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  • Pétanque : la bande à Basil s’impose au national de Saint-Tropez

    Pétanque : la bande à Basil s’impose au national de Saint-Tropez

    Le dernier grand rendez-vous de la saison a souri à l’équipe corso-niçoise autrice d’un parcours linéaire et de prestations de très haut niveau à l’image de celle fournie contre Bonetto, Puccinelli et Montoro en quart de finale. Basil Jackel, Joseph Barbato et Jean-Philippe Santucci composent une équipe très homogène. Elle a séduit le public tropézien qui avait bravé le froid. En finale, le trio a battu Pierre Maurel, Mayron Baudino et Antoine Cano.

    Dans cette finale encore très relevée, les insulaires ont su mettre à profit les occasions de scorer qui se présentaient et ont inscrit quatre points à trois reprises.

    Maillard, Peyrot, Poinsot au-dessus du lot

    Chez les dames, le Premier National a tenu toutes ses promesses avec la victoire des grandes favorites, les Tropéziennes Anna Maillard, Cindy Peyrot, Sandrine Poinsot. Elles ont battu en finale la valeureuse équipe de Sandrine Ginier-Maurel, Élisabeth Ruiz et Thérèse Modeste. Un fabuleux parcours pour cette triplette au talent et tempérament de gagneur.

  • Les Lebrun, maîtres à leur propre table

    Les Lebrun, maîtres à leur propre table

    Ils connaissent tous ça. Quand ils se hissent sur le toit du monde, ou de l’Olympe, les joueurs de tout bord, de tout sport vivent une décompression. L’excitation, la peur et le goût du dépassement retombés, ils se perdent un peu à travers l’ordinaire.

    Quinze mois après les JO de Paris et leur consécration, les frères Alexis (22 ans) et Félix Lebrun (19 ans) s’épargnent tout contrecoup. L’un et l’autre s’avancent vers le tournoi WTT de Montpellier (équivalent d’un Master 1000 au tennis) dans un enthousiasme contagieux et offrent un remède anti-déprime à un monde anxiogène.

    Du 28 octobre au 2 novembre à la Sud de France Arena, les deux frangins de Montpellier seront plus que jamais au cœur des regards. Au crépuscule d’une saison pourtant entachée de contrariétés, ils vivront ce tournoi à la maison où l’attente sera décuplée. Notamment pour Félix, prophète en son pays il y a tout juste un an.

    Félix et Alexis sortent d’une semaine fantastique lors du championnat d’Europe à Zadar (Croatie). Écho lointain des JO, ils ont drainé dans leur sillage le tennis de table français. Sur l’antenne de l’Équipe, et la finale suivie par un million de téléspectateurs, ils l’ont portée vers un titre de champion d’Europe par équipe vingt-sept ans après le sacre de la génération Gatien. Au côté du Toulousain Simon Gauzy, mais aussi de la nouvelle pépite Flavien Coton ou de Thibault Poret, ils ont porté le ping français au sommet de l’Europe. Comme une preuve supplémentaire de leur domination, de leur constance et des nouveaux territoires à conquérir.

    Félix traverse un automne au zénith. Le plus jeune des frères Lebrun n’a pas connu la moindre défaite au cours des sept tours du championnat d’Europe. Il joue dans une confiance rare, peut-être porté par sa réussite inédite lors du Grand smash de Pékin. En effet, début octobre, il a été le premier joueur français à atteindre une finale « d’un tournoi du grand chelem ». Seul, le numéro 1 mondial chinois Wang Chuqin l’a stoppé net en finale.

    À l’heure actuelle, il subjugue l’Alésien Jean-Philippe Gatien, médaille d’argent aux JO de Barcelone à l’œil expert. « Face à l’Allemagne, en demi-finale, j’ai été encore impressionné. Il a été un leader colossal. Il enlève une pression monumentale à ses partenaires, c’est un compétiteur hors pair  », souligne l’ancien numéro 1 français.

    Félix a visiblement digéré ses soucis de croissance pour retrouver toute la plénitude de son jeu. Et fonce vers le tournoi de Montpellier avec le défi immense d’être à la hauteur devant son public à défaut de croiser son bourreau à Pékin.

    « On dit qu’il a l’un des meilleurs services et revers au monde. Il a surtout la lucidité pour déclencher le coup au moment. C’est réservé à certains champions. Il a cette âme de champion et s’épanouit dans la dimension collective. Il joue avec et pour les autres. Et il a une capacité mentale impressionnante », relève Gatien.

    Alexis est peut-être moins dominateur dans une saison perturbée par une blessure à une main. Une fracture du 5e métacarpe de la main droite. Un avant et un après dans sa saison. Lors de la finale fratricide du championnat de France, le champion en titre, frustré par la défaite en finale face à son frère, s’est blessé et a suspendu son élan.

    Jusque-là, l’aîné des Lebrun avait atteint la demi-finale du grand smash de Singapour et décroché le Top 16 européen. Ce titre par équipes à Zadar le replace dans les radars avec le tournoi de Montpellier. « C’était une vraie victoire de ping-pong, on a tous réussi à proposer un super niveau de jeu, notamment sur la finale où je pense qu’on est tous arrivés au meilleur de notre forme  », a-t-il mis en avant au journal de 20h de France 2, aussi à l’aise face à Léa Salamé qu’en match.

    La grande affaire des frères Lebrun, et de cette équipe de France, est d’être à la table des Chinois. Et de conquérir le monde. En 2028 pour les JO de Los Angeles et dans les divers travaux d’approche.

    Ils seront probablement frustrés de ne pas se mesurer aux meilleurs Chinois de la planète autour de leur propre table. En effet, la semaine prochaine à Montpellier, les frères Lebrun en retrouveront plusieurs autour de la table. Mais Wang Chuqin (n°1), maître à Pékin, Lui Shidong (n°2), ou Liang Jingkun (n°6) ne seront pas du voyage à la Sud de France Arena.