Tag: territoriaux

  • Inquiétude syndicale pour les agents de la Métropole

    Inquiétude syndicale pour les agents de la Métropole

    Le blocage du budget de la Métropole AMP a de quoi inquiéter les petites mains des services publics métropolitains.

    Alors que le préfet Jacques Witkowski devrait saisir la chambre régionale des comptes (CRC), ce mardi, suite à la décision des élus métropolitains de ne pas voter le budget de l’établissement public (lire notre article du 30/04/2026), les syndicats montent au créneau pour que les agents ne paient pas l’addition. « Ce n’est pas du côté des agents qu’il faut chercher à faire des économies, on n’a pas du tout confiance en la CRC », tonne Serge Tavano, secrétaire général de la FSU AMP, ce lundi.

    Pour rappel, face à un trou de plus de 120 millions d’euros, c’est l’État qui reprend la main sur les finances d’AMP et qui va s’en remettre à la CRC pour un budget à l’équilibre. « Notre message est simple : les agents pèsent moins de 18% du budget, c’est peanuts », développe le syndicaliste. Manière de prévenir la très libérale CRC, adepte de franches politiques d’austérité, qu’il n’y a pas d’économie à faire du côté des travailleurs. Reste que l’inquiétude est réelle. Elle est même quasi commune pour l’ensemble des organisations syndicales d’AMP. « La CRC a pour mission de proposer un budget équilibré et ses choix pourraient inclure des ajustements sur les dépenses de personnel », analysait en parallèle la CGT AMP, qui rencontre le président de la Métropole, Nicolas Isnard (LR) le 11 mai. Comme la FSU, elle demande « de ne pas mettre les agents et les usagers à contribution ».

    « Un remède de cheval pour rétablir l’équilibre »

    Concrètement, les syndicats s’inquiètent d’un tas de mesures potentielles à l’encontre des agents. « On insiste sur le fait qu’on ne veut pas de suppressions de poste », martèle Serge Tavano, son organisation rencontrant aussi le président d’AMP, la semaine prochaine. Autres éléments de l’arsenal à disposition de la CRC redouté par les syndicats : non-renouvellement des contractuels, fin de primes pas obligatoires… « Un remède de cheval pour rétablir l’équilibre budgétaire », résume la CGT AMP, qui prévient : « S’ils coupent les contrats précaires, ce sont plus de 1 000 agents qui perdent leur emploi. »

    L’organisation FO Territoriaux de Marseille et de la Métropole, qui mutualise les agents des deux collectivités et dirigée par Patrick Rué, a lancé un « appel au président de la Métropole » doublé d’une lettre à ce dernier, ce lundi. « Notre syndicat vous demande de vous adresser aux agents métropolitains afin de les rassurer sur ces possibles restrictions », réclame l’organisation. Avant de développer : « Les agents vous soutiennent dans votre démarche, mais ne veulent pas en subir les frais. » Puis s’adresse à l’État cette fois : « L’État a spolié la Métropole de 120 millions d’euros en deux ans en baisse de dotations, nous demandons au préfet de préserver les intérêts des agents. »

    Enfin, Force ouvrière Métropole, syndicat dissident du FO historique dirigé par Patrick Rué, explique également que « les contraintes budgétaires à venir pourraient entraîner plusieurs conséquences sur le fonctionnement des services et les conditions de travail des agents ». Dans tous les cas, la balle est dans les mains des magistrats de l’austérité.

  • Les livreurs de la cuisine centrale d’Avignon reprennent le travail

    Les livreurs de la cuisine centrale d’Avignon reprennent le travail

    La situation est revenue à la normale dans les cantines scolaires d’Avignon depuis ce lundi 30 mars. Les chauffeurs‑livreurs, en grève depuis le jeudi 13 mars, ont repris le travail, au moins temporairement.

    « Ils ont repris le travail aujourd’hui pour permettre à la nouvelle mandature de s’installer, de donner une chance de régler la situation », précise ainsi Dalila Djoudi, secrétaire CGT des territoriaux. Avec une date limite pour régler le conflit fixée au dimanche 12 avril. En attendant, les repas seront bien livrés dans les 36 écoles primaires et les CCAS de la Cité des papes.

    Reprendre l’enquête

    Les revendications syndicales portent toujours sur les suites données à une enquête administrative visant des vols de plusieurs dizaines, voire centaines, de kilos de viande destinés aux cantines. « Nous allons poursuivre et intensifier nos démarches auprès de cette nouvelle équipe, avec une exigence claire : que ce dossier soit enfin traité avec sérieux, rigueur et impartialité. Il n’est plus question de tergiverser, ni de reproduire les erreurs passées », pointent les syndicats, dans un communiqué de presse commun. Ils dénoncent également l’agression d’un chauffeur-livreur par un parent d’élève de la cantine de l’école Camille-Claudel à Montfavet, le mercredi 25 mars. « Les parents qui soutiennent le mouvement de grève expriment aujourd’hui une lassitude profonde face à une administration qui se contente de discours sans jamais passer à l’action concrète », abondent la CGT et FO, qui chargent les élus de la précédente mandature. Une rencontre avec la nouvelle équipe municipale est en cours d’organisation.

  • Grève maintenue à la cuisine centrale d’Avignon malgré des discussions

    Grève maintenue à la cuisine centrale d’Avignon malgré des discussions

    « Ça a chauffé », glisse Etienne Raoul, secrétaire départemental Force ouvrière, en sortant d’une réunion avec des représentants des services de la mairie d’Avignon, des représentants syndicaux et des employés de la cuisine centrale ce jeudi 19 mars. Celle-ci traitait de l’enquête administrative sur une affaire de soupçons de vol de plusieurs centaines de kilos de viande de bœuf au sein même du service par certains employés.

    Et « on reste en grève », confirme un salarié. Un préavis a été déposé jusqu’au 31 mars par les syndicats, à savoir la CGT et FO. Cette enquête a été lancée, d’après plusieurs d’entre eux, en décembre dernier, après un premier signalement en novembre. Des entretiens ont été mis en place avec chaque salarié, à la production comme pour les chauffeurs-livreurs qui amènent les repas dans les cantines des écoles ou encore du CCAS d’Avignon. « Chacun d’entre eux devait en théorie répondre à 17 questions identiques. Mais on s’est rendu compte que c’était faux, avec notamment des questions à charge sur les lanceurs d’alerte et très peu sur le vol en lui-même », explique en sortie de réunion Nicolas Garcia, secrétaire général FO des territoriaux d’Avignon.

    Il ajoute aussi, ce que confirme également Dalida Djoudi, secrétaire CGT des territoriaux avignonnais, qu’il n’a pas été écouté par ceux qui menaient cette enquête. Et ce, alors que tous deux assurent avoir « reçu des aveux écrits » des supposés coupables. Un dossier aurait été déposé par les responsables syndicaux auprès de la procureure d’Avignon pour que la justice se saisisse de l’affaire.

    Quelques minutes plus tard, ce sont les lanceurs d’alerte, chauffeurs-livreurs et employés de production, qui sortent. Ceux-ci regrettent que les négociations « ne vont pas dans le bon sens » et en appellent à la mairie d’Avignon, Cécile Helle (PS).

    « Pas dans le bon sens »

    « On a parlé pour ne pas être accusés et c’est l’inverse qui se passe. C’est une question de dignité. Il faut respecter les agents. Quand on sait que c’est de la nourriture destinée aux enfants, c’est un geste absolument répugnant », clame l’un d’eux. Ceux-ci assurent maintenir un service minimum, notamment en livrant toujours le CCAS. Quelques minutes plus tôt, c’étaient les représentants des services municipaux qui sortaient du bâtiment de production, situé au MIN d’Avignon, sans répondre aux questions des quelques journalistes sur place. « Il faut solliciter les services de communication », balaye l’un d’eux. Contactée par La Marseillaise, la municipalité assure dans un communqiué que « cette enquête, portée par l’Administration, de manière objective et impartiale, va s’achever prochainement. Elle donnera lieu à l’audition des organisations syndicales qui le souhaitent » et que « les conclusions définitives seront présentées au prochain maire puis à l’encadrement de la cuisine centrale, aux organisations syndicales et aux agents de la cuisine centrale ».

  • L’État veut faciliter l’accès au logement pour ses agents

    L’État veut faciliter l’accès au logement pour ses agents

    Difficulté pour se loger, manque d’attractivité, service public menacé… Pour le ministre de la Fonction publique, David Amiel, il s’agit de revoir l’équation dans des territoires où la pression foncière et le manque de logements sociaux pèsent lourds dans le budget des fonctionnaires. À la cité des douanes, au cœur de la Belle-de-Mai (3e), il a pu découvrir a contrario que la vie était plutôt agréable pour les agents. Au sein de cet ensemble de 11 bâtiments en pleine rénovation, qui abrite les douaniers depuis 1904, « on vit bien », résume Franck Testanière, directeur interrégional des douanes qui fait office de guide, même si, depuis le Covid, le quartier est « passé de populaire à difficile » nuance un des habitants.

    Le taux d’occupation des 200 logements habitables sur 240, du T2 au T4 avec des loyers accessibles, de 300 à 500 euros par mois, est de 100% poursuit le directeur, pour moitié des douaniers actifs et retraités, le reste étant dévolu aux autres fonctionnaires de Bercy. Deux bâtiments abritent des étudiants du Crous. Un « modèle innovant » se félicite le ministre… Rendu possible quand l’État n’a pas vendu les bijoux de famille, comme dans les Alpes ou le Vaucluse glissera au passage le directeur interrégional.

    Diagnostics territoriaux

    Mais « il y a une mobilisation générale du gouvernement pour le logement des agents publics, dont beaucoup sont des travailleurs en première ligne, ceux que l’on avait applaudis pendant la crise sanitaire et qui ne parviennent plus à se loger à une distance raisonnable de leur travail », assure David Amiel. Et de mettre en avant une proposition de loi portée par le groupe Renaissance pour leur faciliter l’accès au logement. « En parallèle, il y a la mobilisation des préfets pour trouver des solutions », complète-t-il, en permettant les réservations de logements sociaux, en faisant du logement intermédiaire ou temporaire.

    Dans une circulaire, le ministre va leur demander des « diagnostics territoriaux précis par métiers, par fonction publique ». Sur notre territoire, le travail a déjà été réalisé au niveau régional, avec l’Insee. Les besoins sont « criants à Marseille ou dans les Alpes-de-Haute Provence où il y a peu de biens à louer », indique le ministre. Des indications qui demandent à être « affinées au niveau départemental », précise Isabelle Épaillard, préfète déléguée à l’égalité des chances. Convenant que la tension est forte sur le logement social, elle souligne aussi « des signaux favorables » avec « une reprise du nombre d’agréments en 2025 », elle compte sur la loi, les gros projets de rénovation urbaine et de réhabilitation des co-propriétés dégradées à venir. Les préfets doivent rendre leur copie d’ici fin avril pour l’état des lieux, fin juin pour des actions ciblées.

  • La Maison départementale du handicap sous tension

    La Maison départementale du handicap sous tension

    La CGT des personnels du Département de Vaucluse dénonce, dans une lettre ouverte diffusée depuis le mercredi 11 février, une « situation extrêmement préoccupante » pour les équipes de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

    Une déclaration qui fait suite aux résultats d’un questionnaire distribué à l’ensemble des agents de la structure. « Malgré la réorganisation engagée et l’audit des risques psychosociaux, la situation ne cesse de se dégrader. Les agents comme les usagers en paient chaque jour le prix. Aujourd’hui, les équipes sont épuisées, démoralisées, et beaucoup ne croient plus être entendues », poursuit le syndicat, qui liste pour les agents une « surcharge chronique de travail », des « injonctions contradictoires », des « pressions chiffrées », des « postes non remplacés » ou encore une « précarité contractuelle ».

    Plusieurs secteurs seraient touchés. Au service d’accueil, la CGT assure qu’« aucun renfort n’est prévu malgré l’augmentation des sollicitations ». À l’évaluation, les recrutements seraient « inexistants alors que les départs s’enchaînent ». Ou encore dans le secteur enfant où il serait désormais, d’après le syndicat, « demandé de traiter des dossiers sans visite ni évaluations complètes, ce qui interroge gravement la légalité, l’équité et l’éthique professionnelle ». Il est également glissé que « des consignes conduiraient à renouveler ou rejeter des demandes sans véritable évaluation pluridisciplinaire ». Contacté par La Marseillaise, le conseil départemental de Vaucluse n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations.

    Demande d’intervention

    Alors que le syndicat assure que « cette situation n’est pas seulement organisationnelle » mais aussi « politique », une « rencontre rapide » est demandée avec la direction pour faire valoir plusieurs demandes « afin d’apporter des réponses claires aux agents et aux usagers ». À commencer par « un plan d’urgence de recrutements et de remplacements des postes vacants », sans chiffrer les besoins. Mais encore des « renforts pérennes à l’accueil et à l’évaluation », la « fin des consignes dégradant la qualité des évaluations », le « respect des missions professionnelles et du cadre légal », mais aussi « le rétablissement du télétravail lorsque les tâches le permettent », une « concertation réelle avec les représentants du personnel » et un calendrier précis de mise en place des mesures correctives. Des réponses qui seront peut-être apportées avec la construction d’une nouvelle MDPH dont la livraison est prévue pour cette année.

  • [Entretien] Patrick Rué : « Les dossiers portés par FO territoriaux se retrouvent au cœur de la campagne »

    [Entretien] Patrick Rué : « Les dossiers portés par FO territoriaux se retrouvent au cœur de la campagne »

    La Marseillaise : Que mettez-vous à l’ordre du jour de ce congrès ?

    Patrick Rué : Aujourd’hui, je présenterai mon rapport d’activité et je le soumettrai à l’approbation de la Métropole. Et puis, c’est statutaire, tous les quatre ans, nous renouvelons nos instances. Nous aurons deux autres moments forts : la présence du maire de Marseille ce mercredi, et celle -a priori- de la présidente de la Métropole, jeudi, mais elle ne m’a pas encore répondu.

    Vous représentez-vous pour un nouveau mandat ?

    P.R. : C’est la question que tout le monde se pose. La réponse sera donnée lors de la séance… Mais, quoi qu’il en soit, je resterai syndicaliste jusqu’au bout.

    Quels sont les grands chantiers à venir pour les territoriaux ?

    P.R. : Au plan local, tous nos dossiers, la sécurité, la propreté, les écoles et les crèches, sont des sujets qui se retrouvent au cœur de la campagne pour les élections municipales. Et puis, il y aura la question de nos salaires, car le point d’indice, c’est Hibernatus.

  • Les petites mains du conservatoire de Marseille relèvent la tête

    Les petites mains du conservatoire de Marseille relèvent la tête

    « On est les boucliers du conservatoire : on gère tout mais on ne pense jamais à nous. » Dans les salles du Palais Carli, dans le 1er arrondissement de Marseille, les agents d’accueil et de surveillance du conservatoire Pierre Barbizet sont remontés et entendent bien taper du poing sur la table. Les petites mains de cet établissement de l’Institut national supérieur d’enseignement artistique Marseille Méditerranée (Inseamm) sont en mouvement social depuis ce lundi, avec l’appui de la CGT, à coups de deux heures de grève le matin et en fin d’après-midi.

    De quoi impacter l’accueil des usagers mais surtout mettre en lumière leurs conditions de travail qu’ils jugent « plus que dégradées ». Sous couvert d’anonymat, les agents dénoncent une multitude de problématiques, allant d’une nouvelle salle de repos à des recrutements en passant par une revalorisation salariale. Nicolas* dénonce : « On fait face seuls à plein d’aléas, il y a des procédures qui ne sont pas forcément suivies, c’est en mode freestyle ». Marie*, son homologue, prend un exemple concret : « Le soir, on est les derniers présents sur le site. Parfois, on réalise le travail du service scolarité, c’est-à-dire qu’on doit gérer les enfants quand les parents sont en retard mais on n’a même pas accès au logiciel pour avoir leurs numéros de téléphone ! » Autre anecdote qui en dit long : « Quand il y a des inondations, c’est nous qui nettoyons, alors que ce n’est pas dans nos fiches de poste. » In fine, ils demandent une reconnaissance accrue au regard « du premier maillon de la chaîne » qu’ils représentent.

    Un travail sur « des propositions concrètes »

    Tous pointent l’état de leur salle de repos, en réalité un local technique dans un état peu reluisant où se mêlent casiers personnels, colonne informatique et fenêtre cassée. Une première discussion avec la direction a eu lieu, ce lundi. Les agents relatent un « échange constructif » et une direction globalement à l’écoute. Ce que confirme le directeur général de l’institut Raphaël Imbert : « On a eu un échange sur l’expression d’un mal-être au travail qu’on a entendu et sur les débuts de réponses que l’on peut apporter. » Dans une situation budgétaire contraignante (lire notre article du 06/01), il assure travailler à « des propositions concrètes » comme sur le passage en filière technique, le réaménagement de la salle de repos, un audit, une revalorisation… « Ils manifestent un besoin d’écoute et de reconnaissance, on a convenu de faire un effort », conclut le directeur général.

    *Les prénoms ont été changés

  • Mouvement social des agents du conservatoire de Marseille

    Mouvement social des agents du conservatoire de Marseille

    Pas d’ouverture à l’heure pour le conservatoire Pierre Barbizet (situé au Palais Carli, dans le 1er arrondissement de Marseille), ce lundi. Cet établissement de l’Institut national supérieur d’enseignement artistique Marseille Méditerranée (Inseamm) fait face à un mouvement de grève des agents d’accueil et de surveillance depuis ce lundi. La CGT a déposé un préavis de grève qui court jusqu’à la fin du mois, à coup de deux heures le matin puis l’après-midi.

    Les agents revendiquent pêle-mêle « une revalorisation financière et indemnitaire, une amélioration des conditions de travail avec l’aménagement d’un vrai espace de repos… ». Exemple concret : ils réclament une hausse de plusieurs centaines d’euros du CIA (complément indiciaire annuel, l’équivalent d’une prime, lire notre article du 29/12). « Il y a aussi une demande de recrutements de plusieurs agents », ajoute Richard Alzéal, secrétaire général CGT cadres des territoriaux de la Ville de Marseille.

    La direction juge les revendications légitimes

    Contacté, Raphaël Imbert le directeur général de l’Inseamm, explique ne pas voir d’un mauvais œil les revendications des agents qu’il juge « légitimes ». S’il se dit « ouvert » aux discussions et « à l’écoute », il nuance ses possibilités d’action au regard « du contexte budgétaire restreint » de l’institut. « On est dans une situation budgétaire complexe et soumis à des problématiques du fait du statut de l’institut », précise-t-il. Par exemple, sur la revendication d’une salle de repos dédiée, il renvoie « aux contraintes bâtimentaires ». Et sur le CIA : « On verse le montant maximum alloué par la Ville, on est dans le dialogue autant que faire se peut. » Reste à savoir si cela convainc les grévistes. « Sur le CIA, c’est le maximum oui, mais il est divisé par trois comparé à avant », répond un agent. Si une première discussion a eu lieu, les agents et la CGT poursuivent la grève.

  • La CGT Territoriaux conteste les sanctions des agents des cimetières

    La CGT Territoriaux conteste les sanctions des agents des cimetières

    « On a condamné ces agents pour protéger un système », tonne Mikael Casanova, secrétaire général de la CGT Territoriaux de la Ville de Marseille. Son organisation appelle à la grève et à un rassemblement, ce mercredi, devant le tribunal administratif. Lieu où seront contestées les sanctions prises à l’encontre de cinq agents des cimetières, quatre révoqués et mis en retraite d’office, le dernier exclu des services pour une durée de 2 ans. Le tout, suite à des alertes portant sur d’importants « dysfonctionnements » dans le pôle des opérations funéraires de Marseille.

    Un rapport d’enquête administrative, en date de juillet 2024, que nous avons pu consulter, relate les faits reprochés aux agents : ils vont de la présence d’alcool sur le lieu de travail à la « présence de sacs-poubelles avec des corps sans identification dans l’ossuaire » ou encore la « présence d’ossements dans les reliquaires sans identification ». Ils ont même été soupçonnés de trafic d’or via le vol de dents. Des faits que conteste la CGT. « Il n’y a pas de trafic de dents en or. On ne nie pas toutes les fautes mais il faut les mettre au regard d’un manque d’organisation, de moyens et de formation. On s’en prend aux mauvais agents, aux exécutants », défend Mikael Casanova.

    « Des problèmes systémiques »

    Il prend l’exemple des corps dans les sacs-poubelles : « Ce ne sont pas les agents qui se sont réveillés un matin et ont mis des corps dedans. Ces sacs étaient fournis par la Ville, il y avait des consignes. » En clair, l’organisation syndicale évoque « des problèmes systémiques, une gestion défaillante » et rappelle qu’elle alertait également « depuis 2018 » sur le sujet.

    Contactée, la Ville de Marseille explique maintenir ses positions en vue de l’audience : « Les sanctions prises sont appropriées et proportionnées au regard des fautes extrêmement graves relevées. » La commune cite des « atteintes à la dignité humaine » et « une situation catastrophique ». Elle reconnaît également des « problématiques systémiques » dans le service, mais affirme s’y être attaquée avec une série de mesures pour « améliorer les conditions de travail des agents ». La Ville pointe « l’acquisition de nouveaux équipements, la réorganisation du service avec le renouvellement des cadres, le recrutement d’un nouveau directeur dès 2022… ». Et de conclure : « C’est le droit des agents de faire appel des sanctions, la Ville suivra la décision de justice, mais il y a la volonté que cette situation ne puisse plus se reproduire, d’un point de vue organisationnel comme individuel. »