Tag: Vélodrome

  • OM : une belle ouverture face à Strasbourg

    OM : une belle ouverture face à Strasbourg

    Le match de toutes les peurs, vendredi, s’est transformé en démonstration de la part de l’OM.

    Avec à la clef un succès net, 4 – 0, obtenu avec des buteurs symboliques. Il y a d’abord le doublé d’Amine Gouiri, qui montre que l’international Algérien reste concentré sur son rôle en pointe de l’attaque, malgré les rumeurs de départ.

    Il y a eu le dernier but de Pierre-Emile Höjbjerg, suivi d’une manifestation qui en dit long sur l’attachement du Danois au maillot olympien. Mais également le troisième but, signé Keyliane Abdallah, symbole de ces Minots qui devraient jouer un rôle important cette saison.

    Si elle a rassuré, la victoire n’a pas fait perdre son sang-froid à Bruno Genesio. « Nous avons fait pas mal de bonnes choses, même s’il a manqué un peu de folie dans les 25, 30 derniers mètres, de dribbles, de percussion, de vitesse », a-t-il noté. Pour lui, son équipe a su gérer la situation après la rapide ouverture du score au retour des vestiaires. « Quand vous marquez si vite au retour des vestiaires, ça vous libère. Ensuite, nous avons su profiter de notre supériorité numérique ».

    Il a surtout rappelé que « cela va donner de la confiance, mais je le redis, attention de ne pas croire que tout est réglé. Il y a encore 33 matches à jouer et s’il n’y avait pas eu ce résultat, j’aurais dit la même chose. Donc à nous de rester comme nous sommes, de continuer à travailler ».

  • Les supporters entre inquiétude et espoir

    Les supporters entre inquiétude et espoir

    Tic-tac. Une trentaine de supporters attendent devant le centre d’entraînement de l’Olympique de Marseille, ce mercredi, sous un soleil brûlant. Ils espèrent rencontrer les joueurs, une fois leur séance terminée, pour leur demander autographe et photo. « Kondogbia m’a donné son maillot il y a trois ans », se vante un jeune homme, arborant fièrement le drapeau de la Centrafrique, pays d’origine du milieu de terrain olympien. D’autres supporters patientent à l’ombre, assis ou adossés contre un mur tagué aux couleurs de l’OM. Mais ce qu’attendent surtout ces fans, venus des quatre coins de la France, c’est la reprise de l’OM en Ligue 1. Le club phocéen débute le championnat ce vendredi à 20h45 contre Strasbourg. Après « une saison catastrophe », les attentes pour la saison prochaine sont grandes. « J’aimerais qu’on se qualifie en Europe », exprime Angelo, 12 ans, vêtu d’un maillot de l’OM, lunettes de vitesse bleues sur le nez et casquette jaune fluo vissée sur la tête.

    Les impératifs raisonnent aussi dans les discussions et sur les réseaux sociaux. « Je pense que cette équipe va agréablement nous surprendre. Dans l’histoire du club, il y a rarement eu deux mauvaises saisons consécutives. Nous venons d’en vivre une », souligne Gilbert Deukmedjian, ancien membre du Club Central des Supporters, la plus ancienne association de supporters de l’OM, qui n’est plus un groupe officiel depuis 2016. « Pour le moment, c’est la grande expectative. ajoute de son côté l’ultra marseillais Thierry Mode, plus connu sous le nom de Titi c’est toi le boss. Les résultats vont dépendre du groupe qui va rester. S’il reste en l’état, je pense que cela peut tenir la route en Ligue 1 », considère-t-il. « Comme à chaque inter-saison, je ne lis pas et n’écoute pas ce qui se passe à l’OM. Mais cette fois, je dois reconnaître que je m’inquiète un peu. Il n’y a pas eu le moindre recrutement », se désole Gilles, supporter de la Vieille Garde Ultra, premier groupe d’ultras français.

    L’absence de recrue inquiète

    À dix jours de la fin du mercato, qui se clôture le 1er septembre, l’Olympique de Marseille n’a en effet recruté aucun joueur. Une première dans l’histoire du club, qui inquiète les supporters. « J’ai peur de la saison qui arrive. On vend tout le monde, on achète personne. Il y a un problème », regrette Adonis, 14 ans, devant les grilles de la Commanderie, pour qui son meilleur souvenir restera une victoire contre l’OL, il y a deux ans. De son côté, Soraya, 50 ans, supportrice de l’OM « depuis toujours », relativise. « Faisons avec l’équipe qu’on a. N’essayons pas encore d’acheter pour acheter et derrière, creuser la dette. Essayons d’être à l’équilibre et après on verra », soutient celle qui se souvient encore des papinades de Jean-Pierre Papin.

    L’attente s’éternisant, deux petits garçons en survêtement du club se réfugient sous l’ombre du seul palmier de l’entrée du centre d’entraînement. « Weah, Weah ! » s’écrient les supporters. La voiture du défenseur phocéen passe mais ne s’arrête pas. Seuls Ange Lago, attaquant réserviste et Jelle Van Neck, deuxième gardien, s’arrêtent pour passer un moment avec leurs supporters.

    Genesio inspire confiance

    Cette saison marque aussi l’arrivée de Bruno Genesio sur le banc phocéen. Et il a déjà gagné le cœur de certains supporters. « J’ai confiance en Genesio. Il va faire du bon travail, si les dirigeants lui laissent le temps. Cette saison, l’OM paye les erreurs de l’ancienne direction. Il faut faire avec et laisser Genesio travailler », assure Gilbert Deukmedjian. Un sentiment partagé par Thierry Mode. « C’est un très bon entraîneur, qui a déjà réalisé de bonnes choses avec Rennes et Lille. » Mais il est aussi attendu au tournant par certains. « Je dois avouer que j’ai du mal avec Genesio. J’ai le sentiment que l’OM passe d’un extrême à l’autre. J’attends de voir ce que cela peut donner », avance Gilles, de la Vieille Garde Ultra. Malgré une saison « très difficile » l’an dernier, la passion demeure chez les supporters. « En 1993, la ville s’est transformée, elle était bleu et blanc. Il y a un petit bout de tout ça qui est toujours là. C’est aussi pour ça qu’on continue à supporter l’OM, cette ferveur existe toujours », s’émerveille Soraya qui a vécu le sacre européen à Marseille.

    « Je pense que cette équipe va agréablement nous surprendre »

  • L’OM s’incline face à l’Atlético

    L’OM s’incline face à l’Atlético

    Marseillais et Madrilènes disputaient ce vendredi 14 août leur ultime match de préparation, avant la reprise de leur championnat respectif. L’OM recevra Strasbourg le 21 août, alors que l’Atlético débutera le 19, avec la réception de Malaga.

    Cette proximité, alliée à une température tropicale, explique sans doute pourquoi les deux équipes ont donné le sentiment de gérer les affaires courantes après la pause. Alors que la première période était partie sur un bon rythme, insufflé par des Olympiens dans la dynamique de leur succès contre l’Athletic (3 – 1), le 9 août.

    Avec un scénario similaire, l’OM ouvrant le score, cette fois par Igor Paixão, et les Colchoneros égalisant peu avant le repos, par Rodrigo Mendoza. Ensuite, le jeu a sombré dans une certaine torpeur. Avec comme seules réactions un Vélodrome qui jouait contre son camp chaque fois que Leo Balerdi touchait le ballon.

    Les deux entraîneurs multipliaient les changements, ce qui modifiait quelque peu les équilibres. Dans les dernières minutes, l’Atlético se montrait plus efficace dans la zone de vérité, avec un second but, signé Carlos Martin. L’OM se retrouvait mené et s’inclinait, après avoir eu plusieurs opportunités de repasser devant au tableau d’affichage.

    OM – Atlético de Madrid 1 – 2 (1 – 1)

    Match amical

    Stade Vélodrome (47 273 spectateurs).

    Arbitre : A. Petit.

    But : Paixão (22) pour l’OM, Mendoza (39), Martin (79) pour l’Atlético.

    Avertissements : Paixão (41), Balerdi (48), Kondogbia (62) à l’OM, G. Simeone (6), Le Normand (17) à l’Atlético.

    OM : de Lange- Weah ( c, Bézahaf, 87 ), Balerdi (Maupay, 82), Kondogbia (Koum, 82), Emerson (Garcia, 87) – Höjbjerg, Gomes (Nnani, 76), Abdelli (Timber, 76)– Harit (Abdallah, 87), Gouiri, Paixão (Mmadi, 82). Entraîneur : B. Genesio.

    ATLETICO : Oblak – G. Simeone (Mendoza, 36), Dominguez (Pubill, 69), Le Normand (Gimenez, 69), Hancko, Grimaldo (Martinez, 36) – Barrios (Ortiz, 45), Koke ( c , Vargas, 56), Cardoso (Hjulmand, 56) – Kan-Lee (Martin, 36), Lookman (Castillo, 69). Entraîneur : D. Simeone.

  • L’Atlético de Madrid pour finir la préparation de l’OM

    L’Atlético de Madrid pour finir la préparation de l’OM

    Après l’Athletic Bilbao, l’OM enchaîne sur un dernier match de préparation.

    Cette fois, c’est l’Atlético de Madrid qui va s’opposer aux hommes de Bruno Genesio. Un duel qui rappellera la dernière finale européenne jouée, et perdue par les Marseillais, face aux Colchoneros. Dans le fief de Lyon, le 16 mai 2018, alors entraînés par Rudi Garcia, ils avaient été balayés par la bande à Antoine Griezmann (0 – 3).

    Depuis, les Madrilènes ont su rester au sommet, aussi bien dans leur championnat qu’en Europe. Et si Antoine Griezmann n’est plus là, d’autres Français ont pris le relais. Notamment Robin Le Normand, qui a opté pour la nationalité espagnole afin de jouer pour la Roja.

    Ce match sera l’occasion pour Bruno Genesio d’effectuer une dernière revue d’effectif. À une semaine de la réception de Strasbourg, en ouverture de la Ligue 1 le vendredi 21 août (20h45), l’entraîneur phocéen pourra faire passer un test important à son groupe. « Nous allons affronter une des meilleures équipes européennes, avec à sa tête un des meilleurs entraîneurs du monde » prévient-il.

    Contrairement à ses prédécesseurs sur le banc olympien, Diego Simeone a eu le temps de travailler et mettre en place un schéma jeu sur le long terme. L’Argentin est en poste depuis 2011. De quoi faire rêver la plupart des stratèges de Ligue 1.

    Pas le onze type

    L’OM abordera ce dernier match de préparation en étant rassuré sportivement. La dernière prestation, face à l’Athletic Bilbao, a montré un groupe solide et appliqué. Un groupe qui a visiblement compris les attentes de Bruno Genesio. Mais un groupe qui pourrait encore changer de visage, car le mercato est toujours ouvert et que des changements sont encore en préparation.

    C’est pourquoi, le onze qui débutera ce vendredi en fin d’après-midi, n’est pas à considérer comme étant le onze titulaire dans la tête de Bruno Genesio. Il pourrait l’être, si d’ici le 21 août, personne ne devait partir. Avec néanmoins la certitude que Quinten Timber ne prendra pas part au duel contre les Alsaciens.

    Le Néerlandais purgera un match de suspension, reliquat de la saison dernière. Tout comme le Virage sud sera partiellement fermé. Quant au remplissage du Vélodrome pour la réception de l’Atlético de Madrid, là encore, l’OM sera loin du match à guichets fermés. Une billetterie sera opérationnelle vendredi. En prime, des tarifs promotionnels seront proposés pour les retardataires.

    OM – Atlético

    Vendredi 14 août, stade Vélodrome 17h30.

    OM : de Lange – Weah, Balerdi, Cornelius, Emerson – Højbjerg, Gomes, Timber – Harit, Gouiri, Paixão.

    Atlético : Oblak – Domínguez, Le Normand, Hancko, Martínez – Vargas, Koke, Hjulmand – Mendoza, Martín, Lookman.

  • L’Écureuil établit son nouveau nid au Vélodrome

    L’Écureuil établit son nouveau nid au Vélodrome

    Dix ans après, Orange va s’estomper de la façade du Vélodrome. Désormais, c’est un autre nom qui sera associé à celui du théâtre des rêves phocéens. Un nom que les Marseillais connaissent bien. Cepac, pour Caisse d’Épargne Provence-Alpes-Corse. Une appellation déjà étroitement liée à l’histoire de l’OM, puisque la société est un partenaire privilégié du club depuis quarante ans.

    « Nous avons convenu d’un mariage volontaire. Qui concrétise une vraie ambition en inscrivant notre nom sur un monument qui sert à la fois l’OM et d’autres activités », justifie Christine Fabresse. La présidente du directoire de la banque régionale voit dans cette alliance bien plus qu’un simple rapprochement économique : « Nous sommes un acteur du territoire depuis plus de deux siècles, nous sommes la banque du milieu sportif et, à l’image de l’OM, nous avons une attractivité qui court au-delà de territoire régional. »

    Visibilité exceptionnelle

    Stéphane Richard, qui lorsqu’il était à la tête d’Orange, a négocié le premier naming de l’histoire olympienne, sait très bien, comme Christine Fabresse, « que pour les gens, le Vélodrome sera toujours le Vélodrome et que très peu vont l’appeler Cepac Vélodrome ». Mais c’est l’image qui compte. « Celle d’un stade en cœur de ville, qui est sans doute le plus photographié de France et donc, pour le nom du partenaire, c’est la perspective d’avoir une visibilité exceptionnelle », souligne le président.

    En renforçant sa présence aux côtés de l’OM, Christine Fabresse ne souhaite pas se limiter à un simple contrat de naming : « Nous allons donner du sens à cette démarche. Ouvrir le stade à un plus grand nombre de personnes. » En dehors des rendez-vous sportifs ou festifs, à l’image du concert de Bad Bunny, des invitations gratuites seront proposées chaque année à divers publics pour qu’ils découvrent l’envers du décor. « Nous comptons proposer des opérations en collaboration avec des associations intervenant auprès d’enfants malades, dans les écoles, ou encore accompagnant les femmes victimes de violences », détaille-t-elle. La Cepac va également relancer une carte de crédit aux couleurs de l’OM.

    Ce partenariat lance une nouvelle dynamique, « dans un Vélodrome qui est l’OM et l’OM qui est le Vélodrome. Nous allons faire vivre un site capital, un élément de force avec de très belles choses qui vont compléter les matches », indique Stéphane Richard.

    Stéphane Richard veut « réinventer l’OM sans renoncer aux ambitions »

    À l’occasion de l’officialisation du partenariat entre le club qu’il préside désormais et la Cepac, Stéphane Richard a tenu à rassurer concernant les finances olympiennes. « Nous avons dû faire face à des échéances qui n’étaient pas faciles, mais elles sont derrière nous », a-t-il déclaré.

    Pour n’avoir pas respecté ses engagements concernant le fair-play financier, l’UEFA a sanctionné l’OM d’une amende de 10 millions d’euros, assortie d’une suspension de participation aux coupes d’Europe avec sursis. De son côté, la DNCG a décidé d’un encadrement de la masse salariale et des recrutements. « La situation est clarifiée », a-t-il poursuivi.

    Avant de détailler quelle sera la politique qu’il compte mener en matière de recrutement : « Nous souhaitons mettre en route un nouveau cycle, en travaillant dans le calme, le sérieux et la discrétion. » Il compte miser sur « la formation et changer de modèle économique, car celui qui a été choisi avant nous n’a pas donné de résultats. Le moment est venu de réinventer l’OM sans renoncer aux ambitions ».

    M.Ga.

  • La Cepac va accoler son nom à celui du Vélodrome

    La Cepac va accoler son nom à celui du Vélodrome

    Celui qui succède à Pablo Longoria était à la tête d’Orange lorsque le partenariat entre le club et le géant des télécommunications lançait l’enceinte du boulevard Michelet dans l’ère du naming.

    Le contrat avec Orange étant arrivé à son terme, c’est une autre entreprise qui va prendre le relais. Stéphane Richard, en tant que président de l’OM, et Christine Fabresse, directrice du directoire de la Caisse d’épargne Cepac vont officialiser le partenariat entre les deux parties.

    La signature aura lieu à 12h, au stade Vélodrome.

  • Une rentrée de l’OM qui s’annonce très chaude

    Une rentrée de l’OM qui s’annonce très chaude

    Plus le mois de juillet approche, plus les événements vont s’accélérer pour l’Olympique de Marseille. La seconde vitesse a été passée récemment avec le naming du stade, la DNCG, l’arrivée imminente de Stéphane Richard et un mercato qui est dans l’obligation de se décanter. Les prochains jours vont être décisifs pour le club ayant enfin annoncé sa date de reprise d’entraînement.

    Quelle destination pour Mason Greenwood ?

    Les dirigeants marseillais sont fermes à ce sujet, ce sera 55 millions d’euros ou rien pour l’Anglais. Ces derniers jours, Fenerbahce est arrivé avec une offre bien faible, à 30 millions. L’avocat du joueur formé à Manchester United continue de pousser pour trouver un point de chute à son client. Le principal intéressé, lui, espère toujours que l’Atletico Madrid revienne à la charge. Après Getafe, Greenwood se verrait bien rejoindre l’équipe de Diego Simeone. Outre les Madrilènes, l’attrait de l’AS Roma ne lui déplaît pas et la destination est plausible. Les Romains pourraient atteindre le montant demandé, même si eux aussi sont dans l’obligation de vendre, après avoir été sanctionnés par l’UEFA. Malgré tout, ce dossier pourrait être le premier à avoir une issue positive.

    Stéphane Richard arrive

    Alban Juster va quitter ses fonctions. Président intérimaire depuis le départ, cet hiver, de Pablo Longoria, Juster s’apprête désormais à laisser sa place. Cette semaine, le 2 juillet précisément, Stéphane Richard sera officiellement le nouveau président de l’Olympique de Marseille. L’ex-PDG d’Orange a déjà pris ses marques depuis l’annonce de sa nomination le 10 avril dernier. Un impératif, tant le club qu’il va diriger est instable.

    Apparu souvent dans les médias, il a également assisté à l’audience de l’OM au siège de la DNCG. Le 23 juin, un sursis a été donné aux Olympiens avant que, trois jours plus tard, un encadrement de la masse salariale soit prononcé. Pas d’interdiction de transferts, mais le communiqué de la LFP précisait que Marseille devra régler des indemnités de mutation. Par ailleurs, ce même 2 juillet, une conférence de presse sera donnée au CEPAC Vélodrome, à propos du nouveau naming du stade.

    En pré-saison, ce sera

    la Côte d’Ivoire

    Surprise pour la reprise. Le retour à l’entraînement se fera entre le 5 et le 7 juillet pour l’OM. Les Phocéens sont les derniers, en Ligue 1, à avoir annoncé leur redémarrage. Après quelques jours passés à la Commanderie, le club s’envolera pour l’Afrique. Un stage de pré-saison sera organisé en Côte d’Ivoire pour lancer les joueurs vers la saison 2026-2027. C’est la première fois que les Marseillais choisissent cette destination, leur base de supporters est notamment importante dans la patrie de Didier Drogba.

    Avec les décisions DNCG et le début de contrat de Stéphane Richard, il ne fait maintenant plus aucun doute que Bruno Genesio dirigera ce stage de pré-saison en Côte d’Ivoire. Il ne manque plus que l’officialisation.

    Cinq Olympiens encore à la Coupe du monde

    Cinq Marseillais avec 4 nations différentes disputeront les 16es de finale de la Coupe du monde. Facundo Medina et Geronimo Rulli se sont aisément qualifiés avec l’Argentine et affronteront le Petit Poucet cap-verdien. L’Algérie d’Amine Gouiri est aussi monté dans le train et jouera un match ouvert face à la Suisse.

    Quinten Timber aura le droit à l’un des grands chocs de ce deuxième tour. Les Pays-Bas seront opposés au Maroc, demi-finaliste 2022. Le perdant repartira à la maison. Timothy Weah et les États-Unis ont la possibilité de passer un tour supplémentaire avec cette rencontre face à la Bosnie-Herzégovine. Le 8e de finale pourrait être face au Sénégal ou à la Belgique.

  • Clap de fin pour Orange, place au CEPAC Vélodrome

    Clap de fin pour Orange, place au CEPAC Vélodrome

    Le stade Vélodrome change de nom. Le contrat liant l’enceinte marseillaise à Orange arrivait à son terme en juin, et un nouveau partenaire était recherché pour succéder à l’opérateur téléphonique. Dix ans après l’instauration de l’« Orange Vélodrome », l’Olympique de Marseille et la Caisse d’Épargne CEPAC ont officialisé, ce jeudi, la signature d’un accord de naming. À compter du 2 juillet, le stade sera rebaptisé « CEPAC Vélodrome » pour une durée de sept ans.

    Si le montant du contrat n’a pas été communiqué, il devrait être supérieur aux quelque 2,5 millions d’euros annuels versés jusque-là par Orange, selon RMC Sports.

    Dans un communiqué, Christine Fabresse, présidente du directoire de la Caisse d’Épargne CEPAC, s’est félicitée de ce partenariat inscrit dans la durée : « Depuis quarante ans, la Caisse d’Épargne CEPAC est au rendez-vous de l’histoire de l’Olympique de Marseille. Aujourd’hui, en associant notre nom au Vélodrome, nous faisons bien plus que franchir une étape : nous affirmons, avec fierté et avec conviction, notre attachement indéfectible à Marseille, à son énergie, à son identité et à son avenir. »

    En effet, comme le note la présidente, l’OM et la CEPAC sont intimement liés depuis plusieurs décennies. La banque est présente aux côtés des Olympiens depuis 1986 et l’alliance s’est renforcée en 2022. Ll’équipe féminine Les Marseillaises ont également reçu un soutien appuyé de la part de « L’écureuil ».

    Le naming, une pratique en plein essor

    Le président de l’Olympique de Marseille, Stéphane Richard, dont la prise de fonctions interviendra le 2 juillet, a lui aussi réagi : « L’engagement de la Caisse d’épargne CEPAC à nos côtés depuis quarante ans force le respect. En choisissant aujourd’hui d’associer son nom au Vélodrome pour les sept prochaines années, elle envoie un signal puissant : celui de la confiance, de la fidélité et d’une ambition partagée pour l’avenir de l’Olympique de Marseille. Cet accord dit quelque chose de rare et de précieux : la capacité d’un club et d’un grand acteur économique de leur territoire à avancer ensemble. »

    La Ville de Marseille, propriétaire du stade, a également salué cet accord. Son maire, Benoît Payan, s’est réjoui de voir «  qu’un partenaire local historique s’engage dans cette magnifique aventure qu’est l’Olympique de Marseille ». Le club et la CEPAC présenteront les contours de ce contrat lors d’une conférence de presse organisée dans l’enceinte phocéenne le 2 juillet, date d’entrée en vigueur du nouveau naming.

    À l’heure où les meilleurs footballeurs du monde évoluent dans des stades dotés de naming (SoFi Stadium, Gillette Stadium, etc.), le modèle s’implante de plus en plus en France. une source de revenus complémentaire pour les clubs et les exploitants. En France, plusieurs stades ont déjà franchi le pas, à l’image du Groupama Stadium à Lyon ou du Matmut Atlantique à Bordeaux.

    La Caisse d’épargne CEPAC proche des terrains

    Voir la Caisse d’épargne donner son nom au stade Vélodrome n’est en soi pas une réelle surprise. La banque se montre très investie dans le sport et cela depuis des années. Partenaire du Comité national olympique et sportif français depuis 2009, elle est aussi aux côtés des fédérations de basket et handball depuis un peu plus de 10 ans.

    Lors des Jeux de Paris 2024, la Caisse d’épargne était partenaire premium de l’événement. De plus, la CEPAC est déjà le sponsor d’un endroit emblématique à Marseille. Depuis janvier 2019, la banque donne son nom à une salle de concert : le CEPAC Silo. Le Vélodrome est donc le second lieu populaire à recevoir ce patronyme dans la ville.

  • Montpellier, l’histoire recommencée

    Montpellier, l’histoire recommencée

    On a eu peur que les joueurs soient éblouis. Ils l’ont été durant les premières minutes », raconte Eric Béchu peu après la demi-finale du Top 14 au stade Vélodrome entre Montpellier et le Racing 92 le 28 mai 2011. Une première demi-finale pour le MHR, une déflagration de sentiments rivée à la mémoire.

    Eric Béchu est alors l’entraîneur adjoint de Fabien Galthié. Le mentor humaniste du futur sélectionneur de l’équipe de France au style plus abrasif. Un homme au crépuscule de sa vie, que l’on voudrait encore entendre à la veille de la demi-finale samedi 20 juin entre Montpellier et le Stade français. Un homme disparu en janvier 2013 d’un cancer fulgurant.

    L’après-midi incandescent du mythique Vélodrome éblouit les joueurs de Montpellier. Le virage Sud, celui des Ultras de l’OM, se drape dans ses couleurs préférées : le bleu et blanc. Au moins 25 000 Montpelliérains ont pris la route vers Marseille dans une procession populaire. Avec une station dans les bistrots qui longent le boulevard Michelet.

    « C’est mon meilleur souvenir sous le maillot de Montpellier. Cette année-là était assez particulière et folle », souffle l’ancien capitaine emblématique Fulgence Ouedraogo. « Je ne me souviens pas forcément du match, mais des à-côtés. Je me souviens de notre arrivée en bus. On avait dormi dans un château à côté de Marseille. On était au vert et au calme. Et puis, il y a ce virage vers le stade. Et là, tous les gens sortent des bars et commencent à taper contre le bus. Cette marée de personnes et leurs drapeaux bleus, l’entrée dans le stade avant l’échauffement, tout ce monde dans les gradins… Je me suis dit, mais on est où ? » raconte-t-il, le souvenir vibrant et vivant.

    Ce jour-là, Montpellier bascule dans un autre monde. En un seul jour, un seul coup. Tout ce que les gamins du Pic Saint-Loup : Ouedraogo, François Trinh-Duc, Kélian Galletier, Geoffrey Doumayrou… ou d’autres comme Julien Tomas voulaient vivre, ils le vivent là. Ils vivent le moment d’une vie avec leur club formateur. Eux, mais aussi le Géorgien Mamuka Gorgodze ou Benoît Paillaugue portent ce club balbutiant en finale du championnat face au Stade toulousain. Au bout d’une demi-finale indécise face au Racing 92 de Chabal, Nallet, Steyn… ou Pierre Berbizier.

    « C’est l’acte de naissance du MHR au plus haut niveau. C’est là où on a vraiment franchi un cap et joué nos premières phases finales », juge Fulgence Ouedraogo.

    À Marseille, Montpellier est au bout de la saison des premières fois. D’une première campagne en phase finale, d’un premier barrage arraché à Castres sur une pénalité ratée par le buteur tarnais Romain Teulet. Un échec qui efface tout, qui ne s’efface pas. Après cette première victoire en phase finale, les joueurs de Montpellier n’écoutent que leur joie. Et s’arrêtent au bar en bord de route à Saint-Pons de Thomières.

    Une semaine plus tôt, au stade Du Manoir, ils avaient arraché leur place en phase finale face à l’équipe de Toulon de Philippe Saint-André, Mourad Boudjellal et Jonny Wilkinson. Au bout d’un match de feu, d’une passe d’armes entre Boudjellal et Galthié, au bout d’une saison débutée par un succès face au Racing 92, où les prémices de sa révélation étaient là. Galthié, l’éternel insatisfait, soufflera : « des matchs comme ça, on n’en fait pas deux ».

    Au cours de l’été 2010, celui de son arrivée, Fabien Galthié avait failli tout plaquer. Eric Béchu, son ancien éducateur à l’école de rugby de Colomiers, l’en avait dissuadé. L’ex-consultant des Pumas (2008-10) et entraîneur du Stade français (2004-08) était au cœur d’un imbroglio politique et d’une bataille souterraine. Entre Georges Frêche, patron de l’Agglo et André Vézinhet, président du Département et beau-père du président du MHR, Thierry Pérez.

    Montpellier brûlait de mille feux. Et de contre-feux. L’histoire du MHR était en marche sur cette poudrière. Avec, comme étincelle ultime, la demi-finale à Marseille, inscrite à jamais dans les souvenirs des uns et des autres. « C’est le plus beau souvenir de ma carrière », avouera aussi Joan Caudullo, remplaçant entré en cours de jeu au Vélodrome. Ouedraogo et Caudullo vivront pourtant la finale au Stade de France face à Toulouse. Une finale qui leur a échappé d’un doigt. Celui de Ouedraogo fracturé au Vélodrome.

  • Un artiste qui fédère toutes les générations

    Un artiste qui fédère toutes les générations

    La culture hip-hop est intrinsèquement contestataire. Lorsque, en 2010, le rappeur Jul – de son vrai nom Julien Mari – débarque dans l’industrie, il bouleverse tous les codes. Benjamine Weill, philosophe spécialisée dans la culture hip-hop, rappelle que l’artiste marseillais a dû se faire une place : « Beaucoup de rappeurs de l’ancienne génération méprisaient le travail de Jul. C’était surtout du mépris de classe. »

    Jul entre aussi en rupture avec des monuments du rap français parisien en offrant des sonorités plus légères et gaies. Il aborde des thématiques similaires, mais à sa manière. « L’environnement influence la création. Parisiens et Marseillais vivent la même galère, mais pas de la même façon », explique la philosophe.

    « Tout le monde peut

    y adhérer »

    Selon Benjamine Weill, la popularité de l’artiste peut s’expliquer par plusieurs raisons : « Ce que je dis reste de l’ordre de l’hypothèse, mais on peut envisager que son succès tient à sa générosité vis-à-vis de son public et à son efficacité. » En effet le Marseillais a sorti 26 albums sur une période de huit ans. De nombreuses mixtapes ont été diffusées gratuitement, traduisant une démarche fondamentalement hip-hop. « En recyclant et détournant à l’extrême des titres des années 80 et 90, il a surfé sur la nostalgie, toutes les générations peuvent l’écouter. »

    D’après Benjamine Weill, « Jul est politique sans avoir de conscience politique, parce qu’il ne se positionne pas, tout le monde peut y adhérer. Il raconte son quotidien, ni plus, ni moins, c’est droit au but. Comme quoi ça lui va très bien le Vélodrome ! »