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  • Les réservistes d’Airbus défilent à Paris ce mardi

    Les réservistes d’Airbus défilent à Paris ce mardi

    Le poing levé, le chef Hervé ordonne : « Rassemblement en colonnes par trois ». Aussitôt, les onze femmes et hommes en uniformes de la gendarmerie, de l’armée de Terre, de l’Air et de l’Espace ou de la Marine se placent en formation, espacés d’un bras de long et de large chacun. Malgré la chaleur du lundi 29 juin, le circuit ombragé d’une centaine de mètres trouvé au sein du site Airbus Helicopters de Marignane permet aux réservistes de l’entreprise de répéter. Au pas cadencé, ils avancent, au son du clairon d’une petite enceinte de poche, les bras remontant jusqu’aux épaules pour l’occasion.

    La mise en situation n’est pas anodine. Ce mardi 14 juillet, les 107 réservistes d’Airbus venus de toute la France défileront pour la première fois à Paris aux côtés de ceux de la SNCF. « Un peu plus d’uniformité sur les doigts et les bras » demande le chef Hervé, officier de réserve de l’Armée de l’Air et de l’Espace depuis 19 ans et ingénieur chez Airbus, à la fin d’une marche.

    « Un groupe de potes »

    Pour le chef, « pas de pression, l’ensemble est au niveau, c’est un peu laborieux au début mais maintenant ça va » à force de répétition chaque semaine : « la convivialité entre collègues rend l’exercice sympathique ». « On ne se connaissait pas et maintenant on est un groupe de potes » confirme Pierre, réserviste depuis un an et demi dans la Marine.

    Sa collègue Audrey, ingénieure et dans l’armée de Terre, s’est fait reprendre quelques fois mais reste dans la même idée. « Ça se passe très bien. Je me suis plus interrogée sur le transport et le logement à Paris que sur la marche », admet-elle. « Depuis toute petite je me suis imaginé défiler. Je suis très patriote, le défilé fait la démonstration de la puissance de la France », élabore-t-elle. Un « honneur » partagé par son collègue Pierre, particulièrement quand « dans ce moment historique, il faut représenter sa boîte, l’Armée, mais aussi la Marine qui fête ses 400 ans cette année ». « La moitié du marché d’Airbus est militaire, il faut maintenir ce lien avec l’Armée » estime le jeune homme, fier de sa double casquette.

  • La RTM joue l’apaisement sur les fresques du métro

    La RTM joue l’apaisement sur les fresques du métro

    La tribune publiée en novembre dernier dans La Marseillaise par l’Université Hors les Murs de Marseillologie (UHLMM) appelant à la sauvegarde des décors historiques du métro, suivie d’une pétition en ligne de près de 900 signataires, a suscité une rencontre d’artistes avec des cadres de la RTM et de la Métropole et débouché sur un accord.

    La rénovation sans concertation des stations de métro en cours s’est accompagnée de la dépose d’œuvres conçues entre 1977 et 1986 par des équipes associant architectes et artistes pour décorer les stations du métro de Marseille. La RTM n’avait pas pris soin de contacter les auteurs qui conservent les droits moraux sur leurs œuvres et l’intégrité de celles-ci.

    C’est à l’occasion des visites patrimoniales des Marseillogues dans le métro que ces artistes ont appris fortuitement le retrait de leurs créations. L’artiste John Pendray a découvert que ses œuvres émaillées représentant un TGV et une locomotive avaient disparu de la station Saint-Charles. La RTM lui a écrit pour lui apprendre qu’elles avaient été remises à l’association des Amis du rail et du Tramway de Marseille pour être mise à disposition du « musée provençal des transports » à Fuveau. Quant à son œuvre dans la station Rond-Point du Prado, la RTM se proposait de voir avec lui les solutions envisageables après études. La RTM l’a rassuré sur ses décors et fresques réalisés sur les voies de Noailles et dans le tunnel du tramway qui n’ont pas vocation à être déposés.

    Quant aux œuvres des stations Joliette et Castellane, deux auteurs ont mis en demeure la RTM par voie d’avocat. La régie métropolitaine a alors initié une rencontre en février. Il leur a été dit que l’absence de présentation du projet ne devait pas être interprétée comme du mépris de leurs œuvres, qu’au contraire, celles-ci avaient été conservées en parfait état avec vérification régulière par les équipes RTM. Pour la station Castellane remaniée pour le nouveau métro Neomma, la RTM a accepté la demande de l’architecte Roland Carta que son œuvre graphique sur la thématique des platanes soit repositionnée plus tard dans la station. Pour la station Joliette, Les Ports, l’œuvre d’Albert Jaubert qui évoque le passé ouvrier et portuaire de la cité, ne pourra être replacée pour des contraintes techniques, la RTM lui a assuré que celle-ci serait reprise dans le cadre du projet Imertium et exposée dans la Halle J1.

    « C’est une bonne nouvelle, comme quoi la mobilisation paye », se réjouit Sandro Piscopo de l’UHLMM, qui reste critique sur « une rénovation sans concertation citoyenne qui cède bien trop la place à des revêtements uniformes, aseptisés, sans âme ».

  • Les nouveaux Cadets de la défense intronisés à Toulon

    Les nouveaux Cadets de la défense intronisés à Toulon

    « Vous savez su convaincre l’encadrement de vous prendre comme Cadets. Ne le décevez pas. » Dès l’introduction du Colonel Bertrand Gebuhrer, délégué militaire départemental du Var, le ton est donné pour la nouvelle promotion des Cadets de la défense. Pendant une année, 240 collégiens de classe de 3e, âgés de 14 à 16 ans et issus de 51 établissements varois, consacreront leurs mercredis à des activités physiques, des cours d’éducation civique et mémorielle, et à la découverte des métiers « des uniformes dans leur ensemble », en théorie, mais aussi en pratique. Même s’il « ne s’agit pas d’une préparation militaire », précise le colonel, rappelant toutefois que « les bruits de bottes résonnent à l’Est ».

    Promotion Esther-Poggio

    Au-delà de l’individualité, c’est donc la notion de collectif qui est visée, car « si les armées gagnent les batailles, ce sont les nations qui gagnent les guerres », martèle le délégué militaire. « Liberté, égalité, fraternité ne sont pas des simples mots pour vous. Ils deviennent des principes vivants, que vous allez explorer, comprendre et défendre », ajoute Ludovic Sar, président de l’Institut des hautes études de la défense nationale Var et Corse. « Les Cadets sont des relais essentiels de nos actions mémorielles et des Routes de la Liberté », salue Jean-Louis Masson, président (LR) du Département.

    La nouvelle promotion portera le nom d’Esther Poggio, illustre résistante varoise fusillée par les nazis le 15 août 1944. Au sein de celle-ci, Lisa et Bastien, 14 ans, « fiers de représenter (leur) collège » respectif. Les deux adolescents espèrent y « découvrir les métiers de la défense », afin de peut-être, un jour, devenir maître-chien dans l’armée pour la première, et intégrer la Marine pour le second.