Tag: universités d’été

  • Regards croisés sur le rassemblement de la gauche

    Regards croisés sur le rassemblement de la gauche

    Première rencontre du genre en cette rentrée politique : le sénateur EELV Thomas Dossu, la député PS Anna Pic et la conseillère municipale de Toulouse LFI Victoria Scampa ont échangé leur point de vue avec Pierre Lacaze, responsable des relations extérieures du PCF et vice-président de la Région Occitanie, sur la situation de la gauche.

    Pour le communiste « la gauche ne gagnera pas si chaque formation ne se mobilise pas et ne réalise pas le score le plus important car pour gagner au second tour il faut faire 50% plus une voix ». Il ouvre la porte à un rassemblement pour les législatives à condition qu’il crée les conditions d’un renforcement de toute la gauche. L’insoumise plaide sans surprise pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon et un accord sur son programme qui dit-elle « ressemble à un programme communiste », non sans susciter quelques remous dans la salle. L’écologiste considère que « dire ralliez vous à Jean-Luc Mélenchon et on discutera après, ce n’est pas possible de travailler comme ça » et met en garde : « le “vote utile” au premier amènerait le meilleur score pour l’extrême droite au second ». La socialiste quant à elle, se démarque des « renoncements » de l’ère Hollande. « Je suis une député Nupes puis NFP. j’ai toujours été une unioniste au PS », en appelant à ne pas confondre la tactique, la stratégie et la ligne politique pour éviter les invectives internes à la gauche.

    Les échanges devraient se prolonger à la Fête de l’Humanité les 11, 12 et 13 septembre au Plessis-Pâté (Essonne).

  • Ils participent à la rentrée des gauches

    Ils participent à la rentrée des gauches

    Sophie Roques. Présidente de Homosexualités et Socialisme (HES) France, PS à Marseille

    « La table ronde « Comment contrer les offensives anti-LGBTI+ en France et dans le monde ? », s’inscrit dans la période actuelle où les offensives réactionnaires sont extrêmement fortes et extrêmement violentes de partout, y compris aux États-Unis. Malheureusement, ce qui s’y passe, arrive en Europe aussi quelque temps après. La gauche a une responsabilité énorme, parce qu’on sait que l’extrême droite, si elle arrive au pouvoir, ne tiendra jamais ses promesses sur son programme économique. Par contre, on sait qu’elle s’attaquera en premier aux droits des femmes, des minorités et des personnes LGBT. On le voit avec les coupes sur les financements des plannings familiaux. La gauche doit être dans un cycle de conquête par rapport à ça. Elle a cette responsabilité de proposer une société émancipatrice, plus juste. »

    Sylvie Vinceneux. Secrétaire fédérale du PCF du Var

    « J’interviendrais sur le thème : quelle ambition pour le logement dans les quartiers populaires ? Le logement doit être abordé dans la campagne pour l’élection présidentielle. On est quand même dans une crise qui est profonde et la plupart des pays européens sont dans la même situation. Dernièrement, un des commissaires de l’ONU, a lancé une alerte en disant que, vu le nombre aujourd’hui de gens en demande de logement qui étaient à la rue, ce problème devait être pris à bras-le-corps. Toutes les fondations tirent des signaux d’alarme depuis des années. Les chiffres ne cessent d’augmenter, on est à 2,9 millions de personnes en demande de logement. C’est plus de 50% en 10 ans, c’est énorme ! À cela s’ajoutent 305 000 sans domicile fixe. Il y a aussi les personnes qui sont mal logées et vivent dans des passoires ou des bouilloires thermiques ; les quartiers populaires concentrent tout cela. »

    Raphaël Arnault. Député LFI de la 1ère circonscription de Vaucluse

    « La conférence « l’ère du suprémacisme », sur laquelle j’interviens, a pour but de décrire la dynamique actuelle de l’extrême droite, notamment d’un point de vue idéologique. On a tendance à tenter de faire des comparaisons à l’échelle internationale, s’il y a des similitudes, il y a aussi de grandes différences, d’un point de vue du contexte, de l’histoire, de la réalité dans laquelle elles évoluent. On décrit, par exemple, le gouvernement actuel israélien, comme étant d’extrême droite. Mais cela manque un peu d’explications de pourquoi est-ce que ces extrêmes droites-là, en Occident, qui sont historiquement très antisémites, s’allient avec des gouvernements, comme celui d’Israël. C’est tout simplement du suprémacisme. Il existe, ici dans notre pays, des relais suprémacistes portés par l’extrême droite organisée de façon très consciente, notamment par le Rassemblement national. »

    Guy Benarroche. Sénateur EÉLV des Bouches-du-Rhône

    « J’anime l’atelier « Discriminations et démocratie : du constat à l’action politique ». C’est-à-dire comment, aujourd’hui, les nouvelles formes de discrimination raciale ou sexiste, qui sont modifiées dans leur façon de s’exprimer et dans leur impact, entre autres, par les algorithmes et les réseaux sociaux, influent énormément sur notre vie démocratique. Dès lors, comment on pourrait nous, citoyens, et législateurs aussi, trouver des solutions plus adaptées que celles qui existent aujourd’hui, à la lutte contre ces formes-là de racisme et de discrimination. Ce qui rend ces universités importantes, c’est la capacité à recevoir énormément d’intervenants extérieurs au parti politique. C’est très enrichissant pour la réflexion générale du parti, ça nous permet de confronter ou d’additionner à nos positions des analyses sur des thématiques telles que le climat, les incendies, l’eau, la justice des mineurs, les discriminations raciales ou l’armement nucléaire. »

  • Bataille culturelle

    Bataille culturelle

    Si l’élection présidentielle du printemps prochain donne le tempo de la rentrée politique en France, la tenue des différentes universités d’été des gauches, qui va commencer ce jeudi jusqu’à la fin du mois d’août, révèle l’importance de la réflexion et du débat d’idées. Ces rendez-vous militants mettent aussi à jour les grands thèmes qui devront charpenter les projets pour une autre politique. Ce sera donc aussi l’heure de dresser le bilan désastreux du macronisme et d’ouvrir des perspectives.

    Les défis sont nombreux et, le premier, sera de convaincre les citoyens et les très nombreux Français qui se détournent de la chose publique, de s’emparer de ces questions vitales : santé, éducation, démocratie, droits, égalité, etc.

    La question sociale est centrale

    Pour les progressistes, répondre à la question sociale doit demeurer la priorité. Pour rétablir ce qui a été détruit mais, surtout, pour proposer de nouvelles conquêtes sociales. Cela ne peut se réaliser en vase clos. Le mouvement social doit être associé et même devenir le moteur des changements si nécessaires.

    La Ve République et son présidentialisme outrancier piétinent la dimension collective indispensable pour arracher la justice sociale. Le patronat a fait son choix et franchit la ligne noire en discutant avec l’extrême droite RN. La droite dite classique fait sienne les propositions rances du parti à la flamme. Une bataille culturelle est à l’œuvre pour promouvoir ces thèmes. Les gauches doivent aussi imposer leur récit.

  • L’essor de l’hospitalisation à domicile au cœur des débats à Marseille

    L’essor de l’hospitalisation à domicile au cœur des débats à Marseille

    Professionnels de santé, responsables d’établissements et représentants institutionnels se retrouvent au Parc Chanot, les jeudi 18 et vendredi 19 juin à Marseille, pour échanger sur les enjeux de l’hospitalisation à domicile (HAD), à l’occasion des Universités d’été de la FNEHAD.

    15 470 patients l’an passé

    L’HAD est une hospitalisation à part entière permettant à des patients de recevoir, à leur domicile, des soins médicaux et paramédicaux complexes qui auraient autrement nécessité un séjour dans un établissement de santé. Chimiothérapies, soins palliatifs, pansements complexes, assistance respiratoire ou encore rééducation peuvent ainsi être réalisés sur le lieu de vie du patient, grâce à une coordination entre médecins, infirmiers et autres professionnels de santé.

    La région Sud figure parmi les territoires où cette activité progresse le plus rapidement. En 2025, les 22 établissements d’hospitalisation à domicile de la région ont réalisé 740 016 journées d’hospitalisation, soit une hausse de 9,2% en un an, au bénéfice de 15 470 patients (+14,7%).

    Porté par le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et la nécessité de désengorger les hôpitaux, ce développement s’accompagne de besoins croissants en personnel.

    Les structures d’HAD emploient notamment des infirmiers, aides-soignants, médecins coordonnateurs, cadres de santé, psychologues, assistants sociaux et logisticiens. Elles travaillent également avec de nombreux professionnels libéraux.