Tag: Tournoi des VI Nations

  • Deuxième Tournoi d’affilée remporté par le XV de France

    Deuxième Tournoi d’affilée remporté par le XV de France

    Victorieux avec six essais, dont un quadruplé de Louis Bielle-Biarrey, contre sept pour les Anglais, les hommes de Fabien Galthié (21 pts) remportent le Tournoi des Six Nations devant l’Irlande (19 pts), qui s’était imposée en début d’après-midi face au XV du Chardon à Dublin (43-21).

    K.O. debout après la claque à Edimbourg (50-40) et ces sept essais encaissés, les Bleus savaient au coup d’envoi qu’une simple victoire, même sans bonus, était suffisante pour oublier ce cauchemar et gagner le Tournoi. Et ils l’ont donc fait, pour les 120 ans du « Crunch », face à une équipe d’Angleterre qui était pourtant elle aussi revancharde après trois défaites d’affilée, dont le premier revers de son histoire contre l’Italie (23-18). « Pour moi, gagner deux fois cette compétition, ça veut dire que des joueurs étaient là, puis plus là, comme Antoine [Dupont] en fin de Six Nations l’an dernier, ça veut dire que l’équipe a bougé », a souligné Fabien Galthié, le sélectionneur du XV de France. « On a très, très bien démarré la compétition cette saison et puis il a fallu se battre pour rapporter un point d’Écosse (50-40), et se battre pour gagner ce match à la dernière seconde (48-46). C’est un Tournoi qui a une valeur sportive énorme, c’est monstrueux en termes de compétitivité », a poursuivi le technicien tricolore, conscient que ses Bleus se sont fait peur jusqu’au bout, malgré leur excellent début de match.

    Ramos, comme en 2024

    Bien lancés par deux essais de Louis Bielle-Biarrey, la fusée de l’Union Bordeaux-Bègles (7e et 13e minutes), les Français semblaient avoir pris la rencontre par le bon bout. Mais à chaque fois les Anglais ont répliqué avant de prendre le large sur deux pénaltouches (26e et 34e). Avec trois points de retard seulement à la mi-temps (24-27), et à 15 contre 14, l’équipe de France a ensuite puni le XV de la Rose en sept minutes, avec le troisième essai de Bielle-Biarrey (42e), son 28e essai en 27 sélections, puis celui de l’ailier palois Théo Attissogbe (49e), sur une pénalité jouée vite à la main par Antoine Dupont. Et c’est une nouvelle fois l’ailier bordelais qui a frappé, avec son 4e essai du soir, son 29e en 27 sélections, au bout d’une passe au pied en profondeur de Dupont encore. « Arme fatale, record d’essais, productions incroyablement prolixes… Les qualificatifs sont difficiles à trouver pour parler de lui. Il marche sur les traces d’Antoine [Dupont] », a lancé Galthié. Avec ce 30e essai dans ce Tournoi, les Bleus ont donc égalé le record établi par une équipe en un tournoi qu’ils avaient établi l’an dernier. Puis c’est Ramos qui a sauvé le pays, après la sirène, sur une ultime pénalité, alors que les Anglais avaient repris la tête encore une fois (45-46) sur un essai de leur centre Freeman (77e). De 45 mètres, l’arrière Toulousain n’a pas tremblé, offrant un succès qui semblait perdu, comme il y a deux ans à Lyon, quand il avait aussi frappé à la 80e minute contre ces mêmes Anglais (33-31). Cerise sur le gâteau pour le XV de France : avec ce Tournoi 2026, et ce doublé jamais réalisé par les Bleus depuis 2006-200, c’est le huitième trophée des Six nations qu’ils pourront exhiber à Marcoussis. Un de plus que les Anglais et deux de plus que les Irlandais et les Gallois.

  • [Rugby] Les Bleus défientla Rose pour un doublé

    [Rugby] Les Bleus défientla Rose pour un doublé

    Au coup d’envoi, à 21h10, au Stade de France, Antoine Dupont et ses hommes (1ers, 16 pts) sauront le résultat du choc entre l’Irlande (3e, 14 pts) et l’Écosse (2e, 16 pts) à Dublin. Et, sauf scénario improbable, il leur faudra absolument gagner, voire avec le bonus, pour conserver leur titre 2025. Une finale et un anniversaire : les 120 ans du « Crunch », ce duel franco-anglais disputé pour la première fois le 22 mars 1906, au parc des Princes (défaite 35-8). Un revers qui reste le plus large de l’histoire des coqs contre l’Angleterre sur le sol français.

    « Le passé, c’est le passé »

    Épouvantail de la compétition, avec 12 victoires d’affilée dont un 33-19 cinglant contre les All Blacks à l’automne, le XV de la Rose est brutalement retombé sur terre, avec une claque en Écosse (31-20), la plus large défaite de son histoire à domicile contre l’Irlande (21-42), puis sa première défaite en 33 rencontres contre l’Italie
    (23-18). Mais attention à une bête « blessée », avertissait mercredi Servat. « Les Anglais traversent un moment difficile. Mais ils sont toujours redoutables », a confirmé jeudi Fabien Galthié.

    Une certitude : en cas de victoire samedi, les Anglais sauveraient leur tournoi et sans doute la tête de leur sélectionneur au passage. Et, à un an et demi du Mondial 2027 en Australie, ils mettraient KO un XV de France sans doute encore un peu groggy après sa désillusion écossaise. Même si « le passé, c’est le passé », a tenté d’évacuer jeudi le sélectionneur tricolore, refusant de parler de revanche.

    5e journée – Tournoi des six nations

    À 21h10, au Stade de France, à Paris

    Arbitre : Nika Amashukeli (GEO)

    FRANCE : Ramos – Attissogbe, Barassi, Moefana, Bielle-Biarrey – Jalibert, Dupont (cap.) – Matiu, Ollivon, Cros – Meafou, Flament – Aldegheri, Marchand, Gros.

    ANGLETERRE : Daly – Roebuck, Freeman, Atkinson, Murley – Smith, Spencer – Earl, Pepper, Chessum – Coles, Itoje (cap.) – Heyes, George, Genge.

  • Rugby – Six Nations : piqués, les Bleus restent maîtres de leur destin

    Rugby – Six Nations : piqués, les Bleus restent maîtres de leur destin

    Balayés par un XV du Chardon sur un nuage qui rejoint la France en tête du classement avec 16 points, les Français gardent toutefois leur destin en mains grâce à un sursaut d’orgueil en fin de partie, et devront faire mieux que l’Écosse lors de la dernière journée pour remporter le Tournoi. L’Écosse peut rêver d’un sacre, elle qui n’a plus mis la main sur le trophée depuis que le Tournoi est passé à six nations : son dernier titre remonte à 1999.

    Les hommes de Fabien Galthié arrivaient pourtant à Murrayfield avec des certitudes, trois victoires au compteur et, dans le viseur, le rendez-vous de samedi prochain face à l’Angleterre. Mais parler de Grand Chelem était prématuré avant de défier l’escouade emmenée par un Finn Russell en état de grâce, après des succès prometteurs certes, mais obtenus face à des adversaires loin de leurs plus belles heures. « C’est normal que les Écossais aient remporté ce match », reconnaît Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France. « Ils ont fait un grand match. Ils ont pris dans les bases du rugby, dans les essentiels, au moins deux tiers du match. Le dernier tiers, il est pour nous. Mais ça ne suffit pas parce qu’on reste à 10 points. Les bases du rugby, ça veut dire tout ce qui est conquête, engagement, agressivité, présence collective sur les ballons à gagner en l’air ou au sol. Et puis aussi une équipe qui jouait en avançant avec la possession, et une équipe qui jouait en reculant sans la possession », poursuit-il.

    Le sélectionneur est conscient que le début de match s’est résumé à une succession de petits signaux défavorables au XV de France, alors qu’ils tournaient jusque-là en faveur des Bleus : un en-avant de Thomas Ramos sur un ballon haut, des passes qui ne trouvent pas destinataire, des fautes dans des zones décisives… Au milieu de cette multitude de scories, l’ailier Darcy Graham s’est faufilé jusqu’à l’en-but pour aplatir (5e), devenir le meilleur marqueur d’essais de l’histoire de la sélection écossaise, et surtout permettre à son équipe de mener face à la France, ce qu’aucune nation n’avait encore réalisé depuis le début du Tournoi.

    Meilleur second acte

    Un avant-goût d’un après-midi en enfer, ou rien ou presque n’est allé dans le sens de Français démunis et agacés par la tournure des événements. Au cœur d’un match manqué, Dupont a tenté de sonner la révolte, en arrachant le ballon des bras du capitaine adverse Sione Tuipulotu et permettre à Louis Bielle-Biarrey de remettre les deux équipes à égalité, en marquant pour le neuvième match d’affilée dans le Tournoi (7-7, 18e). Le Bordelo-Béglais s’est mué en passeur quatre minutes plus tard, d’un coup de pied rasant malin pour Attissogbe (14-7, 22e). Mais cet avantage de courte durée s’est révélé être un leurre. Vexée, l’Écosse s’est rebellée avec la manière, forçant les Bleus à défendre et à se mettre à la faute. Une faute de Jegou ? Finn Russell trouve la touche, et Kyle Steyn réduit l’écart (14-12, 26e). Une autre de Marchand ? Les Écossais lancent le rouleau compresseur et repassent devant, grâce à Schoeman, avec en prime un carton jaune infligé à Matthieu Jalibert. Derrière à la pause, les Français ont explosé au retour des vestiaires dans des proportions extraordinaires. Le n°9 de Toulon Ben White, vainqueur de son duel avec Dupont, a allumé la première mèche puis Steyn et Graham se sont offert un doublé chacun face à une arrière-garde aux abois, avant que Tom Jordan n’alourdisse la note.

    « Là, à chaud, on est plutôt sur des pensées… Mais c’est clair qu’on est premiers, on a la possibilité de gagner la compétition », lance Galthié, déterminé à soulever le titre mythique.

  • Rugby-VI Nations : la France maîtrise la fougue italienne

    Rugby-VI Nations : la France maîtrise la fougue italienne

    Sur le papier, le score indique qu’il n’y a pas photo concernant le succès du XV de France.

    Mais dans les faits, les hommes de Fabien Galthié ont joué avec les nerfs de leurs supporters, dans un stade Pierre-Mauroy qui a frissonné lorsque l’Italie, en fin de première période, est venue titiller la défense tricolore sur son en-but.

    Heureusement, l’expérience a fait pencher la balance côté bleu. Avec un avantage de onze points à la pause, les Français se rapprochaient d’un troisième succès et pouvaient encore miser sur un potentiel Grand chelem.

    Néanmoins, grâce à une mêlée surpuissante, la squadra azzura fera trembler les Bleus durant une première moitié de seconde période à l’avantage des Italiens, exceptionnellement en rouge dimanche.

    Jusqu’à ce que Gaël Dréan jaillisse pour inscrire son premier essai, le quatrième pour le XV de France, son premier pour sa première cape. Transformé par Thomas Ramos, il soulageait un collectif qui terminait sur un dernier essai, synonyme de victoire bonifiée.

    Après trois matches, les Bleus sont en tête avec 15 points. L’Écosse suit avec 11 points.

    France 33 (19)

    Italie 8 (8)

    3e journée du tournoi des VI Nations.

    Stade Pierre-Mauroy.

    FRANCE : 5 essais de Bielle-Biarrey (4), Méafou (15), Ramos (29), Dréan (72), Gailleton (77), 4 transformations de Ramos (4, 29, 72, 77).

    ITALIE : 1 essai de Capuozo (32),
    1 pénalité de Garbisi (40).

    Avertissement : Lynagh (71).

    3e journée

    Angleterre – Irlande 21-42

    Pays de Galles – Écosse 23-26

    France – Italie 33-8

  • XV Bleus prêts pour la passe de trois

    XV Bleus prêts pour la passe de trois

    On prend (presque) les mêmes et on recommence. C’est ce que l’on peut retenir des choix de Fabien Galthié pour affronter l’Italie, dimanche, à l’occasion de la troisième journée du Tournoi des VI Nations.

    Dans son quinze de départ, le sélectionneur tricolore n’a changé que deux joueurs par rapport à son équipe victorieuse au Pays de galles. Il relance les deuxièmes lignes toulousains Thibaud Flament et Emmanuel Méafou.

    Le premier, non disponible lors de la victoire contre l’Irlande (36-14), était revenu sur le banc lors de la démonstration contre le pays de Galles (54-12), qui a placé la France seule en tête du classement. Son compère Emmanuel Méafou avait été sur le banc à chaque fois, Fabien Galthié ayant préféré une paire plus mobile avec Charles Ollivon et Mickaël Guillard, qui basculent cette fois sur le banc.

    Les deux changements sont les seuls dans le quinze de départ, le sélectionneur faisant confiance à son équipe qui a parfaitement entamé le Tournoi. Le choix de cette deuxième ligne peut s’expliquer par la forte impression laissée par la mêlée italienne depuis deux matches, qui nécessite d’avoir plus de puissance dès le début de la rencontre côté français.

    « Il y a, dans ce paquet d’avant, des joueurs qui jouent ensemble dans leurs clubs, des habitudes, (…) la mêlée, c’est subtil. Ce sont des sensations, des ressentis, des liaisons. C’est une affaire de précision, la mêlée », a défendu Fabien Galthié en conférence de presse.

    Onzième levée en vue

    Seule sélection à avoir gagné ses deux premiers matches, la France est aussi la dernière à pouvoir prétendre au Grand Chelem dans l’édition 2026 du Tournoi. Quatre autres nations (Italie, Écosse, Angleterre, Irlande) ont déjà connu au moins une fois la défaite. Alors que les Gallois sont distancés.

    Le XV de France, lui, sait ce qu’il doit faire pour réussir le onzième Grand Chelem de son histoire, distinction après laquelle ils courent depuis 2022 : écarter l’Italie qui, d’après Fabien Galthié, « a le potentiel pour gagner le Tournoi ». Et, ensuite, s’imposer en écosse. Ce qui lui donnerait le droit de disputer une finale pour le titre et le Grand Chelem contre l’Angleterre, le 14 mars, au Stade de France.

    Le manager des Bleus comptera sur la paire palloise Emilien Gailleton et Fabien Brau-Boirie, testée victorieusement à l’Arms Park de Cardiff, pour dynamiser ses lignes arrières. Et sur un pack galvanisé par les retours de ses deuxièmes lignes toulousains pour contenir la puissance transalpine, qui a eu raison de l’écosse en ouverture du Tournoi.

    Des Bleus qui suivront les prestations de l’Angleterre face à l’Irlande (15h10) et de l’Écosse au Pays de galles (17h40), samedi.

    3e journée du Tournoi des VI Nations

    Dimanche, 16h10, stade Pierre-Mauroy, à Lille.

    Arbitre : Andrew Brace.

    FRANCE : Ramos – Attissogbe, Gailleton, Brau-Borie, Bielle-Biarrey – Jalibert (o), Dupont (m) – Jégou, Jelonch, Cros – Méafou, Flament – Aldegheri, Marchand, Gros.

    ITALIE : Pani – Lynagh, Menoncello, Marin, Ioane – Garbisi (o), Fusco (m) – Zuliani, L. Cannone, Lamaro – Zamboni, N. Cannone – Ferrari, Nicoterra, Fischetti.

  • Six Nations : Nouchi au tournant du Tournoi

    Six Nations : Nouchi au tournant du Tournoi

    Fabien Galthié bouscule les habitudes. Et les cadres de l’équipe de France. Le centre Gaël Fickou, le plus capé (98 sélections), Damian Penaud, recordman d’essais, ou Greg Alldritt, vice-capitaine, sont la preuve des perpétuelles questions et remises en cause du sélectionneur de l’équipe de France. À moins de deux ans de la Coupe du monde en Australie (1e octobre – 13 novembre 2027), il n’a pas hésité à écarter ces trois joueurs pour préparer le prochain Tournoi des six nations et le premier rendez-vous devant l’Irlande.

    Peu à peu, Fabien Galthié injecte du sang neuf, puise notamment parmi les champions du monde U20 sacrés en Afrique du Sud lors de l’été 2023. Le capitaine des Bleuets n’était autre que le Montpelliérain Lenni Nouchi, troisième ligne aussi polyvalent que moderne.

    « Attissogbe, Gourgues, Brau-Boirie, Depoortere, Moefana ou Barassi sont des joueurs qu’on connaît très bien. C’est la même chose pour Lenni Nouchi. Il doit avoir une opportunité, voire plusieurs. Il faut que ces potentiels jouent, qu’ils aient la possibilité de se tromper, qu’ils n’aient pas que l’obligation de réussir » expliquait à l’aube du Tournoi le patron des Bleus.

    Appelé parmi les 42 joueurs dans une relative indifférence, Lenni Nouchi (22 ans) a fait bouger les lignes, notamment au cœur d’une troisième ligne pourtant très dense. Et bénéficie d’une chance qu’il aspire à saisir. « Je suis content de pouvoir aller (en équipe de France) et ne pas avoir de pépins physiques. C’est une sorte de récompense parce que j’ai essayé de mettre les choses en place pour y aller. Ce n’est pas une finalité en soi, j’y vais pour essayer de jouer et m’appuyer sur mon début de saison »promettait-il peu après l’annonce de la sélection.

    Depuis le début de saison, le jeune capitaine de Montpellier éclabousse de sa classe le Top 14. Et draine dans le sillage de son ambition une équipe présente parmi les six premiers à dix journées de la fin et un club en plein renouveau.

    Retardé dans sa montée en puissance, il affiche sa plénitude depuis le début de saison où il rayonne dans tous les secteurs de jeu. En treize rencontres de championnat, il a inscrit six essais, dont un doublé face à Bordeaux-Bègles, et révèle un peu plus ses talents offensifs.

    « Lenni, c’est la cerise

    sur le gâteau »

    Nouchi ne vient pas de nulle part. Coup sur coup, il avait été contraint de décliner sa sélection pour la tournée d’automne et de renoncer à celle en Nouvelle-Zélande, l’été dernier. Avant ce double forfait, le troisième polyvalent avait affiché des promesses à ses débuts internationaux lors de la funeste tournée en Argentine à l’été 2024, marquée par diverses affaires.

    Contrat prolongé, par-delà l’offre de Toulon, quatrième saison en Top 14, registre élargi en troisième ligne : Nouchi a pris une nouvelle dimension cette saison pour s’affranchir de pépins physiques et tracer sa voie vers les sommets. Placé dans les meilleures conditions par le manager du MHR Joan Caudullo, il bénéficie aussi de la confiance de partenaires à l’œil aussi expérimenté qu’aiguisé que le 3e ligne anglais : Billy Vunipola (33 ans, 74 sélections).

    « Lenni, c’est la cerise sur le gâteau ! On a des avants qui peuvent faire le sale travail. Mais Lenni est particulier. C’est super de pouvoir jouer avec lui parce que vous savez qu’il peut sortir un truc spécial à tout moment. On l’a vu cette saison faire des trucs incroyables. Je suis très heureux pour lui qu’il puisse jouer avec la France. Il n’a que 22 ans, mais il a le talent et le tempérament d’un joueur international. Et je pense que s’il a la confiance des entraîneurs, et apparemment il l’a, il peut faire de grandes choses » loue Billy Vunipola

    Sa sélection en équipe de France, précédée de celle du pilier Baptiste Erdocio, éclaire la marche avant de Montpellier, replacé à la 5e place du Top 14 à dix journées de la fin et désireux de tourner le dos à plusieurs saisons difficiles. « J’ai la sensation qu’on a mis toutes les choses en place pour que Lenni soit international. Cela prouve qu’on est en capacité à être international à Montpellier, de le devenir même si certains viennent ici et le sont encore une nouvelle fois. On arrive à faire émerger des joueurs internationaux comme Maël Moustin, Baptiste Erdocio, Tyler Duguid…On arrive encore à plaire et à voir des joueurs qui sont en capacité d’être internationaux. C’est un élément positif à l’image de Lenni qui a bien évolué depuis quelque temps » souligne Joan Caudullo, qui plaide pour la reconnaissance des progrès de ses joueurs. Et se fait l’avocat d’un club montpelliérain dont il restaure la vitrine. Et l’image.

  • Les Bleus remettent en jeu leur trophée et veulent marquer leur territoire

    Les Bleus remettent en jeu leur trophée et veulent marquer leur territoire

    À deux ans de la prochaine Coupe du Monde, le XV de France, champion d’Europe en titre, veut déjà sortir les griffes. Le sélectionneur Fabien Galthié l’avait promis après une tournée de novembre mitigée. L’équipe de France sera plus performante au Tournoi des VI nations, son véritable juge de paix hors année de Coupe du monde.

    Voilà donc ses Bleus au pied d’une chaîne de cinq montagnes, avec une première ascension pas des plus simples, l’Irlande. Mais le XV de France dispose de tous les atouts pour réussir son périple, crampons aux pieds.

    Un équipement de luxe, avec les retours des cadres François Cros, Yoram Moefana et surtout du capitaine Antoine Dupont. Une carte favorable avec trois réceptions et l’expérience de la victoire de l’an passé avec son lot de records, comme celui du plus grand nombre d’essais inscrits dans une seule édition (30).

    De quoi en faire les favoris de cette édition, de l’avis de la plupart de leurs concurrents, même si les Anglais, avec leur série en cours de onze victoires, ne sont pas loin.

    France – Irlande

    1e journée du Tournoi des VI Nations.

    Stade de France, 21h10.

    Arbitre : Karl Dickson.

    FRANCE : Ramos – Attissogbe, Depoortere, Moefana, Bielle-Biarret – Jalibert ( o ), Dupont ( m ) – Jégou, Jelonch, Cros – Guillard, Ollivon – Aldégheri, Marchand, Gros.

    IRLANDE : Osborne – O’Brien, Ringrose, McCloskey, Stockdale – S. Prendergast ( o ), Gibson-Park ( m ) – C. Prendergast, Doris, van der Flier – Beirne, McCarthy – Clarkson, Sheehan, Loughman.

    1e journée

    – Italie – Ecosse sam 15h10

    – Galles – Angleterre sam 17h40

  • Fabien Galthié compte sur le talent des Toulonnais pour les Six Nations

    Fabien Galthié compte sur le talent des Toulonnais pour les Six Nations

    Avec 42 pressentis, on s’attendait à voir apparaître quelques régionaux dans la liste de Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France. Ce dernier ne nous a pas déçus, en convoquant pas moins de cinq Toulonnais afin de préparer le début du tournoi des Six Nations : Jean-Baptiste Gros et Dany Priso chez les piliers gauches, Charles Ollivon parmi les troisièmes lignes, Baptiste Serin chez les demi-de-mêlées et Gaël Dréan parmi les ailiers.

    Si Gros (40 sélections), Ollivon (48) et Serin (46) sont plus habitués du maillot tricolore, Priso (17) et surtout Dréan, la fusée varoise qui multiplie les essais, aussi bien en Top 14 qu’en Champions Cup, ont mérité leur place. Convoqué à de nombreuses reprises avec le XV de France ces derniers mois, le Morbihannais de 25 ans n’a pourtant pas encore fait ses débuts chez les Bleus. Ça pourrait être enfin la bonne le 5 février lors du premier match du tournoi des Six Nations, au Stade de France, contre l’Irlande.

    Hawkes a perdu ses ailes

    Annoncé par Rugbyrama comme l’une des grandes surprises de la liste, le polyvalent pilier droit, Malachi Hawkes, prêté cette saison par le Stade Toulousain à Provence Rugby, n’a finalement pas été convoqué par Fabien Galthié. Le natif de Sydney, en Australie, arrivé dans la ville rose à l’âge de 18 ans, s’impose comme l’un des éléments forts de la formation provençale en Pro D2. Il était ainsi pressenti pour faire partie de l’aventure et suivre l’exemple de Paul Mallez, qui avait participé l’été dernier à la tournée en Nouvelle-Zélande.