Tag: transition énergétique

  • L’avenir du premier port de France se dessine en débats

    L’avenir du premier port de France se dessine en débats

    Deux thématiques pour une matinée de débats autour de l’avenir du Grand port maritime de Marseille. La première table ronde organisée au siège de La Marseillaise, ce jeudi, s’intitulait « Un port inclusif, au cœur de la ville : comment mieux intégrer le port dans la dynamique métropolitaine et régionale ? » Et la seconde : « Un port propre, moteur de la transition énergétique : comment accélérer la décarbonation des activités portuaires ? »

    L’occasion de réunir des représentants du Port, des collectivités et des acteurs économiques pour croiser leurs point de vue – et parfois – confronter leurs approches.

    Sur le rapport ville/port, Hervé Martel, président du directoire du GPMM, ne nie pas une histoire tourmentée, mais souligne les efforts accomplis pour que « l’activité portuaire génératrice d’emplois et de valeur reste dans la ville ». Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT GPMM, rappelle qu’ « on a un taux de chômage très important, aujourd’hui les choses ont changé, la Ville a compris qu’on ne peut pas continuer à s’opposer. Le port, c’est 17 500 emplois à Marseille. On porte l’idée d’une école des métiers de la mer pour former la jeunesse marseillaise ».

    Vers un contrat ville/port ?

    Christine Cabau-Woehrel, vice-présidente exécutive de CMA CGM et ancienne directrice du Port, insiste sur la vocation portuaire de Marseille et ses atouts géographiques et industriels, dont la forme 10 de la réparation navale que « bien des ports nous envient ». « Il faut capitaliser sur cette situation plutôt que de tenter de changer c’est la conviction de CMA CGM », qui est opérateur de terminal sur les bassins Est depuis 30 ans.

    Jean-Pierre Cochet (PS), adjoint au maire de Marseille, réaffirme « la centralité de la dimension industrielle du port de Marseille » et souhaite aller plus loin que la charte ville-port, signée en 2012, vers un « contrat avec les différents partenaires sur le modèle des contrats de plan État-Région pour des objectifs communs, notamment en matière de formation et d’infrastructure de transports ».

    Une idée plutôt bien accueillie par Didier réault (LR), vice-président de la Métropole, qui appelle à « faire de la couture ville/port » notamment en aidant à aménager le port de l’Estaque dans une ville « où l’accès à la mer est assez compliqué ». Christophe Madrolle (UDE), élu régional, voit le débat comme « le premier des municipales ». Reprochant au maire de Marseille de ne pas siéger suffisamment au conseil de surveillance du port, il déclenche des escarmouches dans le public avec des interventions de Romain Simmarano (Ren.), Sophie Camard (GRS) et Lydia Frentzel (EELV).

    Le sénateur Jérémy Bacchi (PCF), quant à lui, veut rompre avec une approche défensive du débat : « On parle d’acceptabilité, mais la ville s’est construite autour du port », martèle-t-il tout en dénonçant les appétits immobiliers cherchant à faire régresser les activités portuaires qui sont pour lui « un vrai horizon d’avenir pour les jeunes de Marseille ».

    Au cœur de la deuxième table qui réunissait Patrick Maddalone (GPMM), Olivier Cebé (CCI), Laurent Barlet (Suez), Julien Fieschi (La Méridionale) et Pierre-Antoine Villanova (Corsica Linea), les enjeux de décarbonation, de valorisation des déchets et de sobriété des activités portuaires ont été abordés en profondeur.

    Les actes de cette matinée d’échanges seront bientôt publiés pour mettre à disposition de ceux qui le souhaitent, un compte rendu exhaustif des différentes interventions.

  • CMA CGM commande six porte-conteneurs à un chantier naval indien

    CMA CGM commande six porte-conteneurs à un chantier naval indien

    Le groupe CMA CGM s’aligne sur la vision du développement maritime de l’Inde, avec déjà quatre navires immatriculés sous pavillon indien en 2025 et il prévoit le recrutement de 1 000 marins indiens d’ici la fin de l’année, et en embauchera 500 supplémentaires en 2026.

    Le partenariat entre CMA CGM et Cochin Shipyard illustre une volonté commune d’innovation, de durabilité et d’excellence maritime mondiale.

    Les navires seront livrés entre 2029 et 2031, pour le renouvellement de sa flotte conformément aux exigences de transition énergétique.

    Mais cette stratégie n’offre pas de quoi favoriser l’emploi industriel et maritime en France, ni la défense du pavillon français de premier registre qui est le seul à garantir les droits sociaux des travailleurs.

  • TotalEnergies lance ses carburants aériens durables

    TotalEnergies lance ses carburants aériens durables

    La bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) franchit une nouvelle étape avec le démarrage de sa production de carburants aériens durables (SAF) à partir d’huiles de cuisson usagées et de graisses animales. Une première en Provence.

    D’une capacité de 15 000 tonnes par an, cette production est destinée à l’aéroport Marseille-Provence. Elle permettra notamment d’alimenter les vols d’Air France, dans le cadre d’un contrat de fourniture signé en 2024. « Le carburant aérien durable de TotalEnergies n’impose aucune modification ni sur les avions ni sur les infrastructures logistiques ou les opérations d’avitaillement », précise le communiqué de l’entreprise. Les SAF permettent une réduction de 75% à 90% des émissions de CO2 sur l’ensemble du cycle de vie du carburant.

    « Nous nous réjouissons de produire localement des carburants aériens durables, qui contribuent avec l’aéroport Marseille-Provence à la construction d’une filière de production et de distribution de SAF porteuse de croissance et de développement pour la région », y explique Guillaume Eveno, directeur de la plateforme de La Mède.

    Le chantier de transformation du site a mobilisé plus de 1 200 emplois équivalents temps plein, avec 65% des marchés confiés à des entreprises locales. Une convention de développement économique et social dotée de 5 millions d’euros a permis de soutenir 14 projets industriels dans le bassin de Fos-Berre, contribuant à la création de plus de 400 emplois.

    Avec cette nouvelle étape, TotalEnergies renforce son ancrage en Provence, où il est déjà actif dans les énergies renouvelables, la mobilité électrique, le GNL maritime et le soutien aux PME locales.

    Ch.C.