Une trentaine de personnes s’est élancée depuis Saint-Léger-les-Mélèzes pour une ascension d’une quinzaine de kilomètres. Parmi les participants, quelques skieurs connus, comme Alizée Baron, Jade Grillet-Aubert et Terence Tchiknavorian. « Une immense fierté », explique Sébastien Rouit, maire de la commune et moniteur de l’ESF, présent dans le peloton. Ils incarnent, selon lui, « l’esprit de nos montagnes : le partage, l’engagement et la passion ».
Tag: Tour de France
-
![[Tour de France] Tadej Pogacar se rapproche d’une cinquième couronne](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/689208a3d64090452c9771c422bea67a.jpg)
[Tour de France] Tadej Pogacar se rapproche d’une cinquième couronne
Personne ne peut rivaliser avec lui lorsqu’il évolue au sommet de son art. Au cœur d’une foule immense, Tadej Pogacar a effacé un retard de 3 min 30 au pied de l’ultime ascension pour avaler ses adversaires un à un et décrocher sa 26e victoire d’étape sur le Tour de France, la première de sa carrière à l’Alpe d’Huez.
« C’est vraiment cool de gagner ici », lance-t-il. « L’atmosphère était folle pendant toute la montée et c’est grâce à toute l’équipe que j’ai pu la pousser au fond à l’arrivée. Je courais pour mes coéquipiers aujourd’hui, je suis vraiment content de gagner. Quand j’ai entendu que certains coureurs lâchaient au moment où Felix (Grosschartner) imprimait un gros rythme au pied de la montée, je savais qu’on allait y aller à fond pendant toute l’ascension parce que l’échappée était super forte. Au pied, dans les premiers kilomètres, j’avais de bonnes jambes et il ne restait pas beaucoup de gars qui auraient pu suivre donc j’y suis allé. J’y suis allé à fond jusqu’au sommet, avec Adam (Yates) au milieu qui m’a donné du boost, je suis très heureux qu’il soit de retour. »
Le Slovène a devancé le Français Lenny Martinez et l’Équatorien Richard Carapaz de 6 et 9 secondes grâce à une accélération foudroyante à la flamme rouge. Les deux hommes ont payé leur excès de prudence, s’étant trop observés dans les derniers kilomètres de l’ascension.
Derrière, Remco Evenepoel a conforté sa place de dauphin au classement général en se détachant dans le final du groupe des prétendants au podium. Le Belge a terminé à 2 min 29 du vainqueur, reprenant quelques secondes à Isaac del Toro (2 min 41) et à Paul Seixas (2 min 45).
Au classement général, Pogacar possède désormais 7 min 11 d’avance sur Evenepoel, 9 min 42 sur Del Toro et 10 min 06 sur Seixas, à la veille de l’étape-reine qui se conclura, elle aussi, à l’Alpe d’Huez, cette fois après le passage par le col de Sarenne.
Lenny Martinez profite quant à lui de son échappée et de la défaillance de Juan Ayuso, distancé dès les premières pentes de l’Alpe d’Huez, pour gagner deux places et grimper au cinquième rang du classement général, à treize minutes du maillot jaune.
Le grimpeur français pourra toutefois nourrir quelques regrets. Plus entreprenant dans l’ascension finale, il aurait sans doute pu offrir à la France sa première victoire d’étape de cette 113e édition. Trop attentiste, Martinez s’est contenté de répondre aux offensives de Richard Carapaz sans jamais prendre l’initiative.
Les deux hommes ont longtemps joué au chat et à la souris, en compagnie de Sepp Kuss, auteur d’une montée parfaitement maîtrisée. Le trio constituait la pointe d’une échappée de 42 coureurs partie sous un soleil radieux et portée par un public venu en masse sur les pentes mythiques de l’Alpe d’Huez, en Isère.
Au pied de la montée finale, une douzaine d’échappées disposaient encore de 3 min 30 d’avance sur le petit peloton du maillot jaune. Déterminé à inscrire son nom au palmarès de l’étape, Pogacar est passé à l’offensive à 12 kilomètres de l’arrivée. Le Slovène a alors commencé à dévorer les coureurs partis à l’avant, tel un Pac-Man jaune insatiable.
Il s’est d’abord appuyé sur son coéquipier Adam Yates, présent dans l’échappée et visiblement remis de sa gastro-entérite, avant de poursuivre son effort en solitaire au milieu d’une foule compacte pour aller chercher sa cinquième victoire d’étape dans ce Tour de France 2026.
« J’ai dû me battre contre de très bons coureurs mais ils se couraient après à la fin, ça m’a permis de revenir et de remporter l’étape. Nous y allons étape après étape, [samedi], c’est l’étape reine du Tour et j’espère que la dernière étape à Paris sera une belle journée ensoleillée. [Samedi] c’est la journée la plus dure du Tour », prévient Pogacar, décidé à garder son maillot jaune jusqu’au bout, et ainsi, décrocher sa cinquième étoile.
-

Le Vaucluse labellisé par le Tour de France
En lien avec ce double événement, mais pas que, Amaury sport organisation [organisateur du Tour de France] a labellisé « deux vélos » le Département. Ce prix, jusque-là réservé aux Villes, a été ouvert aux Départements cette année. « Cette distinction vient récompenser l’ensemble des politiques publiques vauclusiennes en matière de vélo menées de longue date », se félicite le Conseil départemental. Les 165 km cumulés des 3 vélos-routes ont ainsi été salués.
-
![[Tour de France] Richard Carapaz le plus fort dans les Hautes-Alpes](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/0d5968248236037a1900b5bc58c14cb0.jpg)
[Tour de France] Richard Carapaz le plus fort dans les Hautes-Alpes
Un maillot de leader a failli changer d’épaules après l’arrivée à Orcières- Merlette.
Ce n’est pas le jaune, qui reste solidement sur celles de Tadej Pogacar. Mais après l’avoir virtuellement cédé définitivement au sommet d’Orcières-Merlette, le Slovène l’a finalement conservé, bénéficiant d’une défaillance de Valentin Paret-Peintre dans les deux derniers kilomètres.
Le Français était parti chasser les points, après avoir pris le bon wagon en suivant Richard Carapaz. L’Équatorien était le mieux classé des six qui ont attaqué. Mais sa douzième place, à plus de 25 minutes du maillot jaune, ne constituait pas un grand danger pour Tadej Pogacar.
La chasse aux pois rougesAccompagné des coureurs du top 10, le champion du Monde a géré sa course, gardant un œil sur Remco Evenepoel, son dauphin, et secondé par Isaak del Toro, à la lutte avec Paul Seixas pour le maillot blanc et la troisième place sur le podium.
Entre la tête de course et les leaders, deux autres groupes s’étaient intercalés. Celui d’Egan Bernal restait en embuscade, ses sept membres, dont le local Nicolas Breuillard, naviguait à une minute trente derrière. Alors que le groupe du maillot vert Mads Pedersen pointait à plus de quatre.
Devant Valentin Paret-Peintre continuait sa chasse aux points. Comptant sur les deux derniers cols du jour et les douze points à aller chercher, notamment la montée d’Orcières-Merlette classée première catégorie, pour combler ses sept unités de retard sur Tadej Pogacar.
Dans la côte de Saint-Léger-les-Mélèzes, Brandon McNulty mettait pied à terre. Le lieutenant de Tadej Pogacar ne s’était pas remis de son accident dans le contre-la-montre de mardi. Classée en troisième catégorie, cette difficulté voyait le groupe maillot jaune accélérer et grignoter un peu de son retard, revenant sur celui du maillot vert. Tout comme les groupes intermédiaires pouvaient espérer revenir se mêler à la lutte pour la victoire.
Au sommet de Saint-Léger-les-Mélèzes, Valentin Paret-Peintre passait encore le premier. Le maillot à pois était à portée de main. Il lui fallait résister encore 19 kilomètres et terminer sur le podium pour cela. Le Français et ses compères d’échappée avaient encore cinq minutes d’avance à l’attaque de la montée d’Orcières-Merlette. Alors que le peloton avalait Mads Pedersen et ses compagnons.
À quatre kilomètres de la ligne Valentin Paret-Peintre et Richard Carapaz lançaient l’attaque finale. L’Equatorien en gardait sous la pédale pour une nouvelle accélération, à trois kilomètres d’Orcières-Merlette, alors que Valetin Paret-Peintre montrait des signes de fatigue.
Richard Carapaz passe sous la flamme rouge du dernier kilomètre avec trente-six secondes d’avance. Avant de franchir en solitaire la ligne. Valentin Paret-Peintre, après avoir tout donné, termine quatrième, et laisse la tête du classement de la Montagne à Tadej Pogacar pour un point.
La Grande boucle revient à l’Alpe d’Huez
Les rescapés s’élanceront de Gap pour rejoindre, après 127,9 kilomètres de haute montagne, une arrivée mythique.
Les derniers 13,8 kilomètres de la 19e étape seront sur la fameuse route départementale 211, célèbre pour ses 21 lacets et une montée à 7,9% de moyenne. Les fans auront reconnu la côte finale menant à l’Alpe d’Huez.
Depuis 2022, le peloton n’y était pas revenu. Mais pour cette édition, les coureurs auront droit à deux arrivées. Fausto Coppi fut le premier à s’y imposer. Tout comme Joop Zoetemelk, Bernard Hinault ou encore Lucho Herrera.
Tadej Pogacar sait ce qu’il lui faut faire pour les rejoindre dans la légende du site.
-
![[C’est l’été] Arrivée du Tour de France à Orcières](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/951e6c8015a65fe9190cfc096a3e8acd.jpg)
[C’est l’été] Arrivée du Tour de France à Orcières
Cet espace sera dédié à l’animation, au partage et à la célébration du cyclisme. Au programme : diffusion de l’étape en direct sur écran géant, animations grand public et ambiance festive.
Tout au long de la journée.
Gratuit. -
![[Tour de France] Jasper Philipsen retrouve la lumière du Dauphiné](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/950e8eea98e4c25c61a164ad709a7f58.jpg)
[Tour de France] Jasper Philipsen retrouve la lumière du Dauphiné
Parfaitement lancé par Mathieu Van der Poel, le sprinteur belge d’Alpecin Jasper Philipsen a devancé le Suisse Mauro Schmid et le Néerlandais Olav Kooij mercredi pour décrocher sa 11e victoire sur le Tour de France, la première de son édition 2025.
Très ému à l’arrivée, Philipsen a laissé éclater son soulagement après une première partie de Grande Boucle particulièrement difficile.
« Après de telles montagnes russes d’émotions sur ce Tour de France, j’ai dû attendre la 17e étape, souffle-t-il. Je m’étais bien préparé, mais je n’étais pas dans la forme de ma vie. Les premières étapes ont été horribles. Je n’arrivais pas à retrouver les sensations que j’espérais. Gagner après 17 étapes, c’est vraiment important pour l’équipe, qui a continué à croire en moi. J’étais déçu et frustré de ne pas avoir réussi à m’imposer jusque-là. »
Les principaux favoris du classement général, à commencer par le maillot jaune Tadej Pogacar, ont franchi la ligne dans un deuxième groupe, tranquillement arrivé avec près de neuf minutes de retard.
Cette victoire constitue le deuxième succès d’Alpecin-Deceuninck dans cette 113e édition du Tour, après celui de Mathieu Van der Poel à Ussel. Elle porte également à six le nombre de victoires belges sur cette Grande Boucle, en comptant les trois succès au sprint de Tim Merlier – depuis contraint à l’abandon – et les deux victoires de Remco Evenepoel.
Pour Philipsen, ce succès représente un immense soulagement après avoir accumulé les places d’honneur depuis le départ du Tour. Le Belge est resté de longues secondes allongé sur le sol à l’arrivée, savourant pleinement son triomphe.
« Cette victoire m’a coûté quelques années de vie. Je me suis battu entre les deux groupes. À un moment, je pensais que l’étape était perdue, mais l’équipe a continué d’y croire et a construit un plan. Les gars ont été incroyables et m’ont parfaitement amené jusqu’à la ligne d’arrivée », sourit-il.
Grâce à cette victoire, Philipsen réalise également une excellente opération au classement du maillot vert. Il revient à seulement sept points du leader Mads Pedersen, lui aussi présent dans le groupe de tête et huitième de l’étape.
Une étape débridéeLa journée avait été particulièrement mouvementée, marquée par une succession d’attaques qui ont rapidement morcelé le peloton. Même Isaac Del Toro, troisième du classement général, a été momentanément piégé.
Un groupe de seize coureurs, parmi lesquels Mathieu Van der Poel et l’infatigable Quinn Simmons, a longtemps semblé pouvoir aller au bout. Mais il a finalement été repris par un groupe de six coureurs comprenant notamment Mads Pedersen et Jasper Stuyven.
Ce dernier a tenté sa chance en solitaire dans le final, avant d’être repris à un peu plus de trois kilomètres de l’arrivée, dans la côte de la Commanderie.
Dans les derniers kilomètres, Van der Poel a une nouvelle fois joué son rôle de poisson-pilote de luxe. Le Néerlandais a neutralisé les différentes offensives avant de placer Philipsen dans les meilleures conditions. Sur la dernière ligne droite, le Belge a jailli avec puissance pour s’imposer largement, les deux poings levés. Désormais, Philipsen vise le classement par points : « Les prochaines étapes seront difficiles, mais je vais me battre jusqu’à Paris pour le maillot vert. »
Au classement général, Tadej Pogacar conserve son maillot jaune avec 4’32’’ d’avance sur Remco Evenepoel. Le Slovène devance toujours Isaac Del Toro et le Français Paul Seixas avant la première des trois étapes alpestres, prévue jeudi.
-
![[Tour de France] Evenepoel pédale plus vite que son ombre en Haute-Savoie](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/65102f6780d6643cd358f0f4efe0ff34.jpg)
[Tour de France] Evenepoel pédale plus vite que son ombre en Haute-Savoie
Le jour de la fête nationale belge, Remco Evenepoel s’est offert un nouveau coup d’éclat sur le Tour de France. Mardi, le coureur de Red Bull-Bora a remporté la 16e étape, un contre-la-montre de 26,1 kilomètres disputé entre Évian et Thonon-les-Bains, en signant le meilleur temps devant Tadej Pogacar et Mattias Skjelmose.
Véritable référence mondiale dans l’exercice chronométré, le Belge a survolé le parcours avec 28 secondes d’avance sur le Slovène, maillot jaune, et 1’04 sur le Danois Skjelmose, auteur d’une performance inattendue à ce niveau.
« C’est incroyable, c’était vraiment un super contre-la-montre. Beaucoup de monde était là, ma femme et mes parents aussi. C’est un jour très spécial, surtout un jour de fête nationale belge. J’ai appris que mon coéquipier Florian Lipowitz était tombé et avait dû abandonner, et cela m’a rendu triste. J’avais encore plus envie de gagner après cette annonce. Je suis vraiment fier et très heureux d’avoir remporté cette étape, et surtout d’avoir gagné deux étapes de suite », a déclaré Remco Evenepoel après sa victoire.
Le jeune Français Paul Seixas a une nouvelle fois confirmé son immense potentiel en prenant la quatrième place, à 1’16 du vainqueur, juste devant le Mexicain Isaac Del Toro. La journée a en revanche été marquée par l’abandon de l’Allemand Florian Lipowitz, cinquième du classement général au départ de l’étape, victime d’une chute.
Deuxième du classement général, Evenepoel profite de ce succès pour réduire légèrement son retard sur Pogacar. Le Belge revient désormais à 4’32 du maillot jaune.
« J’étais très bien dès le départ. J’ai regardé mon compteur et j’ai vu que j’avais de bonnes sensations. J’ai rapidement compris que j’avais pris un bel avantage, tout en sachant que Tadej réalisait aussi un très bon chrono. J’ai ensuite bien négocié la descente et j’ai senti que je pouvais le laisser derrière moi. Je suis très heureux, même si l’abandon de Lipo rend cette victoire particulière. C’est une sensation incroyable d’être dans une telle condition physique en troisième semaine du Tour de France », a expliqué le Belge.
Pogacar reste maîtreMalgré cette nouvelle démonstration, Evenepoel refuse de s’enflammer et estime que Pogacar reste le grand favori : « Il est en route pour une cinquième victoire dans le Tour de France. »
Cette victoire est la deuxième d’Evenepoel dans cette 113e édition de la Grande Boucle, après son succès impressionnant dimanche au sommet du plateau de Solaison. Dans les contre-la-montre, le Belge continue d’affirmer une domination exceptionnelle : il compte déjà trois titres de champion du monde et une médaille d’or olympique, remportée à Paris.
Il s’agit de la 26e victoire de sa carrière dans un contre-la-montre, et de son troisième succès dans l’exercice sur le Tour de France après Gevrey-Chambertin en 2024 et Caen l’an dernier.
Surnommé « l’homme-obus » pour ses qualités aérodynamiques hors normes, Evenepoel a mené la course de bout en bout sur un tracé exigeant composé de trois secteurs distincts : une longue ascension d’environ 10 km, une descente rapide et technique, puis une portion finale parfaitement plate jusqu’à l’arrivée.
« Les plus dures étapes arrivent, elles ne sont pas passées encore », prévient le Flamand. « J’étais bien en début de Tour, mais là je sens que je suis de mieux en mieux. J’avais besoin de trouver le rythme de la course à nouveau », ajoute-t-il.
Pogacar a lui aussi réalisé un excellent chrono, même s’il a frôlé la chute dans le même virage où Lipowitz a été victime de son accident.
Paul Seixas, encore impressionnant, confirme sa place parmi les grands espoirs du cyclisme mondial. Il devance une nouvelle fois Isaac Del Toro, qu’il talonne désormais au classement général pour la quatrième place.
En revanche, Juan Ayuso a connu une journée plus difficile. L’Espagnol a concédé 2’22 à Evenepoel et, cinquième au général, compte désormais plus de deux minutes de retard sur Seixas.
Nouvelle vague de contrôles
Plusieurs équipes du Tour de France, dont Red Bull Bora, Decathlon CMA CGM et Groupama-FDJ, ont reçu la visite des inspecteurs de l’International Testing Agency (ITA) lors de la journée de repos, lundi soir, pour des contrôles.
Contrairement à ceux subis en pleine nuit par Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar, jugés « inhumains » par de nombreux coureurs, les tests de lundi ont été effectués à des heures plus traditionnelles, dans la soirée, même si certains athlètes étaient déjà au lit. L’équipe Decathlon CMA CGM de Paul Seixas a, elle, reçu la visite des contrôleurs de l’ITA « en début de soirée », tout comme Groupama-FDJ.
-
![[Tour de France] Pogacar vers le sacre, Seixas à la conquête du podium](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/bb5262d9947d5537d9853b6513a005bb.jpg)
[Tour de France] Pogacar vers le sacre, Seixas à la conquête du podium
L’abandon de Jonas Vingegaard dimanche est venu rappeler que rien n’est jamais joué sur la Grande Boucle. Mais, malgré les dernières étapes alpestres encore au programme, il paraît désormais difficile d’imaginer, sauf incident, Tadej Pogacar privé d’un cinquième sacre sur le Tour de France. Avec près de cinq minutes d’avance sur Remco Evenepoel, le Slovène pourrait même se rapprocher des plus grandes démonstrations de l’histoire, à l’image d’Eddy Merckx en 1969 (+17’54’’ sur Roger Pingeon) ou de Bernard Hinault en 1981 (+14’34’’ sur Lucien Van Impe).
Son principal frein pourrait finalement être sa volonté d’aider son jeune coéquipier et protégé Isaac Del Toro à remporter des étapes et décrocher une place sur le podium. Une générosité qui lui a peut-être déjà coûté deux victoires supplémentaires, à Montjuïc et au plateau de Solaison. Il reste ainsi bloqué à quatre succès d’étape, encore loin du record de huit victoires lors d’une même édition.
Peloton de chocQuoi qu’il arrive, le prodige français réalise déjà un Tour exceptionnel. Plus jeune coureur au départ depuis 1937, le Lyonnais de 19 ans a franchi avec brio le cap des deux semaines de course, une première pour lui, et occupe désormais la quatrième place du classement général, à 6’23’’ de Tadej Pogacar et seulement 25 secondes du podium.
Peut-il encore grimper dans la hiérarchie ? L’abandon de Jonas Vingegaard a redistribué les cartes et ils sont désormais cinq à se disputer les deux dernières places sur le podium : Remco Evenepoel (2e à 5’00’’), Isaac Del Toro (3e à 5’58’’), Paul Seixas (4e à 6’23’’), Florian Lipowitz (5e à 6’48’’) et Juan Ayuso (6e à 7’28’’). Dimanche, le leader de Decathlon CMA CGM a toutefois concédé quelques secondes à Evenepoel et Del Toro. Mais le Belge comme le Mexicain ont déjà montré certaines limites et devront éviter toute défaillance dans les Alpes, notamment lors de l’avant-dernière étape, annoncée comme redoutable. Seixas devra lui aussi résister. La bataille pour le podium promet d’être passionnante.
Etape du jour (n°16) : entre Evian-les-Bains et Thonon-les-Bains (174,7km, D+ 2200m).
-

Paul Seixas sort les griffes et se rapproche du podium
Inaccessible, intouchable, impitoyable, Tadej Pogacar écrase encore et toujours la concurrence.
Samedi comme dimanche, le porteur du maillot a de nouveau fait preuve d’une maîtrise absolue. En s’offrant une quatrième victoire d’étape au sommet du Markstein puis en terminant deuxième à Solaison – Brison, qui lui permet de se rapprocher un peu plus d’un cinquième succès final, dimanche prochain à Paris.
Dans la partie finale du col du Haag, à 7,5 km de l’arrivée, dans les pentes les plus sévères de cet ancien chemin forestier transformé en piste cyclable, au menu du peloton pour la première fois, le champion du Monde a façonné une vraie merveille.
Cette fois encore personne n’a réussi à le suivre. Néanmoins, le spectacle a été total derrière. Avec dans le rôle phare Paul Seixas, qui compte plus que jamais se mêler à l’affaire après une nouvelle démonstration de force absolument bluffante.
Le coureur de la CMA/CGM bascule dans le top 5 du général et décroche le maillot blanc de meilleur jeune. De quoi entamer la dernière semaine dans les meilleures conditions possibles.
Lourde chute
de VingegaardDimanche, l’étape devant amener le peloton dans les Alpes a débuté très tôt. Avec des contrôles antidopage dès 2 heures du matin pour Jonas Vingegaard, et 5 heures pour Tadej Pogacar. « Comme je me couche toujours tard, ça a été un vrai choc pour moi de n’avoir dormi que quatre heures » a confessé le leader du général au quotidien L’équipe. « J’ai quand même passé une matinée plutôt sympa. Impossible de me rendormir, alors je me suis posé tranquillement, j’ai écouté quelques vieux classiques d’Eminem et je me suis préparé plusieurs cafés. Résultat, j’ai abusé de la caféine et je suis prêt à attaquer la journée. Ce n’était vraiment pas agréable d’être réveillé en plein milieu d’un beau rêve. »
Sur la route, si l’états-unien Quinn Simmons s’est montré dans le Salève, c’est avant tout les malheurs de Jonas Vingegaard qui ont marqué les esprits. Le Danois a lourdement chuté à l’approche de la dernière difficulté du jour, le plateau de Solaison – Brison, alors que son équipe venait de lancer une attaque massive. Le dauphin de Tadej Pogacar n’a pas pu reprendre la route, contraint à l’abandon. Il est monté dans l’ambulance, le bras droit en écharpe, à 15 kilomètres de l’arrivée.
Dans les derniers lacets, les attaques ont fusé. Le duo Pogacar – Seixas ne se lâchait pas d’un centimètre, tandis que Mauro Schmid faisait, seul, la course en tête. Derrière, Tadej Pogacar lançait la poursuite, au pied du col hors catégorie, aux côtés de Remco Evenepœl et toujours Paul Seixas.
L’homme du jour, Quinn Simons, lançait un dernier baroud d’honneur, revenant sur le Suisse et le déposant à 9 kilomètres de l’arrivée. Néanmoins, l’attaque finale de Tadej Pogacar, que seuls deux équipiers du maillot jaune et Remco Evenepoel suivaient, lui était fatale. Le Belge qui s’offrait la victoire au sprint, devant Tadej Pogacar.
Dernière journée de repos
Les rescapés du peloton vont avoir droit à leur seconde journée de repos.
Sur les bords du Leman, ils pourront de nouveau recharger les batteries, soigner les plaies et bosses d’une semaine éprouvante, et se projeter sur la dernière semaine, avant la grande arrivée, dimanche à Paris.
Le rendez-vous de reprise sera un contre-la-montre individuel entre Evian et Thonon-les-Bains. Les coureurs serpenteront entre Leman et Dranse, sur un parcours de 26,1 kilomètres, dont la seule difficulté sera la Côte de Larringes, col de deuxième catégorie culminant à 799 mètres, au pied duquel ils franchiront le Pont de la Douceur. Les choses sérieuses débuteront mercredi.
-
![[Tour de France] Jamais deux sans trois pour le roi Merlier](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/d9c79eeeba660c2d996d7ab27beb4753.jpg)
[Tour de France] Jamais deux sans trois pour le roi Merlier
Et de trois : le Belge Tim Merlier a remporté sa troisième victoire dans cette 113e édition du Tour de France en s’imposant au sprint lors de la douzième étape jeudi à Chalon-sur-Saône. « La présence de ma femme et de mon fils m’a bien sûr donné beaucoup de motivation. Même s’il est encore un peu jeune, je pense. Gagner pour eux, c’est spécial. Je suis très heureux de les avoir ici », lance-t-il.
Le coureur de Soudal Quick-Step a devancé le Néerlandais Olav Kooij et le Belge Jasper Philipsen lors d’un sprint massif marqué par une violente chute dans les derniers mètres impliquant notamment le Colombien Fernando Gaviria et le Français Dorian Godon.
« On a eu quelques problèmes de radio, la mienne était cassée. Il y avait pas mal d’attaques dans le final et je ne savais pas trop comment c’était devant. Il y a eu des petites montées et ça a bougé. J’ai un peu souffert, comme les derniers jours. Jasper Stuyven a eu une crevaison, il n’était pas sûr de pouvoir m’aider. Et finalement, il a pu être là. Ensuite, la communication entre nous deux a été meilleure. J’ai essayé de rester calme », souligne Tim Merlier.
C’est la troisième victoire dans ce Tour de France pour Merlier, 33 ans, qui a une nouvelle fois réussi à déjouer les plans de l’équipe Alpecin de Philipsen.
Veistroffer infatigableLe Slovène Tadej Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance de 3 minutes et 36 secondes sur le Danois Jonas Vingegaard et 4 minutes et 6 secondes sur le Belge Remco Evenepoel.
« Tout était calme et sous contrôle pour moi jusqu’à ce que la formation Lidl-Trek commence à attaquer. À partir de là, le final est devenu un peu difficile, mais tout s’est bien passé de notre côté. En revanche, j’ai vu combien de coureurs sont tombés dans le dernier kilomètre et j’espère vraiment qu’ils vont tous bien. Aujourd’hui, ma pièce était sur Fernando Gaviria, il roulait vraiment super bien et j’ai été très déçu de le voir lui aussi au sol. J’espère que tous les autres coureurs impliqués dans cette chute vont bien », glisse le leader du Tour de France.
Kooij, vainqueur à Pau et deuxième la veille à Nevers, décroche, lui, un quatrième podium dans cette Grande Boucle.
Les 25 derniers kilomètres ont été très animés avec plusieurs attaques de la part de petits groupes composés souvent de costauds à l’image d’un Quinn Simmons hyperactif avec ses coéquipiers de Lidl-Trek.
Ces tentatives de guérilla ont donné énormément de travail aux équipes de sprinteurs, notamment dans la côte de Montagny-lès-Buxy où Simmons, alias Captain America, a roulé comme un bœuf, tout en prenant le temps de taper dans la main de son père posté en bord de route.
À l’agonie, certains sprinteurs se sont accrochés tant bien que mal dans les roues de leurs coéquipiers, avant de devoir se remettre à l’ouvrage lorsque Kévin Vauquelin, Kasper Asgreen, Mattias Skjelmose ou le maillot vert Mads Pedersen, par deux fois, ont à leur tour accéléré sur le plat, en vain.
Le Français Baptiste Veistroffer a une nouvelle fois passé la journée à l’avant.
D’abord seul, puis à quatre lorsque Mattéo Vercher, Damiano Caruso et Ewen Costiou l’ont rejoint au kilomètre 57. à deux ensuite avec Costiou, un Breton comme lui, lorsque les deux autres se sont relevés. Et enfin à nouveau seul après que Costiou ait lâché à son tour la roue du « Sanglier de Fouesnant », à 49 km du but.
Penché sur sa machine, le coureur de Lotto Intermarché a continué sans faiblir dans les vignobles chalonnais avant d’être repris, inexorablement, par le peloton à 33 bornes de l’arrivée. C’était déjà la troisième grande échappée du Finistérien dans ce Tour de France.
Mais les équipes de sprinteurs n’allaient pas laisser échapper la dernière occasion de s’illustrer avant au plus tôt mercredi prochain.
Car dès vendredi la pente va s’élever avec l’ascension du Ballon d’Alsace avant deux étapes de montagnes samedi dans les Vosges et dimanche dans les Alpes.
