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  • [Sciences] Les sucres nécessaires à la vie ont bien pu venir de l’espace

    [Sciences] Les sucres nécessaires à la vie ont bien pu venir de l’espace

    C’était en 2016. Chercheuse CNRS à l’Institut de chimie de Nice, Cornelia Meinert montre en laboratoire que des sucres peuvent se former dans les glaces interstellaires. Ces briques élémentaires de la vie, à la base des molécules d’ARN et d’ADN, peuvent donc exister dans l’espace. Mais est-ce le cas ? À l’époque, les preuves manquent : jamais des sucres n’ont été observés dans aucune météorite. « Ils sont difficiles à extraire car très réactifs et instables », souligne la chercheuse qui se lance alors dans le développement d’une méthode spécifique, à base d’ultrasons, pour y parvenir. Dix ans plus tard, le résultat est là, publié dans Nature Communications : cinq sucres sont découverts dans la météorite Orgueil –du nom de la commune du Tarn-et-Garonne où elle est tombée en 1864. « C’est un pas de plus en faveur de l’hypothèse qui veut qu’au moins une partie des briques élémentaires du vivant ont pu venir de l’espace », indique la chercheuse. Via des météorites tombées sur Terre il y a environ 4 milliards d’années.

    Ce résultat renforce ceux d’autres études d’une équipe japonaise, parues depuis 2016, qui montrent que des sucres sont bien présents dans l’espace : l’une en 2019 sur des fragments de météorites, l’autre fin 2025 sur des fragments de l’astéroïde Bénou, ramenés sur Terre en 2023. Seulement, avec Orgueil, Cornelia Meinert va plus loin : « Notre méthode révèle les quantités présentes de chaque sucre et leur chiralité », insiste-t-elle. C’est-à-dire leur forme gauche ou droite. Car les molécules de sucre peuvent exister selon deux formes opposées, comme nos deux mains.

    Contamination ?

    C’est d’ailleurs cette chiralité qui permet d’affirmer que les sucres sont bien d’origine extraterrestre et non le fruit d’une contamination une fois la météorite tombée sur Terre. Car si Orgueil est aujourd’hui bien conservée au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) de Paris, elle est sur Terre depuis plus de 150 ans. « Une contamination biologique a forcément eu lieu », admet Cornelia Meinert. Mais la biologie terrestre a une particularité : ses molécules n’utilisent que des sucres de forme droite. Si ceux observés sur Orgueil étaient d’origine biologique, un excès de formes droite serait attendu. « Or pour certains sucres, nous observons autant de formes gauche que de formes droite, explique la chercheuse. Cela confirme l’origine extraterrestre. »

    Par rapport à la méthode employée par les Japonais en 2019 pour déterminer l’origine extraterrestre des sucres, celle développée à Nice a l’avantage de pouvoir être exploitée sur des petits échantillons : 178 milligrammes ont suffi, quand les Japonais ont eu besoin de 2 grammes de matière. « Nous voulions développer une méthode utilisable sur des échantillons d’astéroïdes pour lesquels la matière à disposition est limitée », glisse Cornelia Meinert. Comme un clin d’œil à ce qui vient.

    REPÈRES

    Orgueil

    Cette météorite tombée à proximité du village d’Orgueil (Tarn-et-Garonne) en 1864 fait partie des chondrites CI : des météorites « carbonée de type Ivuna », du nom de la météorite tombée en Tanzanie en 1938 et qui sert de référence. Leur composition minéralogique est proche de celle des astéroïdes Bénou et Ryugu.

    Chiralité

    Un objet est dit « chiral » s’il n’est pas superposable à son image dans un miroir. C’est le cas de nos mains droite et gauche. Même chose pour les sucres et les acides aminés : ils peuvent exister sous une forme droite ou gauche.

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    C’est le nombre de sucres découverts dans la météorite Orgueil : l’arabinose, le xylose, le ribose, le lyxose et le ribulose. Les trois derniers sont présents dans des proportions « racémiques », c’est-à-dire avec autant de formes gauche que droite, suggérant une origine extraterrestre.

  • Une station routière romaine avec thermes mise au jour à Gémenos

    Une station routière romaine avec thermes mise au jour à Gémenos

    Une équipe de l’Inrap a mis au jour ces dernières semaines sur le site « Coupier Près » à l’entrée de Gémenos, les vestiges d’une station routière antique occupée entre le Ier et le IIIe siècle de notre ère. Son complexe thermal en bon état de conservation est une réelle surprise.

    En accord avec le Service régional de l’archéologie et le Groupe Perottino qui porte le projet de lotissement de 12 maisons individuelles, chemin de la République sur une parcelle de 4 000 m² où la fouille préventive est menée depuis le 19 janvier, l’Inrap ouvrira le site au grand public toute la journée de samedi 28 mars pour présenter ces premières découvertes *.

    De précédentes fouilles aux alentours avaient déjà permis de cerner les limites d’une petite bourgade occupée à cette période par des populations locales romanisées. Une équipe de 10 archéologues investiguent le site jusqu’au 25 mai. Outre quelques petites pièces de monnaie massaliote en cuivre, des bris d’objets sont remontés, ceux d’un verre à boire, d’une assiette et de bols à sauce ou à condiments. Il faudra deux années ensuite à l’équipe scientifique pour approfondir les recherches et produire un rapport.

    « Le site a révélé les restes d’un bassin enduit de marbre, des murs, des fonds de canalisations et des fosses datées de l’époque antique et médiévale du XIIe siècle », montre Elsa Sagetat, responsable scientifique de la fouille et spécialiste de l’Antiquité. « On sait qu’on est à proximité de champs, de plantations de vignes et de vergers et de trois ou quatre voies antiques. Ce site est probablement à la limite sud de l’agglomération antique avec une petite ruelle et un ensemble de constructions qui pourrait être interprété comme une petite station routière à l’entrée de l’agglomération. On a trouvé des petits fours et des éléments métalliques, des clous de sandales qui laissent penser qu’il y a eu à une activité métallurgique sur la voie et de la cavalerie. »

    La station n’est pas notée dans les grands itinéraires impériaux connus dans l’Antiquité et relevés dans la table de Peutinger qui est une copie du XIIe siècle sous forme de parchemins d’une carte routière romaine couvrant tout l’Empire romain et les conquêtes d’Alexandre le Grand jusqu’en Inde. Cette petite station de Gémenos devait partir vers le rivage marseillais en étant reliée à la voie Aurelia qui passe beaucoup plus au nord et qui reliait l’Espagne et l’Italie, estime l’archéologue.

    La salle de chauffe

    Les fondations des thermes du site impressionnent par leur état de conservation. « Ces deux pièces aménagées sur des hypocaustes (pilettes) avec du béton hydraulique étaient chauffées par le sol par une salle de chauffe avec une pièce pour l’arrivée des combustibles. C’est un petit parcours thermal dans une station routière pour voyageurs comme on en a sur les bords d’autoroute. On verra dans nos recherches s’il y avait des baignoires. L’arrivée d’eau n’a pas encore été trouvée », explique Eva Sagetat pour qui « ces thermes sont trop petits pour être publics et trop grands pour être privés ».

    Les nombreux foyers observés sur plusieurs points associés à des fragments de fer, de bronze et de plombs orientent les archéologues vers l’hypothèse de restes d’un atelier de métallurgie. « Nous allons récupérer tous les micro-restes pour comprendre à quoi servaient les pièces. Était-ce pour l’enclume, le coulage, la mise en fusion du métal ? Qu’y fabriquait-on ? Un tel atelier à l’entrée de l’agglomération, n’était pas négligeable pour refaire les hipposandales des chevaux qui tirent les charrettes. Le fer à cheval n’existait pas, c’était une sandale en fer. »

    Plus à l’ouest de la parcelle de 4 000 m² deux grands espaces rudimentaires avec des traces de chape de charbon ont été dégagées dédiés à des activités artisanales. Une pièce de petite dimension aménagée d’un béton de tuileau supporte un four construit avec des fragments de dolium, ces grandes amphores et des briques de terre cuite, laissant penser à l’espace d’une cuisine.

    Toutes ces découvertes passionnantes sont donc à découvrir samedi avec leurs inventeurs à l’occasion d’une journée dédiée au grand public.

  • #DisMoiPourquoi la Terre est la seule planète habitée ?

    #DisMoiPourquoi la Terre est la seule planète habitée ?

    La Terre est, pour le moment, la seule planète habitée connue, car elle réunit toutes les conditions parfaites pour que la vie, telle que nous la connaissons, puisse exister. Elle est à la bonne distance du Soleil, ni trop près ni trop loin (et donc ni trop chaude ni trop froide), pour que l’eau, indispensable aux êtres vivants, puisse exister sous forme liquide. Son air contient l’oxygène dont les animaux ont besoin pour respirer et le dioxyde de carbone que les plantes utilisent pour pousser. La Terre possède aussi une atmosphère qui nous protège des rayons dangereux du Soleil et sa force de gravité maintient tout solidement à sa surface, y compris nous-mêmes ! Les autres planètes du Système solaire sont soit brûlantes, soit glacées ou encore sans air respirable. Mais cela ne veut pas dire que la Terre est la seule planète habitée dans l’Univers ! Les scientifiques ont découvert des milliers d’exoplanètes et certaines pourraient ressembler à la Terre. Cependant, pour l’instant, nous n’avons trouvé la vie nulle part ailleurs… Mais la recherche continue ! Peut-être qu’un jour, on découvrira que nous ne sommes pas seuls ! »

    Romane Le Gal, astrophysicienne à l’Institut de radioastronomie millimétrique (Iram) et l’Institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble (Ipag)

  • Une nouvelle résidence sociale pour étudiants rue Saint-Pierre

    Une nouvelle résidence sociale pour étudiants rue Saint-Pierre

    Derrière la grue qui a pris place depuis quelques semaines rue Saint-pierre, élus de la ville de Marseille et promoteurs se sont réunis ce vendredi pour poser la première pierre symbolique de la résidence Op’timone. Dans 15 mois, c’est au croisement de cette rue et de la rue Crillon que devrait s’élever cette nouvelle résidence sociale pour étudiants.

    « Ce projet répond à un vrai besoin de logements étudiant. On sait qu’en France certains étudiants changent d’orientation ou abandonnent leurs études à cause de difficultés à se loger », insiste Jean-Philippe Trede, directeur général de Fac Habitat. Ce sont donc 87 logements qui devraient sortir de terre dans ce quartier où la demande est forte avec notamment la faculté de médecine à quelques centaines de mètres. La résidence proposera des studios ou des T2 avec ou sans balcons et sera pourvue d’un jardin, une laverie, une chaufferie et d’espaces communs. Le rez-de-chaussée devrait être occupé par des commerces.

    Un terrain qui n’a pas été choisi au hasard. « La rue Saint-Pierre est importante dans la vie étudiante, puisqu’elle relie la plaine à la Timone, affirme Didier Jau, maire (EELV) du secteur 4/5. C’est dans cette vie étudiante foisonnante que va s’inscrire cette résidence. » Un projet qui accompagne la transformation de la rue Saint-Pierre promise pour 2027 par la Métropole. « Ces projets vont permettre un renouvellement du quartier », affirme le maire de secteur.

    « Ce projet est la preuve que des partenariats publics, privés peuvent se faire pour l’intérêt commun », insiste Raphaël Emin, directeur général de Demathieu Bard Immobilier. Après la construction du gros œuvre par ce promoteur, la gestion sera donnée à Axentia et Fac Habitat, une association de gestion de résidences étudiantes. Dans tout ce processus, la Ville de Marseille a été un partenaire important.

    La résidence sera ouverte pour tous les étudiants sous conditions de ressources. Les loyers n’ont pas encore été définis, « mais ils devraient être autour de 540 euros toutes charges comprises : électricité, eau et wifi. Et les logements seront évidemment éligibles aux APL », explique Jean-Philippe Trede.

    L’immeuble devrait sortir de terre à la rentrée 2027, et les dossiers pourront être déposés 6 mois avant son ouverture.

  • Premier point d’experts pour les assemblées de la Terre

    Premier point d’experts pour les assemblées de la Terre

    Espaces de réflexion et d’échange sur les Objectifs du développement durable (ODD), nés en France avant de s’étendre aux autres États (Allemagne, Brésil, Espagne, Équateur, Mexique et Pays basque prochainement), les assemblées de la Terre, portées par le programme Onusien Harmonie avec la nature, sont vouées à préparer le sommet de la Terre 2030 de l’ONU, qui dessinera les lignes directrices pour l’avenir en matière de développement durable.

    Une restitution par an

    Après un coup d’envoi donné le 2 juillet à l’université de Toulon par Caroline Regad et Cédric Riot, enseignants-chercheurs à l’initiative du projet et responsables de son comité scientifique, elles connaîtront ce jeudi leur première réunion de personnes qualifiées, qui abordera le premier lot d’ODD : santé et bien-être (ODD 3), eau propre (ODD 6), changement climatique (ODD 13), vie aquatique (ODD 14) et vie terrestre (ODD 15) avec des possibilités de transversalité.

    « D’ici décembre, on veut avoir une synthèse concernant le premier lot d’ODD, qui pourra encore évoluer, et qui sera présentée le 2 juillet 2025. Il y aura une restitution par lots d’ODD chaque 2 juillet jusqu’en 2030 », expliquent les deux scientifiques. Des sommets régionaux auront ensuite lieu (2029 en Amérique, 2028 en Europe) en vue du Sommet de la Terre 2030.

    Les citoyens, quant à eux, participent déjà en faisant remonter leurs observations via des formulaires qui leur sont régulièrement adressés. Ils seront auditionnés en novembre et pourront ensuite participer à des ateliers.

  • Une saison estivale bien maîtrisée selon la Municipalité marseillaise

    Une saison estivale bien maîtrisée selon la Municipalité marseillaise

    Avec la fin de la saison estivale vient l’heure du bilan. Ce vendredi, au centre nautique Florence-Arthaud, élus municipaux, policiers, sapeurs pompiers et médiateurs se sont réunis pour faire un premier point positif sur la gestion du littoral, durant l’été.

    « La saison estivale marseillaise, c’est toujours de nouveaux défis, affirme Yannick Ohanessian, adjoint (PS) au maire de Marseille chargé de la Tranquillité publique, de la prévention et de la sécurité. Il faut notamment maîtriser les flux de visiteurs ». Le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du bataillon de sapeur-pompier de Marseille, précise : « Il y a une augmentation de la fréquentation des plages, notamment en juin et début juillet. »

    Pour assurer la sécurité, la pacification et la propreté du littoral face à cette affluence, la mairie s’est appuyée sur un maillage d’acteurs : police municipale sur terre ou en mer, médiateurs, agents de nettoyage, sapeurs pompiers et agents du Parc national des calanques. Pour l’élu socialiste, « le bilan est plutôt positif. Travailler tous ensemble, c’est la clé du succès ».

    Avec 3 500 procès-verbaux électroniques et 400 actions de prévention, l’élu se félicite d’une meilleure couverture et d’une bonne réactivité de la police municipale et des médiateurs sociaux. Il reconnaît toutefois qu’il reste des efforts à faire contre les nuisances sonores et les excès de vitesse. L’application Safer Plage, qui permet de signaler tout harcèlement ou agression sexuelle sur les plages, a été téléchargée 645 fois durant l’été. Dix interpellations ont été réalisées grâce à ce dispositif.

    Actes de secourisme

    en baisse

    Dans l’eau, les 120 sauveteurs nageurs ont vu une baisse de 50% de leurs actes de secourisme, par rapport à l’an passé. « Ce qui montre probablement une évolution dans les comportements et peut-être une saison plus apaisée », note le vice-amiral. Le nombre de noyades n’a que peu baissé et a été la cause d’un décès, comme l’année passée.

    Christine Juste, adjointe (EELV) au maire chargée de l’Environnement et de la lutte contre les pollutions, a remercié les agents de nettoyages sur le littoral pour leur travail. « Cette année, c’est la première fois qu’il y avait une brigade rochers et 1er mètre dans l’eau, pour ramasser les déchets », ajoute l’élue. Des initiatives saluées par les riverains présents, « mais la brigade rochers ne passe qu’une fois par semaine et il y a aussi beaucoup de déchets dans l’eau », se désole l’un des habitants.

    Un bilan plutôt positif sur lequel va s’appuyer, dès le mois prochain, l’équipe en charge de préparer la saison prochaine.