Tag: vacances scolaires

  • Un appel à manifester au début des vacances, samedi

    Un appel à manifester au début des vacances, samedi

    Le mouvement lycéen tient la dragée haute au gouvernement. 480 000 jeunes (selon l’intersyndicale de la jeunesse) ont manifesté dans toute la France, alors que la précédente journée avait mobilisé entre 266 000 et 450 000 personnes mardi dernier. À Paris, où deux cortèges ont réuni 41 500 personnes selon l’Intérieur, quelques heurts se sont produits entre manifestants et forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène.

    Parents, professeurs, syndicalistes

    Brandissant des pancartes « sans éducation, pas de nation » ou « on veut un parcours sûr, par Parcoursup », un premier cortège est parti dans le calme de la place d’Italie. « J’ai le bac cette année et toujours pas de prof d’anglais et physique-chimie », témoigne Lise, en terminale au Kremlin-Bicêtre, dans cette manifestation où de nombreux parents, professeurs et syndicalistes étaient également présents. D’autres manifestations ont eu lieu à Nantes, Lens, Lyon, Strasbourg, Bordeaux ou encore Marseille. À l’origine de ce mouvement parti mi-septembre d’un lycée de banlieue parisienne, à Créteil, pour s’étendre un peu partout en France, l’Union syndicale lycéenne (USL) demande la suppression de la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur Parcoursup et un plan de 10 milliards d’euros pour les lycées. Côté enseignement supérieur, 90% des quelque 70 universités françaises étaient « bloquées » ou « fermées » ce mardi, selon l’organisation Union étudiante.

    La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, présente à la manifestation parisienne, a assuré que « tant qu’il n’y a pas de réponse aux revendications, la mobilisation va continuer », avec en ligne de mire les multiples rassemblements prévus samedi 17 octobre sur le pouvoir d’achat.

  • Le bien-être des enfants au cœur des priorités de rentrée à Vitrolles

    Le bien-être des enfants au cœur des priorités de rentrée à Vitrolles

    En ce jour de rentrée, les élèves sont sous les projecteurs. À Vitrolles, l’enfance est le premier poste de dépenses de la Ville. En 2026, 42% du budget sont consacrés à la jeunesse et l’éducation.

    Chaque année, la Commune réalise des travaux d’entretien ou de rénovation dans les groupes scolaires pendant les vacances scolaires. Dès le mois d’avril, une première vague d’investissements a permis d’améliorer le confort d’été. Mise en place d’une ombrière dans la cour de l’école élémentaire Anne Sylvestre, isolation de la toiture de la maternelle Lucie Aubrac, installation de brise-vues dans l’école élémentaire du même groupe, pose d’un vernis anti UV sur les vitrages de deux façades sud de l’établissement Prairial ainsi que dans la maternelle Frédéric Mistral… Sans oublier les travaux de rénovation et de mise en accessibilité. Au total, près d’1 million d’euros ont été investis dans des travaux pour 22 écoles (sur 28) et 2 crèches.

    « Nous avons l’ambition de protéger et de garantir le bien-être physique et mental de chaque enfant à l’école, explique Nadine Cuillière, adjointe au maire déléguée à l’enfance et à l’éducation. Cela passe par des professionnels formés, (…) une attention constante portée aux familles et des lieux pensés pour répondre aux besoins. »

    En 2026, de premières études concernant l’isolation thermique de l’école élémentaire Aubrac, et des groupes scolaires Raimu et Prairial seront lancées. La Ville entame par ailleurs un diagnostic global de l’ensemble de son patrimoine éducatif afin d’intégrer des actions ciblées en fonction des spécificités de chaque bâtiment dans un plan pluriannuel d’investissement.

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards aux Serrets à Manosque

    [C’est l’été] Les petits débrouillards aux Serrets à Manosque

    Les savoirs prennent sens lorsqu’ils répondent aux préoccupations des personnes. Les animations scientifiques commencent souvent par une question : Pourquoi le ciel est-il bleu ? Comment fonctionne un panneau solaire ? Pourquoi certains déchets se recyclent-ils ?

    Les Petits Débrouillards s’appuient sur les interrogations des habitants pour construire les activités. Cette démarche permet de montrer que chacun possède déjà des connaissances et que la science est un outil pour mieux comprendre son environnement.

    À Manosque, aux côtés de Perrine et Mathilde, les enfants se sont interrogés sur le thème des saveurs savantes : comment décrire un goût ? Peut-on manger du requin ? Que fait une abeille de ses journées ? Des jeux autour de ces questions ont été proposés : sentir et toucher à l’aveugle, cap ou pas cap de tester des plats du monde, une course par équipe pour aller polliniser un max de fleurs… ça a bien plu !

  • [C’est l’été] Devenez apothicaire d’un jour à Salon-de-Provence

    [C’est l’été] Devenez apothicaire d’un jour à Salon-de-Provence

    Et si vous passiez votre été au musée ? C’est ce que vous suggère fortement la ville de Salon-de-Provence et plus précisément le château de l’Empéri qui propose tout au long de la période estivale de nombreux ateliers à destination des enfants, et des plus grands.

    À chaque jour de la semaine une thématique et des enfants qui sont invités à mettre la main à la pâte avec des ateliers ludiques et créatifs inspirés de l’histoire, du patrimoine et de la nature.

    Ce vendredi c’est un atelier apothicaire qui s’adresse aux enfants à partir de 7 ans pour découvrir les plantes du jardin des Simples avec la confection et la décoration à l’aquarelle d’un sachet d’herbe ou d’un herbier et ainsi percer tous les secrets du jardin de Nostradamus.

  • [C’est l’été] Sainte-Marthe en fête pour la 3e édition du Festival de l’Été

    [C’est l’été] Sainte-Marthe en fête pour la 3e édition du Festival de l’Été

    Cinq quartiers pour un seul festival. C’est ce que propose le centre social de Sainte-Marthe-La Paternelle avec son Festival de l’Été. Il se tient jusqu’au vendredi 7 août entre la Visitation, la Simiane, Vieux Moulin Saint-Joseph, la Paternelle et Vieux Moulin Arnavaux.

    Organisé sur cinq jours, l’objectif est clairement affiché : dynamiser le quartier de Sainte-Marthe. Houssam Zguep, directeur du centre social Sainte-Marthe-La Paternelle, explique : « On choisit toujours les mêmes dates, début août, lorsqu’il n’y a plus trop d’activités à faire, pour que les gens retiennent le rendez-vous et que le festival s’installe sur le long terme ».

    Le fondateur revient sur les origines du festival : « Ici, il y a huit quartiers différents et les gens ne bougeaient pas d’un quartier à l’autre. Alors, on a eu l’idée de venir directement à eux en changeant de quartier chaque jour avec des activités différentes pour les motiver à se déplacer ». Pour l’organisation, le centre social s’appuie sur des collectifs qu’il a créés dans les quartiers éloignés du centre social. « La Visitation, par exemple, est à 4 km de notre centre, forcément c’est compliqué pour les gens de venir. Alors on organise les animations devant notre local qu’on a là-bas », explique Houssam Zguep.

    Le rituel est bien rodé : « On commence par tourner dans le quartier avec la batucada, un petit orchestre de musique brésilienne, pour réveiller les gens et les faire venir. Alors les enfants se mettent à suivre le cortège. Dans les premières éditions, ça ne marchait pas, mais désormais ils reconnaissent le son », détaille le directeur du centre social.

    Une variété d’animations

    Chaque soir, un quartier différent s’anime de 17h à 21h entre musiques, restauration, animations et performances artistiques. Le lundi était consacré à un spectacle de magie, le mardi à une pièce de danse contemporaine et le mercredi à un groupe de musiques traditionnelles de la côte caraïbe colombienne. Ce jeudi, vous pourrez, dès 18h, à la Paternelle, écouter un concert théâtralisé de l’artiste Kimsar avec l’association Kalabazi. Le festival se conclura ce vendredi sur une soirée-concert avec la venue de trois rappeurs locaux au Vieux Moulin Arnavaux : Thabiti, Hiiitch et Le Bigs.

  • Un changement de dates du festival d’Avignon sur la table

    Un changement de dates du festival d’Avignon sur la table

    « Peut-être qu’un jour, on envisagera de faire le festival d’Avignon à Pâques ou à la Toussaint », s’est risquée la ministre de la Culture, Catherine Pégard lors de sa venue à l’ouverture il y a deux semaines. Une éventualité assez lointaine, alors que le festival s’est déjà doté d’un protocole canicule important, avec un travail de nuit pour les techniciens et la multiplication de points d’eaux et d’ombres.

    Un rendez-vous

    « des congés payés »

    Jeudi dernier, lors d’un échange en amont des états généraux de la culture, Tiago Rodrigues a reposé les conditions d’un tel bouleversement dont on comprend, en creux, qu’il n’est pas fan : « Ce n’est pas un festival d’été mais un festival de congés payés et de vacances scolaires qui répond aux enjeux de décentralisation, martèle le directeur du festival d’Avignon. Il commence le premier jour des vacances pour proposer une aventure culturelle inouïe qui n’est pas possible le reste de l’année », rappelle-t-il sur le fond.

    Autrement dit, s’il faut changer les dates du festival c’est à condition de faire évoluer en même temps le calendrier des grandes vacances. « à partir du moment où le code génétique du festival est respecté et que l’on change les congés d’été, oui, sinon cela ne se fera pas avec la même direction », prévient Tiago Rodrigues. L’artiste portugais dirige le festival depuis 2022 et a été reconduit, fin septembre, dans ses fonctions jusqu’en 2030.

  • [C’est l’été] Une boum pour enfants au cœur des parcs marseillais

    [C’est l’été] Une boum pour enfants au cœur des parcs marseillais

    Plumes roses, tutus fuchsia et lunettes de toutes sortes. Mardi 8 juillet, l’énergie de la Boum Boum s’est emparée du parc de la Porte d’Aix à l’occasion de l’Été marseillais. Ce concert « ludique et sportif » souhaite parler « de la vie quotidienne des enfants », selon son producteur, Claude Freissinier.

    La formule semble séduire les plus jeunes. Près de la scène, Maelys et Inaya observent attentivement les chorégraphies avant de les reproduire. « La danse des métiers » et le « voyage dans l’espace » sont les tableaux qu’elles ont préférés, expliquent-elles. Après cinquante minutes de spectacle, « l’excitation et l’envie d’y retourner » sont toujours au rendez-vous, confient les deux amies.

    Les parents aussi s’amusent

    Mais les plus jeunes ne sont pas les seuls à profiter. Quelques mètres plus loin, Myriam, maman d’Inaya, laisse échapper quelques rires et confie trouver « le spectacle sympa et rigolo ». Pour les parents, c’est aussi l’occasion de « souffler, tout en ayant quelqu’un qui s’occupe des enfants », estime Hachimia.

    Trois autres dates de la Boum Boum sont prévues en juillet, dans les parcs Billoux (15 juillet), de la Moline (22 juillet) et du 26e Centenaire (29 juillet).

  • [Entretien] Francis Fournier : « Nous sommes inquiets pour le service postal »

    [Entretien] Francis Fournier : « Nous sommes inquiets pour le service postal »

    La Marseillaise : Pour quelle raison vous réunissez-vous à nouveau ?

    Francis Fournier : Nous l’avons décidé car notre maire Gaby Charroux a été averti il y a un peu plus d’un mois par la direction de La Poste que le bureau de Ferrières serait totalement fermé les trois premières semaines d’août. Mais aussi, que le bureau de Jonquières serait fermé pendant toutes les vacances scolaires entre midi et 14h. En clair : La Poste ne remplacera pas les congés estivaux des travailleurs. Nous avons évidemment été reçus par le maire et nous lui avons suggéré de demander une audience auprès de la nouvelle direction des établissements de La Poste de Martigues. Et nous avons bien l’impression que pour l’instant, cette demande est restée lettre morte.

    Quels sont vos plans de mobilisation en réaction ?

    F.F. : Il est clair qu’on ne va pas mener une bagarre du même niveau que lors de l’annonce de la fermeture totale annoncée du bureau de Ferrières. Mais quand même ! On a pu observer quelques fermetures intempestives du bureau de La Couronne, et on sait qu’à Croix-Sainte le bureau sera fermé tous les mercredis à partir de septembre. On le sait bien malgré le fait que nous savons que la direction de La Poste ne donne plus aucune info aux organisations syndicales et à leurs délégués.

    Le contexte est-il si tendu que cela à Martigues ?

    F.F. : Les inquiétudes sont nombreuses pour le service public postal ! Je rappelle que la distribution des colis à Notre-Dame-des-Marins est interrompue depuis des années, et que les habitants doivent aller les retirer au Carré pro du bureau de Ferrières. Comment vont-ils faire en août ? La distribution du courrier avait aussi été interrompue pendant plusieurs mois à l’été 2025. Nous avons aussi des inquiétudes pour la Plateforme industrielle courrier de Vitrolles [PIC, Ndlr] qui pourraît être supprimée et le tri déplacé à Montpellier. Sur la Côte bleue, ça va être la roulette russe des fermetures cet été également. Tout ça contribue à habituer les gens à ne plus aller à La Poste et à justifier des fermetures au prétexte de la baisse de fréquentation. Alors si cette fermeture estivale à Ferrières a bien lieu, elle ne passera pas comme une lettre à la poste. Nous avons besoin d’être nombreux et de bien structurer notre lutte qui a déjà été victorieuse une fois. On sait faire et nous saurons être à nouveau un îlot de résistance.

  • Marseille face à l’affluence des premiers vacanciers

    Marseille face à l’affluence des premiers vacanciers

    Alors que la seconde semaine de vacances se déroule ici à Marseille, la saison touristique estivale arrive à grands pas. Les hôtels locaux ne cessent de ressentir la présence des géants du marché comme Airbnb ou Booking et les activités proposées semblent aujourd’hui de moins en moins sollicitées par les touristes, selon l’office de tourisme.

    Cependant, une stratégie a été mise en place pour conserver l’authenticité de Marseille : « On est sur une stratégie 2024-2030 pour justement continuer à la fois à faire du tourisme qui crée des emplois, mais aussi pour les habitants, une ville douce et paisible dont les touristes peuvent profiter et où les Marseillais puissent vivre », décrit Maxime Tissot, directeur général de l’office de tourisme de Marseille.

    Entre les concerts prévus des artistes Bad Bunny, Alonzo mais aussi Jul, le nombre de touristes augmente et la ville se fait connaître à l’international. Concernant ces vacances de Pâques, le bilan reste bon pour cette première semaine de vacances. « On a été sur une très belle semaine, malgré la non-venue des Parisiens qui arrivent une semaine après », révèle Nicolas Guyot, Élu de la Chambre de commerce et d’industrie à Aix-Marseille-Provence (CCIAMP) et gérant de l’hôtel Carré Vieux-Port.

    Une lutte face aux locations courte durée

    Dans cette bataille d’avant-saison touristique, les hôtels locaux luttent face à une concurrence qu’ils jugent déloyale. Face à eux, les locations courte durée menées par des applications comme Airbnb, Booking mais aussi Abritel. Nicolas Guyot annonce : « On les attaque au niveau national, où il y a une procédure qui a été faite avec 28 hôtels pour dire qu’à cause d’Airbnb notamment, on a une perte de la valeur de notre fonds de commerce. »

    Il dit ressentir nettement la perte de clients en raison de la concurrence avec des normes totalement différentes des leurs : « Airbnb a des charges beaucoup moins élevées, des contraintes de sécurité beaucoup moins drastiques et des marges beaucoup plus importantes, donc oui, ils nous font du tort », dénonce Nicolas Guyot.

    Malgré la concurrence des géants de la location, l’élu de la CCIAMP révèle que ces logements « permettent aussi d’absorber les pics de fréquence, notamment sur les week-ends d’août », déclare-t-il.

    Un programme de visite guidée est disponible sur marseille-tourisme.com/experience/

  • À Marseille, minots et artistes préparent le roi des carnavals populaires

    À Marseille, minots et artistes préparent le roi des carnavals populaires

    « Pour l’instant, essayez de décorer vos couronnes en choisissant tous les matériaux que vous voulez », encourage l’animateur du centre social Saint-Mauront, ce mercredi. L’espace Jeanne-Barret, dans le 15e arrondissement, s’est transformé en ateliers préparatifs des costumes pour les enfants, sous la houlette des plasticiens de Shoglu.

    Concentrée à appliquer, au pistolet à colle, des perles sur sa couronne dorée, Mayissara, 10 ans, explique s’être inspirée « de la vie des rois qui devaient être élégants, comme sur les livres de contes ». à ses côtés, Sunnah, 7 ans, déjà coiffée de sa création, tire un peu la langue pour réaliser une rosace sur sa deuxième œuvre d’orfèvre, « parce que j’aime bien faire ça et, comme ça, je peux la donner à ceux qui n’en auront pas ». Fabriquer des costumes et des décors c’est tout un art que les enfants explorent. Idriss fait l’expérience des difficultés du métier et interrompt la séance en désignant une blessure invisible sur le bout de son index : « Je me suis brûlé cinq fois avec la colle. » Son collègue s’inquiète d’une paire d’ailes en carton passées à l’aérosol cuivré : « C’est du produit de mourir ? » Un peu d’eau et un pansement feront leur effet placebo pour le premier, un simple « mais non, c’est un spray à paillettes ! » pour le second.

    Clémence veille au grain. « Excentricité et extravagance ne sont pas des mots simples pour les plus petits. On a travaillé en fonction des âges. L’idée est plutôt de laisser libre cours à leur imagination, au final, on aura une explosion de couleurs. » Les artistes travaillent depuis février sur la récupération des matériaux pour un maximum de réemploi. « Pour les cheveux, on a tressé la cellophane qui enveloppe les palettes ou des bandes de tissus », précise Clémence, une perruque de Marie-Antoinette « inspirée du film de Sofia Coppola » dans les mains.

    Amateurs et pros

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    Dans le carnaval, « ce qui est important, c’est surtout ce qui se passe avant, la participation de tous les centres, des bénévoles, des enfants, de l’histoire qu’ils ont à raconter », estime Ahmed Heddadi, adjoint au maire de Marseille en charge des fêtes de quartiers, qui accueillera l’arrivée des festivaliers devant l’hôtel de ville, où l’orchestre d’Éric Ry offrira un baletti.

    Le défilé de quelque 450 carnavaliers, ponctué de chars plus ou moins imposants -équipés de machines à bulles ou à mousse, de sonos, dont l’un diffusera du Jul à la demande des minots- ou encore encadré d’échassiers bigarrés, parcourra près de 800 mètres en… deux heures. Marseille, ville de tous les records oblige.

    Si la royauté a pris le dessus dans la thématique de l’extravagance, c’est le fruit d’une sorte de « brainstorming » au terme duquel le metteur en scène du collectif Charivari (16e arrondissement), associé à la Maison du carnaval, a dû trancher. « Le plus dur, c’est de dire non. Donner ma vision personnelle n’a pas d’intérêt et opter pour 450 avis est impossible. C’est ce qui revenait le plus dans les propositions. Tout le monde a validé et j’ai créé l’histoire avec ce fil. » On trouvera aussi bien le char de la cour royale qu’une fanfare punk accompagnée de la Pompadour ou une grosse bestiole. Marseille a pu compter sur la participation de Planète Vapeur à Nice, spécialisée dans la fabrication des gros chars, d’une centaine de danseurs du groupe NS World, du Pompiers Poney Club, du Vacarme Orchestra, de Zic et Zen, de KLS Danse… Plus d’une douzaine d’associations et compagnies participent à la fête. Certains y travaillent depuis juin dernier.

    « C’est un carnaval exceptionnel parce qu’il est ouvert et populaire », apprécie Maxime, des Spectacles Alizés, qui a travaillé en binôme sur la programmation artistique avec André, du collectif Charivari. également co-directeur de l’Astronef, Maxime précise : « Une association parisienne nous a contactés pour venir faire le carnaval de Marseille parce que c’est le plus populaire en France, ce n’est pas un spectacle confié uniquement à des professionnels. » Ce qui lui confère ce caractère unique.