Tag: vacances

  • Var Tourisme présente son plan d’attaque pour 2026

    Var Tourisme présente son plan d’attaque pour 2026

    La principale période d’afflux touristique terminée, l’heure était au bilan et surtout, aux projections pour Var Tourisme et les acteurs locaux du secteur, qui représente « 100 milliards d’euros en France, soit 5 points de PIB », insiste Jean-Louis Masson, président du Département et de la commission tourisme des Départements de France.

    Ce secteur concerne particulièrement le Var, première destination touristique nationale avec un record de 83 millions de nuitées en 2024, dont devrait s’approcher le cru 2025. Cela grâce au renforcement du tourisme quatre saisons, qui va se poursuivre en 2026 : « On a capitalisé sur nos marchés prioritaires, mais on déploie un plan d’actions ambitieux pour ouvrir les perspectives », introduit Anthony Matteuzzi, directeur adjoint de Var Tourisme.

    Une stratégie

    en six piliers

    Comme en 2025, Var Tourisme a défini une stratégie en six piliers. Le premier consiste à « structurer », à partir du « lien de confiance institutionnel au profit des acteurs privés », définit Martine Felio, directrice de Var Tourisme. À ce titre, plusieurs baromètres (prix, hospitalité, agritourisme…) vont être mis en place pour modeler l’offre, avec deux axes prioritaires : les activités de pleine nature et le luxe.

    Le deuxième, « fédérer », place au centre le réseau d’acteurs Destination Var, afin de valoriser l’offre à travers 550 sites annualisés. Un guide et trois rencontres verront le jour, avec, notamment, les premières assises départementales du tourisme en avril.

    Après avoir fédéré, il faut « séduire ». La communication va être renforcée et un accent sera mis sur le patrimoine. Enfin, la campagne « Le Var, l’unique : 365 jours de bonheur » sera diffusée via la presse et la publicité.

    Le quatrième pilier, « amplifier », implique de « renforcer la visibilité auprès des Franciliens, soit 25% de la clientèle française », précise Martine Félio, grâce à une présence accrue à Paris, via des événements et deux chartes : une pour attirer les télétravailleurs sur des lieux de vacances et une autre pour structurer une offre spécifique LGBT.

    Les deux derniers points, « préserver » et « renouveler », font appel aux échanges. Pour le premier, avec les territoires frontaliers, notamment les Alpes-Maritimes, avec le projet de géoparc, et les Alpes-de-Haute-Provence autour des voies cyclistes du Verdon. Pour le second, il s’agira d’élargir l’influence à d’autres milieux en étant présent sur des événements (Salon de la plongée de Paris, Salon de l’agriculture, Salon du randonneur à Lyon…). Et pour la première fois, sur trois missions fédérées avec les acteurs touristiques, aux États-Unis en mai, en Scandinavie en juin et en Italie en décembre. Var Tourisme se rendra également, en son nom, en Europe de l’Est en février.

  • Restos du cœur : moins d’argent mais toujours là

    Restos du cœur : moins d’argent mais toujours là

    « Il y a 40 ans, Coluche lançait un appel. Cette petite idée d’aide alimentaire devait être éphémère, mais elle continue, parce que la pauvreté touche de plus en plus de monde », affirme Alain Evezard, responsable départemental des Restos du cœur des Bouches-du-Rhône. Entouré des bénévoles de l’association, et en présence de Martine Vassal, présidente (DVD) du conseil départemental, il était au centre de Granoux à Marseille (4e), ce mardi, pour lancer la 41e campagne annuelle de l’association.

    « Nous sommes prêts à accueillir 650 familles ici pour cette nouvelle campagne », s’enthousiasme Christine Deliere, responsable du centre de Granoux, l’une des 12 antennes marseillaises. Un lieu qui a accompagné 1 515 familles l’année précédente. Chaque semaine, les personnes inscrites peuvent y faire leurs courses gratuitement grâce à un système de points. Des distributions alimentaires nécessaires alors que « rien qu’à Marseille, 330 000 personnes sont en précarité alimentaire », précise Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille, chargée de la lutte contre la pauvreté.

    Accès aux droits

    L’association ne se contente d’ailleurs pas de distribuer des denrées. « Quand on est en grande précarité, trouver à manger, c’est la première nécessité, explique Alain Evezard. Mais la solitude de certaines de ces personnes est aussi un fléau, et peut dégrader leur santé physique et mentale. » Les Restos du cœur deviennent alors des lieux pour recréer du lien, en proposant des ateliers. « On organise aussi des vacances familiales ou des journées dans des centres UCPA pour les enfants », ajoute Christine Deliere. L’association a également mis en place des partenariats avec des administrations publiques telles que la CAF ou la Caisse d’assurance maladie afin de faciliter l’accès aux droits de ces personnes. « Beaucoup ne connaissent pas leurs droits. Nous les accompagnons donc dans leurs démarches », explique le responsable départemental.

    Alors que la précarité augmente partout en France, et particulièrement dans les Bouches-du-Rhône, les subventions que reçoit l’association fondée par Coluche diminuent.

    Subventions en baisse

    « Entre 2024 et 2025, on a par exemple perdu 15% d’une aide que l’on recevait », se désole Alain Evezard. Face à ces coupures, la structure a dû revoir le seuil de revenu pour pouvoir bénéficier de son aide. « C’est décidé au niveau national. Comme on a perdu beaucoup de subventions publiques, et que les donateurs donnent moins à cause de la crise, on ne pouvait pas accueillir plus de monde », se désole Alain Evezard.

    Un changement dans les critères qui explique que le nombre de bénéficiaires des Restos du cœur n’a que très peu augmenté, alors que la précarité ne cesse de progresser. Une pauvreté qui n’épargne plus personne : des personnes âgées aux étudiants en passant par les travailleurs. Une réalité qui pousse l’association à « appeler les pouvoirs publics à prendre des mesures pérennes pour les personnes précaires », soutient Alain Evezard.

  • Airbnb : dans le Var, la nécessité de trouver un point d’équilibre

    Airbnb : dans le Var, la nécessité de trouver un point d’équilibre

    Dans le Var, l’offre Airbnb a augmenté de 12% entre 2019 et 2024. De quoi inquiéter les professionnels de l’hôtellerie, qui déplorent les avantages fiscaux dont bénéficie ce type de logement, malgré la loi Airbnb 2025 qui permet aux mairies de limiter le nombre de logements, et à 90 leur nombre de nuitées touristiques. « Les professionnels interpellent sur cette différence de réglementation, note Guillaume Decard, président de Var Tourisme. On entend, car s’il y a réglementation, c’est qu’il y a abus et une tension avec les habitants sur le logement. »

    Mais, selon lui, « il faut trouver le bon curseur, car Airbnb, dans le Haut-Var ou le Verdon par exemple, est une offre complémentaire sur laquelle l’hôtellerie traditionnelle et les campings sont en recul. On en a besoin ». à prendre en compte également, les changements de consommation. « Les meublés représentent 28% des locations, dont 75% de Airbnb. Il y a un bouleversement dans la manière de partir en vacances, les gens se centrent sur l’expérience. C’est une valeur ajoutée pour la consommation », affirme Guillaume Decard, qui ajoute : « Il faut faire cohabiter l’offre. Il y a un changement de conjoncture économique, mais l’hôtellerie a un rôle important à jouer, autour du haut de gamme ou du 3-4 étoiles, qui se renouvellent sans cesse. » Dans cette optique, Airbnb a été invité à participer aux assises du tourisme du Var, en 2026.

  • Encore plus de couverts pour les Petites Cantines d’Aix

    Encore plus de couverts pour les Petites Cantines d’Aix

    L’équipe bénévole était installée, chaque vendredi, dans les cuisines du Théâtre du Bois de l’Aulne. Après une pause estivale, la structure aixoise des Petites Cantines annonce désormais ouvrir ses portes quatre fois par semaine, au lieu d’une, pour proposer à ses convives des repas à trois services, à prix libres. L’initiative, désormais étendue sur le territoire national, est née à Lyon, en 2016. à Aix-en-Provence, l’antenne est lancée depuis 2024. Autrefois ouverte le vendredi midi, les repas seront également servis les mardis, mercredis et jeudis. Les bénévoles pourront venir mettre la main à la pâte dès 9h30, les services débuteront dès 12h30.

    Installées dans le quartier du Jas de Bouffan, les Petites Cantines, structure de « quartier participative » où l’on cuisine « comme à la maison », rappelle souvent élodie Gindrier, l’une des quatre porteurs du projet, s’inscrivent dans une démarche d’inclusivité et de sociabilité. Objectif, permettre aux personnes les plus isolées, parfois précaires, d’avoir la cuisine et le repas comme vecteur de sociabilisation.

    Dans cette démarche, les Petites Cantines aixoises proposent une seconde nouveauté pour sa rentrée : la programmations d’ateliers et de rencontres diverses au sein de sa cuisine. à commencer par un atelier Halloween dédié aux parents et aux enfants, ce vendredi 31 octobre, entre 14h et 16h, pour lequel les inscriptions sont encore ouvertes. Le 7 novembre, ce sera un atelier d’écriture qui sera organisé par l’association. Toutes les réservations peuvent être effectuées via le site internet des Petites Cantines.

    Par ailleurs, si les équipes de bénévoles sont (presque) au complet, la structure cherche néanmoins à renforcer ses équipes organisationnelles. « On cherche du monde qui s’engage sur le long terme et vienne prendre des responsabilités au sein de l’association, la finalité de l’histoire, c’est ça ! », précise élodie Gindrier.

  • Le programme gourmand de la maison des 4 frères à Ollioules

    Le programme gourmand de la maison des 4 frères à Ollioules

    Programme chargé à la Maison départementale de la Nature des Quatre Frères. Cette bastide provençale située entre Signes et le Beausset et nichée au cœur d’un espace naturel de 380 hectares, propose tout au long de l’année des activités gratuites sensibilisant à la nature. En cette période de vacances, les organisateurs ont multiplié les propositions à faire en familles ou entre amis.

    Jusqu’à samedi, une balade « Nature gourmande » est proposée quotidiennement, ponctuée de petites histoires sur les usages de Provence. Le départ se fait à 14h, la balade dure 2h et peut se faire dès 6 ans. C’est gratuit et sans inscription.

    À réaliser en solo à l’aide d’une carte à retirer à l’accueil entre 9h et 15h30 y compris le dimanche : le jeu de piste « Secrets de cuisine » pour partir à la recherche de balises cachées sur le site. Autre option, visiter l’exposition « La cuisine provençale » mise en scène par Édouard de Laubrie, chargé de collections et de recherches, responsable du pôle Agriculture et Alimentation du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Du lundi au dimanche, toujours gratuit et toujours sans inscription.

    Et bien sûr, il y a les cinq sentiers en boucle entre 1,5 et 10km permettant toutes les richesses de ce territoire incroyable.

    Chiens de troupeau

    à venir

    À noter dans l’agenda : le samedi 8 novembre, à partir de 9h, le site accueillera une matinée d’information et de sensibilisation aux conflits d’usage en présence de chiens de protection de troupeaux. Proposée par le Département du Var et le CDOS, la matinée est destinée notamment aux randonneurs, vététistes, promeneurs… pour permettre à chacun d’avoir les bons gestes et les bonnes attitudes. Après la théorie, une démonstration en extérieur en présence d’un éleveur varois accompagné de son chien, de deux caprins et deux bovins.

  • Vacances dans un site superbe pour des enfants malades

    Vacances dans un site superbe pour des enfants malades

    Il est 10h30 et l’orage est passé, ce mercredi 22 octobre. Le soleil revient éclairer le sublime site du Château Sourire, 1 800 m2 dans 5 hectares de terrain à Sainte-Marthe dans les quartiers Nord. Depuis 20 ans, l’association Sourire à la vie accompagne des enfants atteints du cancer. Dans le château mis à disposition par Ricard après une grosse rénovation, elle a pu lancer, lundi, sa première semaine d’activités.

    Un groupe d’adolescents court avec un éducateur dans le parc. Des rires s’échappent de la grande salle du rez-de-chaussée où d’autres jeunes, enthousiastes, font du renforcement musculaire. Ils sont accompagnés de Frédéric Sotteau, le fondateur de l’association. « Il y a eu beaucoup d’excitation des enfants. Et pour nous, beaucoup de plaisir à les recevoir, voir enfin ce château qui vit, ces beaux dortoirs qui sont occupés », se réjouit-il avant d’ajouter : « Ce sont des enfants qu’on suit depuis longtemps. Et ils avaient l’air halluciné de découvrir les chambres, les appartements qu’ils ont. » Les murs blancs sentent encore la peinture fraîche. Une trentaine de jeunes ont pu poser leurs valises pour profiter d’un répit.

    « On a nagé avec des requins, incroyable ! »

    L’association occupait jusque-là le Phare Sourire à l’Estaque, mais l’espace manquait et le logement n’y était pas possible. Le château permet plus. « On est très impatient de pouvoir accueillir tous les publics en même temps. On a des gamins qui sont en post-greffe et ne peuvent voir personne, mais pour autant on peut quand même les recevoir », s’enflamme Frédéric Sotteau, « C’est merveilleux. Le gosse participe aux activités, et hop, quelqu’un vient le chercher pour un soin, et hop, il revient. »

    L’initiative est unique en France. C’est le seul lieu pour enfants qui propose des activités sportives, un suivi hors hôpital, un hébergement des familles entièrement pris en charge. Les jeunes font du sport, de l’art-thérapie, des ateliers de nutrition aidés du chef cuisinier et profitent d’un potager.

    « J’ai commencé à faire des stages d’une semaine » témoigne Lucas, 18 ans, atteint de leucémie et ayant rejoint l’association en 2021. Et de lister : « Je suis parti faire du bateau en Corse, on est parti en Polynésie un mois. Franchement, c’était incroyable ! On a nagé avec des requins. » « J’ai continué car ici tout le monde se comprend. Ça fait du bien de venir pour s’amuser et oublier un peu tout ça », conclut enfin le jeune homme.

    Le voyage est un élément central pour l’association et la prochaine destination est… la Norvège en mars ! « On fait une préparation avant de partir, beaucoup de sport durant la semaine car ça va être très physique là-bas », précise Candice, 20 ans. En rémission, elle a passé son Bafa avec l’association et sera animatrice durant le séjour norvégien. La boucle est bouclée.

    Aurélie Laborde

  • L’Unicef berce Avignon sur sa politique de l’enfance

    L’Unicef berce Avignon sur sa politique de l’enfance

    Avignon fait partie des quelque 300 collectivités du réseau des villes et intercommunalités estampillées Ville amie des enfants par l’Unicef. Un plan d’actions avait été engagé en 2020 valable sur la durée du mandat. « Je tiens ainsi à vous féliciter chaleureusement pour les résultats positifs obtenus par votre collectivité… », écrit Nicolas Marandon, président de la commission collectivités territoriales à l’Unicef, dans un courrier du 6 octobre à l’adresse de la maire, Cécile Helle. Un cabinet indépendant a ainsi été mandaté pour analyser le suivi du plan d’actions. « Les résultats de l’évaluation des actions conduites par votre collectivité font apparaître qu’Avignon a atteint les objectifs qu’elle s’était fixés en lien avec l’Unicef », approuve l’organisation des Nations unies pour l’enfance.

    Une nouvelle dont se fait l’écho la municipalité dans un communiqué, reprenant les exemples de satisfaction : « Les divers programmes initiés autour de la question alimentaire, avec par exemple, les initiatives de prise en compte de l’avis des enfants, (jeu de sensibilisation au gaspillage alimentaire, la participation du CME à la composition des menus ou encore la mise en place de potagers dans les écoles) ». Sans oublier la triple baisse des tarifs de cantines, permettant à un enfant sur deux de déjeuner pour moins d’un euro. L’Unicef salue « l’engagement en faveur de l’accès aux services publics pour tous les enfants et notamment les plus défavorisés, grâce à la mise en place de tarifs adaptés ».Vacances pour tous avec l’opération Un été à Avignon, bibliothèques dans les parcs et jardins, mais aussi la végétalisation des cours d’école, « les aménagements dans les parcs et jardins imaginés par les enfants, pour les enfants, la participation active des écoles au programme contre le harcèlement scolaire » sont aussi cités.

    L’Unicef prépare déjà la suite et propose, « grâce à ses résultats un parcours simplifié » à la Ville pour la prochaine mandature. « Le mandat 2026-2032 représente une opportunité décisive pour inscrire durablement les droits de l’enfant au cœur des politiques publiques locales », estime l’Unicef. À voir si le prochain locataire de l’Hôtel de ville s’en emparera.

  • Des vacances quand on a Alzheimer, c’est possible

    Des vacances quand on a Alzheimer, c’est possible

    La lutte contre la maladie d’Alzheimer n’a pas de frontières. Les associations France Alzheimer Vaucluse et Alzheimer Gesellschaft München organisent un séjour d’échange franco-allemand pour la 13e année, depuis le 6 octobre et jusqu’à ce lundi 13 octobre, avec pour destination, cette année, la Bastide des Joncas, à la Couronne.

    Peu avant midi, vendredi, un groupe de seniors s’adonnait à un jeu de balle sur le terrain de sport, pendant que d’autres profitaient d’un atelier bien être avec une esthéticienne. « Mixer les malades et les proches permet de ne pas perdre en motricité », commente Lisa Junglas, organisatrice franco-allemande de l’échange. Une odeur d’ail flotte dans l’air : la cuisine est communautaire et une participante prépare une soupe au pistou.

    Le programme du séjour est conséquent, avec notamment l’intervention des services neurologie de l’hôpital de la Timone et d’Avignon pour la remise du prix de la fondation Hertie le mardi, une excursion au Frioul le mercredi, visite du Mucem le jeudi, entre autres activités. « Ce cadre offre de vraies vacances aux aidants, un soulagement », confie Marcel Blanc, adhérent français. Daniel Di Natale abonde : « ça nous permet de nous aérer l’esprit en tant qu’aidant, car on a moins de contraintes en groupe. On sort du quotidien. Si on était que tous les deux, on pourrait pas relâcher l’encadrement. »

    « Unique en Europe »

    Mais comment faire quand on ne parle pas la même langue ? « Certains traduisent, d’autres n’en ont pas besoin. Il y a quelque chose qui se passe dans les tablées », estime Marcel Blanc. Peut-être car « le même thème nous réunit, nous connaissons les mêmes choses, alors on arrive à rire et danser, malgré la barrière de la langue », relève Lisa Junglas.

    L’organisation d’un tel séjour pour 68 personnes, dont 35 venues de Munich, est particulière. « Ça se prépare sur une année avec des réunions régulières », commente Thierry Sanchez, l’un des cinq accompagnateurs français aux côtés des cinq Allemands. Plusieurs sont des professionnels. « Thierry est bénévole et éducateur spécialisé, je suis conseillère conjugale et familiale salariée de l’association », indique Lisa Junglas. La chargée du programme côté allemand, Anna Walner, tient au « vivre ensemble » développé lors du séjour. « Nous avons réussi quand ils rentrent à la maison et passent l’année à dire que c’était sympa », lance l’éducatrice spécialisée de formation.

    Les acteurs des Rencontres sans frontières présenteront leur projet « unique en Europe », selon Lisa Junglas, au congrès international de Lyon, en 2026.

  • Une saison en dents de scie pour les hôteliers

    Une saison en dents de scie pour les hôteliers

    « On a eu très peur », ressasse Jean-Pierre Ghiribelli, président de l’Union des métiers des industries de l’Hôtellerie du Var (UMIH). Après un début d’année positif, l’hôtellerie-restauration « traditionnelle » a connu des difficultés d’avril à juillet, entre remous politiques, inondations et canicule. Qui plus est, la clientèle française, en crise de pouvoir d’achat, « un facteur à prendre en compte à l’avenir » tout comme « les séjours courts », a chuté de 20%, rattrapée par la fréquentation étrangère, et un mois d’août plus dynamique.

    Début de saison compliqué également dans les apparts hôtels et villages vacances. La suite a été meilleure, malgré un creux fin juillet, avec, là encore, un mois d’août salvateur. Les changements d’habitudes de consommation sont un facteur d’explication : « On arrive à faire de la dernière minute sur juillet-août, il a fallu s’adapter, tout en continuant à travailler sur le confort client », analyse Isabelle Lyobard, déléguée régionale à la fédération nationale des résidences de tourisme.

    Enfin, dans les hébergements extérieurs, qui représentent 55% de l’offre hôtelière, on note une progression de 4%, avec un excellent mois d’avril, de bons ponts de mai, et un bon mois de juin (+5%). Juillet fut plus compliqué, avec des séjours plus courts, mais rattrapé là aussi par août. « Les taxes de séjour à 34% et la lenteur des permis de construire vont finir par coûter cher », prévient cependant Michel Nore, président du syndicat d’hôtellerie plein air.

  • Le tourisme des « 4 saisons » en plein essor dans le Var

    Le tourisme des « 4 saisons » en plein essor dans le Var

    « Nous tordons le cou à ceux qui disent que le Var est le deuxième département touristique derrière Paris. C’est faux, on est numéro 1 depuis trois ans ! » Le chauvinisme de Jean-Louis Masson, président (LR) du département, trouve ses raisons dans le bilan des huit premiers mois de l’année, exposé mardi à l’hôtel du département, même si celui-ci est en léger recul après une saison 2024 record, notamment en raison des Jeux olympiques de Paris et du 80e anniversaire du débarquement de Provence.

    Avec 61,9 millions de nuitées touristiques depuis début 2025 (-2% par rapport à 2024, +2% par rapport à 2023), le département reste dans une dynamique positive. Celle-ci peut s’expliquer par l’augmentation du nombre de touristes étrangers (+4% par rapport à 2023), dans la lignée des objectifs gouvernementaux, qui vise les 100 milliards d’euros de recettes touristiques internationales à l’horizon 2030. « Au niveau national, nous sommes à 290 millions de nuitées et 37 milliards d’euros de recettes internationales sur le premier semestre 2025 », détaille Guillaume Decard, vice-président du département et président de Var Tourisme.

    Des touristes représentant 32% de la clientèle totale, qui viennent en majorité d’Allemagne (19%), des Pays-Bas (10%) et du Royaume-Uni (9%), et qui incarnent un axe de progression important pour le secteur : « Nous voulons mettre en avant trois marchés : les États-Unis, avec qui nous allons mettre en place une opération avec Atout France en 2026, la Scandinavie, où on a été reçu cet été à Copenhague par la princesse du Danemark, auprès de qui on veut, par exemple, mettre en valeur la richesse de nos vins, et l’Italie, avec qui nous avons des projets transfrontaliers avec la région Toscane », explique Guillaume Decard.

    Cette clientèle dépense généralement davantage et vient compenser le tassement de la clientèle française (-2% par rapport à 2023), qui s’est recentrée sur l’essentiel (logement, nourriture). Et dont les deux principales régions de provenance (Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes) sont en recul, au détriment de la région Paca, marquant une limitation des déplacements au niveau national, induite par une baisse de pouvoir d’achat. « Nous devons travailler sur la clientèle à l’année et la clientèle de proximité pour avoir un taux d’ouverture encore plus important », insiste Guillaume Decard.

    Autre facteur de développement, justement : le tourisme
    « 4 saisons », à savoir une activité plus uniquement centrée sur juillet et août. Les chiffres en la matière sont éloquents : celle-ci est passée de 44% de touristes hors été en 2011 à 58% en 2024 (de 7 à 13% en hiver, de 22 à 26% au printemps, de 15 à 19% en automne). Un lissage sur l’année qui a pu être particulièrement observé au mois de juin : +8% par rapport à 2023, et +6% par rapport à 2024. Le phénomène est encore plus important en ce qui concerne les touristes étrangers : +14% de nuitées par rapport à 2023, +12% par rapport à 2024. Cela, grâce à la mise en valeur d’autres spécificités du territoire (massifs, histoire, gastronomie…) et des prix plus attractifs hors saison. Et les perspectives sont bonnes pour la fin d’année, avec 85% de professionnels optimistes quant au niveau de réservation de septembre, et 82 pour octobre, novembre et décembre.

    Pour aller plus loin, le département propose la mise en place d’assises du tourisme, réunissant les acteurs du secteur. « Sans la force privée, la force publique ne peut pas avancer, et vice versa. Sans synergies, on ne pourra pas développer un tourisme du mimosa, un tourisme d’hiver… », appuie le président de Var Tourisme.