hectares parcourus, les pompiers restent mobilisés. « On ne peut pas dire qu’il est fixé, même s’il évolue peu. Il est contenu dans une enveloppe d’une centaine d’hectares », précise, ce vendredi matin, Sylvain Besson, directeur départemental des services d’incendie et de secours (Sdis 04).

    Malgré d’importants renforts, quatre Canadair et un avion Dash, les pompiers estiment devoir maintenir une présence « au minimum pendant une semaine » avant de pouvoir annoncer un feu éteint. 60 sapeurs-pompiers restent sur le terrain aux côtés de l’Office national des forêts (ONF).

    Si « la situation n’est plus évolutive », la chaleur, la faible humidité et le vent maintiennent un risque incendie élevé. Les opérations sont compliquées par le relief. « On est en moyenne montagne donc ce n’est pas accessible facilement et c’est dangereux », rappelle Sylvain Besson, évoquant de nombreuses chutes de blocs.

    Aucun blessé ni aucune habitation touchée ne sont à déplorer. L’incendie laisse néanmoins des traces sur le milieu naturel. L’ONF évoque un secteur présentant « une vraie richesse en biodiversité », avec notamment des espèces protégées. Une étude environnementale sera engagée pour mesurer les conséquences de l’incendie.

    Risque incendie très sévère dans le département

    Les pompiers insistent aussi sur le coût considérable d’un feu qui serait d’origine humaine. « Ça aura été minimum deux semaines de travail. Tout ça à cause, semble-t-il, d’une négligence », pointe Sylvain Besson. Un chauffeur-livreur dignois, suspecté d’avoir provoqué l’incendie, a été placé en garde à vue le 1er août, tandis que le parquet des Alpes-de-Haute-Provence a ouvert une enquête.

    Dans le reste du département, le feu de Thorame-Basse est éteint après trois jours d’intervention et 21 hectares parcourus. Dans ce contexte, la préfète a placé, l’ensemble des massifs du département en risque modéré à l’exception du massif du Luberon et du plateau de Valensole classé en risque incendie « élevé ».

  • Le préfet de Bouches-du-Rhône appelle à la « prudence maximale » face au risque incendie

    Le préfet de Bouches-du-Rhône appelle à la « prudence maximale » face au risque incendie

    Ce mardi 21 juillet, Météo-France a placé plusieurs zones en risque « très sévère » ou « extrême », entraînant l’interdiction d’accès à la plupart des massifs forestiers. Alors que les sapeurs-pompiers font face à une « tension opérationnelle actuellement très forte » et qu’un « nombre significatif de départs de feux est enregistré ces derniers jours », le représentant de l’État met en garde contre un danger permanent. Évoquant les incendies survenus ce week-end dans les départements voisins, il appelle les habitants à « une prudence maximale » et demande à tous de « relayer ces consignes de prudence et de respect des prescriptions réglementaires ». À noter que le département des Bouches-du-Rhône reste en vigilance orange canicule, ce mardi.

    Pour consulter la carte du département, cliquez ici.

  • La section du Parti communiste affiche un esprit de conquête

    La section du Parti communiste affiche un esprit de conquête

    Un mélange d’expérience, de jeunesse, de syndicalisme et de diversité sociologique. » C’est en ces termes que Gérard Permingeat, secrétaire de la section, présente la nouvelle direction du PCF toulonnais, fraîchement élue dans le sillage du congrès national du parti, qui s’est tenu à Lille, du 3 au 5 juillet. Les forces en présence lui donnent raison : l’expérience du secrétaire de section réélu, mais aussi celle d’André de Ubeda, ancien élu à la mairie de Toulon, de Marie-Hélène Guyot, trésorière de la section, et de Gilbert Poitoux, retraité de l’arsenal. À leurs côtés, un vent de fraîcheur est apporté par Natalie Baer, ancienne conseillère municipale à Guémené-Penfao (Loire-Atlantique), ainsi que par Maxime Fuhry, jeune entrepreneur toulonnais.

    Face à l’extrême droite

    Aussitôt élu, aussitôt au travail, dans la droite ligne du texte adopté lors du congrès national, intitulé « Un communisme de conquêtes ». Trois piliers structurent cette orientation : le combat contre les logiques impérialistes et pour la paix ; une République démocratique, sociale et universaliste plaçant les travailleurs au centre ; et la transformation du mode de production fondée sur l’appropriation sociale des richesses au bénéfice des travailleurs et des salaires. Le tout sous l’égide du Plan climat 2050 du PCF, qui vise à atteindre « la neutralité carbone d’ici 2050, via une réindustrialisation fossile liée à un mix nucléaire renouvelable », précise le secrétaire de section.

    Au niveau local, cet esprit se traduit d’abord par la lutte engagée contre le Rassemblement national : « On a appelé à battre le RN à Toulon en votant Massi, mais cette majorité fait le lit de l’extrême droite », dénonce Gérard Permingeat. Un travail contre le l’extrême droite et reconquérir « son électorat et la conscience de classe. Il y a une contradiction pour certains de ses électeurs, alors que le RN vote pour des politiques antisociales », pointe André de Ubeda.

    Une forte vigilance sera portée sur l’action municipale et métropolitaine. Parmi les questions prégnantes, celle du chœur de l’opéra, toujours en danger, les soucis d’accès aux écoles maternelles de la Convention et primaire du Pont-Neuf, ou encore des impôts locaux qui, malgré le faible endettement de la Ville, sont « au même niveau que des villes qui sont beaucoup plus endettées », note André de Ubeda. Cela, même sans élu à la Ville.

  • Jean-Pierre Farandou : « Déployer le modèle de la feuille de route de l’industrie de Défense dans tous les secteurs où c’est nécessaire »

    Jean-Pierre Farandou : « Déployer le modèle de la feuille de route de l’industrie de Défense dans tous les secteurs où c’est nécessaire »

    La Marseillaise : Vous venez de signer une feuille de route visant à accompagner le développement industriel de la filière défense dans le Var. Ce modèle est voué à être répliqué ailleurs et dans d’autres domaines ?

    Jean-Pierre Farandou : Oui, l’objectif est de vérifier que les grands secteurs industriels souverains de notre pays disposent des salariés et des compétences nécessaires. On sait, par exemple, que dans la défense, il y aura énormément de commandes qui vont arriver. C’est 10 000 emplois à créer d’ici 2030. Et ce modèle-là, je m’apprête à le déployer partout en France où ce sera nécessaire. Ce sera la même chose dans le nucléaire, autour de l’énergie. Donc il faut s’organiser. Bien sûr, il y a déjà des filières qui existent, des formations. On voit bien qu’on a un saut quantitatif à faire. Et donc, j’ai voulu m’assurer que les industriels auraient bien les salariés nécessaires à cela. Et ensuite, on vérifiera que sur le territoire, on s’organise, et il faut le faire au niveau local.

    Quels vont être les acteurs
    à mobiliser et les grands enjeux pour organiser au mieux
    cette filière
     ?

    J.-P. F. : On mise sur la formation, les élus locaux, les industriels, l’éducation nationale, d’abord pour exprimer les besoins, et vérifier si on dispose des ressources, si on a enclenché les bonnes formations. Il y a aussi des sujets connexes comme le logement. Par exemple, il faudra loger les militaires, tel que Madame la ministre des Armées l’a rappelé. Il faut aussi être capable d’attirer des gens qui vont venir. Et donc, il faudra pouvoir les loger. Il y a aussi la question des services publics à apporter, la mobilité… Et j’ai toute confiance dans la capacité des forces vives du Var pour être à la hauteur des enjeux.

    Les liens avec les entreprises industrielles sont-ils établis ? Comment se matérialisent-ils ?

    J.-P. F. : Oui, elles sont très présentes avec nous. C’est pour elles qu’on se mobilise, mais elles-mêmes nous aident, bien évidemment. Elles financent, à l’image de l’école d’ingénieurs dans laquelle on est aujourd’hui [lire encadré]. Tout le monde se tend la main.

    En sortant du cadre strictement varois, les épisodes de canicule sont de plus en plus fréquents. Des dispositions sont-elles prévues pour garantir les droits des travailleurs ?

    J.-P. F. : Depuis 2025 un décret chaleur impose aux entreprises de prendre des mesures pour protéger leurs salariés en cas de chaleurs intenses : aménagement des horaires de travail, adaptation des postes et des lieux de travail, mise à disposition d’eau fraîche, augmentation des temps de pauses… Dès le 22 mai, afin de m’assurer, que les mesures de protection étaient bien prises, j’ai demandé à renforcer les contrôles de l’inspection du travail. Nous en sommes déjà à plus de 4 500 contrôles, soit plus que l’ensemble des contrôles réalisés en 2024 sur la période estivale. 430 mises en demeure ont été prononcées. Je rappelle que les employeurs peuvent être sanctionnés par une amende de 10 000 euros par salarié concerné. J’ai également invité les préfets des départements en vigilance rouge à arrêter les chantiers de 13 h à 21 h s’ils estiment que la situation locale l’exige, c’est une première en France. Enfin j’ai convoqué la semaine dernière les plateformes de livraisons et les représentants des livreurs pour qu’ils prennent des mesures concrètes de protection, et les plateformes ont pris la décision de suspendre les livraisons entre 14 h et 18 h pour les départements en vigilance rouge canicule. J’appelle également les restaurants à faire preuve de solidarité avec les livreurs en leur permettant l’accès à l’eau et à des espaces de fraîcheur. Dès aujourd’hui, le Premier ministre a activé le tout nouveau plan ORSEC « Chaleurs extrêmes », qui vient renforcer la réponse et la coordination des moyens face aux fortes chaleurs, sur l’ensemble u territoire.

    Le 27 juillet aura lieu l’audience de reprise de l’entreprise Fibre Excellence. L’Élysée a assuré qu’une solution serait trouvée pour lever les conditions suspensives. Qu’en est-il ?

    J.-P. F. : C’est un dossier particulièrement suivi par le gouvernement puisque plus de 600 emplois [directs] sont en jeu. Depuis 2020, l’État a soutenu l’entreprise avec près de 100 millions d’euros investis et est prêt à mobiliser 150 millions supplémentaires. En ce qui concerne le volet social du dossier, j’ai décidé d’enclencher le dispositif d’activité partielle de manière dérogatoire depuis le mois d’avril pour préserver les compétences et les chances de reprise. Cette mesure coûte presque 1 million€ par mois. À ce stade, l’investisseur potentiel évoque une participation de 5 millions et demande une mobilisation de l’État supplémentaire de 80 millions. Le projet de reprise doit reposer sur un modèle économique solide, et financé notamment par des fonds privés. Nous serons très attentifs à l’évolution de la situation dans les prochaines semaines.

    Dans la région, en été,
    les travailleurs saisonniers
    sont souvent confrontés
    à des difficultés de logement.
    Le ministre du Logement
    a soumis l’idée de créer
    des résidences emploi
    . Est-ce un
    dossier sur lequel vous travaillez ?

    J.-P. F. : On travaille avec Vincent Jeanbrun puisque la difficulté d’accès au logement est un des principaux freins à l’emploi. Cela concerne les saisonniers mais aussi les jeunes ou les salariés en reconversion. Des solutions peuvent être élaborées dans les territoires concernés. Je pense à Saint-Nazaire où le préfet de Loire-Atlantique a accompagné la création d’une foncière logement avec les collectivités et les entreprises, pour créer 300 logements afin d’accueillir les salariés des chantiers navals. Pour les travailleurs saisonniers je suis pleinement mobilisé pour favoriser des solutions d’hébergement en dur. En lien avec le ministère de l’agriculture, j’ai décidé de lancer un groupe de travail interministériel avec les partenaires sociaux du secteur agricole pour répondre au sujet de l’hébergement pour les saisonniers du secteur.