Tag: vandalisme

  • La région placée sous une chape de plomb

    La région placée sous une chape de plomb

    La décision du préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, est tombée telle un couperet en fin d’après-midi, ce jeudi 22 octobre : les manifestations sont temporairement interdites ce samedi, dans le département, pour « prévenir des troubles à l’ordre public ». Au regard des « événements survenus le week-end dernier à Marseille », marqués par « de nombreux pillages, dégradations et actes de vandalisme », justifie le représentant de l’État, et « pour des raisons de sécurité et de disponibilité des forces de sécurité intérieures », cette mesure s’applique à toutes les manifestations déclarées ou non, « y compris celles portant sur d’autres sujets que le pouvoir d’achat ».

    Quand le chef de l’État, Emmanuel Macron, annonçait dans la matinée l’interdiction des mobilisations non organisée par des syndicats. La veille, le préfet du Var avait pris une décision similaire pour Toulon, tout en maintenant concert et match de rugby.

    Le couvre-feu pris pour certaines zones de Marseille, le centre-ville et des zones commerciales de Grand Littoral ou de la Valentine, Plan-de-Campagne à Cabries et la zone des Paluds à Aubagne, est élargi pour les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi aux majeurs, dès samedi 23h.

    Pas de transports

    Les horaires sont modifiés : le couvre-feu démarrera une heure plus tard pour être effectif de 23h à 5h. À Marseille, le périmètre est étendu aux bâtiments publics et institutionnels. Métro, tramway, bus… Tous les transports en commun sont interrompus de samedi 5h à dimanche 5h sur toute l’agglomération marseillaise, en direction des zones commerciales de Plan-de-Campagne, Vitrolles, Aubagne, Miramas, mais aussi entre Aix-en-Provence et Marseille, entre Aix-en-Provence et Salon-de-Provence et entre Marseille et Salon-de-Provence.

    Pour les commerçants, des « mesures de sécurité passives » ont été définies en lien avec la Chambre de commerce et d’industrie et la Ville de Marseille, sans que ces dernières soient détaillées. Les agents municipaux ayant aidé depuis le 17 octobre à poser des panneaux de bois pour protéger les ouvertures des magasins dont les vitrines ont été détruites. Des arrêtés interdisent aussi « le port d’équipements de protection individuelle » de type casques, gants ou lunettes. Le transport de carburant est prohibé comme la vente, le port et le transport d’armes par destination.

    En mettant sous l’éteignoir tout un territoire, l’État a franchi un cap dont d’aucuns pointent déjà l’inconstitutionnalité. Pire, à jouer les pompiers pyromanes, il prend le risque d’attiser une colère déjà enracinée…

  • À Toulon, Josée Massi annonce une aide pour les commerçants

    À Toulon, Josée Massi annonce une aide pour les commerçants

    Samedi, les 4 000 manifestants qui ont noirci les rues ont surpris à Toulon, où personne ne s’attendait à une telle participation. Comme dans de nombreuses villes, des dégradations de mobilier urbain et le pillage d’une dizaine de commerces ont été constatés. Selon les chiffres communiqués dimanche par le préfet, quelque 600 individus seraient impliqués dans ces exactions.

    « Ces actes sont injustifiables et devront être jugés sévèrement », a condamné Josée Massi, lundi midi, devant la mairie, au cours d’une prise de parole à laquelle ont assisté une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles une dizaine d’élus de la majorité.

    Des manifestants venus porter un autre récit

    L’édile a toutefois déploré l’étouffement des revendications « de plus de 4 000 personnes, [qui] ont déambulé paisiblement dans les rues. Ce sont elles que les violents ont privées de leur parole. Manifester est un droit fondamental, et c’est pour le défendre qu’il faut mettre un terme aux agissements qui le confisquent ». Elle a par ailleurs annoncé la mise au vote, en novembre, lors du prochain conseil municipal, d’une « aide exceptionnelle aux commerçants. La Ville sera à leurs côtés ».

    La prise de parole s’est conclue par une Marseillaise, moment choisi par plusieurs jeunes manifestants pour dénoncer le récit de la journée de samedi : « On s’est fait gazer avant les casses, alors qu’il y avait des enfants », clame l’un d’eux. « On est juste là pour féliciter les forces de l’ordre d’avoir tabassé des mineurs (sic) », fustige Léo. Cet étudiant à l’université de Toulon estime qu’il faut entendre la colère : « Dans beaucoup de villes, les revendications ont été faites de manière pacifiste et, à chaque fois, c’est la police qui fait escalader les tensions. C’est normal qu’en retour il y ait une colère populaire. On ne peut pas dénoncer les violences sans parler du pourquoi, du comment. La source des choses, c’est l’austérité, les coupes budgétaires dans l’éducation, la santé, au profit de l’armement ».

  • À Marseille, des tags d’extrême droite sur la librairie Transit

    À Marseille, des tags d’extrême droite sur la librairie Transit

    La troisième attaque subie par cette librairie associative engagée depuis le début de l’année, alertent ses équipes. « Ce phénomène national doit interpeller tous les acteurs de la chaîne du livre », écrivent-elles dans un communiqué ce mercredi. En promettant que la librairie « ne se laissera pas intimider et continuera, pour sa part, à défendre sa ligne éditoriale en présentant les ouvrages et les auteurs qui lui semblent nécessaires ».

  • Une centaine de TGV perturbés sur la ligne Sud-Est lundi après un acte de vandalisme

    Une centaine de TGV perturbés sur la ligne Sud-Est lundi après un acte de vandalisme

    En plein milieu des vacances scolaires de la Toussaint, de nombreuses annulations et retards, allant jusqu’à sept heures, étaient à déplorer sur le trafic des trains à grande vitesse sur la partie sud-est du réseau. En cause : un incendie volontaire sur des câbles de signalisation et de communication, au sud de Valence, découvert lundi matin. « Les trains sont détournés par la ligne classique, ce qui entraîne une réduction des plans de transport », explique le ministère des Transports dans un communiqué.

    « Une vingtaine d’agents » sont « à pied d’œuvre », et ce « jusqu’au milieu de la nuit s’il le faut » pour rétablir une circulation normale « demain à la première heure » a affirmé Frédéric Guichard, directeur des opérations Sud-EST SNCF Réseau, lors d’un point presse près du lieu du sabotage, à Saint-Marcel-lès-Valence, au sud de la gare de Valence TGV.