Tag: Terrorisme

  • 13 novembre : dix ans après, l’Occitanie se souvient

    13 novembre : dix ans après, l’Occitanie se souvient

    Dix ans se sont écoulés, mais l’émotion demeure intacte. Ce jeudi 13 novembre, à midi, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées devant l’Hôtel de Ville de Nîmes pour honorer la mémoire des victimes des attentats de Paris et Saint-Denis. Autour du maire Jean-Paul Fournier, des élus et du préfet, une minute de silence a d’abord été observée, « un silence où se mêlent la peine et l’espérance », a-t-il déclaré, rappelant la gravité de ces attentats qui ont « fait vaciller tout un pays », marqué une génération entière et transformé durablement l’approche nationale face au terrorisme. S’en est suivi l’hymne national, en mémoire des 132 morts et des centaines de blessés.

    Le maire a insisté sur la nécessité de transmettre cette mémoire collective : « Dix ans ont passé, mais la France n’oublie pas. Elle se recueille et elle tient debout. Et ici comme ailleurs, nous faisons vivre ce qui a été attaqué : la liberté, la fraternité, la laïcité. » Le préfet Jérôme Bonet, présent à ses côtés, a salué l’engagement des forces de secours mobilisées en 2015 et la responsabilité de chacun dans la défense des valeurs républicaines.

    Se souvenir ensemble

    À Montpellier, un hommage s’est tenu à 14h30 au Monument aux morts, sur l’Esplanade Charles-de-Gaulle. Élus, habitants et représentants des institutions y ont participé, dans la continuité des commémorations organisées dans tout le pays. Là aussi, la sobriété et le recueillement ont dominé. Le maire Michaël Delafosse a rappelé que « le 13 novembre 2015, le fanatisme islamiste arrache les vies humaines au Bataclan, sur les terrasses ». Pour lui, l’hommage est aussi un engagement : « Notre pays affronte l’épreuve, en se tenant debout pour protéger nos valeurs de liberté et de fraternité. Les victimes sont indéfectiblement dans nos mémoires. Elles nous obligent, Montpellier se souvient. »

    À Nîmes et à Montpellier comme partout dans l’Hexagone, l’émotion était la même : une douleur encore sensible, mais aussi la nécessité de rester vigilant face à la menace et la volonté de rester unis. Dix ans après le 13 novembre, la région a réaffirmé une certitude : la mémoire continue de rassembler.

  • Vers une campagne polluée par les polémiques et les récupérations ?

    Vers une campagne polluée par les polémiques et les récupérations ?

    Montpellier vivra-t-elle encore « la campagne la plus folle de France » ? En 2020, le casting (le milliardaire Mohed Altrad, le clown Rémi Gaillard), les coups de théâtre (l’investiture retirée à l’Écologiste Clothilde Ollier pourtant donnée favorite) et les alliances improbables (fusion entre les listes de M. Altrad et d’Alenka Doulain) avaient braqué les projecteurs sur le Clapas.

    Cinq ans plus tard, alors même que le casting reste très incertain – Philippe Saurel voudra-t-il sa revanche ? Qui Altrad soutiendra-t-il ? Patricia Mirallès représentera-t-elle la Macronie ? – l’ambiance est déjà sulfureuse à quatre mois du premier tour. Chaque semaine, les postulants déclarés à l’Hôtel de Ville s’en donnent à cœur joie pour fustiger tantôt le bilan, tantôt les positions du maire Michaël Delafosse (PS). Lequel n’a toujours pas indiqué s’il briguera un second mandat.

    Cette semaine, c’était au tour de la tête de liste LFI, Nathalie Oziol, de prendre la foudre. En cause ses propos jugés « scandaleux » au sujet de l’assassin de Samuel Paty. Dans une vidéo exhumée, la députée insoumise indiquait ne pas être d’accord avec la qualification de « fanatique musulman » choisie par Michaël Delafosse pour qualifier le terroriste islamiste. Nathalie Oziol précisait que « ce n’est pas une question de religion, mais de moyens, de hiérarchie », l’enseignant ayant été laissé seul malgré ses alertes.

    À ces mots, M. Delafosse s’est indigné dénonçant par écrit une « absence totale de responsabilité à l’égard des professeurs ». Il fustige des propos qui « constituent une infidélité profonde aux valeurs de la gauche ». Le maire PS appelle à ne jamais « nier, relativiser ou transiger » avec le « fanatisme religieux, fléau de l’humanité ».

    Depuis la polémique enfle. Dans la presse, N. Oziol se défend, estimant que le sens de ses propos est détourné en vue de discréditer LFI. Elle insiste : « Amalgamer musulman et islamiste c’est inacceptable et insultant pour des millions de musulmans ».

    Tandis que la sœur de Samuel Paty a demandé à son avocate d’examiner la qualification des propos de N. Oziol au regard du délit d’apologie du terrorisme, d’autres candidats remettent de l’huile sur le feu, en ciblant… le maire et enseignant M.Delafosse. Isabelle Perrein juge « ses déclarations réductrices » et rappelle que « la laïcité est un principe républicain universel ». Serge Martin, l’ancien socialiste élu sur la liste Altrad, est plus virulent. « L’amalgame est une erreur peu commune aux historiens, « Mikka » est vraiment atypique ! Il se dit de gauche et s’exprime comme Zemmour ! ». Ça démarre fort.

  • [Attentats du 13 novembre] A Marseille, la droite rend hommage sur fond de campagne

    [Attentats du 13 novembre] A Marseille, la droite rend hommage sur fond de campagne

    Ils étaient une trentaine de personnes, essentiellement des personnalités politiques de la droite et du centre, rassemblées pour un dépôt de gerbe organisé par Martine Vassal, sur le parvis de la gare Saint-Charles.

    « Le 13 novembre 2015, la France a été particulièrement meurtrie et marquée par cette série d’attentats. Il était logique aujourd’hui, dix ans après, de faire cet hommage », expliquait la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, quelques instants après avoir déposé des roses blanches au pied de la stèle érigée en « mémoire des victimes des attentats terroristes ». Ici, le 1er octobre 2017, deux jeunes femmes, Mauranne et Laura, avaient été tuées à l’arme blanche par un sans domicile tunisien en situation irrégulière, divorcé, escroc, toxicomane et radicalisé. Une attaque revendiquée par l’État islamique.

    « Nous, on est là ! »

    Lancée dans la campagne municipale, Martine Vassal n’a pas tardé à renfiler sa casquette de candidate : « On est nombreux, mais je regrette que toutes les tendances politiques ne soient pas là. C’est bien beau de clamer certaines choses sur les réseaux sociaux, mais nous, on est là ! Parce qu’il ne faut jamais oublier. » La remarque est directement adressée au maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, qui avait rendu hommage aux victimes du 13 novembre, un peu plus tôt, à travers un post X.

    Et Martine Vassal d’enfoncer le clou en regrettant « que les autres collectivités n’aient pas fait comme Paris », lieu des tragiques événements de 2015 où une série d’hommages étaient organisés durant la journée. « Il me semblait que c’était logique qu’à Marseille aussi, une ville ouverte, fraternelle, où chacun et chacune, vivons les uns à côté des autres, puissent aujourd’hui avoir une pensée pour ceux et celles qui ne sont plus là, et toutes ces familles meurtries. »

  • [Attentats du 13 novembre] Cécile Helle : « Fraternité et concorde »

    [Attentats du 13 novembre] Cécile Helle : « Fraternité et concorde »

    Banderoles déployées le long de la mairie invitant à se souvenir, bougies, sarabande de Bach par la violoncelliste Catherine Morrisson, chant interprété par une classe de l’école Champfleury… Le temps était à l’hommage, ce jeudi soir, à Avignon. En présence du préfet, du directeur de la police nationale et de nombreux élus de tous bords, la Ville a organisé un moment mémoriel, 10 ans après les attentats terroristes de Paris et Saint-Denis.

    Plus de 300 personnes ont pris part à cette cérémonie. Cécile Helle a adressé sa « compassion » envers « les familles endeuillées, les survivants, mais aussi les forces de sécurité, pompiers, professionnels de santé ». La maire PS a rappelé l’année « âpre » de 2015, avec les précédents attentats de janvier. « Le plus important a été de cultiver, à l’échelle de notre cité, deux des fondamentaux de notre République : la fraternité et la concorde ». Des termes visiblement étrangers à un petit trio de supposés identitaires, qui n’ont rien trouvé de mieux que de briser ce moment de recueillement en interpellant la maire sur le fait que le mot islam n’ait pas été prononcé.

    Auparavant, Cécile Helle avait insisté : « Nous sommes restés dignes et unis, refusant toutes les formes d’extrémisme avec une certaine idée de notre bien commun fondé sur la tolérance ».

  • Tenir bon

    Tenir bon

    10 ans après les attentats du 13 novembre 2015, comment va la société française ?

    Elle est toujours debout, mais force est de constater qu’un venin à action lente fait son chemin en elle.

    Le repli sur soi, l’extrémisme, la suspicion, la haine progressent dans les têtes et dans les faits. C’est le but que recherchaient les terroristes islamistes. Une polarisation de la société sur les questions identitaires.

    Les fascismes se nourrissent, ils se renforcent

    Au lendemain du 13 novembre 2015, nous écrivions : « Oui, décidément les fascismes d’aujourd’hui, au crâne rasé ou au visage barbu, ne sont pas antagonistes. Ils se nourrissent, ils se répondent, ils se renforcent l’un l’autre. Face à cet étau qui menace la société française et le monde dans son ensemble, il y a urgence à résister. Résister à la peur comme à la haine. Tenir bon. Le peuple français a de la ressource, il l’a montré en janvier. Il a la force de décréter l’état d’intransigeance. Intransigeance face aux terroristes, intransigeance face aux semeurs de divisions de tous bords, intransigeance face aux tentations liberticides. »

    Des mots qui n’ont malheureusement pas pris une ride.

    Dans notre République affaiblie, à bout de souffle, les repères s’estompent, les boussoles s’affolent.

    Il est toujours temps de dire non à tous ceux qui veulent nous prendre la liberté, l’égalité et la fraternité. Il est toujours temps de rejeter les assignations identitaires. Il est toujours temps de construire la vie et l’avenir. Ensemble.

  • [Entretien] Anthony Caillé : « Renouer le lien entre la population et la police »

    [Entretien] Anthony Caillé : « Renouer le lien entre la population et la police »

    Enquêteur à la PJ, le syndicaliste est entré dans le métier à l’heure de la police de proximité. Il raconte le glissement d’une mission, s’appuyant sur de solides statistiques mais aussi l’histoire. Et propose des pistes de réflexion, s’inspirant des approches québécoise ou belge.

    La Marseillaise : Pourquoi avoir choisi de sortir ce livre maintenant ?

    Anthony Caillé : Il n’y a pas de contexte particulier. En 2023, 2024, le ministère de l’Intérieur a mis en place une formation universitaire à Amiens, vers un diplôme en sociologie sur le thème « police population » auquel j’ai participé. Lorsque j’ai rendu mon mémoire, il y a eu une conférence de presse. L’éditeur [Éditions de l’Atelier, Ndlr] a lu mon travail et a estimé qu’il était [intéressant à publier]. L’idée pour moi c’est de lancer le débat.

    On est tout de même confronté à un « tout sécuritaire » qui s’accentue…

    A. C. : J’aurais pu écrire ce livre il y a 5 ans, c’était pareil. Je l’ai bâti comme une démonstration. Le lien avec la population n’existe quasiment plus mais on peut le reconstruire. J’ai voulu aussi rappeler la définition du service public, le contrat social, l’intérêt général. On est dans un pays de droits et de liberté. Pour qu’ils puissent être garantis, il nous faut une police de service public au service du public. Un peu comme la santé, l’école. Les gouvernants ont tendance à la détourner de cette mission pour en faire autre chose. C’est dans la continuité du dernier communiqué que nous avons fait sur la garde prétorienne de Nicolas Sarkozy à la prison de la Santé. [Deux policiers, installés dans une cellule voisine, sont chargés d’assurer sa protection, la CGT-Intérieur et Pénitentiaire ont déposé un recours en justice pour excès de pouvoir. L’audience doit se tenir le 12 novembre, Ndlr]. Aujourd’hui, la police est là pour servir nos gouvernants avant que de servir l’État. C’est là tout le problème. En attaquant en justice, nous voulons des réponses sur ce régime d’exception.

    Vous évoquez aussi la perte de sens du métier. Est-ce uniquement une question de moyens ?

    A. C. : C’est aussi une question politique, de recrutement, de formation. Il faudrait un concours qui prépare mieux. Il y a 40 ans vous passiez un concours d’inspecteur pour faire de la police judiciaire, pas autre chose, le concours de gardien de la paix pour faire de la police secours, le concours de la police aux frontières pour être dans les ports et les aéroports… Aujourd’hui vous passez un concours et pouvez être amené à faire tout ça. Cela a contribué à démolir la motivation.

    Comment en est-on arrivé là ?

    A. C. : Il y a le vocable, on ne parle plus de gardien de la paix mais de forces de l’ordre. La tenue aussi, on a militarisé les policiers. Leur mission première c’est de faire de l’intervention car le délit est en cours, il n’y a plus de prévention. Il y a aussi tout l’aspect politique. C’est la course à l’échalote. Chaque fois on en remet une couche, les chaînes d’info en continu ont d’ailleurs joué un rôle énorme. Beaucoup de lois ont aussi conféré plus de pouvoir à la police administrative, notamment celle sur la lutte cotre le terrorisme qui a intégré le droit d’urgence dans le droit commun. C’est l’effet cliquet, on n’arrive jamais à revenir en arrière.

    La sécurité est d’ailleurs devenue un argument électoral. Comment l’analysez-vous ?

    A. C. : Pour la première échéance, les municipales, les maires ont effectivement une politique sécuritaire dont le coût est énorme pour l’administré. Nous, à la CGT, la police de l’édile, c’est tout ce que l’on ne veut pas. C’est une rupture d’égalité manifeste. Il faut bien expliquer aux gens aussi qu’ils paient deux fois du coup. Pour la présidentielle, le cap qui sera donné va peser. Rappelons que Sarkozy a été élu uniquement sur son programme sécuritaire. C’est pour ça qu’il fait ouvrir le débat. C’est là aussi où la gauche a fait l’erreur de ne plus s’en emparer, le laissant à la droite et à l’extrême droite. Il va falloir avancer.

    Comment recoller les morceaux ?

    A. C. : Il faut redéfinir les missions, remettre une police de proximité, remettre des commissariats de quartier, faire la tournée des popotes avec de vraies réunions de conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance où les maires prennent toute leur place… Alors qu’on leur explique surtout qu’il faut mettre de la police municipale et des caméras de vidéosurveillance. Or la Cour de comptes le dit : 2% des affaires sont résolues grâce à la vidéosurveillance. Quand on sait ce qu’on y met comme pognon à l’année…

    « Que peut la police » par Anthony Caillé, aux éditions de l’Atelier, 18 euros, 144 pages, dans toutes les librairies.

  • Un hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard à Toulon

    Un hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard à Toulon

    Deux jours après le triste anniversaire du meurtre de Dominique Bernard (survenu le 13 octobre 2023), et un jour avant celui du meurtre de Samuel Paty (le 16 octobre 2020), environ 70 personnes, parmi lesquelles de nombreux enseignants, sont venues rendre hommage aux deux hommes, sauvagement abattus dans l’exercice de leurs fonctions. Après la lecture du poème « Si » de Rudyard Kipling, qu’avait offert Samuel Paty à sa sœur Mickaelle quand elle avait 16 ans, et qu’elle a elle-même remis à l’un des mis en cause lors du procès, une minute de silence a été respectée. Des bougies ont ensuite été allumées au pied des portraits des deux hommes.

  • Une ONG proche de Ménard dans le viseur pour complicité de crimes en Syrie

    Une ONG proche de Ménard dans le viseur pour complicité de crimes en Syrie

    L’ONG SOS Chrétiens d’Orient a été perquisitionnée cette semaine dans le cadre des investigations menées depuis la fin 2020 en France pour complicité de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis en Syrie », a indiqué samedi 27 septembre le Parquet national antiterroriste (Pnat).

    Sans forcément connaître cette ONG, les Biterrois ont eu affaire à elle. Le 12 novembre 2014, était créée à Béziers l’association SOS Maaloula, dont l’objectif était d’aider à la reconstruction du village syrien du même nom avec lequel la Ville de Béziers venait de se jumeler. Elle était présidée par Gérard Duguay, ancien para et proche de Robert Ménard. « …des populations entières du Moyen-Orient sont persécutées par des fous d’Allah en raison de leur foi. Les chrétiens sont particulièrement menacés. Face à ces persécutions, la municipalité de Béziers ne peut rester inactive », écrivait alors le service communication du maire, élu en mars 2014. Robert Ménard s’est d’ailleurs rendu dans ce village pendant cinq jours en octobre de la même année, avec le directeur de SOS Chrétiens d’Orient, Benjamin Blanchard. Le maire de Béziers n’y cachait pas avoir « une obligation à défendre le régime » de Bachar Al-Assad. Maaloula est un village en majorité chrétien pris en septembre 2013 par des groupes djihadistes et libéré le 14 avril 2014 par l’armée syrienne aidée du Hezbollah. Mais ce dernier « détail » a échappé à l’association chrétienne dont les fondateurs sont tout juste reposés de leur combat contre le mariage pour tous. L’instrumentalisation de ce village par Chrétiens d’Orient comme par sa déclinaison locale biterroise SOS Maaloula n’est pas une première. Le dictateur syrien lui-même y avait installé un institut de la langue araméenne (langue biblique) pour vendre l’idée d’une Syrie « creuset des civilisations ». Or la bataille de Maaloula, montée en épingle bien que fait mineur de faible importance stratégique -le village n’a jamais été administré par les djihadistes- va devenir, grâce à SOS Chrétiens d’Orient dont les deux créateurs sont d’anciens assistants parlementaires de l’extrême droite, l’argument massue contre l’aide occidentale aux rebelles.

    « Ressusciter les vignes

    du Christ »

    À Béziers, un des projets n’est rien moins que de « ressusciter les vignes du Christ » à Maaloula. Cela se terminera en fiasco dans un pays qui fait plus de pâturages que de vin et où la moitié des 57 000 pieds de vignes ont gelé. Vont se succéder concerts, spectacles son et lumière « Martyre et espérance des chrétiens d’Orient, de Saint-Paul à nos jours », soirée à Zinga Zanga, la grande salle de spectacle de Béziers, remise de chèque à SOS Chrétiens d’Orient… tout cela la plupart du temps dans des salles municipales… L’association n’en fait pas mystère, remerciant lors de ses assemblées générales le maire et les élus « qui nous fournissent aide et appui logistique ».

    Ce qui interpelle en tout cas la Cour régionale des Comptes dès 2014 ce sont ces 10 000 euros pris dans la caisse de la cantine scolaire pour financer SOS Maaloula. Gérard Duguay
    s’en est défendu auprès de Médiapart, déclarant que 70 000 euros ont été récoltés par l’association « dont près d’un tiers sous forme de subventions liées aux associations ».

    De l’argent en partie pris, donc, au contribuable par l’intermédiaire de SOS Maaloula pour financer SOS Chrétiens d’Orient sous le coup, depuis 2020, d’une enquête due à sa proximité avec des miliciens chrétiens pro-Assad accusés de crime de guerre.

    Enquête du parquet national antiterroriste

    L’enquête du Parquet national antiterroriste vient donc de franchir un cap avec les perquisitions organisées par ce service. Charles de Meyer, président de l’association créée en 2013 et maurassien (royaliste d’extrême droite) revendiqué, a confirmé à l’AFP les perquisitions, qui ont visé notamment son ordinateur. SOS Maaloula, dont le maire de Béziers est à l’origine avec le soutien de ses élus et celui de la Ville, a continué à soutenir SOS Chrétiens d’Orient même après 2020, quand elle a été l’objet d’une enquête antiterroriste.