Tag: vent

  • Fiesta des Suds : annulation de la soirée d’ouverture de jeudi soir

    Fiesta des Suds : annulation de la soirée d’ouverture de jeudi soir

    Les conditions météo défavorables annonçant des rafales de vent jusqu’à 90 km/heure, seraient à l’origine de l’annulation de la soirée d’ouverture de la Fiesta des Suds du jeudi 8 octobre qui prévoyait notamment un concert de Véronique Sanson et Imany.

  • Seul le département du Var reste en vigilance orange

    Seul le département du Var reste en vigilance orange

    Les fortes pluies persistent encore sur la moitié est des Bouches-du-Rhône, mais avec une intensité moindre qu’en début de matinée, d’où la redescente en vigilance jaune. Le département du Gard observe aussi la fin de la vigilance orange.

    Par ailleurs, des orages parfois violents ont concerné en fin de nuit et début de matinée la Camargue et l’étang de Fos, ainsi que le littoral varois (56 mm à Marignane en une heure, et 61 mm à Fréjus à 3 heures).

    L’épisode continue encore quelques heures sur le Var, avec des intensités pluvieuses parfois fortes, surtout sur le littoral (40 à 60 mm supplémentaires en 1 à 2 heures).

    Ces orages sont également susceptibles de donner, outre une forte activité électrique, de la grêle et des rafales de vent, voire des phénomènes tourbillonnaires en zones littorales.

  • Les caprices du ciel sèment le chaos dans le Gard et l’Hérault

    Les caprices du ciel sèment le chaos dans le Gard et l’Hérault

    Onze départements d’Occitanie avaient été placés en vigilance orange aux orages par Météo-France. L’accumulation d’air chaud liée aux canicules successives de cet été a servi de carburant aux orages qui ont balayé la région ce 24 août, avec un épisode particulièrement violent dans l’Aude (lire aussi P.22), où une tornade dévastatrice s’est abattue vers 17h30 sur le village de Pomas, faisant 39 blessés et de nombreux dégâts matériels (300 habitations impactées).

    Ces pluies torrentielles, accompagnées de grêle et de fortes rafales de vent, ont ensuite frappé l’Hérault, où les intempéries ont débuté vers 17h30 pour traverser le département d’ouest en est. Vers 20h30, les orages avaient filé vers le Gard voisin. Un phénomène relativement rapide, mais très intense. Les stations météorologiques ont en effet enregistré des vents d’une violence rare, avec des pointes à 121 km/h mesurées à Pézenas-Tourbes et 112 km/h à Murviel-lès-Béziers. Couplées à des précipitations pouvant atteindre 50mm dans le Biterrois et 20 à 30 mm à Montpellier en quelques minutes, ces rafales ont causé d’importants dégâts.

    Dans l’Hérault, où plus de 500 sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour 150 interventions d’urgence, « 35 communes ont subi des dégâts matériels lors de cet épisode, majoritairement liés aux fortes rafales et aux chutes d’arbres », indique la préfecture dans un communiqué qui dresse le bilan de l’épisode.

    Un seul blessé léger

    dans l’Hérault

    « Des dégâts ont notamment été constatés sur des toitures, des routes et les réseaux électriques, ainsi que dans plusieurs parcelles viticoles avec des rangs de vignes couchés et des arbres fruitiers brisés ». Une quarantaine de maisons ont été endommagées sur l’ensemble du département. Paulhan, à mi-chemin entre Béziers et Montpellier, a été particulièrement touchée par les intempéries. De même que Saint-Georges d’Orques, dans l’agglo montpelliéraine, qui offrait elle aussi, au lendemain de ce violent épisode orageux, un paysage de désolation avec une centaine d’arbres déracinés, dont certains se sont abattus sur des voitures en stationnement. Les lignes électriques (au plus fort de l’épisode, 22 000 clients ont été privés d’électricité dans l’Hérault) et le réseau routier ont particulièrement souffert. À Montpellier, les pluies torrentielles ont inondé certaines rues, rendant le passage des bus et des trams difficile. Fort heureusement, le bilan humain reste très limité : « Une seule personne a été légèrement blessée lors des intempéries à la suite d’une chute de branche, tandis qu’à Capestang, une famille dont le véhicule avait été touché par la chute d’un arbre a été secourue et est indemne », relate la préfecture. L’événement n’est pas classé en état de catastrophe naturelle, informe-t-elle : « les particuliers ayant subi des dommages sont invités à se rapprocher de leur assurance dans les plus brefs délais ». Un classement toutefois réclamé publiquement par le sénateur PS de l’Hérault Hussein Bourgi et la députée PS héraultaise Fanny Dombre-Coste.

    Dans le Gard, que les orages ont atteint vers 20h30 avec un peu moins d’intensité, une centaine de pompiers ont réalisé une vingtaine d’interventions, dont trois pour des débuts d’incendie liés à la foudre dans des maisons à Alès, Sauve et Bernis. Sur le plan humain, « un motard a été légèrement blessé après avoir percuté une branche sur la route à Nîmes », relate Ici Gard-Lozère. Le 25 août au matin, 300 foyers étaient toujours privés d’électricité dans le département, selon la radio locale. À noter que la journée du 24 août a été « la plus foudroyée de l’année », avec 26 000 impacts de foudre recensés, selon l’observatoire des tornades et orages Keraunos. Un phénomène immortalisé par l’agroclimatologue et chasseur d’orages héraultais Serge Zaka, qui a saisi et publié sur son réseau social X des images spectaculaires. Amélie Goursaud

  • Les vents du Sahara enveloppent les Alpes

    Les vents du Sahara enveloppent les Alpes

    Ce jeudi après-midi depuis Gap, la silhouette de Charance baignait dans un voile brumeux, on devinait à peine la falaise de Céuse et les massifs du Dévoluy avaient même complètement disparu dans l’horizon laiteux. De quoi susciter la curiosité, voire l’inquiétude tant ce type de paysage est en général le propre des saisons froides et des brouillards qu’elles apportent. « C’est un flux du Sud qui nous amène de la masse d’air venu d’Afrique, un phénomène qu’on a l’habitude de voir assez régulièrement chaque année, explique Sébastien Mathiot, chargé d’action pour les territoires alpins chez AtmoSud. Cette masse d’air est chaude et chargée de particules que l’on dit désertiques. L’Afrique est un vaste territoire, souvent sec, aride et dans ces territoires se forment des vents de sable, de terre et de tout un tas de choses. Une grande masse d’air chargée de particules vient donc d’Afrique, traverse la Méditerranée, se balade en quelque sorte, touche en général la Corse d’abord et nous derrière. »

    Éviter le sport en extérieur et les véhicules polluants

    Si le phénomène était prévu, les répercussions au sol ont été significativement plus importantes qu’attendues. Cette masse de particules de terres désertiques a tendance à rester en altitude, le phénomène s’est en effet d’abord manifesté dans les hauteurs du Briançonnais dans la journée de jeudi, puis les poussières sont redescendues plus bas en altitude, concernant une grande partie de la région Paca, même si les départements alpins sont les plus touchés.

    Selon AtmoSud, il est encore difficile de prévoir exactement pour combien de temps les poussières vont se maintenir, il convient dans tous les cas de prendre les précautions nécessaires. « Ça a aussi une incidence sur la santé, notamment les personnes fragiles, jeunes enfants, personnes âgées et toutes les personnes qui ont des problèmes respiratoires, rappelle Sébastien Mathiot. Ça a beau être des particules “naturelles”, ça reste des particules très fines qui posent problème à la santé quand même. Il faut donc que tout un chacun évite de rajouter encore plus de pollution et donc privilégier les transports collectifs. Évitez aussi de faire une activité sportive intense. »

  • [Intempéries] Dégats matériels dans les Bouches-du-Rhône

    Pas moins de 200 interventions ont été réalisées avec des toitures d’entrepôts arrachées dont celle d’Amazon à Saint-Martin-de-Crau, une chute d’échafaudage à La Ciotat et de nombreuses chutes d’arbres avec des vents dépassant les 100 kilomètres par heure. À Saint-Paul-lez-Durance, une ligne de 20 000 V a été endommagée et a plongé une grande partie de la commune dans le noir.

    La circulation des trains a également été impactée avec des retards de plusieurs heures, notamment entre Marseille et Nîmes. La desserte de Saint-Martin-de-Crau était toujours interrompue ce mardi 25 avril, les trains étant détournés sur la ligne Miramas-Avignon via Cavaillon. Le retour à la normale étant prévu pour 16h.

  • [C’est l’été] Météo France, l’art de mesurer le climat et la météo

    [C’est l’été] Météo France, l’art de mesurer le climat et la météo

    Cet été, il fait chaud. Beaucoup trop chaud. « Mais c’est tout à fait courant dans le monde dans lequel on va », affirme pourtant, un brin fataliste, Stéphane Roos, directeur adjoint de Météo-France sur la zone sud-est. Car il faut s’y résoudre : « De notre vivant, on ne retrouvera jamais la planète telle qu’elle était. On voit cet été comme exceptionnel par rapport à des références qui, aujourd’hui, n’existent plus. Dans 15-20 ans, il sera tout à fait normal ».

    Cela fait « des dizaines d’années » que l’institution, devenue grande contributrice du GIEC, prévient « d’un réchauffement climatique majeur. On en a la confirmation, et on se rend compte que ça arrive en temps et en heure, même un peu avant. Là, pour l’instant, on est encore dans les scénarios décrits par la TRACC, la trajectoire régionale d’adaptation au changement climatique », appuie Stéphane Roos. Ceux-ci sont utilisés par la France pour produire des politiques d’adaptation et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En ligne de mire : +3°C à horizon 2100 au niveau mondial, 4°C en France « et peut-être même +0,8°C de plus sur l’arc méditerranéen », met-il en garde.

    Avec tous les changements globaux que cela induit : « Il ne s’agit pas juste de 3°C en plus : 3,6°C, c’est ce qui nous sépare du mammouth laineux. Il y a 120 000 ans et 60 000 ans, plus des deux tiers de l’hémisphère nord étaient recouverts par 1 à 2 km de glace. Ça a mis 20 000 à 30 000 ans pour se réchauffer ». À l’inverse, 3°C supplémentaires auront pour conséquence une sécheresse accrue des sols : « Ces températures jouent sur l’hydrométrie. De plus, même s’il y a presque toujours autant de pluies, au lieu d’être étalées dans le temps et de recharger les nappes, elles sont concentrées sur des épisodes très courts et dévastateurs, et au lieu de rentrer dans le sol, elles ruissellent vers la mer, ce qui limite la recharge des nappes phréatiques. C’est aggravé par l’évapotranspiration : quand les plantes reçoivent des gouttes d’eau, elles les captent et transpirent parce qu’il fait chaud, les rejetant dans l’atmosphère ».

    « D’une logique d’observation à une logique de prévision »

    Pour établir ces prévisions à long terme, il faut regarder derrière. C’est ce que s’attelle à faire, depuis le Moyen-Âge, la climatologie. « Au XVIIe siècle, on a découvert la pression atmosphérique. Petit à petit, on invente les moyens de mesurer la force du vent, le pluviomètre… On s’est mis à noter de manière de plus en plus rigoureuse, et on s’est servi de ces données pour caler les modèles d’évolution climatique : on les utilise pour ajuster les modèles », explique Stéphane Roos.

    Dans le même temps, il faut aussi avoir un œil sur le temps à venir. C’est le sujet de la météorologie, qui trouve ses racines dans un événement historique : le siège de Sébastopol par les troupes franco-anglaises en 1854. Une violente tempête décime la flotte française en Mer Noire. « Napoléon III charge l’équivalent du ministre de l’Enseignement et de la Recherche de l’époque, l’astronome Urbain Le Verrier, qui relevait les paramètres météo heure par heure, d’essayer d’anticiper les tempêtes », raconte Stéphane Roos. Le Verrier recueille les données de ses confrères européens, notamment la pression atmosphérique et sa tendance. Il observe que la tempête suit un minimum dépressionnaire, et qu’on peut, par ce biais, évaluer sa direction. Le Verrier fut ainsi à l’origine de la Veille météorologique mondiale – un réseau européen mis en place dès 1874 pour passer « d’une logique d’observation à une logique de prévision » – et du Service météorologique français en 1854, ancêtre de Météo-France.

    Depuis, l’observation météo a beaucoup progressé : stations automatiques, satellites, radars, supercalculateurs… « La prévision météo est liée à la modélisation physique, c’est-à-dire traduire en expression mathématique ce qui se passe dans l’atmosphère », synthétise Stéphane Roos. Avec une précision parfaite ? « Non. Par exemple, il est très difficile de prévoir la position exacte de la supercellule orageuse dévastatrice qui va donner 60 mm/heure pendant deux heures », reconnaît-il. Il en va de même pour les prévisions saisonnières : « Il s’agit de tendances basées sur des modèles et des éléments macros comme les masses d’air. On passe de prévisions déterministes (le temps qu’il va faire demain), à de la probabilité ».

    L’histoire de l’institution

    Établissement public fondé en 1855, le Service météorologique français, devenu Météo-France en 1993, a pour mission d’observer et prévoir le temps, étudier le climat, faire progresser les savoirs et fournir des données et services voués, notamment, à assurer la sécurité des biens et des personnes.

  • En mer, les forces de police veillent à la sécurité de tous

    En mer, les forces de police veillent à la sécurité de tous

    Police nationale et municipale, gendarmerie, affaires maritimes, parc national des calanques… Tout le monde s’est mobilisé ce mercredi 12 août sous la houlette de l’État pour une vaste opération de sécurité en mer. La 3e depuis le début de la saison estivale. Le but : sensibiliser les usagers aux comportements adéquats. Dans le viseur notamment, les excès de vitesse des plaisanciers mais pas que…

    Au départ du Fort Saint-Jean, sur un des deux bateaux armés par la brigade maritime de la police municipale, Guillaume, Anis et Carine font dans la prévention et la pédagogie. « Au remous que les navires laissent dans leur sillage, on est capable d’évaluer la vitesse… » explique Anis. Vitesse limitée à 5 nœuds à 300 mètres des côtes.

    Aux abords du Frioul, ce couple un poil trop véloce et qui le reconnaît volontiers. « Je suis passé rapide, il y avait la navette », argumente le pilote pas franchement soutenu par son épouse. « Je lui ai dit qu’il allait trop vite, il y a des gens là sous l’eau », indique-t-elle. Gilets de sauvetages, deuxième coupe-circuit, fusées de détresse, extincteur, les policiers lui demandent de tout sortir. Il s’en tirera avec des recommandations. « J’ai été négligent », convient-il, « ça lui fera une piqûre de rappel », poursuit sa femme.

    Les paddlers présument de leurs forces

    Direction la petite plage du Morgiret. « On vérifie que les navires mouillent dans les zones délimitées par les bouées, cela évite d’arracher les posidonies », précise Guillaume. Et en cas de manquement, « cela peut coûter plusieurs milliers d’euros », ajoute Anis. Entre deux baigneurs, un paddler se fraie un chemin. Une vraie problématique cet été pour les garants de la sécurité en mer. « Depuis le début de la saison, nous avons aidé 30 personnes » se désole Carine, « les gens partent et ne regardent pas la météo, le vent tourne, ils n’arrivent pas à revenir et s’épuisent ».

    Il y a aussi ce père de famille qui saute avec son fiston et sa gamine depuis les rochers. « Monsieur, vous êtes champions de saut ? Non hein c’est bien ce qu’il me semblait », l’interpelle Anis qui rappelle que se jeter des rochers est interdit par arrêté municipal sur tout le littoral marseillais. Quelques jours auparavant, deux jeunes Grenoblois qui ont passé outre sur la digue des Catalans, ont été hospitalisés. « L’un d’entre eux saignait à la tête et ne sentait plus ses jambes », raconte Carine.

    À quelques encablures, un navire arrive à fond. Il faudra que la brigade le prenne en chasse pour qu’il coupe les gaz. Sur les genoux d’un des passagers, une petite fille sans gilet de sauvetage. La mauvaise grâce du pilote, pourtant cadre dans les chantiers navals, finit d’agacer les policiers qui ne laissent pas passer. Il sera convoqué à la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer). Pris à 18 nœuds pour 5, soit environ 33 km/h pour 10, il risque une amende voire un retrait de permis…

  • Journée à risque en prévision pour le feu du Gros Bessillon ce jeudi

    Journée à risque en prévision pour le feu du Gros Bessillon ce jeudi

    Comme annoncé depuis plusieurs jours, la journée de jeudi est particulièrement redoutée dans le cadre de la lutte face à l’incendie du Gros Bessillon, qui a parcouru 6 350 hectares depuis son déclenchement le 21 juillet dernier (et 1 850 hectares depuis sa reprise au sud-est de Correns vendredi dernier). Mercredi, après une nuit durant laquelle une seule reprise, rapidement traitée, a été détectée dans le secteur de Correns, 800 hommes et femmes, accompagnés de 250 engins et plusieurs hélicoptères bombardiers d’eau se sont attelés au traitement des lisières et des points chauds et à l’ouverture de pistes pour faciliter le travail au sol.

    L’objectif reste le même : sécuriser et installer des verrous pour combattre les reprises qui pourraient se produire sur le front sud / sud-est du feu, attisées par un vent d’ouest qui se renforcera l’après-midi de jeudi, avec des rafales jusqu’à 50 km/h et des températures pouvant approcher les 40°C.

    Un départ de feu

    à Camps-la-Source

    Les autorités appellent également la population à continuer à faire preuve de la plus grande vigilance (pas de jets de mégots, barbecues, travaux sources d’étincelles…). Un rappel motivé par le déclenchement d’un feu d’espace naturel, provoqué par l’éclatement d’un pneu d’un poids lourd, en fin d’après-midi, au niveau de la RD43 à Camps-la-Source. L’intervention rapide de 150 sapeurs-pompiers appuyés par des moyens aériens (hélicoptères bombardiers d’eau et avion Dash) a permis de fixer rapidement le feu, qui a parcouru 5 hectares. Dans la même optique, huit des neuf massifs forestiers varois seront fermés (exception faite du plateau de Canjuers), tandis que plusieurs communes ont décidé d’annuler des feux d’artifices prévus dans les prochains jours.

    Cellule de soutien psychologique pour les sinistrés

    À la demande des autorités, la Cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) du Samu a mis en place une permanence d’écoute et de soutien psychologique pour les habitants des communes touchées par le feu du Gros Bessillon. Pour en bénéficier, il suffit de laisser ses coordonnées au 04.94.33.18.00 pour être rappelé.

    En complément, des séances sont aussi proposées dans les communes et aux dates suivantes : Correns : vendredi 7/08 de 9h30 à 12h30 – Salle des pénitents ; Le Val : Mardi 11/08 de 10h à 14h – Foyer municipal, place Louis Fournier ; Montfort-sur-Argens : Mercredi 12/08 de 10h à 14h – Espace André Paul, Grand rue ; Barjols : Jeudi 13/08 de 10h à 14h – Salle du Centre Ellias, boulevard Grisol ; Cotignac : Vendredi 14/08 de 10h à 14h – salle des fêtes du Grainage, 1er étage.

    Ces séances sont ouvertes à tous les habitants de la zone touchée par l’incendie, aucun rendez-vous préalable n’est nécessaire.

  • Incendie du Gros Bessillon : la course contre la montre face au feu se double d’une traque aux incendiaires

    Incendie du Gros Bessillon : la course contre la montre face au feu se double d’une traque aux incendiaires

    Lundi et mardi se sont avérés plus calmes, mais non moins engagés dans la lutte contre la reprise de l’incendie du Gros Bessillon, qui n’a pas progressé et dont le bilan est de 1 850 ha parcourus. Une baisse des températures et du vent, et un air plus humide ont permis aux 1 250 sapeurs-pompiers engagés mardi de traiter les lisières et les points chauds.

    Un accusé avoue un départ de feu, 6 enquêtes ouvertes

    Un travail qui va se poursuivre mercredi avec le même engagement, car les heures sont comptées avant une journée de jeudi qui s’annonce périlleuse, avec des températures en hausse et le retour du mistral. D’autant plus que les sapeurs-pompiers doivent également lutter contre les incendiaires. Un homme de 23 ans, mis en examen pour une dizaine de départs de feux, a avoué être à l’origine de l’une de celles du 24 juillet.

    Par ailleurs, « deux nouveaux départs de feu dont l’origine volontaire est peu contestée », d’après le préfet du Var Simon Babre, ont été signalés dans la nuit de lundi à mardi, à Montfort-sur-Argens et Barjols. Celle du 31 juillet pourrait aussi l’être, toujours selon le Préfet. Depuis le 24 juillet, six départs de feu sont soupçonnés d’être d’origine volontaire, mais « rien ne permet de les relier entre eux », détaille le commandant de la Gendarmerie du Var Grégory Goumain, qui précise que six enquêtes distinctes ont été ouvertes.

  • Aux Arcs, un soulagement mesuré après la fixation de l’incendie

    Aux Arcs, un soulagement mesuré après la fixation de l’incendie

    Mardi matin, c’est un sentiment « d’apaisement » qui animait le maire (DVC) des Arcs-sur-Argens, Marcel Florent, après la fixation, lundi soir, de l’incendie qui a parcouru 200 hectares sur sa commune et celle de Taradeau. Pendant près de 48h, il a, avec son équipe, participé à l’appui du Sdis 83 (fourniture de repas, mise à disposition de douches, aide aux évacuations…) tout en se mobilisant pour ses administrés. Ex-sapeur-pompier, il est rompu à ces moments où chaque minute compte, comme ce fut déjà le cas aux Arcs, en 2003, lorsqu’un feu s’était déclaré « déjà sur la colline de Taradeau, suivant le même chemin que dimanche, à part qu’il n’avait pas touché les maisons », se remémore-t-il.

    Des habitations depuis lesquelles il a assisté, alors qu’il participait aux évacuations des habitants dimanche, au passage « d’une boule de feu », décrit-il, qui « a transpercé sur 200 à 300 mètres les villas des quartiers résidentiels de la partie haute de la ville », avant de mettre feu à des végétaux dans la forêt environnante. Le bilan reste limité : onze habitations endommagées, quatre détruites, et onze familles relogées. Les habitants sont appelés à se signaler pour recenser les dégâts, alors qu’un assureur va épauler la municipalité pour la prise en charge des sinistres. Une demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle a par ailleurs été adressée à la préfecture. « Les pompiers ont sauvé une centaine de maisons. Ils ont mis le paquet dès le départ et ont été d’une grande efficacité », salue Marcel Florent.

    Le vent ne va pas s’arrêter

    Toute la nuit durant, ces derniers ont réalisé « un travail de fourmis afin d’aller sur chaque point chaud, chaque lisière pour qu’on ait très peu ou pas de risque de reprise de feu en limite de celles-ci », décrit le lieutenant-colonel François Barretti. Car les conditions annoncées ce mardi, entre vent chaud et hygrométrie (humidité de l’air) très faible, autour de 15% contre 40 à 60% en temps normal, étaient particulièrement défavorables. Les opérations de noyage se sont ainsi poursuivies durant la matinée grâce à 220 sapeurs-pompiers, mais ont été largement ralenties suite au départ de feu déploré à Pontévès à la mi-journée.

    Il convient désormais, dans une saison record (42 000 hectares brûlés en France depuis début 2026), et alors que le vent va continuer de souffler en fin de semaine, d’améliorer, à court terme, ce qui peut l’être, en attendant des politiques plus engageantes vis-à-vis du changement climatique. « Il faut prendre toutes les précautions : améliorer le débroussaillement notamment sur les haies de résineux, élaguer les branches qui passent au-dessus des habitations, et à moyen terme, mettre des sens uniques dans des chemins très étroits pour favoriser l’accès des pompiers », soumet le président (LR) du conseil départemental, Jean-Louis Masson.