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  • Vaucluse Un prétendu petit abattement en trompe-l’œil

    Vaucluse Un prétendu petit abattement en trompe-l’œil

    On ne sait pas si le message passera comme une lettre à la Poste, mais l’union des retraités CGT de Vaucluse y a mis tout son cœur, vendredi, en fin de matinée. Serge Andreozzi, membre du bureau et retraité de La Poste, a déposé dans la boîte aux lettres de l’antenne de l’Agirc-Arrco, dans l’intra muros d’Avignon, une motion pour la revalorisation des retraites complémentaires. Une dizaine de retraités l’accompagnait lors de ce rassemblement, s’inscrivant dans un appel national (lire ci-dessus), jour d’un conseil d’administration des caisses complémentaires de retraite.

    « Depuis 8 ans, le taux du point n’a pas bougé, à l’inverse de l’inflation : cela me fait perdre 200 euros par mois », calcule Serge Andréozzi. Le syndicat, soulignant la très bonne santé financière de l’Agirc-Arrco, exige notamment la mise en place automatique d’un principe de revalorisation annuel indexé sur l’évolution du salaire moyen.

    Les retraités CGT goûtent peu les propositions budgétaires du gouvernement Lecornu. Comme la suppression de l’abattement fiscal des retraités et son remplacement par un forfait de 2 000 euros. « J’ai fait les calculs hier soir, ça m’a empêché de dormir, j’aurais dû attendre ce matin car ça réveille, expose Serge Andreozzi. Avec mon épouse, nous avons 2 800 euros de retraite cumulée avec un abattement fiscal de 3 000 euros. Si le budget passe, on sera imposé de 40 euros de plus par mois, mais en cumulé, on perdra 110 euros avec le doublement des franchises médicales. » Françoise Lichière, ex-secrétaire générale de l’USR CGT 84, abonde en mettant en lumière l’effet pervers de ce changement fiscal : « On nous bassine depuis des semaines sur le fait que c’est juste une petite somme en plus par mois, mais en redevenant imposable, il y a plein d’autres petites choses en plus à payer comme par exemple l’abonnement transports. »

    Les retraités vauclusiens s’attellent déjà à la préparation locale de la journée d’action nationale et intersyndicale du 6 novembre. « On ne va pas rester les bras ballants », prévient Serge Andréozzi.