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  • La taxe sur les logements vacants en débat au conseil municipal de Sisteron

    La taxe sur les logements vacants en débat au conseil municipal de Sisteron

    Nous ne croyons pas en l’efficacité d’une fiscalité punitive » : le maire de Sisteron, Jean-Pierre Templier (DVD), a défendu lundi soir son choix de ne pas mettre en place la nouvelle taxe sur les logements vacants, questionné à ce sujet par le conseiller d’opposition de la liste citoyenne d’union de la gauche Demain Sisteron !, Olivier Jourdan. « Cette mesure enverrait un signal négatif aux propriétaires et aux investisseurs, à un moment où le secteur immobilier traverse déjà des fortes tensions », a justifié l’édile. Cette nouvelle taxe est pour lui « un outil particulièrement inefficace dans les zones non tendues » et représente une « charge de travail disproportionnée au regard du rendement fiscal ». « Plutôt que de punir les habitants, notre municipalité fait le choix pragmatique de la main tendue et du partenariat », a affirmé Jean-Pierre Templier.

    Olivier Jourdan l’avait questionné à ce sujet en soulevant « l’enjeu majeur » que représente la remise sur le marché des logements vacants. La nouvelle taxe permet « d’inciter les propriétaires à faire les travaux nécessaires pour remettre leurs logements sur le marché », a-t-il souligné. « Pour moi, ce n’est pas une fiscalité punitive, mais incitative. Il y a des gens qui n’ont pas les moyens de faire les travaux d’un logement qu’ils n’habitent pas. Pour nous, il faut les encourager à remettre en vente. Faire confiance et attendre ne marche pas », a-t-il expliqué à la sortie du conseil municipal.

    Pour appliquer la nouvelle taxe sur la vacance des locaux d’habitation à partir de 2027, le conseil municipal devait adopter une délibération avant le 1er octobre, ce qui n’a pas été fait à Sisteron.

    Les élus se sont par ailleurs prononcés en faveur de l’ouverture d’une micro-crèche privée, qui s’installerait dans le parc d’activités Val de Durance, avec l’abstention des deux conseillers municipaux de la liste d’opposition d’union de la gauche. « La petite enfance est pour nous un service qui ne doit pas être géré par le privé lucratif », a expliqué Olivier Jourdan, craignant des « dérives » récurrentes dans les grands groupes de crèches privées.

    Jean-Pierre Templier a de son côté insisté sur les besoins criants de places en crèche, particulièrement depuis la fermeture de la crèche Les p’tits Babadins après des arrêts maladie à la chaîne et une grève dénonçant un « management toxique » (lire notre édition du 11 juin).

    Cet avis voté en conseil municipal ne signifie pas que la commune finance ou autorise le projet, qui reste encore conditionné à l’obtention de l’ensemble des autorisations nécessaires, a précisé le maire.