Tag: Tennis de table

  • Marseille célèbre le sport et ses vertus sous le soleil

    Marseille célèbre le sport et ses vertus sous le soleil

    Du sport partout, pour tous et surtout avec le sourire. Marseille était l’épicentre de la Fête du sport 2026, ce lundi 14 septembre. Un village s’était installé sur le Vieux-Port pour mettre en lumière la pratique sportive et ses bienfaits. Cet événement entre dans l’initiative gouvernementale « Septembre bouge », mettant en lumière les 30 minutes d’activité nécessaires pour conserver une bonne santé, selon les experts.

    Outre les nombreuses tentes plantées sur le quai des Belges, l’organisation avait prévu deux défis pour mettre en concurrence, dans la bonne humeur, athlètes et créateurs de contenus. Dès 10h, six duos se sont attaqués aux 117 marches situées au pied de Notre-Dame de la Garde. Par ailleurs, le duo vainqueur (en 20 secondes !), mené par Christo Popov, le badiste de Fos-sur-Mer, était local pour cette Fête du sport marseillaise. « Il n’y a rien de mieux que nous, sportifs et ambassadeurs du sport, pour faire ce genre d’événement. » Son frère, Toma Junior, enchaîne : « Ça nous permet aussi de voir d’autres personnes qui ne sont pas forcément de notre entourage, créer des liens et c’est bien d’être présent pour cette cause nationale. »

    Plus tard, en début d’après-midi, le Cercle des nageurs de Marseille accueillait le second défi. Des trios nageur/sportif/influenceur étaient en concurrence lors d’un relais 3×50 m. Parrain et marraine de la Fête du sport, Camille Lacourt et Marine Lorphelin se sont imposés à la touche. Autre ancien nageur au palmarès XXL, Frédérick Bousquet a accepté la proposition de son ami des bassins. « Quand on parle de sport, on parle de fête, selon moi ! Camille m’a dit qu’il était parrain et qu’il y avait quelque chose au CNM, donc je suis venu. L’idée est de promouvoir la pratique du sport, le dépassement de soi, la santé mentale et physique. C’est ce message qui est important à faire passer donc ravi d’être là. »

    Du curling au karaté

    « On se sent bien dans notre tête, si on se sent bien dans notre corps. » C’est pour cela que cette fête a été mise en place, montrer à la population que les 30 minutes d’activité, quelle qu’elle soit, sont un plus pour leur santé personnelle. Au-delà de ces défis, les stands installés sur le Vieux-Port évoquaient le sport-santé, le sport pour tous, alors que certaines fédérations mettaient en lumière leurs activités. Un riche programme était sur la table avec des démonstrations de curling, tennis de table, soft-volley, basket, tir, biathlon, karaté. Il y en avait pour tous les goûts, sous un soleil puissant, ne laissant que peu de répit aux visiteurs. Même l’échauffement collectif, en présence d’un coach sportif, s’est réalisé sous une forte chaleur.

    Les personnalités du monde institutionnel sportif se sont déplacées à Marseille pour la journée. La ministre des Sports, Marina Ferrari, a déambulé dans l’après-midi en compagnie de différents présidents de fédérations ainsi que de la présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Amélie Oudéa-Castéra. Une 2e édition réussite, qui en appelle d’autres, partout en France.

  • Les Lebrun, maîtres à leur propre table

    Les Lebrun, maîtres à leur propre table

    Ils connaissent tous ça. Quand ils se hissent sur le toit du monde, ou de l’Olympe, les joueurs de tout bord, de tout sport vivent une décompression. L’excitation, la peur et le goût du dépassement retombés, ils se perdent un peu à travers l’ordinaire.

    Quinze mois après les JO de Paris et leur consécration, les frères Alexis (22 ans) et Félix Lebrun (19 ans) s’épargnent tout contrecoup. L’un et l’autre s’avancent vers le tournoi WTT de Montpellier (équivalent d’un Master 1000 au tennis) dans un enthousiasme contagieux et offrent un remède anti-déprime à un monde anxiogène.

    Du 28 octobre au 2 novembre à la Sud de France Arena, les deux frangins de Montpellier seront plus que jamais au cœur des regards. Au crépuscule d’une saison pourtant entachée de contrariétés, ils vivront ce tournoi à la maison où l’attente sera décuplée. Notamment pour Félix, prophète en son pays il y a tout juste un an.

    Félix et Alexis sortent d’une semaine fantastique lors du championnat d’Europe à Zadar (Croatie). Écho lointain des JO, ils ont drainé dans leur sillage le tennis de table français. Sur l’antenne de l’Équipe, et la finale suivie par un million de téléspectateurs, ils l’ont portée vers un titre de champion d’Europe par équipe vingt-sept ans après le sacre de la génération Gatien. Au côté du Toulousain Simon Gauzy, mais aussi de la nouvelle pépite Flavien Coton ou de Thibault Poret, ils ont porté le ping français au sommet de l’Europe. Comme une preuve supplémentaire de leur domination, de leur constance et des nouveaux territoires à conquérir.

    Félix traverse un automne au zénith. Le plus jeune des frères Lebrun n’a pas connu la moindre défaite au cours des sept tours du championnat d’Europe. Il joue dans une confiance rare, peut-être porté par sa réussite inédite lors du Grand smash de Pékin. En effet, début octobre, il a été le premier joueur français à atteindre une finale « d’un tournoi du grand chelem ». Seul, le numéro 1 mondial chinois Wang Chuqin l’a stoppé net en finale.

    À l’heure actuelle, il subjugue l’Alésien Jean-Philippe Gatien, médaille d’argent aux JO de Barcelone à l’œil expert. « Face à l’Allemagne, en demi-finale, j’ai été encore impressionné. Il a été un leader colossal. Il enlève une pression monumentale à ses partenaires, c’est un compétiteur hors pair  », souligne l’ancien numéro 1 français.

    Félix a visiblement digéré ses soucis de croissance pour retrouver toute la plénitude de son jeu. Et fonce vers le tournoi de Montpellier avec le défi immense d’être à la hauteur devant son public à défaut de croiser son bourreau à Pékin.

    « On dit qu’il a l’un des meilleurs services et revers au monde. Il a surtout la lucidité pour déclencher le coup au moment. C’est réservé à certains champions. Il a cette âme de champion et s’épanouit dans la dimension collective. Il joue avec et pour les autres. Et il a une capacité mentale impressionnante », relève Gatien.

    Alexis est peut-être moins dominateur dans une saison perturbée par une blessure à une main. Une fracture du 5e métacarpe de la main droite. Un avant et un après dans sa saison. Lors de la finale fratricide du championnat de France, le champion en titre, frustré par la défaite en finale face à son frère, s’est blessé et a suspendu son élan.

    Jusque-là, l’aîné des Lebrun avait atteint la demi-finale du grand smash de Singapour et décroché le Top 16 européen. Ce titre par équipes à Zadar le replace dans les radars avec le tournoi de Montpellier. « C’était une vraie victoire de ping-pong, on a tous réussi à proposer un super niveau de jeu, notamment sur la finale où je pense qu’on est tous arrivés au meilleur de notre forme  », a-t-il mis en avant au journal de 20h de France 2, aussi à l’aise face à Léa Salamé qu’en match.

    La grande affaire des frères Lebrun, et de cette équipe de France, est d’être à la table des Chinois. Et de conquérir le monde. En 2028 pour les JO de Los Angeles et dans les divers travaux d’approche.

    Ils seront probablement frustrés de ne pas se mesurer aux meilleurs Chinois de la planète autour de leur propre table. En effet, la semaine prochaine à Montpellier, les frères Lebrun en retrouveront plusieurs autour de la table. Mais Wang Chuqin (n°1), maître à Pékin, Lui Shidong (n°2), ou Liang Jingkun (n°6) ne seront pas du voyage à la Sud de France Arena.

  • L’équipe de France des frères Lebrun et Simon Gauzy sur le toit de l’Europe

    L’équipe de France des frères Lebrun et Simon Gauzy sur le toit de l’Europe

    En dominant la Roumanie en trois duels seulement, le trio tricolore signe le retour de la France au sommet du tennis de table européen.

    Ce retour de la couronne sur les têtes françaises n’a rien de surprenant, tant les protégés de Nathanaël Molin ont dominé la compétition, faisant valser sur leur passage le favori allemand la veille en demi-finale (3-1) avant de se montrer intraitables devant les Roumains, finalistes surprises et tombeurs en quarts de finale des champions en titre suédois.

    Ils réalisent ainsi un « Grand Chelem » espéré par le coach des Lebrun à l’année dans leur club de Montpellier, après les titres continentaux acquis en 2024 (Alexis Lebrun en simple et en double avec Félix) et lors du Top 16 européen par Alexis Lebrun, ou celui en simple de Félix Lebrun aux Jeux européens de 2023.

    En finale, c’est Alexis Lebrun, justement, qui a parfaitement lancé ses coéquipiers en dominant totalement Iulian Chirita (11-2, 11-6, 11-7), impuissant face au jeu imposé par le Montpelliérain.

    Eduard Ionescu a alors tenté d’embêter Félix Lebrun. Il y est parvenu, le temps d’un set. Mais le Français est encore monté en puissance pour s’imposer sans trop de difficultés (11-3, 9-11, 11-5, 11-4). Simon Gauzy, « vétéran » de 30 ans, malgré un match plus disputé, n’a pas manqué l’occasion (11-9, 11-9, 3-11, 11-3 devant Ovidiu Ionescu) d’offrir le titre à ses coéquipiers avant de se ruer en tribunes pour le fêter avec leurs supporters. Cette domination positionne la France parmi les meilleures, si ce n’est la meilleure nation en Europe.