Tag: UD CGT 13

  • Face à la crise des carburants, « On a des solutions » lance la CGT

    Face à la crise des carburants, « On a des solutions » lance la CGT

    « Ce sont des profiteurs de guerre », déclare François Canu, représentant local de la CGT. Pour lui un seul responsable : les grands groupes pétroliers. « Pour se rendre au travail, rien ne change, si ce n’est combien ça nous coûte », continue-t-il. « C’est les travailleurs qui sont attaqués. De nos jours, c’est la loi du plus fort et c’est pour ça qu’il faut qu’on se rassemble », affirme Aimé Musto, venu participer au rassemblement. Et selon lui, cela concerne tout le monde, pas juste les travailleurs : « Je suis retraité, je n’ai plus le même salaire qu’avant et l’impact sur mon quotidien est important. »

    « Taxer les profits »

    Afin de répondre aux problèmes de l’augmentation du coût de la vie pour la population, la CGT propose des solutions comme « des jours de télétravail exceptionnels pour les milieux qui le permettent, afin de limiter les coûts du trajet » ou encore « un réajustement de la taxe sur le carburant afin de maintenir son prix », explique Frédéric Larrivee, secrétaire général des finances publiques de la CGT des Bouches-du-Rhône. C’est avec force que François Canu appelle l’État
    « à investir massivement dans les transports publics pour pallier le manque de mobilité dû à l’essence, et à taxer les superprofits comme ceux que réalisent en ce moment des entreprises ». Et d’estimer que « jusqu’à 24 milliards d’euros de profit auraient été réalisés par les compagnies pétrolières depuis le début de la guerre ».

    Marius Meulé

  • [Pour que vive La Marseillaise] Défendez votre journal

    [Pour que vive La Marseillaise] Défendez votre journal

    « La Marseillaise » maintient ses écrits, dénonce une procédure bâillon et appelle la solidarité financière pour assurer sa défense ainsi qu’à la mobilisation ce mardi 7 avril à 13h30 devant le palais de justice, place Monthyon (Marseille 13006), de toutes celles et de tous ceux qui sont attachés à la liberté de la presse comme pilier essentiel de notre démocratie.

    Associatif et syndicats nous soutiennent

    Association des Amis de La Marseillaise

    Le journal « La Marseillaise » est attaqué, défendons-le !

    Après des menaces de mort contre son président Léo Purguette, le journal est traîné en justice par ceux qui s’inspirent des idées du Rassemblement national (les mêmes que nous avons combattus durant les heures sombres de l’histoire du pays).

    C’est tout simplement la démocratie qui est attaquée. Le titre La Marseillaise est né pendant l’occupation nazie et a toujours porté le combat pour la paix, la liberté et la démocratie. C’est cela que les fascistes veulent faire tomber. Nous sommes de fervents partisans de la liberté d’expression du pluralisme de la presse pour que la liberté puisse vivre. Nous créons ce comité de soutien et appelons toutes les femmes et tous les hommes épris de justice et de démocratie à manifester leur soutien au journal La Marseillaise et à la liberté de la presse en participant à la souscription et en étant présents devant le palais de justice ce mardi.

    UD CGT 13

    Solidarité avec « La Marseillaise »

    Après l’attaque en justice de La Marseillaise par le député d’extrême droite du Gard Alexandre Allegret-Pilot, pour diffamation, un procès aura lieu ce mardi 7 avril. Répondons à l’appel de La Marseillaise pour assurer sa défense et soyons présents à la mobilisation devant le tribunal avec toutes celles et de tous ceux qui sont attachés à la liberté de la presse comme pilier essentiel de notre démocratie. L’UD CGT appelle toutes ses organisations à défendre La Marseillaise, journal de la Résistance, du monde du travail, indépendant des puissances d’argent. Rendez-vous ce mardi 7 avril à 13h30 devant le palais de justice, place Monthyon (Marseille 13006),. Soyons nombreux et visibles !

    FSU 13

    Soutien à « La Marseillaise »

    Le journal La Marseillaise et son directeur éditorial, Léo Purguette, sont attaqués en justice par un député d’extrême droite du Gard pour des écrits que le journal maintient. La FSU 13 dénonce cette procédure bâillon et apporte son plein et total soutien au journal La Marseillaise, porte-voix des salarié.es et de leurs revendications et rare journal indépendant des puissances financières. La FSU 13 appelle à la solidarité et à se joindre au rassemblement qui aura lieu ce mardi 7 avril à 13h30 devant le palais de justice, place Monthyon (Marseille 13006).

  • Après une semaine de grève, les salariés de CAT à Miramas vont reprendre le travail

    Après une semaine de grève, les salariés de CAT à Miramas vont reprendre le travail

    Les salariés du site de Miramas de l’entreprise de transporteurs CAT ont lancé la grève, lundi. Ils revendiquent une augmentation de leurs salaires et la réouverture des négociations sur une prime d’intéressement. La CGT a reconduit le mouvement toute cette semaine, car « sur les NAO [Négociations annuelles obligatoires, Ndlr.], la CGT et les salariés ne sont pas satisfaits », explique Jérémy Zucchelli, secrétaire général de l’union locale CGT Miramas.

    Alors que vendredi, Miramas était « le seul endroit où la grève continuait », Jérémy Zucchelli a annoncé que « l’assemblée générale a voté la reprise du travail, lundi ».

    La CGT dénonce un refus de dialoguer de la direction, après une tentative des grévistes « de se mettre d’accord sur un protocole de fin de conflit, en proposant d’étaler les jours de grève, de mettre des RTT sur les jours de grève : la direction a tout refusé ».

    D’après Jérémy Zucchelli, « la direction a refusé de prendre attache avec nous pour échanger ». La revendication d’une augmentation du salaire de 4% n’a donc pas été obtenue. Malgré cela, la reprise du travail a été votée, car c’est le cas, depuis jeudi, « dans tous les autres dépôts en France ». Mais Jérémy Zucchelli n’exclut pas la reprise « de la grève, plus tard, sur les mêmes revendications ». Contactée, l’entreprise CAT a déclaré n’avoir « aucun commentaire à faire ».

  • [Entretien] Marc Pietrosino : « Nous avons de grands défis à relever à la CGT 13 »

    [Entretien] Marc Pietrosino : « Nous avons de grands défis à relever à la CGT 13 »

    Élu secrétaire général de l’organisation lors du 59e congrès de l’UD CGT 13, Marc Pietrosino succède à Olivier Mateu. Il prend ses fonctions en pleine crise politique, avec un gouvernement qui évite de peu la censure, prévoit de suspendre la réforme des retraites tout en préparant un budget rempli de mesures antisociales.

    La Marseillaise : Le gouvernement Lecornu II n’a pas été censuré ce jeudi, quelle est votre réaction ?

    Marc Pietrosino : C’est dommage de voir que l’espoir qu’avait créé le NFP auprès des travailleurs s’est fissuré avec cette absence de censure, puisque c’est le Parti socialiste qui n’a pas voté la censure. Cela implique donc une fissure de l’union de la gauche à l’assemblée nationale. Et, surtout, cela laisse le champ libre au gouvernement pour mener des mesures antisociales.

    Quel est votre point de vue
    sur la suspension de la réforme des retraites
     ? C’est insuffisant ou une victoire du monde du travail ?

    M.P. : Soyons clairs, ce n’est qu’une suspension et pas une abrogation comme le revendique la CGT. On va dire que c’est mieux que rien, mais que ce n’est vraiment pas grand-chose. Nous ne sommes pas dupes, c’est un piège ou un appât. Un appât pour hameçonner et laisser passer un budget beaucoup plus contraignant. Qui dit suspension, dit potentiellement reprise de la réforme. Concrètement, ce n’est pas un arrêt définitif. Le gouvernement fait miroiter quelque chose à courte durée dans le temps et qui peut reprendre à tout moment. C’est une très faible compensation face aux sacrifices qui vont être consentis par les foyers les plus modestes, les travailleurs et les plus précaires avec le reste du budget. Je ne sais pas si le jeu en vaut la chandelle. Mais on sait aussi que c’est un sujet qui va revenir d’ici l’élection présidentielle.

    Vous appelez à se préparer à
    de nouvelles mobilisations
     ? Une date de mobilisation des retraités est prévue au 6 novembre prochain.

    M.P. : S’il n’y a pas de mouvement social d’ampleur, la réforme des retraites ne sera pas abrogée. Oui, il faut qu’on se prépare à la mobilisation. Il faut déjà que nos délégués fassent le tour des entreprises, discutent avec les travailleurs et débattent avec eux afin de préparer la grève.

    Plus globalement, quel point de vue sur le budget ? Sophie Binet évoque un « budget catastrophique ».

    M.P. : Malheureusement, nous ne sommes pas étonnés : c’est un budget à l’image des précédents budgets présentés sous Emmanuel Macron. On est sur des budgets avec des mesures antisociales. Il va impacter le plus grand nombre, ceux qui en ont le plus besoin. C’est complètement inégalitaire, mais c’est la suite logique des politiques menées depuis le premier mandat.

    Quelles sont vos priorités pour ce mandat ?

    M.P. : La priorité est d’avoir une Union départementale unie, où toutes les organisations qui la constituent puissent combattre à l’unissons en vue d’obtenir de nouveaux droits pour les salariés. L’idée est de mettre en ordre de bataille les organisations et les syndiqués. Mais également de s’atteler à agrandir nos troupes, avoir des nouveaux syndiqués. Et, pour cela, il faut aller au plus près des professions dans lesquelles on n’est pas implanté.

    Votre expérience en tant que travailleur du commerce joue dans cette réflexion ?

    M.P. : Évidemment. Je viens d’un secteur d’activité qui a été le laboratoire du patronat. Ouverture 7 jours sur 7, automatisation à outrance qui a supprimé énormément de postes tout en imposant des cadences toujours plus grosses pour les travailleurs qui restaient… J’ai vu aussi apparaître des entreprises comme Amazon et ses plateformes, qui enchaînent les salariés via les nouvelles technologies. Cette expérience-là nourrit ma réflexion, il faut aller vers ces travailleurs. D’autant plus que beaucoup de travailleurs, avec le développement de nouvelles technologies, prennent le statut d’autoentrepreneurs et donc sortent des régimes généraux…

    Pour autant, vous avez également un secrétariat où l’on retrouve des représentants du grand port de Marseille, du service public postal, des territoriaux…

    M.P. : La force du secrétariat est justement d’avoir le port, les activités postales, la fonction publique, mais aussi d’avoir une coiffeuse, une garde d’enfants et un camarade à Malakoff. Il y a ce mélange entre bastions et territoires à conquérir.

    Le congrès a été houleux, avec un renouvellement important des instances décisionnaires. Comment rassembler les militants après ça ?

    M.P. : Il a été effectivement houleux parce qu’il a fallu qu’on se dise certaines choses, qu’on a peut-être attendues trop longtemps pour se les dire. Et ce n’est pas une bonne chose que ça éclate au congrès. Cependant, on sort avec une direction avec une participation à plus de 90% et la plupart des membres du secrétariat sont élus avec plus de 80% des voix. Cette liste a été validée par l’ensemble des organisations. Donc, on a une bonne base, avec cette liste. Les organisations nous ont fait confiance et nous ont suivis car elles ont voulu aller vers une autre voie que ce qui était proposé. C’est un gros challenge, on a de grands défis à relever à la CGT des Bouches-du-Rhône.

    C’est d’autant plus compliqué en cette période politique instable ?

    M.P. : On est dans un contexte bien particulier, effectivement. Comme je l’ai dit dans l’intervention de clôture du congrès, on fait face à de grands médias qui font passer le RN pour des gens fréquentables. Il y a une volonté de faire croire que c’est normal d’avoir peu de très riches et beaucoup de très pauvres. On est aussi dans une crise de la Ve République où l’on arrive au bout du bout d’une constitution qui ne convient pas, faite pour l’hyperprésidentialité. Les repères sont brouillés.

    Vous sentez les militants et les travailleurs prêts à répondre aux mauvais coups du gouvernement ?

    M.P. : On sent un bouillonnement social, c’est prêt à exploser. Mais c’est à nous d’aller vers les salariés pour les aider à exprimer leur colère, que les choses changent. Le monde travail est à bout.

  • [Info La Marseillaise] Marc Pietrosino est élu secrétaire général de la CGT 13

    [Info La Marseillaise] Marc Pietrosino est élu secrétaire général de la CGT 13

    Après 3 jours de débats intenses, l’Union Départementale CGT 13 a élu son nouveau secrétaire général, ce mercredi en début de soirée. C’est Marc Pietrosino, qui prend la tête de l’organisation syndicale et qui succède ainsi à Olivier Mateu.

    Travailleur de la Fnac, Marc Pietrosino est bien connu des salariés des secteurs du commerce et du service. Il a mené plusieurs mouvements de grève, notamment sur les questions de hausse de salaires et de conditions de travail dans son enseigne et sur le magasin de la Valentine à Marseille. Fusion entre Fnac et Darty, fermetures d’enseignes et rapport de force dans un secteur où la syndicalisation est souvent difficile, il a l’habitude de faire face à tous les aspects des politiques néolibérales. En charge des questions de commerce à l’UD CGT 13, il est également secrétaire général de l’Union locale CGT de la Vallée de l’Huveaune, une des UL de la cité phocéenne. « Il faut rester sur le ciment de notre organisation, les idées qui ont fait la gloire de la CGT, et aller les diffuser sur le terrain au plus près des salariés », insiste-t-il.

  • L’Union départementale CGT 13 se dote d’un nouveau cap

    L’Union départementale CGT 13 se dote d’un nouveau cap

    « Dès demain, on va se retrousser les manches et on va lever les poings. » Marc Pietrosino, nouveau secrétaire général de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône, a donné le ton de sa mandature. Il a été élu, ce mercredi soir à la suite à trois jours de congrès qui se déroulait à la Halle de Martigues et prend donc la succession d’Olivier Mateu. « On a des échéances fortes à venir. Il y a des médias qui expliquent que le RN est fréquentable, le capitalisme est à l’offensive. On ne peut pas se passer d’une Union départementale forte dans ce département », a poursuivi celui qui est également secrétaire général de l’Union locale de la Vallée de l’Huveaune (lire ci-dessous).

    Il entend resserrer les rangs de l’organisation syndicale après un congrès marqué par des débats pour le moins houleux sur la stratégie de l’organisation. Et une ambiance électrique à l’image du dernier congrès confédéral. « On a vécu un congrès original, difficile. Il ne faut jeter la pierre à personne. Il faut prendre nos responsabilités. Personne ne sera exclu de l’Union départementale CGT 13, nous avons besoin de toutes les organisations », a-t-il martelé.

    Avant de lancer un appel à l’unité, toujours lors de son discours de clôture : « Toutes nos victoires sont collectives, toutes nos défaites sont collectives, c’est ça être une organisation syndicale. Nous avons l’habitude de chanter en manifestation qu’il n’y a pas de sauveur suprême, je ne suis pas un sauveur suprême, il n’y en a pas à la CGT. Il n’y a que des camarades, des organisations qui travaillent ensemble pour lutter contre le capitalisme et contre l’extrême droite. » Jessica Jadé, pressentie par la précédente direction pour prendre la relève n’a pas été reconduite comme secrétaire à l’organisation, de même qu’une large part des sortants.

    « Travailler tous ensemble »

    Marc Pietrosino prend donc ses fonctions avec un secrétariat et un bureau largement remaniés. Le nouveau secrétariat de l’organisation, élu en l’absence de vote « contre » de la commission exécutive, est composé de Nadia Mimoun pour l’UL CGT d’Istres, Sabrina Manka de la CGT Activités Postales, François Batista de l’UL Timone-Capelette, François Canu pour l’UL CGT Aix, Djamila Bounekir de l’UL La Rose et Pascal Galéoté, pour la CGT du Grand Port de Marseille. De quoi représenter la diversité géographique et la variété des secteurs d’activité des forces militantes CGT du département.

    « On va travailler tous ensemble, on va se rapprocher de toutes les organisations pour reconstruire cette union départementale », a expliqué Marc Pietrosino. Et autant dire qu’il aura du travail en cette période de crise politique et de successions de gouvernements. « On a, face à nous, des médias dominants qui diffusent les idées du capitalisme à grande échelle. Nous avons une grande force, nos militants, mais il faut qu’on améliore notre communication auprès des salariés. La CGT, sur le fond, a raison mais nous devons faire connaître nos idées au plus près du terrain », a développé le secrétaire général de l’UD CGT 13 en primeur pour La Marseillaise.