Tag: triangulaire

  • Le baron d’Istres, François Bernardini, en difficulté face à la percée de Prétot

    Le baron d’Istres, François Bernardini, en difficulté face à la percée de Prétot

    Arrivé en tête avec 42,6% des suffrages exprimés, Robin Prétot (LR) a une belle avance sur le maire sortant d’Istres, François Bernardini (DVG), et ses 32,25% des voix.

    « Les urnes ont parlé et le message est clair : le changement n’arrive pas, il est déjà là ! », se félicite le premier. Quand le deuxième accuse le coup : « Le premier tour s’est exprimé. Il a parlé avec la clarté propre aux rendez-vous démocratiques. Je l’entends avec gravité et respect. » C’est l’extrême droite qui conclut le podium avec Damien Broc (RN) à 18,63%. La liste divers gauche conduite par Stéphane Pailhous, avec 7,06% des voix se retire de la bataille. Ce dernier explique, sur les réseaux sociaux : « Ce n’est malheureusement pas suffisant pour nous maintenir au second tour et nous avons pris collectivement la décision responsable de ne fusionner avec aucune des autres listes. » Concrètement, pas de consigne puisqu’il appelle à « voter dimanche prochain en votre âme et conscience ».

    De quoi brouiller les cartes pour le 2nd tour ? En tout cas, on est bien loin des résultats de 2020 où François Bernardini, maire (ex-PS) depuis 2008, avait été réélu dès le premier tour avec 54,80% (7 912 voix contre 6 297 pour 2026). Il compte pourtant sur le soutien d’une grande partie du champ politique local, du PCF à Renaud Muselier (Ren.)…

  • Une triangulaire à haut risque se profile à Fos-sur-Mer

    Une triangulaire à haut risque se profile à Fos-sur-Mer

    Ce dimanche, la tendance a changé à Fos-sur-Mer, habituée à voir un maire de gauche élu dès le premier tour. Philippe Maurizot (EXD) est arrivé en tête avec 34,71% des suffrages exprimés, suivi de Rémi Esnault (DVG) avec 30,70% et de Jean-Michel Leroy (DVG) avec 26,49%. Pour rappel, le candidat en tête est soutenu par le label d’extrême droite de Franck Allisio La Provence qu’on aime.

    Une union contre nature

    Jean-Michel Leroy, a fait le choix de fusionner avec Jean Fayolle (DVC), arrivé à la 4e place avec 8,10%. Rémi Esnault, confie qu’il lui a proposé une alliance : « Hier [dimanche] soir, je lui ai tendu la main, ouvrant une discussion et prêt à mettre les égos de côté face à la menace de l’extrême droite, mais il a préféré partir de son côté. » Il poursuit : « En général, ce genre d’alliance contre nature est une fausse bonne idée puisque les deux perdent en fin de compte. » Jean-Michel Leroy affirme vouloir dépasser les étiquettes partisanes pour rassembler autour d’un projet local. Pour rappel, il est secrétaire local du PS mais n’a pas reçu l’investiture de son propre parti, qui a préféré soutenir le successeur de René Raimondi, le maire sortant, face à la menace de l’extrême droite. Pour Rémi Esnault, l’alliance est maintenant impossible : « On ne va pas s’allier avec quelqu’un qui veut sacrifier une partie des agents de la Ville et donc le service public », dénonce-t-il. Rémi Esnault reste toutefois optimiste et explique : « Le réservoir de voix est de notre côté. Je pense que nos électeurs n’ont pas pris la mesure du risque potentiel et se sont certainement moins mobilisés que les autres. »

  • À La Seyne, l’extrême droite vire en tête au premier tour

    À La Seyne, l’extrême droite vire en tête au premier tour

    Une seule chose demeurait certaine ce dimanche soir à la Seyne-sur-Mer : le candidat du Rassemblement national Dorian Munoz a réalisé un tour de force en se plaçant largement en tête des suffrages avec 35,30% des voix. Derrière suivent trois candidats : dans l’ordre, le maire sortant Joseph Minniti (LR, 15,91%), le dissident de la majorité Cheikh Mansour (HOR, 13,25%) et le candidat d’union de gauche Stéphane Sacco (11,93%).

    Le premier est en position de force. S’il n’a pas désiré s’exprimer avant que le résultat des votes soit complètement entériné (à l’heure où nous bouclons, des doutes persistent sur certains bureaux), le maire sortant a été vu en train de discuter avec Frédéric Dailleau (SE), crédité de 5,66%. En vue d’une fusion ?

    Sacco ne compte pas se retirer

    Une fusion à laquelle ne devrait pas prendre part Stéphane Sacco. Ce dernier a d’ores et déjà annoncé qu’il ne comptait pas se retirer dans l’idée d’un front républicain face au RN. « Cela signifierait ne plus avoir de conseillers municipaux. Nous l’avons fait à la région et aujourd’hui, nous n’avons plus aucun élu de gauche », justifie-t-il, croyant encore en la possibilité de mobiliser davantage d’électeurs au second tour, notamment dans les quartiers populaires. « Le RN avait fait 15,6% au premier tour en 2020, et 10,9 au second », rappelle-t-il. Une position inflexible même si des consignes nationales étaient données en ce sens ? Du côté de ses colistiers, on ne pense pas que cela changera quoi que ce soit. En revanche, et même si cela n’avait pas encore été fait dimanche soir, des discussions avec les deux autres candidats de gauche, Olivier Andrau (PS, 8,63%), et Zohra Sidi Driss (LFI, 3,99%), bien que celle-ci ne soit pas en position de fusion, étaient envisagées.

    Dans l’équation également, Cheikh Mansour. Arrivé en troisième position, l’ancien membre de la majorité, qu’il a quitté au moment de la condamnation de Nathalie Bicais – dont il reste proche – à une peine d’inéligibilité de 5 ans en mai dernier, se gardait de divulguer tout choix stratégique avant de s’être réuni avec son comité de campagne. Mais il se disait toutefois ouvert à toutes les options, que ce soit une alliance avec Minniti, ou même à travailler avec la gauche dans l’optique de faire barrage à l’extrême droite. « Je ne pense pas que le RN soit une bonne chose pour la Seyne », glissait-il.

  • À Martigues, Gaby Charroux tient bon dans la tempête

    À Martigues, Gaby Charroux tient bon dans la tempête

    Martigues la républicaine tient bon dans la tempête ! » lance le maire (PCF) et candidat à sa réélection, au moment de proclamer les résultats définitifs du 1er tour des élections municipales pour la ville de Martigues dimanche soir.

    Devant la foule réunie au sein de l’hôtel de Ville, l’édile a annoncé dans l’ordre les 3,04% récoltés par Anne-Marie Sudry (DVG) ancienne adjointe (GRS) de la majorité, 7,9 % pour Frédéric Grimaud (DVG), tête de liste insoumise du Collectif citoyen martégal, suivi de 25,3% pour Jean-Luc Di Maria (DVD), candidat LR et de 28% pour le député RN Emmanuel Fouquart. Enfin, Gaby Charroux annonce que la liste d’union de la gauche et citoyenne qu’il conduit récolte 35,71% des voix, pour une participation de 57,55%, qu’il considère comme « pas très fameuse ». Et rajoute : « Mais il y a sans doute des raisons et c’est à nous d’aller chercher ceux qui ont manqué » remarque-t-il. Des résultats définitifs sous réserve de modification ultérieure.

    Triangulaire en vue

    Le maire sortant a fait part de sa « satisfaction et du plaisir » qu’il retient de la campagne. « Nous avons travaillé dur et nous sommes très contents des résultats qui nous placent en tête. On nous annonçait une vague RN mais on résiste ! Nous sommes devant le RN », jubile le candidat devant une assistance soulagée, répondant par des applaudissements et clameurs.

    Mais la campagne n’est pas terminée, avec le second tour déjà en tête pour le candidat communiste. « Il est très probable qu’il ne restera que 3 listes, nous allons mener bataille contre le RN et la droite », annonce Gaby Charroux. S’agissant d’éventuelles discussions avec d’autres candidats, le maire indique que « nous restons sur nos objectifs », estimant qu’il est « un peu tôt à peine après avoir annoncé les résultats ». « Nous avons besoin de réfléchir », considère-t-il, la nuit portant conseil, en attendant de « voir ce que les autres vont faire ».

    C’est peut-être là l’enjeu du second tour : les abstentionnistes. « Nous sommes en tête dans beaucoup de quartiers populaires mais avec une forte abstention », relève le maire sortant, se disant que c’est « à nous de travailler ceux qui n’ont pas voté ».

    Forte abstention

    D’autre part, l’édile pense aux voix issues des deux autres listes de gauche. « À nous d’aller chercher leurs électeurs pour qu’ils nous accompagnent pour faire barrage au RN. À eux de dire ce qu’ils veulent : le pouvoir au RN ou défendre les idées de la gauche comme ils l’ont affirmé dans leur campagne », tranche Gaby Charroux.

    À quelques pas, Frédéric Grimaud commente les résultats : « On est parti de 0 on fait 8% et c’est bien, on est content, on aurait peut-être préféré 10% mais ce n’est pas ce qui est important » estime le chef de file du Collectif citoyen martégal. « Ce soir je vois la droite cumulée au-dessus de la gauche. On réunit une assemblée ce soir pour une analyse collective » et la rédaction d’un communiqué. En attendant, l’insoumis l’affirme : « Soit le maire appelle à un front républicain et peut-être qu’on répondra, soit on fera un communiqué de second tour ».

    De son côté, Anne-Marie Sudry (DVG) n’a pas souhaité réagir dimanche soir. De l’autre côté, à droite, Jean-Luc Di Maria n’a pas non plus fait de commentaire.