Tag: USR CGT 13

  • Les défenseurs de la gratuité des transports montent au créneau à Marseille

    Les défenseurs de la gratuité des transports montent au créneau à Marseille

    « Il est hors de question que nous supprimions la gratuité des transports tel que nous l’avons obtenu », scande Josette Biancheri, secrétaire générale adjointe de l’Union syndicale des retraités (USR) des Bouches-du-Rhône. C’est devant la préfecture que l’USR 13 s’est rassemblée, ce mardi à Marseille, pour contester une suppression de la gratuité des transports pour les plus de 65 ans, menacée dans la cadre du déficit de la Métropole.

    De nombreux retraités utilisent désormais cette mesure, qui a fait preuve de son utilité. « Avant, je ne prenais jamais le bus, je faisais tout en moto. Mais maintenant que c’est gratuit, je me déplace quasiment qu’en métro », témoigne Jacques Racanelli, syndiqué à l’USR 13. La gratuité permet également de réaliser des économies, avec des retraites parfois très précaires. « J’économise environ 480 euros à l’année » , souligne Aubert Ananos, lui aussi syndiqué.

    Rendre les transports gratuits, c’est aussi lutter contre la pollution. Nicole Blanquart, retraitée, vit à Aubagne et ne se déplace qu’en transports en commun, gratuits depuis 17 ans dans cette ville. « J’envisage à titre responsable de ne plus avoir de véhicule. Alors, s’il n’y a plus de transport, comment on va bouger ? », demande-t-elle. Un avis partagé par Marie-Claude Mausset, Vitrollaise, syndiquée à l’USR 13 depuis 1969 : « En plus de payer l’essence, on va payer les parkings. Je me sens moins stressée dans un bus. »

    « Un choix de société »

    pour le maire d’Aubagne

    Avec la mise sous tutelle de la Métropole Aix-Marseille, l’avis budgétaire de la chambre régionale des comptes préconisait 91 millions d’euros de coupes. Le préfet a notifié à la collectivité son budget, ce mardi [lire par ailleurs]. « Le coût de la gratuité des transports pour les plus de 65 ans représente 10 millions d’euros. Alors, supprimer la mesure ne réglera pas le trou de la Métropole. C’est une véritable régression sociale et environnementale », pointe Jean Pugens, du bureau de l’USR 13.

    Face aux risques de remise en cause de cet acquis, le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari (DVG), indique avoir saisi officiellement le préfet des Bouches-du-Rhône : « Nous ne laisserons pas démanteler ce qui fait notre cohésion. Nous défendons un choix de société, un investissement politique assumé pour la transition écologique. » Le maire propose une alternative : l’alignement du taux du Versement mobilité des grandes entreprises sur les standards parisiens.

  • Debout face au péril RN : à Marseille, les retraités CGT réclament du progrès social

    Debout face au péril RN : à Marseille, les retraités CGT réclament du progrès social

    « Les retraités sont porteurs d’une mémoire des luttes sociales. Ils connaissent le recul des libertés que pourrait amener la montée de l’extrême droite au pouvoir. » Sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Marseille, Jean Pugens, membre du bureau de l’Union syndicale des retraités CGT des Bouches-du-Rhône (USR CGT 13), martèle que « les prochaines échéances électorales doivent s’inscrire dans le progrès social ». Et pour cela, l’organisation, « forte de ses 4 600 syndiqués retraités dans le département », mène une opération coordonnée avec des points presse dans toute la région. « Nous tenons à informer la population sur ce que vote l’extrême droite en France. Elle semble vouloir faire le bonheur du peuple, on sait que c’est faux », développe le syndicaliste retraité. Patrice Kantarjian, secrétaire du comité régional CGT Paca, appuie la démarche : « L’extrême droite cible la région pour se développer, avec cette action coordonnée de l’USR, cela montre que la CGT intervient dans le débat public. »

    En clair, le syndicat espère « convaincre le maximum de retraités de ne pas basculer à l’extrême droite », comme le résume Claude Mas, secrétaire générale de l’USR CGT 13. « Les retraités prennent leurs responsabilités comme citoyens, au-delà d’appeler à voter pour les forces progressistes, on a aussi des retraités qui s’engagent dans des listes », développe-t-elle. De quoi faire le lien avec la position de l’Union départementale CGT 13 (UD CGT13) rappelée par le secrétaire de l’organisation, François Canu : « La CGT est indépendante des partis politiques, mais n’est pas neutre, elle a toujours pris ses responsabilités. »

    La marina d’Allisio ne passe pas

    Les syndicalistes prennent des exemples concrets de « l’imposture sociale du RN ». « L’extrême droite vote contre la hausse du Smic à l’Assemblée, elle vote la réduction de 4,9 milliards les dotations pour les collectivités », explique François Canu. Et de prendre un exemple local : « Quand Franck Allisio [candidat RN à la mairie de Marseille, Ndlr.] propose de faire une marina sur le port de Marseille, alors que l’industrie dans le département est déjà en difficulté. C’est la preuve qu’ils ne sont pas dans le camp des travailleurs. » L’UD CGT 13 a justement développé cette position dans un communiqué de presse dans la journée et dénonce : « La transformation des Bassins portuaires de Marseille en marina de la Joliette à la tour CMA révèle une vision fondée sur la spéculation immobilière et des marinas de prestige. » Et pointe une « menace directe sur l’équilibre industrialo-portuaire de la ville et les 17 000 familles qui vivent de cette activité ». Claude Mas conclut : « ça aura un impact négatif sur l’emploi industriel et donc sur les pensions de retraite. L’économie du tout-tourisme ne fait pas vivre. »